Dec
01
2009
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(Catastrophe) NYC détruite sur du Gershwin #welovedestruction

Je crois que l’on peut dire que c’est vraiment classe. La destruction a ceci de fascinant que l’on met toujours en rapport sa rapidité et la lenteur avec laquelle les choses qu’elle délite se sont faites. C’est également une frustration : on se dit que taper du zombie dans NYC vidée de tous ses autres habitants, il n’y aura que Will pour en profiter.

Néanmoins, l’idée de génie était ici d’orchestrer cette destruction de main de maître, à l’aide d’une élégante Rhapsody in Blue. Le rythme, l’emphase, l’exergue et le final : tout y est pour que le spectateur, enfin, s’y retrouve. Une belle entropie ultra-rapide, voilà l’avenir.

Or une belle destruction maîtrisée, à la Ledger-au-visage-barré-de-rouge, c’est d’un diabolique machiavélisme dont on se surprend à admirer les méandres sombres. Tandis que bon, la démesure façon 2012, c’est du déjà-vu : la Nature nous tamponnera le coquillard de toute façon.

from The (Little) BaKa Book

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