A l’heure des clips porno-softs de Lady Gaga ou Beyonce, où la tendance s’impose résolument comme celle de la vidéo folle, cherchant l’originalité à tout prix, et ce à grands renforts de chair exposée, de cabrioles et autres hamburgers hydrochloriques mutants, elle se tient là comme le premier pied tendre venu dans un saloon crasseux à l’heure où Salt Lake était la limite du monde connu à l’Ouest.
La symbolique est forte, tout comme le côté cyclique : le revival 80s bat son plein, simplement assisté des budgets et techniques modernes.
Tout ça pour dire que peu de gens se préoccupent encore non pas de la poésie – il y a d’excellents courts-métrages à dénicher un peu partout sur YouTube ou ailleurs – mais de l’histoire. Cette chose du passé là.
En matière de vidéo, la couleur est apparue dans les 20s, et Kodak était de ceux qui menaient le bal. L’Amérique de cette époque, c’est presque celle de la prohibition, celle du génial – pour son ambiance – Changeling, bref, une époque où mettre un costard était chose commune même pour les fonctionnaires.
Ce petit footage de Kodak a ce je ne sais quoi de nostalgique qui donne envie d’en voir plus. Vous ne trouvez pas ?
C’est @norabz qui a partagé ça sur BienBienBien si je ne m’abuse : une carte de NYC entièrement réalisée en 8 bits, c’est-à-dire en graphisme old-school de quand vous jouiez – ou pas – aux premiers Zelda sur NES toussa. Même si vous ne le faisiez pas, ça vaut le détour.
Car vous aussi, vous avez toujours trouvé que votre Mamie avait la pure classe, ou que votre Grand-Père envoyait du steak sur les vieilles photographies.
Je sais pas en France, mais ici ça cartonne et à juste titre. Un son vif, un beat accrocheur, un univers classe et vintage – et ça c’est dur – et ça roule. Je crois d’ailleurs que Teknikart a d’ores et déjà proclamé l’album de La Roux anglaise comme un des meilleurs de l’année.
Aurore et Belle, Blanche Neige et Marianne, Baloo et Petit Jean : même combat. Oui, dans tous ces Disneys qui ont bercé notre enfance ingrate (ou pas), on retrouve des mouvements de danse similaires, pour ne pas dire identiques. Walt était-il procrastinateur pour autant ?
Je n’irai pas jusqu’à dire non sans putasserie que Walt était un gros flemmard, parce que bon, faudrait voir à pas cracher dans la soupe. Disney, chez nous, c’est un peu celui dont le portrait en noir et blanc délicieusement passé est accroché avec soin à côté de Mère-Grand, d’un cadre présentant la flore de Picardie et du tromblon de l’Oncle d’Amérique, si vous voyez c’que j’veux dire.
Toutes des p... princesses
Walt, c’est l’idole du vintage. Il est de bon ton de dire, chères amies, chers amis, que “c’était mieux avant”, et qu’à l’époque au moins, “on savait y faire”. Non, on ne parle ici d’aucune activité scabreuse, mais bien de dessins-animés. Parce que les saloperies modernes par ordinateurs là, moi je vous le dis de but en blanc, franc-jeu, cartes sur table, ben c’est moche. Sauf Wall-E, bien sûr, mais c’est parce que Eveeeeee est trop trognonne. Bref, vous aurez compris le propos : quand on n’a pas d’avenir, on se rappelle le passé. Surtout en France.
Mais ne nous perdons pas plus avant dans de billeveséennes calembredaines (s’pas) et défendons notre bout de gras face à la verve de l’infâme chryde : non, Walt n’était pas un flemmard, Monsieur. Il se crevait à la tâche, Monsieur. D’ailleurs il était obligé d’aller au théâtre en bonne compagnie, dans le seul but de s’approprier toutes les techniques du vaudevillisme*, Monsieur. Et si toutes les danses se ressemblent, c’est le reflet de son génie précurseur : il a été à l’origine du toyotisme, oui Monsieur.
Sinon en vrai, vous pourrez remarquer que les similitudes troublantes entre les différents DA qui ont fait la joie de nos coeurs d’enfants heureux (ou pas) témoignent d’une intense recherche chorégraphique et d’un souci constant d’adaptation de la part des créateurs de Disney Prod. Néanmoins, dessiner des scènes aux chorégraphies semblables n’en reste pas moins tout aussi long et fastidieux : seule la phase de recherche de la gestuelle s’en trouve raccourcie, le travail graphique quant à lui demeure le même que si l’on repartait de zéro.
Plus économe que flemmard donc, et peut-être un peu réac’ sur les bords, qui sait. A moins qu’il ne faille y voir un souci de pédagogie, les pas de danse étant volontairement exagérés et faciles à reproduire par un public enfantin. Toujours est-il que je lance sur le champ un sondage des plus intéressants : quel est votre Aristochat préféré ?
* Je sais je sais, je vous ferai un MPM là-dessus.
Le BaKa Book, c'est avant tout la tribune des joyeux lurons de la BaKaSphere : comme des pépites de chocolat sur un cookie doré, nos billets ont une logique propre et une saveur toute particulière.
Categories
Archives
Dixit
Burton produit désormais du bizarre comme Louis de Funès produisait du gendarme. RIP.