Plus petit, Edvard a failli mourir de la tuberculose. Papa Munch, à la mort de Maman Munch glorifie l’existence de son foyer sous le joug de la religion et du puritanisme. Petit Edvard dessine très tôt. Il illustre l’agonie qu’il a pu connaitre lui-même sur le lit de sa mort absente. Blablabla, en somme le petit Edvard parait bien déranger par un univers sombre, glauquissime et poétique.

La Madone et Vampire II, deux lithographies démontrent bien la persistance presque entêtante de la spiritualité paternelle et de l’au-delà maternelle. C’est la mort qui ronge son père, signifiée par cette femme vampire s’adonnant à la pratique de la morsure dans le cou d’un incapable. C’est l’envolée maternelle qui est signifiée dans les rayons presque auréolés qui entoure la Madone; (après c’est mon point de vue lors de ma première observation, je ne m’attarde jamais sur la BaKa depuis le coup du Requiem). Son œuvre illustre à merveille son enfance et fait de Munch l’un des piliers des « romantiques ».
Hum, Le Cri m’a toujours laissé de marbre (ahahah) alors que Vampire II & la Madone + un petit « We Suck Young Blood » de Radiohead sont justes « divinement » parfaits pour me laisser entrer lentement dans l’univers de Munch (et là, oui, on s’autorise encore une fois à penser à Lugosi s’approchant tout doucement de ce cou apparent).




