Il y a des jours comme ça, où l’on pense ne pas pouvoir faire pire que le Super Mario Rap, et en fait si.
12
2009
(Geek) Star Wars – Gangsta Rap Chronicles
Lando est hyper-classe, mais quand même c’est Dark Vador et Obi Wan qui ont le meilleur flow. Le Speeder en low rider est juste mythique.
08
2009
(Rouages) Dans la famille BaKa, je demande le Little
Le bonsoir, chers et estimés lecteurs. Vous l'aurez aisément constaté, le manque de temps chronique de vos rédacteurs n'est pas sans impacter le rythme de publication du BaKa Book. Or, vous savez le souci qui est le nôtre de vous proposer un contenu de qualité, régulièrement mis à jour et tout à fait décalé. De fait, comment concilier ces deux aspects ô combien contradictoires ?
11
2009
(SundaySong) Hocus Pocus – Smile feat. Omar
De deux choses l’une : soit à l’écoute de cette chanson vous êtes exactement dans la même position qu’à la fin, et c’est un problème de somnambulisme, soit vous avez poussé le son à fond et vous dansez comme un(e) tordu(e) au milieu d’un dance floor qui n’existe que dans votre tête. Moi j’ai eu la mauvaise idée de l’écouter pour la première fois dans le métro.
C’est quand le petit vieux d’à côté m’a fait remarqué que mon moon walk parfaitement maîtrisé gênait la femme enceinte d’en face que je me suis dit que je m’étais peut-être montré excessif. Du coup j’ai juste hoché la tête en rythme pendant quatre stations, sous les regards atterrés de mes voisins de rame.
Tout ça pour dire que Hocus Pocus, c’est du lourd, du très bon son, et que Place 54 reste l’un de mes albums-préférés-du-monde-entier. Parmi les 700 autres, je veux dire. Soulignons par ailleurs que le clip est réalisé par Ramon & Pedro et qu’il est quasiment exempt d’after effects (oui, tout les effets ou presque sont live).
Pour le mot de la fin, je vous cite Hocus Pocus :
Ce titre est une synthèse de tout l’univers de Hocus Pocus : Un hip hop joyeux proche de la soul, du funk et du jazz… Ecoutez l’album si vous voulez en savoir plus !
Je n’aurai pas mieux formulé la chose.
23
2009
(Sunday Song) Naive New Beaters – Live Good
Je citerai d’abord Charlotte, dont je vole le billet m’inspire : “Clip très gondriesque de Leo Le Bug. Live Good, Naive New Beaters ( Wallace, 2009 )”.
J’ajouterai que Naive New Beaters, c’est bien, c’est bon, mangez-en.
02
2009
(MPM) Stercoraire
Le principe ? Tous les dimanches, un mot ; tous les mots, un dimanche. Pour se cultiver, pour s’amuser, pour jouer avec ou pour en faire des pâtés, les mots, c’est rigolo. Ca s’appelle le Mot pour Mot !
Et cette semaine comme promis, nous refaisons le portrait du mot stercoraire. Je vous avais annoncé qu’il s’agissait d’un gros morceau, ça l’est au sens propre – sigh – comme au figuré, vous allez vite le comprendre. Amis poètes, passez directement au prochain billet.
STERCORAIRE, adj. et subst. masc.
I.
Adjectif
A.
1. Qui a rapport aux excréments; qui concerne les matières fécales. Synon. stercoral. Me voici (…) revenu aux origines, à la virginité du monde et à son prodigieux gaspillage de fécondations, de déchets, de matières stercoraires (ARNOUX, Rhône, 1944, p. 409).
Synon. de scatologique. Imaginations stercoraires. Le grand plaisir de causerie de la société, ce sont les plaisanteries stercoraires (…). Oui, la merde, les pets, c’est le fond de la gaîté (GONCOURT, Journal, 1863, p. 1327).
P. ext., littér. Qui concerne n’importe quelle excrétion sortant par les voies naturelles. Je trouve mon homme couché et hurlant. Faciès cadavérique, vomissements stercoraires (A. FRANCE, Orme, 1897, p. 130).
2. Au fig., littér. Qui inspire le dégoût; qui est répugnant, ignoble. Ce n’est pas de la colère (…) que j’éprouve en voyant l’envie qu’elle a d’aller picorer dans cette musique stercoraire. C’est du chagrin (PROUST, Swann, 1913, p. 289). Dominique l’interrompit pour expliquer posément qu’elle n’acceptait d’hommages que platoniques et qu’il ne pouvait être question entre eux des viles et stercoraires réalisations de l’amour charnel (QUENEAU, Loin Rueil, 1944, p. 173).
B.
BOT., ZOOL. Qui croît, qui vit sur les excréments, le fumier. Insecte, plante stercoraire. Le surtout est enduit d’une huile parfumée, comme l’escarbot stercoraire, qui, au moyen de cette onction, s’enfonce sans se salir dans les excréments des animaux, et conserve la beauté de sa robe d’un bleu pourpre (BERN. DE ST-P., Harm. nat., 1814, p. 151).
II.
Subst. masc.
A.
ZOOLOGIE
1. Insecte coléoptère qui vit sur les excréments, sur le fumier et s’en nourrit. Quelle consolation de connaître enfin [à la lecture de Fabre] pourquoi je ne trouvai jamais d’œuf dans les boules de crottin que je dérobais aux stercoraires! (GIDE, Journal, 1910, p. 303).
2. Oiseau palmipède marin, au plumage foncé, voisin de la mouette et qui attaque les oiseaux de mer pour se nourrir des proies qu’il les force à dégorger. Synon.labbe. La mouette tridactyle (…) est invariablement accompagnée de son audacieux parasite le stercoraire (…) qui force ce malheureux oiseau à dégorger les crustacés et les menus poissons dont il se nourrit, et les happe avant qu’ils soient retombés à l’eau (ROUCH, Régions polaires, 1927, p. 184).
B.
PSYCH. Pervers sexuel dont l’émotion érotique est liée à la vue, à l’odeur ou à la manipulation de matières fécales. La perversion des stercoraires se relie directement au fétichisme du corps et est souvent associée au masochisme (POROT 1975).
Je vous avais prévenu, c’est un mot des plus utiles, mais passablement… iconoclaste.
Notons que pour ma part je suis tombé dessus dans une BashFR (enfin ça s’appelle DansTonChat maintenant, c’est moche), celle-ci plus précisément, histoire que vous puissiez contextualiser.
La semaine prochaine, ce sera interlope. Qu’on se le dise !
28
2009
(Sunday Song) Oxmo Puccino – Soleil du Nord
C’est dimanche ! Et le dimanche, c’est Sunday Song. Parce que sinon, ben ça s’appellerait pas comme ça.
Et cette semaine, après une semaine dernière quelque peu zappée, c’est Monsieur Puccino qui s’y colle, avec cet extrait de son dernier album, l’Arme de Paix, dont nous avions déjà parlé. Même si l’ambiance toute particulière de Lipopette Bar reste présente, on y retrouve un opus plus classique, avec ce même travail sur les textes, la diction et le rythme qui font la “patte” de l’artiste.
Grand bonhomme, comme dirait Tobi.
08
2009
[Zik] M&Ms, Melody, M83 et rouflaquettes
Je sais, c’est assez fourbe d’attirer le lecteur en balançant de la bouffe et de la mythologie geekesque, mais que voulez-vous, c’est la crise.
C’est donc de zik qu’on va encore une fois causer aujourd’hui, car chez les Bakas on aime ça, sûrement parce qu’un disque s’apparente fortement à un cookie. La zik on la mange, on la digère et on vous la restitue.
…
Je reconnais que le choix de la métaphore était moisi.
Choses sérieuses donc, aujourd’hui 3 albums, 3 styles, et 3 raisons de les écouter.
Dernier opus de ce cher Marshall Mathers III, sorti il y a bientôt un mois dans nos contrées fromages-qui-puent, déjà en haut des charts et pour cause. Eminem on aime ou on aime pas, mais voici 3 raisons de (re)découvrir le poil à gratter de Detroit:
- Parce qu’on l’attendait depuis tellement longtemps qu’on commençait à l’oublier, avec ses histoires d’alcoolisme, de surpoids, de grosse déprime. Relapse marque le retour d’un Eminem en grande forme, lucide et déterminé. Il ne nie pas ses dernières années de vache maigre et de médiocrité, mais les met brillamment en avant. Silm Shady is back !
- Parce que cet album est bien plus Shady qu’Eminem, comprendre par là que le personnage s’en donne à coeur joie dans des lyrics aussi gores et trash que poétiques. Délaissant quelque peu le côté pur gangsta qui a fait son succès – mais pas trop quand même, faut pas déconner – l’ambiance est TRES travaillée, des skits comme on en entend nulle part ailleurs et des rimes qui frappent forts et justes
- Parce que la patte de Dr. Dre est toujours là à la production, donc cet album fourmille de hits incontournables qu’il vous faudra au moins connaître pour pas passer pour le dernier des… des derniers. A noter que Relapse connaîtra une suite dès la rentrée de septembre avec la sortie du volume 2. Oui, il met les bouchées doubles. Ca tombe bien, on a faim.
Cocorico, des Français qui s’exportent, ça n’arrive pas tous les jours. Sauf que ceux-là en sont déjà à leur 5ème album outre-Atlantique et qu’ils font les premières parties de Depeche Mode. Saturdays=Youth est donc le dernier album des M83, et il envoie du bois:
- Parce que c’est de l’électro, mais dans un style assez particulier. Beaucoup de vieux bruitages des années 1980, beaucoup d’échos dans toutes les chansons. Chez les Bakas on a surkiffé les Foals et autres MGMT l’année dernière. Eh bien M83 ressemble à un mix assez improbable entre les deux.
- Parce que c’est le genre d’album qui s’écoute d’une traite sans s’arrêter, construit comme une route traversant leur univers vidéopoétique. Cet album me fait l’effet d’un voyage psychédélique, rythmé, mais aussi incroyablement zen. Le choix de l’agencement des morcreaux en ce sens relève du génie.
- Parce qu’ils se foutent pas de la gueule de leur public. Un album de plus d’une heure, c’est devenu tellement rare qu’il faut le souligner.

Deuxième album d’une jolie jeune fille de Philadelphie, Worrisome Heart est un recueil de ballades jazz-folk qui vous détendra lorsque la vie vous coincera les couilles dans un étau:
- Parce que sa voix est unique, à mi-chemin entre Norah Jones, Joss Stone et Corinne Bailey Rae. Melody Gardot ronronne, vous susurre des mots doux qui se répandent dans l’air comme un parfum enivrant. Ouai, pas moins.
- Parce que c’est doux et frais, pas comme un Chavroux mais presque. Un jazz classique et épuré, qui sans vous déstabiliser ne vous décevra pas. Contrebasse, piano, clarinette ça et là, guitare discrète. Tout est dit, rien ne s’entend, tout s’écoute.
- Parce que l’album est court et que selon les directives gouvernementales anti-prozac pioncerkiffer.fr, on doit tous se réserver 30 minutes de jazz dans un fauteuil chaque jour.
Ah oui j’oubliais les rouflaquettes : un remix qui envoie du marbre cette fois.
See ya’ !
26
2009
(Brèves) SMS, size matters, étymologie, fête des voisins, Terminator auto-terminé
Aujourd’hui est le jour des questions existentielles. Ou le 26 mai, c’est selon. Mais c’est un bon jour pour découvrir pourquoi nous vivons en 160 caractères. Nonobstant, comme toujours, la vraie question est ailleurs. Puisque la question la plus vieille du monde c’est de savoir quelle taille constitue un idéal pour rentrer dans le con. Et je parle de ce con là, bien sûr. Size matters, comme dirait l’autre.
Sinon dans le vrai monde c’est la fête des voisins. C’est donc le bon moment pour trouver des raisons pour ne pas y aller. En plus, vu le temps qu’il fait, vous feriez mieux d’aller acheter un parapluie, au moins ce sera utile. Soyez asociaux que diable !
Pendant que j’y suis, preuve est faite que les lyonnais sont probablement les entrepreneurs ouèb les plus drôles. En tout cas je crois qu’une douche comme ça serait du meilleur effet au GQG. Avec le robinet de la dernière fois tiens.
Pour finir, une alternative : soit le dernier Terminator est affreux, soit nos amis outre-Atlantique ont vu leur moyenne d’âge cruellement baisser la semaine passée. Le box office ne comprend pas, et aurait déclaré : “what the hell ?”.
Ce billet est maintenant auto-terminé*.
*comprenne qui pourra.
PS : tous les trucs en gras sont des liens, hein. Comme ça vous pourrez battre votre record d’onglets ouverts. De rien.
12
2009
(Clip) Kid Cudi – Day ‘n’ Nite (+Welcome to Heartbreak)
C’est pour ça, exactement pour ça, qu’Internet ça envoie du bois. On cherchait l’autre jour avec S. ce son qu’on avait entendu chacun de notre côté, respectivement au fin fond d’un garage sur un vieux poste de radio pourri (elle) et au GQG de la BaKaSphere avec MTV en fond (moi). Too bad, impossible de remettre la main sur le nom de la chose, et nous voilà donc contraints d’attendre un signe de Son Existence ou éventuellement que Chuck Norris nous fasse une révélation télépathique.
Tout vient à point à qui sait attendre, disait l’autre (1), et effectivement, sans même attendre, c’est venu. Je lisais donc mes absurdités quotidiennes quand soudain je tombe sur un billet d’Xtelle qui – roulements de tambour – présentait un de ses coups de coeur du moment qui – devinez quoi – se trouve être celui qu’on cherchait. Joie intense. Une fois quelques larmes de joie de bon aloi essuyées à grands coups de reniflements de nos joues écarlates, nous nous remîmes de la bonne nouvelle.
Et donc voilà, le gars, c’était Kid Cudi, le son, Day ‘n’ Nite, et pour vous la faire rapide c’est une sorte de Kanye West mais plus dans sa période Graduation. D’ailleurs ils sont à deux dans Welcome to heartbreak. D’ailleurs, comme on est super sympas au BaKa Book, sauf le Laquais qu’est rien qu’une catin, je vous mets la vidéo en question après le saut.
26
2009
(Clip) Weird Al Yankovic – White & Nerdy VS Le Velcrou (feat. Dream) – Cinq Etoiles
Bon alors, que je vous explique un peu. Cette semaine, y’a MonsieurDream qui a teasé comme un fou rapport à une vidéo de rap qu’il faisait avec Le Velcrou. Il s’est avéré que c’était genre un rap de geek, mais pas à la manière du flow des particules, plutôt du style “2.0″ (t’as vu ®). Sauf que voilà, Alex lui, il est pas trop fan du “skybloggueur qui sous pretexte qu’il utilise un mac, sait monter un podcast avec Première ou iMovie ou fait le cake avec son iPhone ou son reflex à 2000€ (mais qu’il ne sait pas utiliser) se croit geek”. Si vous voyez c’que je veux dire.
Du coup il ressort une référence en matière de rap-geek, et c’est du lourd, puisque c’est Monsieur Weird Al Yankovic (insistez sur le “Monsieur” en prononçant), celui-là même de l’excellentissime Amish Paradise.
Le contexte étant maintenant explicité, vous avez donc en premier lieu le clip de White & Nerdy, puis celui de Cinq Etoiles par MonsieurDream et le Velcrou. Let’s fight.
White & Nerdy from waymoby on Vimeo.
22
2009
(Sunday Song) Dmitri Shostakovich – Waltz n°2 from Jazz Suite
Voilà, je savais que je n’en sortirai pas indemne. Eyes Wide Shut m’a tuer, comme dirait Omar avec son orthographe légendaire, et j’enrage autant que je m’émerveille de son souvenir. Soyons clairs : je ne suis pas cinéphile, et mes films cultes ne se distinguent que par leur affligeante banalité. Mais Kubrick, c’est autre chose.
Si j’ai bon espoir de réussir à comprendre le génie autoproclamé et unanimement salué de 2001, je m’incline toutefois malgré mon lumbago captieux devant la magnificence de Full Metal Jacket. Mais je n’avais encore jamais vu Eyes Wide Shut, aussi l’ais-je (rayez les mentions inutiles) :
A) Emprunté à un(e) ami(e)
B) Téléchargé légalement
C) Loué dans un magasin agréé et dûment mandaté
D) La réponse D
Et comme toujours chez ce vieux Stan’ (ouais j’suis un intime t’as vu) la bande-son (liste) est juste excellente. Evidemment, c’est pas le même style que celle de Slumdog Millionaire, mais entre M.I.A. et Shostakovich, il y a un gap certain. Et encore, s’il n’y avait que ce dernier. Mais il y a aussi le thème de Strangers in the night. On aurait voulu me séduire qu’on aurait pas fait autrement.
19
2009
(Clip) Slagsmålsklubben – Sponsored by destiny
Chaperon Rouge inside.
Oui le nom de ce groupe est quelque peu isocèle, mais pas autant que le clip de leur chanson “Sponsored by destiny”. Le concept est assez simple : il s’agit de reprendre le conte du Petit Chaperon Rouge, sur fond de musique électronique (pas géniale, soit dit en passant, mais je suis un sale con intolérant). C’est plutôt joli, ça rappelle un peu la pub Areva sur Funky Town, et c’est frais.
Et puis bon, réviser ses classiques, ça a toujours du bon.
Slagsmålsklubben – Sponsored by destiny from Tomas Nilsson on Vimeo.
12
2009
(Ciné) Banlieue 13 Ultimatum… si si, de Patrick Alessandrin
Ah ben là… c’est Baka. Oui on est comme ça, un jour c’est Slumdog Millionaire, le lendemain c’est banlieue 13. Nous et la continuité, c’est un peu comme une partie de Kamoulox : on est souvent paumé, on comprend pas toujours tout mais à la fin, ça marche. En théorie tout du moins.

Alors J’OSE == >
Le voici, le voilà, fort en chocolat, la suite tant attendue (?) de Banlieue 13 premier du nom. Pour les ignares et les pompeux, un petit rappel s’impose. Produit par Europacorp – et donc ce cher Big big big Boy Luc Besson – le film sorti en 2004 surfait sur la vague des crises de banlieues en dépeignant un quartier calamiteux peuplé de grands méchants, entouré par un pays dirigé par d’autres grands méchants, tout ça contre un flic bourrin et un spiderman en marcel du tierquar. Ah oui, puis une fille aussi. Inutile mais jolie. Je vous ai dit : une production Besson.
Bien bien bien, l’histoire… non faut pas déconner c’est un film d’action, chercher un scénario là-dedans, c’est un peu comme chercher une once de beauté dans ce qui reste de Brigitte Bardot. Donc du bourrin, du bourrin et encore du bourrin, tout pour plaire aux djeun’s : des bagnoles tunés, du rap surwoofé, des décors à base de parpaings, des cascades impressionantes (sérieusement) et un happy end basique.
Décrié par tous à l’époque, je prendrai sa défense. Je suis un peu simple d’esprit, ne m’en voulez pas. Ce film était un vrai renouveau dans le cinéma d’action français, puisqu’il a réussi à le faire renaître et ce avec un succès public (n’oublions pas le malheureux et pourtant excellent Nid de Guêpes). Court, voire très court, à peine 1h20, ça faisait cher la minute mais on se remboursait sur une action menée tambour battant et grisante, faut avouer. J’en garde un bon souvenir, et c’est typiquement le genre de film qu’on peut se passer pour se détendre, sans s’infliger 3h de réflexions intenses Lynchéennes.
Alors qui dit production Besson dit succès – on peut pas lui enlever, et qui dit succès dit suite chez Europacorp. Ainsi arrive Banlieue 13 Ultimatum : suite potable ou suite jetable ?
Autant le dire tout de suite, si vous n’avez pas aimé le premier, il y a fort à parier que vous n’aimerez pas le second. Ca, c’est fait. Toutefois je ne dirai pas que c’est une suite à jeter aux orties, ni même à votre mémé qui s’y trouve certainement, car on l’a poussé.
Je m’explique. D’abord on retrouve les mêmes ingrédients qui ont fait le succès du premier : la banlieue dégueu post-apocalyptique, le duo acrobate/poings-titilleux, la bande son rap FR et la lutte contre des méchants puissants pas beaux. On aime ou on aime pas, mais le trip est poussé encore plus loin.
D’abord, au lieu d’une banlieue homogène dans son bordel du premier, on se retrouve avec une toute nouvelle banlieue 2 ans plus tard, qui se voit partagée entre les gangs. Stéréotypes obliges : les Africains en boubou, les rebeux et leurs narguilés, les asiat tatoués et leurs PC, les skins et leur chevelure soyeuses, même le gang des beaufs en béret. Rien que pour ces-derniers, franchement.
Le scénario toujours absent ou presque, le must reste le casting. Philippe Torreton en président de la république. Si si vous avez bien lu, testified. Mais les sommets sont atteints avec un nombre sympathiques de guest issus du monde du rap français : MC Jt’emmerde Jean Gab’1, la Fouine et même James Deano en chef des skins (!). Du beau monde pour les connaisseurs, et même si la participation de certains, notamment la Fouine, est légère voire pas tellement utile, la tronche de Jean Gab’1 revient très souvent et ce n’est pas pour nous déplaire.
Enfin je vous citerai la scène finale : les gangs unis qui attaquent l’Elysée. Je vous l’accorde c’est pas non plus XXX² et son attaque de la Maison Blanche à coup de tank par Ice Cube, mais honnêtement, voir une centaine de jeunes tatoués de toutes les couleurs forcer comme des malades les barrages de sécurité du palais présidentiel a quelque chose d’inexplicable, d’intouchable. Bref, on se sent tout chose.
Grosso modo, Banlieue 13 Ultimatum s’adresse avant tout à ceux qui ont aimé le premier, et ceux qui peuvent apprécier un bon film d’action, ce qui sous-entend un minimum de recul et une bonne bonne bonne dose d’humour.
A vous de me dire si vous le classeriez plutôt dans la catégorie (Jardin) comme ce brave Vin Diesel…
08
2009
(BA) Michael Mann – Public Ennemies (Depp & Cotillard inside)
BA pour Bande Annonce hein, pas pour Bonne Action. Sans rire.
Je ne sais pas si je vous ai déjà parlé de mon amour pour la période de la prohibition aux USA, aussi vais-je l’évoquer de manière simple et courte : j’aime. Mais genre grave. Vous savez, c’est l’époque qui va précéder la crise de 29 et ses conséquences dramatiques sur l’économie américaine. On l’appelle la prohibition parce que durant 13 ans (entre 1920 et 1933), la production le transport, l’importation ou l’exportation de boissons alcoolisées était formellement interdite.
C’est l’époque des gangsters, des vrais, ceux avec les ‘traillettes “camembert” (vous savez, avec le chargeur rond) que l’on cachait dans les étuis d’instruments de musique, des chapeaux et des impers, des trenchs sur-bien taillés et des foulards dans les poches de veste des costumes (trois pièces, les costumes). C’est aussi le temps d’Al Capone à Chicago et d’Eliott Ness et ses Incorruptibles, ce temps qu’on a tous découvert gamins dans “Tintin en Amérique” et qui rappelle un peu les Tontons Flingueurs. Bref, des mecs classieux, charismatiques et “qui en avaient”, comme on dit.
Mais ce que j’aime encore plus, ce sont les films de gansters. Alors forcément, quand on m’annonce un Michael Mann (Le Dernier des Mohicans, Heat, Collateral) avec Johnny “Bob la classe” Depp et Marion “sublimissime” Cotillard (et aussi Christian “pwned by Heath Ledger” Bale, mais j’aime moins), j’ai tendance à perdre un peu les pédales. Le film, Public Ennemies, se propose de retracer la vie de John Dillinger. Un vrai de vrai, un braqueur de banque à l’ancienne. Miam miam miam. Sortie le 24 juin selon Suchablog.




