Dec
08
2009
2

(Photo) Davide Faggiano – Can you see me

Screen shot 2009-12-07 at 11.43.02 PM

Source : http://acidolatte.blogspot.com/2009/12/davide-faggiano.html

Malencontreusement, j’ignore le nom de cette superbe série de Davide Faggiano.Une fois n’est pas coutume, j’ai donc improvisé. C’est plus rare qu’on ne le croit, je vous assure.

L’idée de base de Davide semble être d’entarter, d’emplâtrer, d’engluer, de barbouiller et de grimer ses modèles à l’aide de toutes sortes de matières, pâtes épaisses ou plus légères, peinture, gouache et autres sauces. Cet italien qui a le bon goût d’habiter Lecce semble trouver ainsi l’un des multiples moyens d’expression qu’il a choisi de mettre au service de son imagination – c’est le cas de le dire – débordante.

Cachés derrière ces masques organiques instables par nature, les visages trouvent une nouvelle mobilité, et, surtout, de nouvelles expressions. L’impavidité apparente de l’auteur dans l’autoportrait ci-dessus ne laisse ainsi pas de se mouvoir au gré des mutations de la matière. Le temps et la gravité semblent ainsi se jouer de nos perceptions, comme pour mieux nous faire comprendre qu’en photo comme ailleurs, rien n’est jamais tout à fait acquis.

En effet, comment ne pas voir que ces clichés s’inscrivent dans l’histoire ? Pas celle avec un grand H, bien sûr, mais la petite : on essaie d’imaginer la fabrication, le montage, mais aussi la suite, et le retour à la “normale”. On se demande quand le cliché a été pris, plutôt au début ou à la fin du processus de transformation, si c’était désagréable ou intéressant, étrange ou anodin.

Ce n’est d’ailleurs pas sans ressembler à la démarche de Marilyn Minter, qui elle aussi s’amuse avec les interactions fluides/homme. Un travail des plus intéressants en tout les cas, dont on suivra avec intérêt les éventuelles suites.

Sep
24
2009
4

(Video) Marilyn Minter – Green Pink Caviar

Screen shot 2009-09-24 at 1.31.03 PMLe trip de Marilyn Minter, ce sont les bouches. C’est son credo, son leitmotiv, son truc, son idée, son concept, son obsession. Bref, elle aime les bouches. Et donc, corrélativement, tout ce qui touche à la nourriture.

Ca ne pouvait que me plaire, vous me connaissez, on ne m’appelle pas MieL pour rien.

Là, l’idée c’était de filmer des femmes en train de manger des sucreries, et notamment dans l’extrait des crèmes glacées, derrière une plaque de verre. Et d’appeler le projet Green Pink Caviar. Ca paraît un peu étrange dit comme ça, et c’est normal : c’est étrange. La musique, qui conviendrait aussi à un n’importe quel documentaire animalier du lama à queue globuleuse jusqu’au poisson-clown des profondeurs, confère une ambiance très particulière à ce travail. En plein écran, on a l’impression de “rentrer” dans un univers où bouches et langues sont autant de créatures douées de vie, se déplaçant dans des flux ininterrompus de crème glacée et de coulis.

Vous trouvez ça appétissant ? Bienvenue au club.

Marilyn Minter’s – Green Pink Caviar from KOVAROVA on Vimeo.

Je ne résiste pas à l’envie de vous faire aussi partager quelques uns de ses clichés. Oui, la dame est photographe à l’origine. Devinez ce qu’elle shoote en priorité et avec une délectation évidente ?

Jun
28
2009
2

(Miam) Mange ton Geek – Le porridge/salade de fruit

“Et on recouvre le tout de film alimentaire. Qu’est-ce que c’est que le film alimentaire, et bien c’est Taxi. Taxi est un film alimentaire pour Luc Besson”.

Je dis que le must ça reste quand même le combo glace/barbe-à-papa/gaufres/churros. Ca c’est de la nourriture de geek. Et M&M’s, bien évidemment.

Jun
15
2009
1

(Brèves) T’as de beaux yeux tu sais – Lève-toi et mange, loris

T’as de beaux yeux tu sais, dommage que ta nourriture les cache.

Picture 645C’est avec ce trait d’esprit empreint d’une poésie toute onclesque que l’on m’accueille généralement aux repas de famille. Bien sûr, c’est lorsqu’on ose élever la voix. La plupart du temps, toute velléité d’élocution est vite freinée par l’ampleur de mon appétit dont les bardes ne laissent pas de louer la grandeur.

Las, les jeunes de nos jours ne savent définitivement plus apprécier les vertus curatives, bienfaisantes, et fondamentales d’une bonne bouffe. Je vous le dis, amies lectrices, amis lecteurs, les bonnes choses se perdent, et c’était mieux avant, et c’est la crise, ma pauv’ Lucette. Dans un monde où l’on ne respecte même plus les gadgets de notre enfance, il conviendrait pourtant d’en revenir aux préceptes fondateurs de notre société, à savoir la mangeaille.

Je vous inviterai bien à lire ma thèse vous décrivant avec précision la nourriture comme mère de toute avancée sociale, comme ciment d’une société hiérarchisée, et comme procédé taxonomique antique, mais elle n’est pas encore couchée sur le papier. Vous devrez donc me croire sur parole.

Sur ce, je vous suggère de payer à votre papa pour ce dimanche (oui c’est la fête des pères) un corset pare-balle (plus original tu meurs) et je ne vous fais pas languir plus longtemps : cette vidéo de votre serviteur en train de se restaurer méritait, vous me le concéderez, un speach à la hauteur de sa valeur intrinsèque.

Ah oui sinon le but de ce billet c’était juste de dire que je dois avoir les mêmes yeux quand je mange. Et quand je regarde se sustenter Mlle Panda.

Mar
06
2009
2

(Question) Pourquoi mange-t-on trois repas par jour ?

Je vous assure que c’est une vraie question. Je me la pose même depuis deux jours. Pourquoi, chères lectrices, estimés lecteurs*, la tradition des “trois repas” que sont le petit déjeuner, le déjeuner et le dîner, est-elle apparue ? Est-ce simplement une sorte d’us ou de coutume dont nous avons hérité ? Mais dans ce cas, d’où vient-elle ? Et, quand bien même, cette forme d’organisation de l’ingestion est-elle toujours pertinente ? A votre avis ?

picture-564

Alors pour ma part**, j’estime que cela doit venir du bas Moyen-Âge, du temps où les gens devaient aller travailler aux champs. Logiquement, puisqu’ils partaient dès potron-minet, il leur fallait avaler un en-cas avant de partir. Ils se mettaient à l’ouvrage, puis devaient s’arrêter lorsque le soleil commençait à devenir trop lourd. Là, ils devaient certainement se prendre une collation aux alentours de midi, et repartir à l’ouvrage vers 15h, avant de revenir dare-dare au village pour éviter de se faire surprendre par la nuit. Et là forcément, souper.

Ca se tient, mais ça ne me satisfait pas : même si c’est plausible, pourquoi la chose n’a-t-elle pas évoluée ? Pourquoi ces moeurs ne se sont-ils pas adaptés aux rythmes de travail moderne ?

Je fouine donc un peu, et je trouve quelque chose sur Wikipédia : le déjeuner, le repas qui rompt le jeûne de la nuit, est pris le matin, ou le midi, selon les régions… Mais on retrouve cette structure tripartite matin/midi/soir. Encore une fois, pourquoi ? Héritage, problème de pragmatisme ?

Car si effectivement dans l’ensemble les repas se sont trouvés raccourcis avec le manque de temps chronique des travailleurs contemporains, il est pourtant rare de voir en Europe des gens manger en dehors des heures de repas traditionnelles. Ca l’est moins aux USA, et chaque pays a ses variantes en matières d’horaires gustatives : l’Espagne mange tard le soir, le Royaume-Uni au contraire assez tôt, vers 19h, l’Italien saute souvent ses petits-déjeuners, ce qui paraîtrait étrange à un Français, etc… Du coup je me le demande : est-il toujours pertinent de manger aux heures qui sont actuellement les nôtres ?

Lâchez-vous, je veux vos avis, chers gourmands, estimées gourmandes !

*Et vice et versa, pas de jaloux

**Il est pour toi celui-là MaC LeW

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Mar
02
2009
5

(TM) Helmut Fritz – Ca m’énerve VS Discobitch – Bourgeoisie

Owi, les paroles faciles, les critiques rapides, la profondeur de la syntaxe, le concept, tout est juste parfait. Helmut Fritz, c’est un mélange de fond électro faiblichon mixé avec une bonne dose de Discobitch, dans une ambiance follement anti-fashion luxuriant. Notez que je ne cautionne pas les paroles, il insulte des macarons dedans, et ça, c’est passible d’émasculation sans procès dans le monde merveilleux du MieL.

On n’insulte pas la nourriture, point. Surtout si elle est sucrée.

Par contre l’accent outre-Rhin, les références très “Hell” mais en moins classe, la vision approximative de la mode-luxe portée aux nues par les sacro-saints et galvaudés “blogs de fille” sur la Toile francophone, je suis fan.

Allez, je vous mets du Champagne aussi, je sais que vous aimez. Et puis je retarde, je n’ai découvert le clip que la semaine dernière, ou peut-être celle d’avant, à grands cris de “c’est quoi cette perruque qu’on dirait un dégueulis de Casimir ?!”. Oui, je suis aussi poète, il faut le savoir. Mais un BaKa se cultive au son calme des tam-tams* comme au son moins calme de parties de Kamoulox. On ne se refait pas.

/Merci C. pour la vidéo, première chose que j’ai regardée en rentrant. Ca fait tout drôle de se prendre ça dans la trogne avant même d’être alla casa.

* Le premier ou la première à me trouver la référence gagne un chocolat à la fleur d’oranger. Si si, vraiment.

Feb
11
2009
5

[LIVRE] La route – Cormac Mc Carthy (Pulitzer 2007 mec!)

Un café froid, trois cookies et les Hellbats. Question ambiance on n’a pas fait mieux pour une première chronique littéraire. D’aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours fait rimé « Prix Pulitzer » avec « Alka Seltzer ». Bha!

J’avais tort.

La Route est l’un des romans les plus tripants de ces dernières années. Pas que le malheur des gens me donne une quelconque satisfaction mais imaginez un peu: la quête désespérée d’un père pour sauver à la fois son fils et son humanité à travers des États Unis n’ayant d’unis plus que le nom. Oh et puis rien à foutre de l’humanité! Plus de société, plus de nourriture, plus d’humains. Les rares survivants d’une apocalypse quelconque errent dans le brouillard. Et s’entre dévorent. La seule chose entre ces bêtes et le protagoniste principal, c’est deux balles. Une pour son fils, une pour lui. Cette famille fuit l’hiver, la mort et la maladie. Pas que ce soit plus sûr, mais au moins il y fait chaud bien que les cendres aidant, même Miami n’est qu’une ombre blafarde. Limite j’en chialerais, c’est pas que je sois émotif (Sex and the City: Le film ne m’a par exemple pas arraché une larme), ce qui fait véritablement la force de ce roman c’est le style et la façon avec laquelle Mc Carthy titille notre métaphysique.

Car le style dépouillé du roman alimente aussi bien le rythme et l’ambiance en accentuant le désespoir et l’urgence de la situation, mais transforme surtout et véritablement chaque phrase, chaque mot en une question qui vient heurter nos fondamentaux: durée, existence, foi, présence, liberté, monde sont autant de thèmes soulevés. Et ça ça fait pleurer de bonheur. Les situations invitent à la réflexion personnelle et les thèmes sont diffusés tellement subtilement que je me suis surpris de nombreuses fois à m’être arrêté de lire pour songer à ces choses bateaux mais intimes que sont notre conception de.. Bha de tout. Sans faire branlette. Sans rien imposer. Dans un contexte innovant qui plus est.

Bien que le terme roman initiatique m’évoque plus un flingue pointé sur ta tempe, l’auteur t’imposant sa vision du bonheur je me risquerais à qualifier cette œuvre ainsi bien que la teneur en joie y soit faible.

Et pourtant après deux trois larmes on se sent heureux et on se retape les 244 pages le sourire aux lèvres.

Un Roman De Cormac Mc Carthy, éditions de l’Olivier. 19,95 brouzoufs sur Amazon.

Un texte reloud à écrire de Sir « émo » Laquai

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Jan
29
2009
12

(Anniversaire) Le Baka Book a eu un an (il y a trois semaines)

Mais bon, forcément, j’avais zappé. Je ne pensais pas qu’il était déjà si vieux tiens. Comme quoi, le temps passe vite. A l’époque déjà, ce 6 janvier 2008, je disais des conneries, je parlais de nourriture et je vous expliquais le sens du mot Baka. Le temps a passé, et j’ai été rejoint par mes valeureux coupaings : la Loutre et ses jolies Baudelaireries, le Laquais et ses indispensables outils kikoolol furent les premiers.

Le "Stale Fish", le logo de la YBT

Le "Stale Fish", le logo de la YBT

Puis Tobi, et ses chroniques cinématographiques enjouées et polies (ou pas), ainsi que Vince, ou Grand-Chef pour les intimes, qui frappa très fort dès le premier billet, se joignirent à la Rédac. Il y a aussi et bien sûr ce cher Ben, qu’on ne présente plus, et qui partage ce qu’il n’ose pas poster chez lui dans nos colonnes (et il a bien raison de le faire).

Et bien évidemment, notre Pepito national, grand exhumateur de vidéos stupides devant l’Eternel, tout comme Sandar et ses lubies musicales, participent à l’entrain général d’une Rédac’ plus éclectique – le mot est faible – que jamais.

Dans une catégorie à part, forcément, il y a le Baba, Bakared, qui, s’il n’a commis que quelques billets bien sentis sous son pseudo à lui, est à l’origine de bon nombre des miens (pas d’allusions scabreuses, je parle bien sûr des liens qu’il m’envoie, pas d’autre chose, bande de pervers).

Loulou quant à lui ne sert à rien, mais ce n’est pas nouveau. Allez, disons qu’il s’occupe du support technique (un peu) et du côté serveur (beaucoup). ;-)

Merci

Voilà donc que dire, si ce n’est qu’évidemment nous ne serions rien sans vous et toute cette sorte de choses. Je vous épargne les mièvreries, chères lectrices, chers lecteurs, mais le coeur y est. Puissent mille vers luisants géants vous guider dans l’obscurantisme ambiant en chantant la javanaise pour vos oreilles délicates. Non, sérieusement, j’ai juste envie de dire merci quoi. A ceux qui nous envoient des liens, à ceux qui commentent, à ceux qui se cachent derrières leurs écrans, aux anonymes, à la France d’en bas, d’en haut, et d’au milieu. Et aux autres aussi, d’ailleurs.

Voilà pour vous donner un ordre d’idée ce billet est le 701 ème (très exactement), pour 704 commentaires en tout. Ce qui nous fait une moyenne de 58 billets par mois, soit un peu moins de deux billets par jours. Il y a eu des mois bien plus actifs que d’autres, notamment en fonction du rythme de nos activités “en vrai” (oui oui, nous avons aussi une vraie vie avec des gens dedans). Mais ça a surtout été beaucoup de plaisir, pour moi en tous les cas, et, je l’espère, pour vous tous.

Allez, j’arrête là, je sens que je vais faire dans le larmoyant. Et vos egos surdimensionnés n’ont pas besoin de se voir conforter dans leurs certitudes d’êtres des entités à part entière. Tss. ;)

Sep
05
2008
0

[Art] Ours Blancs, Métro et Réchauffement Climatique

Bon, soyons clair, l’écologie et moi ça fait deux. Pourtant un M’sieur était bien venu, à l’époque, lorsque jeunes et innocents nous fréquentions l’école primaire, nous expliquer qu’il fallait trier sinon les pingouins perdaient des plumes. Et vous savez que ça donne un gosse qui aime les pingouins quand on luit dit ça?

Il devient une sorte de dévôt, fervent défenseur de la nature qui refuse de se laver parce qu’on lui a dit que ça prenait trop d’eau et que les enfants en Afrique n’en avait pas. Et qui ne comprend pas pourquoi sa Mutti lui intime de finir son assiette pour les enfants pauvres qui n’ont pas de nourriture alors que justement, ce qu’il ne mange pas lui, on pourrait leur envoyer à eux non?

Il est évident que toute ressemblance avec une enfance réellement vécue serait fortuite. Personnellement, j’ai toujours été un sale gosse, voyez ce que ça donne.

Mais il me semble bien que ce genre de happening, en plein coeur de New-York, bricolé avec trois bouts de ficelles et deux sacs plastiques, n’est pas sans me parler. Des ours blancs qui vivent et meurent au rythme du passage des métros climatisés, semblant prendre leur souffle lorsque la rame tant espérée arrive pour mieux mourir ensuite. C’est très bien pensé, bien réalisé, et diablement joli.

Bon évidemment, quand nos chers et estimés amis de TCL font la grève, le jour même du passage du jury du concours de Capitale de la Culture Européenne 2013 pour lequel Lyon était bien placé, ça fout les boules, mais dans l’ensemble, prenez quand même le métro. On y fait des rencontres il paraît, quand on n’écoute pas du Bowie à toc dans un casque fermé. Mouhahaha.

BaKament Vôtre,

MieL

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Aug
03
2008
0

[Shopping] Le coupe-pizza kilébien (Must-Have)

Chez nous, dans la merveilleuse contrée des BaKas, dans ce petit coin du Pays des Merveilles que nous nous réservons jalousement, les gens sont parfois étranges: ils sont constamment fatigués, même lorsqu’ils ne font rien, mais répugnent à dormir; ils aiment à errer dans les rues mal famées, autour de tripots non moins ragoûtants, mais n’apprécient rien tant que leur chez soi douillet; ils ne blogguent pas pendant une semaine puis le font de manière sporadique et passablement despotique à 4′ du mat’ un dimanche.

Mais parmi ces doux dingues, il y a des points communs qui ne trompent pas: outre la beauté et l’intelligence (flattons-nous ensemble, chers amis, oui, vous aussi, lecteurs aimés, puisque BaKas vous êtes en lisant mes âneries), il y a cet amour immodéré de la gastronomie subtile et raffinée. M&M’s, Do Mac, Lindt 98% Cacao, Côte d’Or Noir aux amandes, Meunier, Nestlé Dessert, Brownies, Profiteroles au Chocolat (si vous voulez gâter votre serviteur, n’hésitez pas, mon adresse perso est dispo pour tous les cuisiniers); sans compter bien sûr les chèvres chauds à la compote, au miel et à l’huile de truffe, la crème de noisettes et le Nutella aux grissinis, un bon pain, des gnocchis qui disparaissent sous des monceaux de parmiginianno (je crois?)…
Bref vous l’aurez compris, la nourriture nous intéresse.

  Stylisée et utilisée par des artistes, bassement mise à profit de ma réflexion hypoglycémique ou simplement support de notre virulente critique anarcho-royaliste (sic) de l’omniprésence étatique, nous aimons cette nourriture.

Et par dessus tout les pizzas. Quoi de meilleur qu’une pizza italienne sur les bords de l’Arno? 
Oui mais les pizzas, même avec la meilleure roulette du monde, c’est rien moins que captieux à découper.  Et qui n’a pas eu recours au bon vieux coup du chleuasme en tentant de se défaire de la tâche: “Hey je ne sais pas découper droit, toi qui a les mains sûres tu pourrais t’en charger?” ?

Mais Skymall est là. Ne vous laissez pas décevoir par ce nom qui ferait pleurer le plus mauvais des marketeurs verreux. Pour 20 petits billets verts (dont nous reparlerons du cours scandaleusement avantageux pour nous autres nantis d’européens) vous pourrez acquérir la merveille dont vous lorgnez avec envie les lignes sur la photo ci-contre depuis tout à l’heure. Oui c’est bien un ciseau-découpe-pelle-règle à pizza. Ou l’inverse. Non vous ne rêvez pas mais oui vous aimeriez peut-être.

Sur ce, Bob l’oreiller vient de me percer le tympan gauche en me vociférant une fois encore son envie d’en découdre avec Morphée. Tss. P’tite bite (ceci dit en toute amitié, j’adore mon oreiller).

BaKament Vôtre,

MieL

PS: Les plus observateurs auront remarqué la présence opportune de quelques backlinks habilement dissimulés au milieu du texte. Oui, c’est une sorte d’auto-pub’ outrancièrement aisée à placer. Mais quand on aime. ;-)  
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Jun
27
2008
0

[WSJ] L’envie d’écrire ne vient pas en mangeant (quoique)

C’est Renan Luce je crois qui s’est amusé à personnifier la page blanche sur laquelle on s’apprête à apposer l’encre, vivant témoin du syndrome du même nom et soudainement animée de sentiments. La crainte de se voir déchirée, blessée par le passage de la plume ou du stylo, effrayée par la sensation de perdre sa virginité pour quelque chose qui ne sera pas à la hauteur de ses attentes.

J’aime beaucoup les paroles de ladite chanson, non pas uniquement de par l’originalité de l’approche mais aussi du fait de leur justesse. Tout un chacun peut se faire l’espace d’un instant écrivain, poète, ou même parolier. Tous ou presque nous avons par le passé, ou encore maintenant, ou peut-être dans les temps à venir, couché certaines pensées sur le papier, comme pour éviter qu’elles ne s’effacent, fébriles et agitées. Des observations anodines, des idées grandioses, des plans, des dessins, simples esquisses ou tableaux de maître, croquis, poésies humblement empruntées à quelques vers des plus grands, l’envie d’écrire est quelque chose qui nous lie.

D’autres ont, avant moi et de bien plus belle manière, évoqué cet élan présent en chacun de nous. Pour en décrire les motivations intrinsèques, les conséquences, voir même pour en expliquer la disparition, l’entretien ou le soudain retour.

Pourquoi avons-nous envie d’écrire, et pourquoi cette envie nous quitte-t-elle lorsqu’elle le fait?

Pas de réponse absolue à une telle question, dont la seule première partie pourrait convenir à un sujet d’agreg. Cela dépend, j’imagine, de ce que nous sommes.

Et dans votre grande sagacité coutumière, vous aurez deviné que chez moi, l’un des moteurs essentielles de l’envie d’écrire, c’est la nourriture. Le rapport n’est certes pas des plus évidents, mais cultivant mon anti-conformisme avec le conformisme qui est le mien, je ne pouvais décemment pas vous sortir un truc du genre “j’fais un peu de relaxation” ou encore “le feng-shui, y’a qu’ça de vrai”.

Non non, résolument, chez moi c’est la nourriture. J’ai un rapport fusionnel avec mon alimentation. Non pas que je sois sale et que j’en mette la moitié à côté ou que je choisisse la version berbère du manger avec les doigts, plutôt que je sois à même d’apprécier à la fois la quantité et la qualité. J’adore la cuisine de Mutti (Mutti, spécial kassdedi pour toi), j’adore manger à l’Epicerie, mon fief-bar-à-tartines, j’adore manger chez Baba à l’arrache (après avoir mangé une seule de ses roses des sables on peut mourir tranquille), j’adore nos pâtes de trois du mat’ que nous faisons amoureusement cuire avec Loulou lorsqu’il organise une soirée chez lui… J’adore les barbecues chez moi, j’adore les choux à la crème mamiesques, j’adore manger. 

Pléthore de choses dont le dressage de la liste exhaustive serait aussi fastidieux qu’inutile, mais qui ont tendance à m’ouvrir l’esprit au moins autant que l’appétit. Ne dit-on pas que quand l’appétit va, tout va?

Il y a un peu de ça je crois.

Mais je ne vais pas trop tarder, je dois justement aller manger. 

BaKaMent Vôtre,

MieL
Ourson affamé. 
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Apr
02
2008
0

[Art] Où la nourriture s’éveille

Les compositions sont d’une élégante simplicité, l’idée à la fois épurée et originale, l’ensemble très poétique. J’adore… Ca me fait penser aux batailles de nourriture, tu aurais encore le lien Baba?
Nous avons donc un dauphin-banane, une mandarine qui va à l’échafaud, une tomate qui fait rentrer ses blancs moutons-choux-fleurs et un citron dépressif. :) Et pour ceux qui aiment:
Le reste peut se dévorer sur ce site, qui malheureusement m’est imbitable.
BaKament Vôtre,
MieL
Yatta BaKa TeaM
/Entrez dans la Sphère!
/Enter the BaKaSphere!
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