Oct
12
2009
2

(Movie) Cette « obscure clarté » : Was nüszt die Liebe in gedanken ?

Gunther Scheller, ainé d’une famille aristocrate allemande est l’un des membres fondateurs du Club des suicidaires. Ce Club de 1927 a réellement existé. Achim von Borries (le réalisateur) met en scène ce fait divers qui a dérangé l’Allemagne de l’entre-deux-guerres.

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Dès le deuxième plan, le décor est planté autour de ce (divin personnage). Gunther lit un livre dont l’intitulé est  du Suicide . Il est « ailleurs», non pas dans le sens décalé, ou rêveur, mais plutôt désinvolte et absent. C’est en Salle de Retenue qu’apparait Paul le poète, son « associé ». Il est de nature réservée. Issu d’un milieu modeste, « le prolétaire » au caractère effacé est un narrateur actif . Il sera le seul survivant du binôme.

Gunther est ce jeune homme charismatique à l’allure élancée et à la blondeur étincelante, (quelque peu ravageur et torturé). Cet « ailleurs », qui le caractérise tant, se retrouve en une discrète affection pour l’Absinthe. Il peut tout aussi bien être violemment passionné (l’exemple de la scène dans la cave) que nonchalamment amer. Il joue le rôle du « voyant ». Il a conscience de la nature de ses semblables. Il différencie ceux qui aiment et ceux qui sont aimés. Il a connaissance de la sensualité que dégage sa sœur Hilde (cette fille « qui a tant de passion en elle »). Hilde est membre du Club, à son insu. Elle aime tant à séduire qu’elle attire Hans (l’amant bisexuel) et l’extirpe des pattes de Gunther.  Lorsque  Gunther réalise que Hans ne l’aime pas, son visage s’assombrit, ses joues se creusent et  son regard semble inerte. C’est à ce moment là qu’il va accomplir le pacte du Club.

Là, mes amis, ils ne faut pas rêver. Au fond, ça me tue de vous parler de ce film. J’aurai voulu le garder secret pour moi et quelques autres personnes, qui par un pur hasard m‘ont demandé de le voir (au nombre de trois). Peu importe, je vous conseille vivement de le visionner, (si vous êtes atrabilaire ou Dom Juan).

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Cependant, je peux vous dire pourquoi ce film n’est que pure poésie. C’est parce qu’il réalise une séparation distincte entre deux mondes, un constant parallélisme. Celui d’une  Nature généreuse/abondante signifiant la vigueur, la musique, l’humidité, la sensualité environnante que dégage la jeunesse; et d’une Nature aride comme lors de la formation du Club, ou lors des appels à la tristesse et au silence quand les deux protagonistes se retrouvent seuls. Le clair-obscur, non pas dans son interprétation baroque, mais plutôt dans le principe d’opposition entre faits et gestes ne mérite qu‘à être contemplé. Cette idée de luminosité “poétique” tantôt obscurcie avait été développée dans le film Éclipse Totale, où nous étions face à l’expression des  sentiments amoureux de Verlaine & Rimbaud. La beauté des images et l’amplification du son, quand les deux personnages sont seuls étendus dans la Nature est purement ineffable (j‘en ai la chaire de poule).

L’ensemble du « flim » tourne autour des dernières heures avant l’instant fatidique, (et ce film est d’une exquise finesse visuelle). On peut retrouver ce principe dans Last Days de Gus van Sant (oui, je m’étais endormie au ciné… mais ça c‘est juste parce que Michael Pete & sa bouche de poulpe me sortent par les yeux). Mais ici, les dernières heures sont tantôt vaporeuses et funestes, tantôt libertines et sauvages. J’avouerai que mon affection pour Was nüszt die Liebe in gedanken ? réside dans la qualité visuelle des images et du travail accomplit  sur les effets opalins & ambrés.

Mais encore une fois, je n’arriverai pas à vous dire clairement pourquoi. C’est surement mon autisme enfantin qui vous tord le cou (oui, pensez à la pendaison, « ça se marie bien » avec l‘atmosphère du film).

Sep
28
2009
0
Aug
02
2009
0

(Sunday Song) Matt & Kim – Daylight

C’est dimanche ! Et le dimanche, c’est Sunday Song. Parce que sinon, ben ça s’appellerait pas comme ça.

matt and kimJe sens qu’elle va vite me sortir par la tête, mais pour l’instant je suis en pleine période de noces joyeuses avec cette chanson.

Et btw, avec les deux tarés qui composent Matt & Kim. Leur dernier album, Grand, est dans les bacs, mais je reste quand même sur ma faim tant leur premier, éponyme, m’avait plu.

Aug
02
2009
0

(MPM) Stercoraire

Le principe ? Tous les dimanches, un mot ; tous les mots, un dimanche. Pour se cultiver, pour s’amuser, pour jouer avec ou pour en faire des pâtés, les mots, c’est rigolo. Ca s’appelle le Mot pour Mot !

Et cette semaine comme promis, nous refaisons le portrait du mot stercoraire. Je vous avais annoncé qu’il s’agissait d’un gros morceau, ça l’est au sens propre – sigh – comme au figuré, vous allez vite le comprendre. Amis poètes, passez directement au prochain billet.

180px-Arcticskua2STERCORAIRE, adj. et subst. masc.
I.  Adjectif
A.  1. Qui a rapport aux excréments; qui concerne les matières fécales. Synon. stercoralMe voici (…) revenu aux origines, à la virginité du monde et à son prodigieux gaspillage de fécondations, de déchets, de matières stercoraires (ARNOUXRhône, 1944, p. 409).
Synon. de scatologiqueImaginations stercorairesLe grand plaisir de causerie de la société, ce sont les plaisanteries stercoraires (…). Oui, la merde, les pets, c’est le fond de la gaîté (GONCOURTJournal, 1863, p. 1327).
P. ext., littér. Qui concerne n’importe quelle excrétion sortant par les voies naturelles. Je trouve mon homme couché et hurlant. Faciès cadavérique, vomissements stercoraires (A. FRANCEOrme, 1897, p. 130).
2. Au fig., littér. Qui inspire le dégoût; qui est répugnant, ignoble. Ce n’est pas de la colère (…) que j’éprouve en voyant l’envie qu’elle a d’aller picorer dans cette musique stercoraire. C’est du chagrin (PROUSTSwann, 1913, p. 289). Dominique l’interrompit pour expliquer posément qu’elle n’acceptait d’hommages que platoniques et qu’il ne pouvait être question entre eux des viles et stercoraires réalisations de l’amour charnel (QUENEAULoin Rueil, 1944, p. 173).
B.  BOT., ZOOL. Qui croît, qui vit sur les excréments, le fumier. Insecte, plante stercoraireLe surtout est enduit d’une huile parfumée, comme l’escarbot stercoraire, qui, au moyen de cette onction, s’enfonce sans se salir dans les excréments des animaux, et conserve la beauté de sa robe d’un bleu pourpre (BERN. DE ST-P.Harm. nat., 1814, p. 151).
II.  Subst. masc.
A.  ZOOLOGIE
1. Insecte coléoptère qui vit sur les excréments, sur le fumier et s’en nourrit. Quelle consolation de connaître enfin [à la lecture de Fabrepourquoi je ne trouvai jamais d’œuf dans les boules de crottin que je dérobais aux stercoraires! (GIDEJournal, 1910, p. 303).
2. Oiseau palmipède marin, au plumage foncé, voisin de la mouette et qui attaque les oiseaux de mer pour se nourrir des proies qu’il les force à dégorger. Synon.labbeLa mouette tridactyle (…) est invariablement accompagnée de son audacieux parasite le stercoraire (…) qui force ce malheureux oiseau à dégorger les crustacés et les menus poissons dont il se nourrit, et les happe avant qu’ils soient retombés à l’eau (ROUCHRégions polaires, 1927, p. 184).
B.  PSYCH. Pervers sexuel dont l’émotion érotique est liée à la vue, à l’odeur ou à la manipulation de matières fécales. La perversion des stercoraires se relie directement au fétichisme du corps et est souvent associée au masochisme (POROT 1975).

Je vous avais prévenu, c’est un mot des plus utiles, mais passablement… iconoclaste.

Notons que pour ma part je suis tombé dessus dans une BashFR (enfin ça s’appelle DansTonChat maintenant, c’est moche), celle-ci plus précisément, histoire que vous puissiez contextualiser.

La semaine prochaine, ce sera interlope. Qu’on se le dise !

Jul
31
2009
2

(Clip) Angus & Julia Stone – Paper Aeroplane

Dans la vie, il y a trois choses qui font que l’on aime partager son âme d’enfant : les carambars, quelque soit l’heure de la journée, la pâte à ballons rouge, avec cette odeur géniale, et les avions en papier.

Zaza, c’est un peu ça. Elle a un FlickR (depuis au moins deux jours). C’est sans prise de tête, et c’est foutrement rafraîchissant.

Tout comme cette chanson d’Angus & Julia Stone.

Jul
11
2009
3

(Zik) La Roux – In For The Kill

Je sais pas en France, mais ici ça cartonne et à juste titre. Un son vif, un beat accrocheur, un univers classe et vintage – et ça c’est dur – et ça roule. Je crois d’ailleurs que Teknikart a d’ores et déjà proclamé l’album de La Roux anglaise comme un des meilleurs de l’année.

+1

Jul
10
2009
2

(Netless) Duke Nukem Disease

Envoyez vos dons à la Bakacorp.

Vite.

Sinon voilà ce qui arrivera.

Jun
28
2009
2

(Miam) Mange ton Geek – Le porridge/salade de fruit

“Et on recouvre le tout de film alimentaire. Qu’est-ce que c’est que le film alimentaire, et bien c’est Taxi. Taxi est un film alimentaire pour Luc Besson”.

Je dis que le must ça reste quand même le combo glace/barbe-à-papa/gaufres/churros. Ca c’est de la nourriture de geek. Et M&M’s, bien évidemment.

Jun
22
2009
0

(Pic) Buzz Aldrin vs. Buzz l’éclair

Et oui, cela devait arriver, en ces temps de commémoration des 40 ans des premiers pas de l’homme sur la Lune :


(Source)

Je mise sur le “vrai” Buzz quand même.

Portez-vous bien.

PS : Presqu’une semaine sans news, c’est inadmetable !

Written by Vince in: Misc | Tags: , , , , ,

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