Jan
28
2010
0

(Art) Gormley, mord moi le nœud

Anthony Gormley, artiste britannique, expose son propre corps nu dans New York.
Le principe est d’habiller la ville grâce à 31 sculptures en verre et en fibre de verre de son corps. Si vous, ami voyageur vous décidez de vous rendre à Big Apple, vous aurez la chance d’être étonné d’apercevoir l’une de ces sculptures sur les trottoirs, sur les toits des immeubles…


Le nu artistique permettrait donc de ” situer le corps humain dans le schéma général des choses ” . C’est en le rendant presque transparent qu’il se fondrait le plus facilement dans l’environnement (logique). Même si l’apparente nudité du sujet peut déranger, elle permet de se figurer qu’après tout vous n’êtes rien face à la Nature (attention, à la limite du “cheesy”).

Dec
08
2009
2

(Photo) Davide Faggiano – Can you see me

Screen shot 2009-12-07 at 11.43.02 PM

Source : http://acidolatte.blogspot.com/2009/12/davide-faggiano.html

Malencontreusement, j’ignore le nom de cette superbe série de Davide Faggiano.Une fois n’est pas coutume, j’ai donc improvisé. C’est plus rare qu’on ne le croit, je vous assure.

L’idée de base de Davide semble être d’entarter, d’emplâtrer, d’engluer, de barbouiller et de grimer ses modèles à l’aide de toutes sortes de matières, pâtes épaisses ou plus légères, peinture, gouache et autres sauces. Cet italien qui a le bon goût d’habiter Lecce semble trouver ainsi l’un des multiples moyens d’expression qu’il a choisi de mettre au service de son imagination – c’est le cas de le dire – débordante.

Cachés derrière ces masques organiques instables par nature, les visages trouvent une nouvelle mobilité, et, surtout, de nouvelles expressions. L’impavidité apparente de l’auteur dans l’autoportrait ci-dessus ne laisse ainsi pas de se mouvoir au gré des mutations de la matière. Le temps et la gravité semblent ainsi se jouer de nos perceptions, comme pour mieux nous faire comprendre qu’en photo comme ailleurs, rien n’est jamais tout à fait acquis.

En effet, comment ne pas voir que ces clichés s’inscrivent dans l’histoire ? Pas celle avec un grand H, bien sûr, mais la petite : on essaie d’imaginer la fabrication, le montage, mais aussi la suite, et le retour à la “normale”. On se demande quand le cliché a été pris, plutôt au début ou à la fin du processus de transformation, si c’était désagréable ou intéressant, étrange ou anodin.

Ce n’est d’ailleurs pas sans ressembler à la démarche de Marilyn Minter, qui elle aussi s’amuse avec les interactions fluides/homme. Un travail des plus intéressants en tout les cas, dont on suivra avec intérêt les éventuelles suites.

Nov
21
2009
0

(Art) Gabriel Dishaw – Junk Sculptures

Gabriel aime à rassembler des choses étranges, de la récup’, des matériaux bruts ou déjà usités, pour en faire des sculptures représentatives de son temps, que ce soit des objets du quotidien comme cette superbe basket, ou des oeuvres plus anthropomorphes, comme on en voit sur son site.

Un petit côté steampunk dan l’air du temps, allié à une véritable maîtrise de l’assemblage : classe, sans conteste.

from The (Little) BaKa Book

Aug
26
2009
0

(Sculpture) Thomas Doyle : Conan qu’à bien se tenir

Le truc de Monsieur Doyle, ce sont les sculptures, et plus exactement les reproductions en miniature, à l’échelle 1:43, de choses réelles.

Picture 698Ci-contre, c’est une maison de Brooklyn qui a fait l’objet d’une réduction par ses soins, et ci-dessous c’est une scène champêtre pour le moins décalée qu’il nous offre sous une cloche.

L’aspect très méticuleux, très soigné de son travail n’est pas sans soulever la question de son intérêt : pourquoi donc s’évertuer à reproduire des scènes ou des paysages somme toute banals ou d’apparence commune ? C’est comme si Thomas Doyle voulait nous présenter des cartes postales en trois dimensions, comme pour mieux que nous y attardions notre regard. Mais ce serait passer à côté de la dimension malsaine et dérangeante de ses oeuvres que d’y voir de simples scènes empreinte d’un bucolisme latent.

Regardez, regardez bien. Cette maison cossue, élégamment sise dans un quartier confortable, et qui tombe également d’une falaise, que peut-elle vouloir dire ?

Et ce paysage, avec ses travailleurs, qui vraisemblablement fossoient pour enterrer quelque macchabée, n’est-ce pas là étrange ?

Comme toujours, chacun y voit ce qu’il veut : la crise de la classe moyenne états-unienne au travers d’une vision ironique de la crise immobilière, l’illusion du retour à la nature, la commonalisation de la violence, que sais-je encore. Il n’empêche, M. Doyle fait des choses intéressantes. Dommage qu’il n’ait pas de site web, et qu’il me faille fouiner les entrailles de BOOOOOM pour le trouver (bon, d’accord, ça date d’il y a trois jours, mais j’avais du retard sur mon Reader, OSEF).

Picture 699

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