Feb
20
2010
2

(Pub) Smell like a man, man

Une pub complètement WTF, quoique notablement SFW. Toutefois il faudrait annoncer aux scénaristes de cette superbe vidéo que le poney, c’est dépassé. La mode maintenant, ce sont les poissons rouges.

Written by MieL in: Videos | Tags: , , , , , , ,
Nov
08
2009
0

(Rouages) Dans la famille BaKa, je demande le Little

Le bonsoir, chers et estimés lecteurs. Vous l'aurez aisément constaté, le manque de temps chronique de vos rédacteurs n'est pas sans impacter le rythme de publication du BaKa Book. Or, vous savez le souci qui est le nôtre de vous proposer un contenu de qualité, régulièrement mis à jour et tout à fait décalé. De fait, comment concilier ces deux aspects ô combien contradictoires ?

Malgré l'élégance de la solution dichotomiesque ou ubiquitoire de base, qui consisterait à tous nous couper en deux à la tronçonneuse, nous avons opté pour plus complexe : faire un mini blog. Genre comme un blog, mais en plus petit. Avec des posts plus simples, plus axés sur le contenu, et avec moins de fioritures. Plus faciles à publier puisque moins longs à rédiger (forcément, c'est le but), ces petits billets devraient permettre des mises à jour plus régulières.

C'est en réalité un portage de mon Mini Miel'ting Pot (qui devient donc le Little BaKa Book), donc s'il y a dans les archives de ce dernier des trucs sans rapport, je vous prie par avance d'excuser mes penchants égotiques, ou de vous en repaître à loisir, selon.

La Foire aux Questions (FAQ) prévisionnelle :

Ai-je besoin de faire quelque chose de plus que d'habitude, comme aller sur un site particulier ?

Non. En théorie, les billets du LBB (Little BaKa Book, ndt), devraient être postés comme des billets "normaux" sur le BaKa Book. Donc si vous lisez ceci sur le BaKa Book, c'est que c'est tout bon.

Qu'est-ce qui change alors ?

Des billets plus nombreux, et plus courts, en parallèle des billets habituels – ou "tartines", comme on dit par chez nous. Vous pouvez d'ailleurs accéder spécifiquement à cette nouvelle "catégorie" de billets, si vous le souhaitez, à l'adresse du LBB, mini.bakasphere.com.

Et pour les rédacteurs ?

Pour les rédacteurs, c'est très simple : vous voyez une photo, une vidéo, un truc sympa quelque part, un lien quelconque ? Vous le copiez dans un mail, et vous l'envoyez à post@posterous.com. Si vous n'avez pas reçu de mail de confirmation en ce sens, faites-moi signe, je vous en renverrai un.

Ca me tente, moi aussi je veux publier des trucs !

Canaillou. Rien de plus simple : tu m'envoies dans un joli mail ce que tu aimerais publier, si c'est cool et BaKa, je t'inscris, et tu peux faire parler la poudre. Ou, si tu as la flemme, tu peux bien sûr juste m'envoyer un lien, je te dirai merci et je t'enverrai un dragibus par la Poste. Ou pas.

Voilà voilà, sinon à part ça… Pas mal de news, on bosse sur la refonte institutionnelle de l'équipe qui est à l'origine du Projet BaKasphere, et sur le Projet en lui-même. Vous en saurez plus bientôt (en théorie)(si tout va bien)(c'est-à-dire un peu après que bientôt).

BaKament Vôtre.

from The (Little) BaKa Book

Aug
05
2009
0

(Pub) Obama, le Joker du PS

Picture 677Cette affiche retrouvée sur un billboard de la Cité des Anges (1) fait le bonheur des medias outre-Atlantique, pour la bonne et simple raison qu’on y retrouve un Obama grimé en Joker façon The Dark Knight (et Heat “Je SUIS le style” Ledger), le tout souligné à grands coups d’un slogan simple mais assassin anglo-saxonnement parlant, à savoir “socialism”.

Pourquoi assassin ? Disons que le socialiste, chez nos coupaings américains, c’est un peu comme le communiste chez nous : on s’imagine assez vite le sympathique militant ne manquant pour rien au monde la Fête de l’Huma’, roulant son spliff tout en rajustant ses lunettes rondes tout en insultant copieusement les spoliateurs des malheureux salariés. Vous voyez le tableau. Le bipartisme du système électoral anglo-saxon, ainsi que les remugles d’un maccarthysme de bon aloi, font que le curseur hippie/nazi s’est trouvé quelque peu chamboulé, et qu’au lieu de délimiter une fenêtre relativement large, comme chez nous (entre la gauche du PS et la droite de l’UMP, si on caricature), le curseur en question y est plutôt étroit.

D’où le nombre restreint de pierres d’achoppement entre démocrates et conservateurs, par ailleurs, et la remarquable continuité – toutes proportions gardées – de la politique américaine de président en président.

Bref, être taxé de socialisme aux USA, c’est plus ou moins insultant. D’ailleurs, l’association avec l’iconographie batmaneriale (oui je fais de la sociologie analytique de BD) insiste bien sur le côté anarcho-anti-systémique qu’il convient de donner au terme. Je vous rappelle que le Joker, il ne s’est pas fait connaître pour son amour du conformisme, à la base.

Bref, une sorte de critique visuellement puissante de la politique paternaliste de l’Administration Obama, qui fera, j’en suis certain, doucement rire les défenseurs du night watchmen state (2) et s’élever les boucliers des adeptes du “changement”.

Qu’il est doux, le rêve de la rupture, face au carcan réactionnaire.

(1) Académie Française is watching you, fi de ces anglicismes

(2) Pour l’Etat “gardien de nuit”, ou “Etat minimal”, voir les travaux de J. RAWLS et R. NOZICK notamment. Sur ce dernier, une rapide introduction [en].

Aug
02
2009
0

(Sunday Song) Matt & Kim – Daylight

C’est dimanche ! Et le dimanche, c’est Sunday Song. Parce que sinon, ben ça s’appellerait pas comme ça.

matt and kimJe sens qu’elle va vite me sortir par la tête, mais pour l’instant je suis en pleine période de noces joyeuses avec cette chanson.

Et btw, avec les deux tarés qui composent Matt & Kim. Leur dernier album, Grand, est dans les bacs, mais je reste quand même sur ma faim tant leur premier, éponyme, m’avait plu.

Jul
31
2009
2

(Clip) Angus & Julia Stone – Paper Aeroplane

Dans la vie, il y a trois choses qui font que l’on aime partager son âme d’enfant : les carambars, quelque soit l’heure de la journée, la pâte à ballons rouge, avec cette odeur géniale, et les avions en papier.

Zaza, c’est un peu ça. Elle a un FlickR (depuis au moins deux jours). C’est sans prise de tête, et c’est foutrement rafraîchissant.

Tout comme cette chanson d’Angus & Julia Stone.

Jul
11
2009
3

(Zik) La Roux – In For The Kill

Je sais pas en France, mais ici ça cartonne et à juste titre. Un son vif, un beat accrocheur, un univers classe et vintage – et ça c’est dur – et ça roule. Je crois d’ailleurs que Teknikart a d’ores et déjà proclamé l’album de La Roux anglaise comme un des meilleurs de l’année.

+1

Jul
10
2009
2

(Netless) Duke Nukem Disease

Envoyez vos dons à la Bakacorp.

Vite.

Sinon voilà ce qui arrivera.

Jun
28
2009
2

(Miam) Mange ton Geek – Le porridge/salade de fruit

“Et on recouvre le tout de film alimentaire. Qu’est-ce que c’est que le film alimentaire, et bien c’est Taxi. Taxi est un film alimentaire pour Luc Besson”.

Je dis que le must ça reste quand même le combo glace/barbe-à-papa/gaufres/churros. Ca c’est de la nourriture de geek. Et M&M’s, bien évidemment.

Mar
19
2009
0

(Clip) Slagsmålsklubben – Sponsored by destiny

Chaperon Rouge inside.

Oui le nom de ce groupe est quelque peu isocèle, mais pas autant que le clip de leur chanson “Sponsored by destiny”. Le concept est assez simple : il s’agit de reprendre le conte du Petit Chaperon Rouge, sur fond de musique électronique (pas géniale, soit dit en passant, mais je suis un sale con intolérant). C’est plutôt joli, ça rappelle un peu la pub Areva sur Funky Town, et c’est frais.

Et puis bon, réviser ses classiques, ça a toujours du bon.


Slagsmålsklubben – Sponsored by destiny from Tomas Nilsson on Vimeo.

Mar
10
2009
9

[Ciné] Slumdog Millionaire, de Danny Boyle

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C’est comme le port salut, c’est marqué dessus. En effet comment pouvait-on ne pas en parler, nous les bakas férus de movies, de belles histoires et de zombies ? Slumdog Millionaire, LE film de l’année aux dires de certains, qui a raflé la bagatelle de 8 oscars et pas des moindres (une minute de silence pour Fincher et Benjamin Button merci)

Vous connaissez tous l’histoire de près ou de loin, un indien qui vient d’un bidonville et qui réussit à empocher le pactole à Qui Veut Gagner des Millions, où chacune des questions posées permet de nombreux flashbacks qui font la trame scénaristique.

Alors oui, et sans être méchant, le scénario ne casse pas des briques, dit comme ça il est même franchement bancal et ne donne pas forcément envie de débourser une dizaine d’euros pour voir un mec en gagner 20 millions en deux heures. Alors, à voir ou pas ?

Globalement l’immense majorité sera loin d’être déçue, la réalisation est soignée et malgré les flashbacks incessants le tout reste harmonique et agréable à suivre. On ne s’ennuie vraiment pas. Pas forcément à cause de l’émotion qui vous transporte patati patata mais plutôt grâce au dépaysement, qui est total. Le choix des décors et la direction de la photo sont de très très haut niveau, et bien évidemment on retrouve toutes les ambiguités de l’Inde contemporaine, entre tradition et modernité, essor et précarité. Forcément pour le public occidental ça touche forcément plus, c’est peut-être une des raisons pour lesquelles les critiques ont été particulièrement acerbes vis-à-vis du film alors que le public était définitivement dithyrambique.

La bande son à elle seule mérite vraiment le détour, encore mélangeant musique traditionnelle orientale et tubes planétaires. Ben oui, 2 enfants indiens sur le toit d’un train parcourant le pays avec Paper Planes de M.I.A. à fond les ballons ça fait l’effet d’un grand bol … de curry.

Pour la plupart les acteurs sont d’illustres inconnus, mais on peut dire qu’ils rentrent par la grande porte à Hollywood – Freida Pinto, héroïne du film, sera à l’affiche du prochain Woody Allen aux côtés d’Anthony Hopkins : tout de même. Les acteurs sont convaincants sans forcément envoyer du marbre par palettes, à part l’extraordinaire prestation du présentateur de Qui veut Gagner des Millions, qui N’EST PAS le Jean-Pierre Foucault local mais bien un dieu vivant du cinéma indien, dans le genre de Shahrukh Khan.

Les amateurs de Danny Boyle seront surpris toutefois. Même si tous ses films tournent de près ou de loin autour de l’argent, il nous avait habitué à une certaine forme d’humour noir, un côté grinçant bien à lui – son côté british, probablement – notamment avec le cultissime Trainspotting. Le grinçant ou alors le glauque : l’homme est à l’origine des projets 28 jours plus tard et 28 semaines plus tard, le premier monument new-age du film de zombie chaotique à souhait, et le second suite navrante pour rafler les biftons. OR donc, dans ce Slumdog Millionaire, Boyle se la joue eau de rose et romantique. Eh oui on ne coupe pas au happy end, celui qui nous est annoncé dès les premières minutes mais nous, public bête et parano, on croit que ce ne sera jamais possible. Qu’on est con.

Grosso modo le film ravira les fans de biopics, de roadmovies, de documentaires et de romantisme. Ca fait déjà un bon tas. Pour ma part ce qui m’a plu réside dans le simple fait que c’est sans doutes la première fois qu’un réalisateur occidental s’intéresse à Bollywood sans en faire… pardon, mais j’y peux rien, sans en faire une PURE MERDE. Je vomis encore coup de foudre à Bollywood par tous les pores de ma peau, étant pourtant amoureux transi d’Aschwarya Rai***. Je m’égare. Boyle s’en sort tout en nuance et sans grandes prétentions, conciliant plus ou moins 2 cinémas radicalement opposés. On ne demande pas le mariage, mais une cohérence et une harmonie, c’est le pari réussi de Boyle.

Il ne s’agit pas du film de votre vie, le messie que vous reverrez 40 fois en pleurant tout le temps à la fin, mais il vous laissera probablement un bon souvenir, et vous fera profiter d’un bon moment de détente. Vous en aurez pour votre bourse et pour votre coeur, c’est ce pourquoi le cinéma existe non ?

*** Eh bien… Là voilà. Dans Devdas évidemment.

Mar
08
2009
3

(BA) Michael Mann – Public Ennemies (Depp & Cotillard inside)

BA pour Bande Annonce hein, pas pour Bonne Action. Sans rire.

Je ne sais pas si je vous ai déjà parlé de mon amour pour la période de la prohibition aux USA, aussi vais-je l’évoquer de manière simple et courte : j’aime. Mais genre grave. Vous savez, c’est l’époque qui va précéder la crise de 29 et ses conséquences dramatiques sur l’économie américaine. On l’appelle la prohibition parce que durant 13 ans (entre 1920 et 1933), la production  le transport, l’importation ou l’exportation de boissons alcoolisées était formellement interdite.

C’est l’époque des gangsters, des vrais, ceux avec les ‘traillettes “camembert” (vous savez, avec le chargeur rond) que l’on cachait dans les étuis d’instruments de musique, des chapeaux et des impers, des trenchs sur-bien taillés et des foulards dans les poches de veste des costumes (trois pièces, les costumes). C’est aussi le temps d’Al Capone à Chicago et d’Eliott Ness et ses Incorruptibles, ce temps qu’on a tous découvert gamins dans “Tintin en Amérique” et qui rappelle un peu les Tontons Flingueurs. Bref, des mecs classieux, charismatiques et “qui en avaient”, comme on dit.

Mais ce que j’aime encore plus, ce sont les films de gansters. Alors forcément, quand on m’annonce un Michael Mann (Le Dernier des Mohicans, Heat, Collateral) avec Johnny “Bob la classe” Depp et Marion “sublimissime” Cotillard (et aussi Christian “pwned by Heath Ledger” Bale, mais j’aime moins), j’ai tendance à perdre un peu les pédales. Le film, Public Ennemies, se propose de retracer la vie de John Dillinger. Un vrai de vrai, un braqueur de banque à l’ancienne. Miam miam miam. Sortie le 24 juin selon Suchablog.

Mar
02
2009
4

(Meme) Boxxy (ou quelque chose comme ça)

C’est l’histoire d’un joli meme* conté par la plume agréable, que dis-je, virtuose pour ce qui est de ce genre de narration, de Titiou, sur Girls & Geek. Pour les comiques qui mettront une fois de plus en exergue mon attirance pour les blogs tenus par la gente féminine, sachez que j’vous emboîte. Tiens ça me fait penser à ces nouvelles pubs pour la conserve, mais ceci est une autre histoire, dont je vous parlerai peut-être plus avant demain.

Pour ce qui est d’aujourd’hui, je vous présente donc l’histoire de Boxxy. Boxxy est une adolescente d’un âge incertain, qui a eu l’idée comme toute une tripotée de ses semblables peu soucieux des conséquences d’un tel acte d’uploader une vidéo d’elle sur YouTube. Jusque là, rien que de normal me direz-vous. Le problème tient en réalité au fait que, légèrement surexcitée par la perspective de réaliser le film en question à l’intention de son “boyfriend”, Boxxy apparaît pour le moins hystérique : il n’en fallait pas plus aux gens de chez 4chan pour la remixer. Bien mal leur en a pris.

4chan, comme l’illustre fort bien Titiou au travers de cet autre truculent exemple, c’est un image-board, comprendre un forum dans lequel les conversations débutent sous formes de réponses à des images postées là par des utilisateurs, mais dans le genre very geeky tendance nerd. Du coup, c’est un foyer dangereusement floodé** de futurs must-see dumb things, si vous voyez ce que je veux dire. Si vous ne voyez pas, imaginez une ville peuplée de petits bonhommes à lunettes, vicieux, doués et dotés d’un humour souvent très approximatif filtrant le net à la recherche de LA vidéo qui tue, et de la LA prochaine image qui fera le tour du web.

Et bien Boxxy a été l’objet du troisième conflit mondial sur 4chan, à tel point que le créateur et admin’ du site a été contraint de le fermer pour nettoyage plusieurs heures durant. Pour les détails, voir le billet sur G&G, mais en gros la guerre opposa les défenseurs de Boxxy – ceux qui la trouvaient “cute” – et ceux qui ne voyaient dans cet engouement général pour la donzelle qu’une manifestation supplémentaire du manque de goût des newbies*** et de K12 avides de mignonettes qui envahissaient leur sanctuaire. Bref, voici la version remixée à l’origine de ce déchaînement de passions.

Le fait est en tous les cas que personnellement j’aime beaucoup Boxxy. Elle me fait rire. Et vous ? Vous l’auriez protégée de ce ramdam ?

*meme : phénomène internet qui se cristallise autour d’un support numérique quelconque, le plus souvent une vidéo mais aussi une image, un son ou une animation, et relayé de manière (très) abusive au vu de l’intérêt intrinsèque du contenu via des blogs, des mails et autres plates-formes NSFW.
**flood : sur un forum, fait d’envoyer une quantité jugée trop importante de messages dénués d’intérêt, ou considérés comme tels au vu du sujet principal du forum ou de la conversation en cours. “Inondation” en français, ndlt.
***newbies & K12 : newbies, ou plus simplement noobs, désigne les “nouveaux”, les derniers arrivants sur un service quelconque. Assez péjoratif, il implique souvent une incompréhension des règles, une certaine naïveté et une attitude jugée inadaptée par les utilisateurs aguerris. K12, abréviation de Kevin, 12 ans, est un acronyme générique figurant l’adolescent de base, ne sachant le plus souvent pas écrire correctement et ne faisant pas l’effort de comprendre les règles en place mais tenant absolument à laisser sa marque partout. Très péjoratif.

Feb
27
2009
1

(Pub) L’érotisme à la teutonne n’est même pas NSFW

Oui. Vous connaissez la passion avec laquelle je m’emploie, chaque jour que Dieu (ou qui que ce soit d’autre) fait (ou pas) (1), à découvrir de nouvelles choses. Bien sûr, je n’y passe pas autant de temps qu’à vous contredire, mais Einstein (2) me permet d’espérer une issue possible à ce terrible dilemme quotidien : dois-je d’abord découvrir pour mieux contredire, ou d’abord contredire, pour mieux découvrir ?

Car nous sommes, c’est un fait, des êtres pétris de contradiction. D’ailleurs, l’oubli est notre meilleure arme face à cette réalité qui se rappelle sans cesse à notre bon souvenir. Marcel l’a dit, et s’il est d’accord avec moi, c’est qu’il doit avoir raison (3). J’ai décidé tout comme Maïa de donner dans la nécrofanie, comprenez le suivisme post-mortem, ou encore le fait d’avoir des supporters parmi les gens ayant passé l’arme à gauche, de préférence parmi ceux pouvant servir de caution intellectuelle décente.

Et en parlant de mort ayant un certain poids dans notre tissu normatif actuel (oui je suis en forme, j’invente des syntagmes), il y en a un qui a particulièrement fait entendre sa voix ces cinquante dernières années : je veux parler de ce cher Sigmünd. Et de ses disciples aliénistes-psychanalystes. Vous n’êtes pas sans savoir que je tiens l’homme en haute estime : L’interprétation des rêves m’a été d’un secours précieux lorsque je n’en avais pas besoin. D’ailleurs, la psychanalyse est certainement une approche qui gagne à être connue avant de ressentir le besoin de s’y soumettre. Malencontreusement, M. Freud nous dirait que tout le monde en a besoin, puisque nous sommes peu ou prou tous des aliénés, qui ne nous différencions les uns des autres que de par le degré de gravité de nos maladies respectives. Oui, je sais, vous allez encore me dire que je suis cynique, n’empêche, rien de plus optimiste qu’un scientifique allemand, hein ?

Sur ces paroles légères et dénuées de sous-entendu, je ne vous fais pas languir plus longtemps : ce laïus se veut introduire une publicité pour une chaîne érotique allemande, qui vante son “child lock”, c’est-à-dire son système de protection pour que les enfants ne puissent pas accéder à ses programmes. Pour cela, l’agence Kempertrautmann a fait le choix de jouer sur une mise en scène de tests dits de Rorschach. Vous savez, les tâches d’encre qui sont censés faire appel aux associations semi-conscientes que nous sommes capables d’effectuer par l’entremise du stimuli d’une forme indéfinie.

Non, définitivement, nous ne voyons pas les mêmes choses dans ces formes. D’ailleurs, je n’y vois pour ma part que des papillons. C’est grave Doc ? Un peu dans le même genre (mais en moins capillotracté), vous avez aussi les spots du CSA concernant la signalétique à la télévision.

(1) Remarquez que pour une fois je fais l’effort de prendre des pincettes avec ces ***** de croyants et ces non moins *****d’athées. Je suis une **** moi-même, et très fier de l’être. Ca fait beaucoup d’étoiles en un seul billet, je le conçois, je me rattraperai en mettant des dollars la prochaine fois, histoire de conspuer la crise de liquidités, tout ça.

(2) Nous parlons bien sûr ici de la théorie de la relativité et de la contraction de l’espace-temps. Les noeuds de Lagrange, tout ça. Théoriquement donc, je peux faire les deux, en même temps, et sous le même rapport. Aristote s’en retourne probablement encore dans sa tombe.

(3) “L’oubli est un puissant instrument d’adaptation à la réalité parce qu’il détruit peu à peu en nous le passé survivant qui est en constante contradiction avec elle.” Marcel Proust, et il y a 98% de chances que ça soit dans A la Recherche du Temps Perdu, ne serait-ce que d’un point de vue statistique, le bonhomme n’ayant guère écrit autre chose. D’ailleurs, c’est tout ce que j’en ai retenu, lecteur peu scrupuleux et infidèle que je suis.

Feb
15
2009
0

(Pic) Lyon n’est qu’amour et le fait savoir

Je sais, je sais. Je vais encore me trouver taxé de chauvinisme ou d’affection vernaculaire. Mais que voulez-vous, j’aime cette ville une fois la nuit tombée. Lorsque l’on descend de la colline Saint Just en observant ses feux qui scintillent devant les silhouettes rassurantes des montagnes, au loin. Lorsque l’on se promène sur ses berges en Vélo’v. Lorsque l’on se régale de ses macarons.

Nous avions donc déjà établi, quoique pas encore sur le Baka Book mais ça ne saurait tarder, que Lyon était une ville de gourmands. Quoique je ne sois pas, loin de là, un exemple en matière de Lyonnais moyen, n’étant pas un “pur laine” (comprendre, un natif) et ne connaissant que des parties bien précises de la cité. Bref, en matière de gastronomie (et de pétro-chimie, mais là n’est pas la question), Lyon est une belle ville. Mais la connaissiez-vous joueuse, voir amoureuse ?

Et bien ce 14 février, alors que même Facebook se trouvait plus ou moins déserté – c’était tout relatif, certes, mais tout de même – et que les amoureux les plus romantiques se retrouvaient au Do Mac du coin, la Ville de Lyon monopolisait ses panneaux d’affichage publics pour diffuser des messages d’amour. De vrais petits morceaux de mignonnerie avec de la guimauve dedans. Voyez plutôt :

Message d'amour panneau Ville de Lyon

L’opération, pour séduisante qu’elle fût, ne me permit pas de réchauffer assez longtemps mon coeur de pierre – fendu par le gel et les -112°C de ce soir – pour rester plus de quelques minutes. Néanmoins, c’est le genre de petites attentions toutes bêtes, aussi naïves et délibérément marketing qu’elles soient, qui touchent de leurs doigts meringués mon cynisme révoltant. Comment ne pas être optimiste après ça, hein ?

Message d'amour panneau Ville de Lyon

Feb
12
2009
0

[BD] MAD

J’en étais à marcher dans les rues de Reykjavik, pour une fois que ce brouillard pisseux épargnait mon Dimanche j’allais pas me priver. Entre le sex-shop et le kebab, une librairie. Mais le genre miteux hein, avec des Almanach de 1936 en guise de poutrelles et le vendeur dont j’imaginais les testicules fripées comme des raisins secs.

J’entre.

Bien que les recueils de poésie d’Olaf Geysir Sigidarsson puissent être intéressants, ils sont avant tout en Islandais. Pareil pour le reste des ouvrages disponibles, d’ailleurs. Sauf le rayon bandes dessinées, miraculeusement anglophone. Anglophone et un peu tarlouze, à en juger le nombre de Comics dont la couverture rappelle plus Têtu spécial moustache que Bob le justicier. Et puis il y a MAD.

J’ouvre.

J’ouvre parce que la couverture me fait marrer. Et puis rendez vous compte, ils en ont parlé dans CanardPC. C’est pas rien! Et bien MAD c’est marrant, corrosif, un peu grande gueule mais attachant. MAD c’est l’actualité politique et surtout culturelle des États-Unis mise en scène à travers des strips, fausses pubs et photomontages foireux aussi hilarants que fleurant bon les moyens dérisoires. Mention spéciale à la fausse pub MasterCard « MasterFraude » qui t’apprend quoi acheter pour être adoubé par la Mafia (ce qui n’a pas de prix, par contre pour la dynamite sors ta CB).

J’achète.

Alors bien sûr, deux vieux numéros ne m’ont pas coûté grand chose mais l’abonnement depuis la France fait mal aux bourses, surtout à celles du vendeur du premier paragraphe. Un luxe que je me réserverai lorsque les blagues et la maflutesse de Ruquier m’auront anéanti. Un investissement occasionnel rafraichissant pour les zygomatiques et la mauvaise foi.

Je conclus.

Un Magazine hors de prix mais hors normes, édité par DC Comics.

Un article de Sir « Je boycotte mon cours chiant» Laquai

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