
06
2010
(Photo) L’hirondelle au printemps…
, originally uploaded by Carles Rodrigo.
cherche les vieilles tours.
L’hirondelle au printemps cherche les vieilles tours,
Débris où n’est plus l’homme, où la vie est toujours ;
La fauvette en avril cherche, ô ma bien-aimée,
La forêt sombre et fraîche et l’épaisse ramée,
La mousse, et, dans les nœuds des branches, les doux toits
Qu’en se superposant font les feuilles des bois.
Ainsi fait l’oiseau. Nous, nous cherchons, dans la ville,
Le coin désert, l’abri solitaire et tranquille,
Le seuil qui n’a pas d’yeux obliques et méchants,
La rue où les volets sont fermés ; dans les champs,
Nous cherchons le sentier du pâtre et du poète ;
Dans les bois, la clairière inconnue et muette
Où le silence éteint les bruits lointains et sourds.
L’oiseau cache son nid, nous cachons nos amours.
Victor Hugo
PS : Vous l’aurez deviné, je suis d’humeur folâtre. Au sens littéral.
FOLÂTRE, adj.
[Qualifiant un subst. désignant (le comportement, un trait physique ou psychol. d') une pers.] Qui est d’une gaieté légère et un peu folle. Enfant folâtre. (Quasi-)synon. badin, enjoué, insouciant; anton. sérieux, posé, réfléchi. Elle vient se mêler à la troupe folâtre Des sylphes vagabonds, aux épaules d’albâtre (BAOUR-LORMIAN, Veillées, 1827, p. 304). On croit communément que je suis léger, espiègle, folâtre (M. DE GUÉRIN, Corresp., 1828, p. 20) :
11
2010
18
2009
(Photo) Lady Gaga by David LaChapelle
Figure ô combien controversée de nos contemporanéités joyeuses, Mlle Gaga a quelque mal à faire consensus. Fort heureusement, et c’est cela qui lui donne quelques crédits à nos yeux scrutateurs et mesquins, elle n’en a cure : elle assume parfaitement son rôle de popstar weirdo-dégénérative furieusement branchée, qui fait danser les foules d’un bout à l’autre de la planète sur des titres arrangés avec les pieds par quelque mexicain sous-payé et deux ou trois enfants asiatiques. Tout cela, bien sûr, en entretenant une esthétique à mi-chemin entre la hypitude la plus branchesque et l’originalité ringarde que d’aucuns surnomment déjà la rétroriginalité, et estiment être la mode d’hier au service de celle de demain®.
Bref, un package bien ficelé entre ce qui aurait pu être un OVNI des plus intéressants nonobstant cette douteuse couche de factice délicatement marketée par des majors attentionnés. Reste donc à juger de l’évolution de la demoiselle pour estimer si son côté weirdo s’inscrira dans la continuité en faisant fi d’éventuelles réactions négatives des échantillons plus ou moins représentatifs de la population de moutons que nous sommes.
Après ce liminaire essentiel, sachez donc que Stephanie Germanotta vient de se faire shooter par David LaChapelle pour la couv’ et le dossier spécial du dernier Rock & Folk.
C’est évidemment de bon goût (big up @Selenite
) mais ça n’en reste pas moins intéressant, puisqu’à l’image de l’artiste : surjoué, osé, rôlesque, outrageant mais avec ce je-ne-sais-quoi de mignon qui donne envie de s’accrocher. Juste pour voir.
13
2009
(Pic) Undead, undead

Parce que Bela était l’Homme idéal. Son accent hongrois et son jeu d’acteur si impeccable.
Bauhaus, mes amis :
“White on white translucent black capes
Back on the rack
Bela Lugosi’s dead
The bats have left the bell tower
The victims have been bled
Red velvet lines the black box
Bela Lugosi’s dead
Undead undead undead
The virginal brides file past his tomb
Strewn with time’s dead flowers
Bereft in deathly bloom
Alone in a darkened room
The count
Bela Lugosi’s dead
Undead undead undead”
J’ai trouvé une compilation géniale de covers de “Bela Lugosi’s dead”, notamment des Pogues avec Strummer.
Le génie informatique : ok. Je suis une geek.
08
2009
(Photo) Davide Faggiano – Can you see me
Malencontreusement, j’ignore le nom de cette superbe série de Davide Faggiano.Une fois n’est pas coutume, j’ai donc improvisé. C’est plus rare qu’on ne le croit, je vous assure.
L’idée de base de Davide semble être d’entarter, d’emplâtrer, d’engluer, de barbouiller et de grimer ses modèles à l’aide de toutes sortes de matières, pâtes épaisses ou plus légères, peinture, gouache et autres sauces. Cet italien qui a le bon goût d’habiter Lecce semble trouver ainsi l’un des multiples moyens d’expression qu’il a choisi de mettre au service de son imagination – c’est le cas de le dire – débordante.
Cachés derrière ces masques organiques instables par nature, les visages trouvent une nouvelle mobilité, et, surtout, de nouvelles expressions. L’impavidité apparente de l’auteur dans l’autoportrait ci-dessus ne laisse ainsi pas de se mouvoir au gré des mutations de la matière. Le temps et la gravité semblent ainsi se jouer de nos perceptions, comme pour mieux nous faire comprendre qu’en photo comme ailleurs, rien n’est jamais tout à fait acquis.
En effet, comment ne pas voir que ces clichés s’inscrivent dans l’histoire ? Pas celle avec un grand H, bien sûr, mais la petite : on essaie d’imaginer la fabrication, le montage, mais aussi la suite, et le retour à la “normale”. On se demande quand le cliché a été pris, plutôt au début ou à la fin du processus de transformation, si c’était désagréable ou intéressant, étrange ou anodin.
Ce n’est d’ailleurs pas sans ressembler à la démarche de Marilyn Minter, qui elle aussi s’amuse avec les interactions fluides/homme. Un travail des plus intéressants en tout les cas, dont on suivra avec intérêt les éventuelles suites.
02
2009
(Cinema) Empire a 20 ans : la crise du (re)make up
Et pour fêter cette occasion, un joli panel de stars se sont prêtées au jeu d’un own remake, en se remettant l’espace d’une série dans la peau de leurs personnages les plus célèbres.
Si la mise en scène simple et sobre attire forcément l’oeil, celle de Hannibal reste, à mon sens, la plus agréable. Le seul regard d’Hopkins aurait probablement été suffisant, mais avec l’ajout de cette vitre, c’est toute l’atmosphère du film qui revient. La simple épée de Viggo est également bien vu, tout comme la présence du duo Eastwood-Freeman.
La série en son entier juste là (via @AlexHervaud).
Note : celle de Harry Potter est juste là pour les talons d’Emma Watson, big up ChaCha.
22
2009
(Photo) Stefano Bonazzi – Last Day on Earth
10
2009
(Photo) Miles Aldrige – Calendrier Lavazza 2010
Ce qu’il y a de bien avec Mlle Castille c’est qu’elle a une sorte de don pour dénicher des photographes un poil décalés, défenseurs d’une esthétique très particulière. La série de Miles Aldrige pour le Calendrier Lavazza 2010 n’échappe pas à la règle, en ce qu’elle met en scène des visages édulcorés, vibrants, dans une ambiance très étrange et finalement assez éloignée du côté austère et classique du café.
Un jour il faudra qu’on m’explique l’intérêt de vendre du rêve au travers du café, comme dans cette pub dont on se souvient tous, dans un aéroport, avec un couple drogué à la caféine qui part dans un méchant bad trip commun.
Ah, on me dit à l’oreillette que c’est l’idée, vendre de la sensualidad au travers d’un breuvage. Au temps pour moi.
08
2009
(Rouages) Dans la famille BaKa, je demande le Little
Le bonsoir, chers et estimés lecteurs. Vous l'aurez aisément constaté, le manque de temps chronique de vos rédacteurs n'est pas sans impacter le rythme de publication du BaKa Book. Or, vous savez le souci qui est le nôtre de vous proposer un contenu de qualité, régulièrement mis à jour et tout à fait décalé. De fait, comment concilier ces deux aspects ô combien contradictoires ?
31
2009
(BOO) Mangez-moi, mangez-moi, mangez-moi
Pauvre petite chose, c’est triste, et ça veut être mangé.
J’aime Halloween. C’est une fête pleine de bonbons.
09
2009
(Love) Yang Ya-Ching : Bons baisers de Paris
Il m’arrive quand même parfois de penser que je suis génial et modeste et tendre et viril qu’il y a vraiment des gens qui pensent trop. Et c’est moi qui vous le dis. Soit quelqu’un qui pense (beaucoup) trop par essence. Je ne serais pas en train de vous écrire entre deux pages du dernier Beigbeder* dans le cas contraire.
Cette jeune coréenne charmante répondant au pseudonyme d’Ange-canard suivi du numéro de série de l’archange correspondant, se prénomme en réalité Yang Ya-Ching (du moins à en croire l’excellent Matérialiste) et prône ainsi une théorie assez particulière du tourisme.
Pour elle, rien de mieux pour connaitre une ville que d’en embrasser un échantillon représentatif d’individus de sexe opposé. Et nous parlons certes de baisers de cinéma, d’une chasteté apparente qui laisserait de marbre la plus prude des enfants de chœur, mais tout de même : par ces temps éminemment grippaux, faut pas avoir peur hein.
Néanmoins, l’idée est quand même supersympa, et ça donne de jolies photos toutes simples, et pleines de charme. Forcément, me direz-vous avec ce chauvinisme modeste que le monde nous envie, c’est Paris, et ce sont des Français dont on parle. Lecteurs parisiens, chers amis, si vous la croisez, dites-lui d’aller embrasser le Pont Neuf, il paraît qu’il a des yeux en ce moment.
*Oui je suis un putain de bobo qui a envie de voir Venise inondée depuis le dernier Des Racines et des Ailes, et j’assume. Mal. But still.
28
2009
(Art) Delphine Balley – Ode to my family
L’Album de famille de Delphine Balley est superbe !

L’artiste met en scène les membres de sa famille (pas toujours) dans des tableaux oscillant entre portraits et scènes de crimes. L’humour est morbide. Les costumes évoquent l’époque victorienne. Savant mélange séducteur qui dévoile une violence et un décalage certain.

L’amie expose à la Galerie le Réverbère, Lyon I, du 12 septembre au 21 novembre (le thème se mêlera parfaitement avec celui de la Toussaint).













