Jan
28
2010
4

(Art) Norge : réalité morbide

Plus petit, Edvard a failli mourir de la tuberculose. Papa Munch, à la mort de Maman Munch glorifie l’existence de son foyer sous le joug de la religion et du puritanisme. Petit Edvard dessine très tôt. Il illustre l’agonie qu’il a pu connaitre lui-même sur le lit de sa mort absente. Blablabla, en somme le petit Edvard parait bien déranger par un univers sombre, glauquissime et poétique.

La Madone et Vampire II, deux lithographies démontrent bien la persistance presque entêtante de la spiritualité paternelle et de l’au-delà maternelle. C’est la mort qui ronge son père, signifiée par cette femme vampire s’adonnant à la pratique de la morsure dans le cou d’un incapable. C’est l’envolée maternelle qui est signifiée dans les rayons presque auréolés qui entoure la Madone; (après c’est mon point de vue lors de ma première observation, je ne m’attarde jamais sur la BaKa depuis le coup du Requiem). Son œuvre illustre à merveille son enfance et fait de Munch l’un des piliers des « romantiques ».
Hum, Le Cri m’a toujours laissé de marbre (ahahah) alors que Vampire II & la Madone + un petit « We Suck Young Blood » de Radiohead sont justes « divinement » parfaits pour me laisser entrer lentement dans l’univers de Munch (et là, oui, on s’autorise encore une fois à penser à Lugosi s’approchant tout doucement de ce cou apparent).

Sep
27
2009
7

(Music) Moi aussi je t’aime, suis-je Dieu pour autant ?

Giovanni

Wolfgang Amadeus Mozart, l’enfant prodige du XVIIIe siècle, va marquer l’Europe par ses vagabondages où il se mettait en spectacle, sous l’égide de son père. Peu importe les réflexions propres à la tyrannie de Monsieur Mozart, peu importe son attachement à la franc-maçonnerie, « cela ne nous regarde pas ». Peu importe, après tout, Mozart n’est jamais mort.

Trêve de foutaises.

On donne plusieurs origines à l’écriture du Requiem. Pour certains, le Requiem résulte d’une commande passée par un inconnu à l’intention de sa femme défunte; pour d‘autres, il s‘agirait de différentes commandes anonyme à l‘attention du Comte Franz de Walsegg.

Requiem, douceur auditive !

Le Requiem est une démonstration des compétences de Mozart en matière de musique religieuse. Mozart est un Messie.

Le Requiem de Wolfgang est de type classique dans son schéma. Nous nous intéresserons à la magnifique séquence du Requiem, composée des : Dies Irae, Tuba Mirum, Rex tremendae, Recordare, Confutatis, et Lacrymosa. Mon bien-aimé décède alors qu’il s’adonne à l’écriture du Lacrymosa. Mozart a rédiger son propre Requiem, il a rédigé sa propre Messe (en partie). (Observez ici, l’humour… on dit de Mozart qu’il n’a pas pu rédiger ce Requiem, or oui, il a rédigé son propre Requiem…) Le Requiem est une Messe pour un mort. A ma mort, passez le Requiem de Mozart, je ne suis pas snob, pas besoin de m’en faire composer un exprès.

En somme, le Dies Irae caractérise ce que le mourant perçoit de son corps flétrit, il est synonyme de peur. Le Tuba Mirum est un dialogue entre l’au-delà (trombone) et le domaine terrestre (basse soliste). Le Rex tremendae est clamé à trois reprises par le chœur, il est le jugement pris suite au Tuba Mirum. La répétition caractérise la force du jugement. Le Recordare est composé de longues phases instrumentales où l’auditeur se laisse porter par l’inquiétude qui rythme ce thème. Le Confutatis est d’une tonalité beaucoup plus dramatique, au sens théâtral du terme. Enfin le Lacrymosa, (Gott !) est censé être une berceuse. Je dis bien « censé », je ne l’envisage pas du tout ainsi. Comme je l’ai expliqué plusieurs fois à quelques personnes, MON Lacrymosa  est une avancée dans l’épouvante. Pâleur cadavérique, rouge symbolique, capes noires… tout le bon vieux cliché établit autour du vampirisme. Je crois que tout ça est du au ré mineur, cette tonalité qui plomberait n’importe quelle ambiance. (La fin de phrase est à associer à n’importe quelle Djette), j’aurai plutôt dit : « cette tonalité que tu veux retrouver avant d’aller à un enterrement, histoire de ne pas être hors-contexte ».

Bon après, il y a différentes théories sur le véritable auteur, il y a différents auteurs qui ont achevé le Requiem, mais si vous pensez comme moi et que par conséquent votre seul intérêt se porte sur la substance, vous vous en moquez. D’ailleurs, vous remarquerez que c’est la première fois où peu vous importe de restituer à César ce qui lui appartient. C’est abasourdissant, c’est l’effet Requiem autrichien.


Ce qui frappe, une fois qu’on s’est légèrement intéressé aux origines du Requiem, c’est de comprendre que ceci est l’ultime œuvre de Mozart.

Version groupie (oui, les groupies existent aussi dans le milieu de la musique classique) :se dire qu’au moment où j’écoute tel ou tel thème, trois siècles plus tôt, Mozart s’éteignait au fur et à mesure. Peut-être que si j’augmente le volume, je l’entendrai respirer ?! Peut-être que si j’ouvre la fenêtre, je sentirai sa respiration sèche ?!

Version Daria : soit, à l’écoute du Requiem, j’assiste petit à petit à la chute du Maitre. Merde.

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