
Wolfgang Amadeus Mozart, l’enfant prodige du XVIIIe siècle, va marquer l’Europe par ses vagabondages où il se mettait en spectacle, sous l’égide de son père. Peu importe les réflexions propres à la tyrannie de Monsieur Mozart, peu importe son attachement à la franc-maçonnerie, « cela ne nous regarde pas ». Peu importe, après tout, Mozart n’est jamais mort.
Trêve de foutaises.
On donne plusieurs origines à l’écriture du Requiem. Pour certains, le Requiem résulte d’une commande passée par un inconnu à l’intention de sa femme défunte; pour d‘autres, il s‘agirait de différentes commandes anonyme à l‘attention du Comte Franz de Walsegg.
Requiem, douceur auditive !
Le Requiem est une démonstration des compétences de Mozart en matière de musique religieuse. Mozart est un Messie.
Le Requiem de Wolfgang est de type classique dans son schéma. Nous nous intéresserons à la magnifique séquence du Requiem, composée des : Dies Irae, Tuba Mirum, Rex tremendae, Recordare, Confutatis, et Lacrymosa. Mon bien-aimé décède alors qu’il s’adonne à l’écriture du Lacrymosa. Mozart a rédiger son propre Requiem, il a rédigé sa propre Messe (en partie). (Observez ici, l’humour… on dit de Mozart qu’il n’a pas pu rédiger ce Requiem, or oui, il a rédigé son propre Requiem…) Le Requiem est une Messe pour un mort. A ma mort, passez le Requiem de Mozart, je ne suis pas snob, pas besoin de m’en faire composer un exprès.
En somme, le Dies Irae caractérise ce que le mourant perçoit de son corps flétrit, il est synonyme de peur. Le Tuba Mirum est un dialogue entre l’au-delà (trombone) et le domaine terrestre (basse soliste). Le Rex tremendae est clamé à trois reprises par le chœur, il est le jugement pris suite au Tuba Mirum. La répétition caractérise la force du jugement. Le Recordare est composé de longues phases instrumentales où l’auditeur se laisse porter par l’inquiétude qui rythme ce thème. Le Confutatis est d’une tonalité beaucoup plus dramatique, au sens théâtral du terme. Enfin le Lacrymosa, (Gott !) est censé être une berceuse. Je dis bien « censé », je ne l’envisage pas du tout ainsi. Comme je l’ai expliqué plusieurs fois à quelques personnes, MON Lacrymosa est une avancée dans l’épouvante. Pâleur cadavérique, rouge symbolique, capes noires… tout le bon vieux cliché établit autour du vampirisme. Je crois que tout ça est du au ré mineur, cette tonalité qui plomberait n’importe quelle ambiance. (La fin de phrase est à associer à n’importe quelle Djette), j’aurai plutôt dit : « cette tonalité que tu veux retrouver avant d’aller à un enterrement, histoire de ne pas être hors-contexte ».
Bon après, il y a différentes théories sur le véritable auteur, il y a différents auteurs qui ont achevé le Requiem, mais si vous pensez comme moi et que par conséquent votre seul intérêt se porte sur la substance, vous vous en moquez. D’ailleurs, vous remarquerez que c’est la première fois où peu vous importe de restituer à César ce qui lui appartient. C’est abasourdissant, c’est l’effet Requiem autrichien.

Ce qui frappe, une fois qu’on s’est légèrement intéressé aux origines du Requiem, c’est de comprendre que ceci est l’ultime œuvre de Mozart.
Version groupie (oui, les groupies existent aussi dans le milieu de la musique classique) :se dire qu’au moment où j’écoute tel ou tel thème, trois siècles plus tôt, Mozart s’éteignait au fur et à mesure. Peut-être que si j’augmente le volume, je l’entendrai respirer ?! Peut-être que si j’ouvre la fenêtre, je sentirai sa respiration sèche ?!
Version Daria : soit, à l’écoute du Requiem, j’assiste petit à petit à la chute du Maitre. Merde.