Nov
29
2009
0

(MPM) Icastique

Le principe ? Tous les dimanches, un mot ; tous les mots, un dimanche. Pour se cultiver, pour s’amuser, pour jouer avec ou pour en faire des pâtés, les mots, c’est rigolo. Ca s’appelle le Mot pour Mot !

Un Dark Vador icastique, ce serait la scène où il enlève son masque après s'être fait tamponné le coquillard, par exemple

Un Dark Vador icastique, ce serait la scène où il enlève son masque après s'être fait tamponné le coquillard, par exemple

Je sais, je sais. Trois mois sans mots pour mots, et déjà vous ne pouviez que réunir les cendres de vos ailes brûlées par l’éclat rayonnant d’un soleil qui jamais ne vient, mais qui toujours darde ses lances de jour sur vos frêles cornées. Mais bon, j’avais piscine.

Et aujourd’hui donc, icastique, comme prévu a long time ago !

Icastique : Sans artifice, tel quel. Platon, dans son célèbre Sophiste, présente ainsi une dichotomie entre l’art icastique et l’art fantastique : le premier “représente les objets tels qu’ils sont”, le second “introduit la distorsion pour produire un certain effet d’optique” (1). Nous pourrions ainsi envisager, nonobstant la relative désuétude dans laquelle semble être tombée ce mot, de l’employer sous des formes très diverses : “ces révélations, dictées par votre caractère icastique, ne sauraient pourtant me faire changer d’avis” ou encore “vous êtes d’une beauté icastique ce soir, chère amie”.

La semaine prochaine (promis, je vais m’auto-botter les fesses en revenant de quelque hypothétique thébaïde), nous verrons herméneutique. Qu’on se le dise !

(1) Platon, Le Sophiste, 235D-236C

Aug
16
2009
0

(MPM) Thébaïde

Le principe ? Tous les dimanches, un mot ; tous les mots, un dimanche. Pour se cultiver, pour s’amuser, pour jouer avec ou pour en faire des pâtés, les mots, c’est rigolo. Ca s’appelle le Mot pour Mot !

italie-toscane-florence02-gfEt alors que la semaine dernière nous faisions état d’une manière classe de traiter votre prochain de fumiste malhonnête, cette semaine, c’est dans un lieu plus calme que nous nous rendons, histoire de compenser un peu la propension aux noms d’oiseaux qui prévalait jusqu’ici.

THÉBAÏDE, subst. fém.
Lieu sauvage, isolé et paisible, où l’on mène une vie retirée et calme. Déjà il rêvait à une thébaïde raffinée, à un désert confortable, à une arche immobile et tiède où il se réfugierait loin de l’incessant déluge de la sottise humaine (HUYSMANSÀ rebours, 1884, p. 9). Je gagerais que sur ce point MM. les communistes sont plus gaullistes que nous-mêmes, qu’ils trouveraient fort mauvais que le Général leur tirât sa révérence, qu’il allât pendant sept mois faire oraison dans quelque thébaïde (MAURIACJournal, 1950, p. 171).
Prononc. et Orth.: [tebaid]. Att. ds Ac. dep. 1878. Étymol. et Hist. 1674 (Mme DE SÉVIGNÉCorresp., 26 janv., éd. R. Duchêne, t. 1, p. 681: ce Port-Royal est une Thébaïde). De Thébaïde, nom d’une région désertique du sud de l’Égypte où se réfugièrent, dans les premiers siècles du christianisme, un grand nombre de chrétiens pour fuir les persécutions et mener une vie ascétique. Empr. au lat. Thebais, -idis, dér. de Thebae « Thèbes, ville de Haute-Égypte ».

L’étymologie est ici intéressante, puisqu’elle permet de mieux retenir le mot en lui-même. Qui a donc oublié les aventures de Papyrus que nous lisions petits, et par là-même tiré un trait sur sa passion enfantine pour l’Egypte ancienne ?

J’en étais sûr.

Et vous, ce serait quoi votre thébaïde personnelle ?

La semaine prochaine, glossolalie.

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