Jan
05
2009
2

[Clip] Toybox – Tarzan & Jane

C’est avec une horreur à peine dissimulée que je frissonnais d’un effroi sans nom tout en cédant à mes peurs les plus noires devant ce constat terrible : la BaKaSearch ne renvoie pas de résultats pour le mot-clé “Toybox”. C’est affreux. C’est intolérable. Et pourtant, il semble bien que ce soit ainsi.

Cela ne peut plus durer. Voici donc un grand classique, le fameux “Tarzan & Jane” de Toybox. Ne me remerciez pas, ça me fait plaisir, et puis ça reste dans la droite ligne de notre “I am a pirate ” d’hier, n’est-ce pas ?

La version “Anime Music Video”, merci à Baba (grand fou va) pour le rappel :


En super bonus, les paroles, profondes et émouvantes :

Deep in the jungle in the land of adventure lives Tarzan
I am Jane and I love to ride an elephant

My name is Tarzan I am jungle man
The tree tops swinger from jungle land
Come baby come I will take you for a swing
Let’s go honey I’m tinkeling

Tarzan is handsome Tarzan is strong
He’s really cute and his hair is long
Tarzan is handsome Tarzan is strong
So listen to the jungle song

I am Tarzan from jungle you can be my friend
I am Jane and I love to ride an elephant

When you touch me I feel funny
I feel it too when you’re touching me
Come to my tree house to my party
Yes I’ll go if you carry me

Tarzan is handsome full of surprise
He’s really cute and his hair is nice
Tarzan is handsome Tarzan is strong
So listen to the jungle song

I am Tarzan from jungle you can be my friend
I am Jane and I love to ride an elephant

Yeah
Go cheetah get banana
Hey monkey get funky

Swing along tarzan
Go cheetah get banana
Hey monkey get funky

When I am dancing I feel funky
Why do you keep ignoring me
Tarzan is here, come kiss me baby
Coochie coochie kiss me tenderly

Tarzan is handsome Tarzan is strong (me Tarzan)
He’s really cute and his hair is long (long hair)
Tarzan is handsome Tarzan is strong
So listen to the jungle song

I am Tarzan from jungle you can be my friend
I am Jane and I love to ride an elephant

You go
Go cheetah get banana
Hey monkey get funky

I am jane and I love to ride an elephant

And so they got funky but will Tarzan have Jane
Stay tuned



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Jan
04
2009
2

[Clip] Les pirates, ca fraise les sucres : I am a Pirate

J’en connais une tripotée qui apprécieront ce petit clin d’oeil, mais je remercie tout particulièrement Baba (ce me semble), qui a été le premier à me l’envoyer. YBT, la sous-culture au quotidien, est donc fière de vous présenter le clip en relation avec le déjà fameux You are a pirate , de chez i-am-bored.com.

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Dec
26
2008
0

[Stuff] Oui donc en fait je peux tout expliquer…

Mais en fait non. J’aurais pu bien sûr faire dans la facilité en évoquant un enlèvement par quelque sasquatch haineux et anti-blond, avec un soupçon de complot nazi de conquête du monde et une poudrée de mélodrame bien larmoyant, mais tout cela n’expliquerait qu’en partie notre affreuse baisse de productivité.

Non la vérité, chères lectrices, chers lecteurs, c’est que la vie réelle, cette chose horripilante, nous accapare. Quoique remarquez, je parle surtout pour moi. Je fais semblant d’avoir des relations sociales, me direz-vous, et ce n’est certes pas une bonne raison de ne plus écrire en ces lieux. Et vous aurez parfaitement raison.

Heureusement, je ne suis pas là pour nous chercher des excuses. Ce billet n’est d’ailleurs pas une excuse pour écrire quelque chose, quitte à en faire des tonnes sans avoir de sujet réel. Non. Non non non.

Du coup, maintenant que Noël est passé tout ça, et que les partiels arrivent, je vais pouvoir reprendre la plume. Ma logique est imparable, je sais. Je vous souhaite donc de très joyeuses fêtes, et soyez donc assurés que nous serons au complet l’année prochaine pour vous accueillir sur nos pages.

Merci de nous suivre, merci de nous lire, merci de nous supporter. N’oubliez pas de rester Bakas, et soyez toujours fiers de vous, c’est une donnée essentielle : quoique vous fassiez, soyez fiers de le faire.

Prochain billet : la liste des choses dont il ne faut pas être fier, et qui viennent en exception de la règle précédente. ;-)

Merry Christmas,

MieL
Et toute la rédac’

Dec
16
2008
0

[Hum] Ou l’on croise plein de gens en donnant son sang

C’est fou ce que j’aime aller à Gerland pour faire semblant, de temps en temps, d’être quelqu’un de bien. D’ailleurs, je pourrais probablement faire un donneur à peu près passable si j’y allais pour des raisons parfaitement altruistes. Je suis d’ailleurs persuadé que je pourrais tirer des larmes à une pierre en me fendant d’un texte manichéen vantant les mérites des courageux donneurs de sang à l’assaut de toutes les maladies qui ne laissent pas de tuer – souvent même de manière mesquine, par derrière, sans qu’on s’y attende le moins du monde – la veuve et l’orphelin.

D’ailleurs, j’ai des citations qui, j’en suis certain, culpabiliseraient le plus cynique (ou la plus cynique d’ailleurs) d’entre vous, genre “ah tiens vous n’avez pas le CMV, ça veut dire qu’on va donner en priorité votre sang à des enfants” ou encore “oh vous êtes de tel groupe, c’est l’un des plus rares, c’est vraiment bien que vous veniez”. Mais en vérité, si je vais donner mon sang, c’est surtout que c’est une grande aventure que de s’y rendre.

Comprenez-moi : ayant manqué mon rendez-vous d’hier, je l’ai reporté à ce matin. C’est donc avec un courage dont je souligne la présence erratique que je me levais, et m’envoyais un petit-déjeuner destiné à me plomber ouvertement l’estomac. Première règle du donneur : toujours y aller le ventre plein. Le seul inconvénient, c’est qu’il faut éviter les graisses. Too bad, les graisses, c’est tellement bon que tout le monde en mange au petit déj’.

Le ventre plein, la mine encore ensommeillée mais en bonne voie de réveil, le teint blafard habituel, je me dirigeais donc vers le métro. Car après avoir affronté avec un stoïcisme qui m’épate encore les assauts conjugués de températures résolument polaires et d’un vent bien décidé à s’insinuer gentiment jusqu’au plus profond de mes os, il m’a bien fallu passer par la case transports en communs communs. Oui, je répète commun, vu que nous avons depuis peu le concept des transports en communs individuels. Si si .

J’ai donc été happé par la marée humaine montant à Bellecour, avant que la rame dans laquelle j’avais l’infortune de me trouver n’éructe de la quasi-totalité de ses occupants à Saxe-Gambetta. J’ai réalisé – mais plus tard – qu’il s’agissait heureusement de l’arrêt auquel il me fallait descendre. Coup de bol, parce que je jure que je n’aurais rien pu faire pour résister à la foule en délire qui avait résolu de descendre là, m’entraînant avec elle. Jusque là, rien de bien nouveau, le D, c’est toujours comme ça, et j’y suis habitué. Par contre, le B vers Gerland, je ne le prends que lorsque je me rends à l’Etablissement Français du Sang. DU coup, chaque fois je suis ravi d’y découvrir de nouvelles têtes.

Certes, je ne connais pas les innombrables individus qui s’agglutinent chaque matin et chaque soir dans les rames de la ligne D. J’entends par “nouvelles têtes” de nouveaux styles, des Lyonnais autres que les bourgeois bohèmes de ma fac’, que les intellos de Grange-Blanche, que les cadres qui se rendent à la Part-Dieu, que les lycéens de Montplaisir qui font 35 ans alors qu’ils en ont 12, bref, vous voyez ce que je veux dire. Un peu de changement, même minime, fait toujours beaucoup de bien. D’ailleurs, Aristote était l’un des premiers à nous dire qu’il faut se méfier des habitudes (remarquez la pseudo-justification habilement dissimulé sous une très vague référence prétendument philosophique).

Le B donc, jusqu’à Stade de Gerland. Désert, par rapport à celui que je venais de quitter. Toute la foule prend à gauche, vers Part-Dieu et ses tours (ha ha, des tours, qu’est-ce qu’il ne faut pas écrire). Trois arrêts intermédiaires, et un peu de calme bienvenu. L’arrivée au centre, non loin de la bouche, et l’accueil familier : paperasse, personnel chaleureux et, surtout, autres donneurs.

C’est là que ça vaut le coup, et que l’on se dit que finalement, le terme de fraternité que porte avec morgue notre République n’est peut-être pas tout à fait aussi mort que l’on voudrait le faire croire. C’est bête comme pensée. Mais voir des gens si différents, à une heure si matinale et en semaine, s’arranger pour prendre sur leur temps afin d’aider des inconnus, je trouve que c’est quelque chose de vraiment représentatif de la sacro-sainte “solidarité”. A côté de moi, un business man grisonnant, la cinquantaine, costume-cravate et chapeau, qui lit un Metro; un jeune, vingt-cinq ans à vue de nez, carrure imposante et chapelet bouddhiste en guise de collier, avec baskets et t-shirt de rap; une femme, la trentaine, habillée simplement et qui se triture les cheveux nerveusement avec sa main élégamment baguée; un autre homme, la trentaine lui aussi, athlétique, avec tenue de sport et portable à l’oreille; une maman, accompagnée d’un petit garçon de cinq ou six ans, qui fait de grands sourires; une jeune femme enfin, pas beaucoup plus âgée que moi, avec sac Longchamp et perles en guise de boucle d’oreilles.

Rien à voir entre ces gens. Certains donnent leur sang, d’autres leur plasma, pour moi ce matin c’étaient les plaquettes. Ma première fois. On m’explique la procédure, l’infirmière est visiblement en formation. Sa première fois pour ce type de don. Un peu hésitante mais rassurante, avec sa chef qui la surveille du coin de l’oeil. Un oeil acéré, mais qui devient amical lorsqu’elle vous propose une boisson ou un biscuit, tout en surveillant les poches transparentes qui peu à peu se remplissent.

Une grosse heure au final. Une collation, pour se remettre de la fatigue occasionnée, et c’est reparti pour une journée au temps pour le moins maussade mais qui pourtant s’illumine à la vue des sourires de tous ces gens, hétéroclites, différents, visiblement pas vraiment issus du même milieu, qui pourtant ici se côtoient, s’interpellent, se rassurent mutuellement. Le petit garçon apporte à sa maman un pain d’épice, tandis que celle-ci discute avec le business man, lui-même à côté du gars au chapelet bouddhiste.

C’est dingue ce qu’on se tamponne des minorités visibles dans le coin. De toute manière, le sang qui coule dans les tubes est toujours rouge.

“Mais en vérité, si je vais donner mon sang, c’est surtout que c’est une grande aventure que de s’y rendre”, disais-je au début de ce laïus, un peu long, je m’en excuse. Pas sûr que ce soit tout à fait vrai. C’est peut-être parce que moi, si j’ai un accident, j’aimerais qu’un type un peu glandeur, un brin cynique et peut-être même tenant un blog, se dise que c’est le moment de donner son sang, histoire de me sauver la vie.

Ouais.

PS : Si les donneuses pouvaient être comme ça , aussi, je suis sûr que ça motiverait du monde. Moi, c’que j’en dit…

Dec
16
2008
0

[Dixit] La lettre à l’avocat

Le fait est que je lis toujours avec une grande curiosité le blog de Maître Eolas . Tout d’abord parce qu’il écrit fort bien : c’est toujours chose agréable que de pouvoir apprécier ce genre de plumes dans la sacro-sainte “blogosphère” française bien en mal de talents littéraires. Ensuite parce qu’il nous entretient avec une régularité à faire pâlir un lycéen manifestant de sujets juridiques, auxquels je n’entends habituellement pas grand chose, n’ayant guère de formation dans ce domaine.

Or, lire les chroniques d’un avocat (car telle est la profession d’Eolas) est loin d’être aussi lénifiant qu’il n’y paraît. L’auteur s’arrange toujours pour commettre des billets en phase avec l’actualité, où il donne bien sûr son opinion – c’est ce qui fait tout l’intérêt du blog en tant que support rédactionnel, et tout l’intérêt de leur lecture – mais explicite également, en termes accessibles aux néophytes, les tenants législatifs ou jurisprudentiels de l’affaire en question.

Fi de ces remarques, allez donc lire quelques uns de ces articles, vous comprendrez par vous-même.

Mais si je vous en parle aujourd’hui, c’est un pour un billet en particulier , sobrement intitulé “La lettre ”, et dont je voulais souligner la qualité tout autant que la candeur. C’est une lettre, qui est adressée à l’avocat par l’un de ses clients, incarcéré à des centaines de kilomètres de sa famille, et qui ne veut pas repartir une fois de plus loin d’eux.

Ca se lit les yeux ouverts, le coeur sur la main et les préjugés soigneusement déposés à l’entrée. C’est juste un petit morceau de texte, où l’on se prend à sourire aux fautes d’orthographe pour ne pas trop s’émouvoir du fond. Prenez quelques minutes, c’est édifiant.

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Nov
24
2008
0

[MpM] Seoir

Seoir : Dans le sens littéraire du terme, et bien que l’infinitif ne soit plus en usage, s’emploie pour désigner quelque chose de convenable, de bien, qui va.  Il s’utilise à la troisième personne du pluriel et du singulier au présent, ainsi qu’au participe présent : il sied, ils siéent, il seyait, ils seyaient, il siéra, ils siéront et seyant.

Notons par ailleurs qu’il s’agit d’un synonyme à présent désuet d’asseoir et de s’asseoir. Dans le premier cas on le retrouve sous la forme de séant (séante) et de sis (ou sise), dans le second à l’impératif sieds-toi et seyez-vous. Par ailleurs, le mot séance en est également dérivé.

C’est une nouveauté, je vous copie la définition complète  du TLFI , qui est l’une de mes sources préférées pour les MpM, et que j’adore compulser par tranche de deux heures quand l’envie m’en prend :

I.  Vieux

A.  Empl. pronom. S’asseoir. J’ai joie à vous revoir; grand’joie en vérité; Chevalier, seyez-vous et buvez, je vous prie (FRANCE, Poés., Idylles et lég., 1896, p. 81).

 [P. ell. du pron.] Quand on s’arrêtait pour quelque amusette, il s’en allait seoir ou coucher à trois ou quatre pas des autres (SAND, Maîtres sonneurs, 1853, p. 10).

B.  Empl. intrans. Tenir séance, siéger. Au part. prés., lang. jur. L’Assemblée du Clergé, séante en 1705, s’empressa de la recevoir [la Bulle du Pape] sur l’invitation du roi (SAINTE-BEUVE, Port-Royal, t. 5, 1859, p. 527).

II.  Vieilli ou littér.

A.  Qqc. sied (à qqn/à qqc.). Être convenable, correct, normal. Synon. aller1, convenir. La gravité des pensées, celle de la parole et celle de l’accent s’accordaient chez l’abbé Dutheil et lui séyaient bien (BALZAC, Curé vill., 1839, p. 42).

 En partic. [Le suj. désigne un vêtement, un ornement, un élément de la mise d'une pers.] Nous avons essayé les nouveaux « madras » que m’a envoyés Versepuy. Cette coiffure me sied à ravir (JOUY, Hermite, t. 2, 1812, p. 33). Vos habits de paysanne qui, par leur simplicité rustique, vous seyaient si bien (SUE, Myst. Paris, t. 6, 1843, p. 344).


B.  Empl. impers. Il sied de + inf., que + subj. Il convient de, que. Il sied mal de, que. Il ne convient pas de, que. J’ai été un peu comme cela dans mon temps, moi, et j’ai cru aussi qu’il séyait d’être grave, morose, dogmatique, etc. (LÉAUTAUD, Journal littér., 1, 1905, p. 222). Il sied mal de, que. Il ne convient pas de, que. V. mal2 I D ex. de Musset.

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Nov
24
2008
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[Gadget] Le retroviseur pour casque de velo

Je l’ai vu ce matin même, arborant fièrement son rétroviseur comme s’il s’agissait d’un écran plasma dernière génération (ou d’une jolie blonde, c’est selon). Vous me direz, un écran plasma ne lui aurait pas servi à grand chose pour regarder si des voitures menaçaient d’attenter à son intégrité physique, il est vrai. Mais n’empêche, il posait avec allure au guidon de son engin, le bougre, attendant probablement quelque jolie fille indéterminée tout en s’en grillant une sur le parvis du lycée (Grease inside).

En attendant ça se vend un peu partout et je ne devrais donc pas être choqué. Pourtant, avouons-le, ce n’est guère seyant. Mais par contre, ce doit être pratique pour les voyeurs. Voir ou conduire, il ne faut plus choisir. Ou pas?
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Nov
04
2008
1

[Clip] Brandy – Right Here (+Full Moon, parce que souvenirs souvenirs)

Alors effectivement, ça n’a rien à voir avec le post précédent, je vous le concède. Mais je viens de tomber via le Top français sur Deezer sur une nouvelle chanson de Brandy, dont j’avais, à l’époque, adoré la chanson “Full Moon”.

J’étais jeune, et ce devrait être loin, tout ça, mais je dois dire que même si c’est sans aucunes prétentions musicales, même si c’est redondant, même s’il n’y a pas de recherche, même si ça ressemble à plein d’autres choses, j’aime bien Right Here, le petit dernier. Que celui/celle qui n’a jamais écouté Lorie me jette la première pierre.

Et Full Moon, pour les souvenirs:

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Oct
21
2008
2

[Clip] Kanye West – Good Morning

Je la cherchais justement, et je la trouve sur Rainbow Room. C’est que Zeni assure grave. =)

Vous pouvez la passer en Haute Définition, et comme d’habitude chez Kanye West c’est plutôt bien foutu. Sauf les lunettes.

Oct
19
2008
0

[MpM] Mot du jour: S’amuïr

Et c’est un Mot pour Mot qui est dans la logique de l’overbookage (ou overbookation) de la rédaction, puisque… nous allons parler d’amuissement.

S’amuïr: (verbe pronominal) Quelque chose qui cesse d’être prononcé. Issu du vocabulaire épistémologique et linguistique principalement, en parlant d’un phonème qui s’éteint avec le temps par exemple. Etymologiquement, “devenir muet”.

Et c’est ainsi que peu à peu les billets s’amuïssent, non sans laisser le lecteur sur sa faim. Mais rassurons-le, nous ne nous amuïssâmes que dans le but de mieux vociférer par la suite. Nous nous eussions amuis sans cette remarque.

Oui, France Inter, c’est rigolo à écouter le matin.

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Oct
06
2008
0

[MpM] Mot du jour: Gentilé

Alors que sur Skype nous parlions, Tobi, Baba et votre serviteur, et que nous nous interrogions sur l’envoi récent de Mirage 2000-5 français à Abou Dabi sur la nouvelle base vernaculaire, nous sommes tombés sur l’article de Wikipédia sur les Emirats Arables Unis (dont Abou Dabi est la capitale, ndla).

Et là, je note dans la description à droite le terme de “Gentilé“. Ne le connaissant pas, je me renseigne. Et voici donc le Mot pour Mot du jour et sa définition:

Gentilé: Terme par lequel on désigne les habitants d’un lieu, en faisant allusion à une localisation géographique, que ce soit une ville, une région, un pays, un continent ou une identité nationale (Ex: Lyonnais, Rhodanien, Rhônalpin, Français, BaKa…). Dans le cas de nomades, n’étant pas définition pas attachés à un lieu en particulier, on parle d’ethnonimie (ex: Roms, Bédouins…).

Je vous laisse vous renseigner plus avant sur la page de Wikipédia qui est plutôt bien renseignée. Notons seulement que les habitantes de Lesbos sont ainsi désignées par le charmant gentilé de lesbiennes. Comme quoi.

Et vous, de quels gentilés pouvez-vous vous réclamer?

PS: En accord avec Baba, ne sachant que mettre comme photo pour illustrer un tel mot, je me suis rabattu sur Nathalie. Je pense que tout le monde sera d’accord.
Sep
30
2008
0

[Tech] Les leurres gonflables comme arme de guerre

Je dois dire que j’apprends des choses aujourd’hui, et pas seulement sur Gizmodo. Mais le site de gadgets et de technologies m’a enseigné que les leurres gonflables, ces imitations de véhicules ou d’installations terrestres sous forme de baudruches plus ou moins réalistes, sont toujours d’actualité .

Des poupées très particulières
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En effet, ce genre d’outils permet de tromper aisément et à moindre frais un adversaire effectuant des reconnaissances aériennes ou par satellite du terrain. Il permet également de leurrer l’ennemi quant aux nombre réel de troupes déployées, à leur positionnement et à leur types, ce qui est loin d’être négligeable. Particulièrement aujourd’hui, lorsque l’on considère le coût prohibitif des équipements et des installations mobiles nécessaires à la protection des troupes au sol ou à la logistique.

Sans compter que le retour en grâce des opérations extérieures (ou OPEX pour les intimes) n’est pas sans soulever de nouvelles questions d’ordre technologique, stratégique et tactique. Et parmi elles, celle de la protection des forces terrestres est primordiale.
D’autant que les forces traditionnelles ont été remplacées par une armée de métier, professionnelle et donc plus aguerrie, à même d’intervenir de manière plus complexe et plus subtile, mais aussi plus coûteuses et plus difficiles à entraîner. Nous pouvons citer en exemple les deux interventions des commandos de la marine pour libérer des otages aux mains de pirates au large de la Somalie ces 5 derniers mois, mais également l’opération qui a coûté la vie à 10 soldats français en Afghanistan il y a peu. L’on voit que les problématiques des forces spéciales, d’une part, et de la protection de soldats devenus de plus en plus “précieux” au regard de leurs compétences et de leur relative rareté, d’autre part, prennent toute leur importance.



Une ruse vieille comme la Seconde Guerre
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Ca, c’était pour la partie théorique. En pratique donc, on commande des cabines blindées et de nouveaux camions , on expédie du matériel et on se concentre sur le renseignement et l’anticipation . Et du côté russe , on use de vieilles ruses qui, tout autant qu’hier, fonctionnent aujourd’hui.

Pourquoi pas? Ces ballons sont somme toute une solution économique et relativement aisée à mettre en place et à transporter. Je suis dubitatif quant à leur efficacité réelle toutefois: les déplacements de troupes en nombre, comme dans le cas de l’incursion russe en Géorgie, ne sont pas caractérisés par leur discrétion. De fait, pour tromper des observateurs ennemis, il faudrait déployer un nombre important de leurres, tout en réfléchissant à leur disposition pour que celle-ci paraisse crédible. Par ailleurs, il faut bien voir qu’il ne s’agit là que d’un effet de “bluff”: dès qu’une balle vient à percer le ballon, on comprend tout de suite ce dont il s’agit.

Ce genre de ruse avait été utilisée durant la Seconde Guerre Mondiale, par les Alliés, afin de faire croire au rassemblement de la troisième armée de Patton, l’une des meilleures forces terrestres alliées, dans le Kent. Ceci dans le but de simuler un débarquement non pas en Normandie mais dans le Pas-de-Calais. Pour cela, on avait utilisé des chars en bois ou en caoutchoucs, des véhicules peints et même de faux navires de guerre.

Cette manoeuvre, qui prenait place dans le cadre de l’Opération Fortitude , est un cas d’école des techniques de désinformation. Couplée à nombre d’autres tactiques, des faux renseignements aux agents doubles en passant par des simulacres de déplacement de troupes vers la Norvège par exemple, conduisirent les puissances de l’Axe à s’intéresser de moins prêt à la Normandie.



Rusbal, châteaux gonflables, parcs d’attraction et lance-missiles caoutchouctés
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Pour finir, notons que Rusbal , la société russe qui livre ce type d’équipement aux armées de la Fédération de Russie, est polyvalente, puisqu’elle gonfle aussi de jolis châteaux de baudruche pour les enfants – mais si vous savez, ceux qu’on lorgne avec envie sur les aires d’autoroute sans oser y aller – et de charmants maisonnettes pour bambins. Bah quoi, faut bien résister à la crise hein .

Sep
21
2008
2

[Gadget] La serviette Visage-Cul (FaceButt Towel)

Se mettre sans dessus-dessous, voilà une situation que nous avons tous expérimenté. Que ce soit lors de ce jour fatidique où vous avez été enfermé dans une machine à laver pendant deux heures, lorsque vous avez descendu les chutes du Niagara en masque-tuba ou pendant ce malencontreux saut à l’élastique sans élastique.

Même au quotidien, cela vous arrive: ne vous êtes-vous jamais posé la question de savoir avec quelle partie de votre serviette vous vous essuyiez vos jolies fesses, et avec laquelle votre visage se trouvait séché?

Si ceux deux parties se fondent en une seule, et que vous avez donc un cul en face, ou que vous devez faire face à votre cul, sachez que cela ne doit plus arriver: voici venir la serviette “FaceButt”, qui, comme son nom l’indique, vous permet de bien différencier les deux côtés suscités.
Heureusement que la technologie avance tous les jours n’est-ce pas?

BaKament Vôtre,

MieL
Sep
10
2008
2

[MpM] Sororal, sororale, sororaux

Je sais, je sais. Mais bon, pas le temps, pas l’opportunité… Et pourtant encore tant de mots à partager!

Aujourd’hui, le Mot pour Mot du jour est sororal (et ses déclinaisons). Dont je viens de tomber sur une occurrence dans un article de Libé (décidément me direz-vous avec raison, je suis un lecteur attentif de Libé. Comme quoi…). Jeter un oeil à l’article permet de se faire une première idée, mais un dictionnaire reste l’ami le plus précieux du Vocabunaute. Voyons plutôt:

Sororal-ale-aux: Au sens strict, il s’agit de ce qui est relatif à la ou aux soeur(s). On parle ainsi d’amitié sororale ou fraternelle. Toutefois, une famille sororale est celle qui voit le frère aîné exercer un droit d’autorité sur ses soeurs et leurs enfants. Il y a donc une notion de sujétion que l’on ne retrouve pas dans l’acception originelle.
Plus étonnant encore, on peut parler de polyginie sororale. On fait alors allusion à un système matrimonial selon lequel un homme peut ou doit épouser plusieurs soeurs simultanément. C’est un mode de fonctionnement que l’on retrouve beaucoup dans les traditions tribales, pour la stabilité qu’il sous-tend, des épouses-soeurs n’étant pas censées se disputer. Je reste sceptique pour ma part.





En poussant plus loin l’analogie, quelqu’un de sororal devient une personne faisant référence à sa ou ses soeurs par sa douceur, son affection. De la même manière, et bien qu’il soit fort rare, l’adverbe sororalement signifie “à la manière d’une soeur”. Si je cultivais la capillotraction (mais ce n’est pas mon genre du tout), je pourrais ainsi dire à une amie qui m’a veillé alors que j’étais malade: “vous me veillâtes sororalement, très chère”. Il eut fallu que ce soit une amie très chère, toutefois. Et sacrément frappée pour comprendre le terme, je vous l’accorde.

Pour en finir, et faire un sort au sororat (huhu), notons que le terme d’origine est issu du vocabulaire juridique. Mais les poètes passèrent par là et firent la lumière sororale – comprenez douce et chaleureuse – sur cette affaire.

Avouez que pour un mot, c’est tout de même un joli mot. A vos plumes! ;-)

BaKament Vôtre,

MieL
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Aug
20
2008
2

[Ciné] The Dark Knight et le Comoedia

Comme je vous le disais hier, nous sommes finalement allé voir The Dark Knight, au Comoedia. Ce sera donc une double review, du film et du cinéma, si vous le voulez bien.

Et si vous en voulez pas c’est la même chose, on n’est pas là pour poutrer des chevreuils, que diable.

Le film tout d’abord, The Dark Knight, est le dernier opus de la série des Batman. Le second, après Batman Begins dont il est la suite directe, à être dirigé par Christopher Nolan et interprété par Christian Bale.

Et de fait, lorsqu’on le compare au précédent (que j’ai du regarder ce matin, ne l’ayant pas vu), il est difficile de ne pas se réjouir de l’évolution des procédés mis en place et du travail qui a été fait sur le scénario. Ce dernier, qui souvent le point critique de ce genre d’adaptation, se trouve ici être d’une densité réjouissante. Et de fait, le film en son entier, servi par un casting à tout le moins convaincant, est empreint d’une rythmique très particulière: c’est rapide, presque saccadé par moments, mais jamais le spectateur ne s’égare dans les rues de Gotham tant la matière semble maîtrisée.

Je ne suis pas un expert, et je ne me veux pas critique: je laisse à mon cher Tobi le soin de corriger mes propos s’il les trouve inconvenants, mais je dois dire que j’ai été très agréablement surpris par ce Batman. Ayant adoré le DA original tout autant que le comic, je ne pouvais qu’être impatient à l’idée de voir un nouvel épisode. Le premier d’entre eux, magistralement orchestré par un Tim Burton en grande forme,  nous avait servi en la personne de Nicholson un Joker des plus entraînants.

Se frotter à un tel mythe était risqué, mais ce fut fait en connaissance de cause. Heath Ledger s’illustre ici dans un rôle qui, à mon sens et tout subjectivement, exploite bien mieux son talent que ne le faisait le cow-boy de Brokeback Mountain. Car il inaugure un Joker qui se veut être rien de moins que l’alter-ego antithétique d’un Batman qui se verra contraint, pour l’arrêter, de s’abaisser à son niveau. A tel point que l’on se demande par moments si le personnage central n’est pas ce visage blanc barré de rouge, échappant à tout contrôle et bouleversant la nouvelle dynamique qui s’était créée avec l’arrivée de la chauve-souris.
Il faut dire que le trio que ces deux-là forme avec Aaron Eckart dans le rôle de Harvey Dent, le nouveau procureur de la ville, est saisissant de cohérence et de logique. L’assombrissement progressif de la trame scénaristique est palpable, et la tension croissante qui s’empare du spectateur ne le lâche qu’après la sortie de la salle. La dernière fois que j’ai été ainsi saisi c’est devant Blood Diamonds, c’est dire.

C’est sombre, c’est noir, c’est l’histoire d’une chute et d’une ascension corrélées tout autant que celle d’une évolution qui paraît tomber sous le sens. Et c’est juste grand.

A ne pas manquer, sans aucun doute, ne serait-ce que pour les problématiques soulevées et assumées de recherche de soi, de déchéance et de folie qui évitent à ce film les pièges d’un Hollywood trop souvent grandiloquent et exégète de l’héroïsme outrancier.

Et puis, on ne saurait trop vous conseiller, si vous êtes sur Lyon, d’y aller au Comoedia: sans vouloir nous faire les apôtres du cinéma indépendant (comme dit Tobi, quand on passe des blockbusters faut pas pousser hein =P) les salles sont d’une qualité très correcte et la rénovation complète effectuée l’année dernière a donné un souffle nouveau à l’établissement abandonné par la licence UGC il y a deux ans.

Repris par une équipe de passionnés, servi par un sens du détail appréciable (la mini-expo d’illustrations dont je vous parlais se marie fort bien avec le visionnage du film) le Comoedia a de plus l’avantage de ne pas être trop cher: c’est 6E pour les étudiants, 7,50E pour les autres, pour un son et des basses réglés au diapason. M’enfin moi je dis ça je fais pas de pub hein, j’dis juste que pour nous c’était cool. ;-)

Ah petite précision, nous l’avons vu en VOSTFR, ce qui contribue à l’ambiance générale du film à mon humble avis. Allez plutôt voir celle-là donc, elle est dispo, outre au Comoedia, au Pathé Cordeliers (ex-Huits Nefs).

BaKament Vôtre,

MieL

PS: Mention spéciale à la bande son, jetez-y une oreille.  

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