Feb
28
2010
8

(Mode/Design) Glùps le Balafré

Ironie du sort, ces multiples “anneaux à ouverture facile” financent des programmes pédagogiques sur la sexualité & la contraception. Fenchurch (miaou-miaou) & la fondation Bottletop ont lancé ce sac supersonic moyenâgeux, création de 33 jeunes de Salvador car Brazil (quel horrible film) est le Rex du recyclage de canettes.

Joie.

L’avis du Préfet : mitigé. Préfet se demande pourquoi, en général, les articles de mode mettant en valeur l’écologie sont-ils (si souvent) difficile à “aborder” ? En soi, l’idée est “cocasse” mais le risque en portant ce sac c’est de n’évoquer qu’une chose : je suis un enfant obèse américain qui boit dix milliards de litres de Dr. Pepper ou de Cherry Coke; alors qu’en fait l’enfant obèse a perdu 7okg, est végétalien et adore la bossa nova chantonnée par des oiseaux guatémaltèques.

Feb
04
2010
0

(Mode) Prends en de la graine !

The Advanced Style

Car vous aussi, vous avez toujours trouvé que votre Mamie avait la pure classe, ou que votre Grand-Père envoyait du steak sur les vieilles photographies.

Nov
28
2009
7

(Mode) Passe ta gomme, que je t’efface de mon champ visuel

La grippe Z me fait faire n’importe quoi. Vraiment. J’ai lu un magazine hautement intellectuel parmi une population hostile aux Lagerfeld & Cie. (En même temps, je les comprends). (Enfin, je comprends toujours les opinions des autres).

Bref. J’arrive à la page 21 (soit 4 secondes après ouverture de ledit magazine) et là une émotion intense m’envahit. Par le Dentelette de Saint Rolande ! quelle horreur ! c’est inhumain !

Je découvre alors ce qu’est le « funky legging ». (Je vous avais prévenu).

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Alors imaginez un collant (ceux que votre sœur portait pour faire la majorette – dans un autre registre – ceux pour faire de l’équitation à la campagne) bariolé d’un tas d’immondices. En tout genre. Le chic, c’est la capacité offerte par ce mètre de stretch pour vous grossir le cuisseau.

Véronique & Davina, bonsoir, je suis canon dans mon « funky legging Louis Vuitton ». Au risque de décevoir, je n’ai pas de photos de moi dans ce délicieux apparat. Vous vous contenterez de payer MieL pour obtenir une photo de moi avec un aspirateur, en guise de trophée.

Le funky legging est un véritable mutant. Funky inspiration Pollock, funky inspiration zèbre (on aime tout ce qui est Wild, bien entendu). Vous comme moi attendez avec impatience le funky legging serpent. Il y en a certaines qui n’ont pas peur de la Mort, hissées sur des plates-formes, elles se prennent pour des grues.

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(Dans un même registre : Préfet & la Haine envers Jimmy Choo).

C’est divinement bon, de se sentir Has Been dans son ” pantalon Capri noir + Benkimoun”.

Nov
16
2009
0

(Vogue) Lara Stone, tu as de beaux yeux tu sais

C’est un billet qui pourrait plaire @Paingout ça. On y parle d’alcool, de drogue, de bad girl, de Hollande, de filoutage de RATP et de clope fumées en négligé en soie.

Mais outre ce superbe cliché, et donc sa photogénie, Lara Stone est aussi une femme un peu particulière. Vous voyez les comiques qui se targuent d’être des mauvaises filles ? Elle est pire. Et elle assume, mais genre complètement. Sauf qu’elle garde aussi les pieds sur terre.

Allez lire l’article de Mlle Dormoy, l’excellente tenancière du Café Mode, et essayez de pénétrer ce regard fou. Ne vous perdez pas les enfants.

from The (Little) BaKa Book

Oct
12
2009
2

(Movie) Cette « obscure clarté » : Was nüszt die Liebe in gedanken ?

Gunther Scheller, ainé d’une famille aristocrate allemande est l’un des membres fondateurs du Club des suicidaires. Ce Club de 1927 a réellement existé. Achim von Borries (le réalisateur) met en scène ce fait divers qui a dérangé l’Allemagne de l’entre-deux-guerres.

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Dès le deuxième plan, le décor est planté autour de ce (divin personnage). Gunther lit un livre dont l’intitulé est  du Suicide . Il est « ailleurs», non pas dans le sens décalé, ou rêveur, mais plutôt désinvolte et absent. C’est en Salle de Retenue qu’apparait Paul le poète, son « associé ». Il est de nature réservée. Issu d’un milieu modeste, « le prolétaire » au caractère effacé est un narrateur actif . Il sera le seul survivant du binôme.

Gunther est ce jeune homme charismatique à l’allure élancée et à la blondeur étincelante, (quelque peu ravageur et torturé). Cet « ailleurs », qui le caractérise tant, se retrouve en une discrète affection pour l’Absinthe. Il peut tout aussi bien être violemment passionné (l’exemple de la scène dans la cave) que nonchalamment amer. Il joue le rôle du « voyant ». Il a conscience de la nature de ses semblables. Il différencie ceux qui aiment et ceux qui sont aimés. Il a connaissance de la sensualité que dégage sa sœur Hilde (cette fille « qui a tant de passion en elle »). Hilde est membre du Club, à son insu. Elle aime tant à séduire qu’elle attire Hans (l’amant bisexuel) et l’extirpe des pattes de Gunther.  Lorsque  Gunther réalise que Hans ne l’aime pas, son visage s’assombrit, ses joues se creusent et  son regard semble inerte. C’est à ce moment là qu’il va accomplir le pacte du Club.

Là, mes amis, ils ne faut pas rêver. Au fond, ça me tue de vous parler de ce film. J’aurai voulu le garder secret pour moi et quelques autres personnes, qui par un pur hasard m‘ont demandé de le voir (au nombre de trois). Peu importe, je vous conseille vivement de le visionner, (si vous êtes atrabilaire ou Dom Juan).

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Cependant, je peux vous dire pourquoi ce film n’est que pure poésie. C’est parce qu’il réalise une séparation distincte entre deux mondes, un constant parallélisme. Celui d’une  Nature généreuse/abondante signifiant la vigueur, la musique, l’humidité, la sensualité environnante que dégage la jeunesse; et d’une Nature aride comme lors de la formation du Club, ou lors des appels à la tristesse et au silence quand les deux protagonistes se retrouvent seuls. Le clair-obscur, non pas dans son interprétation baroque, mais plutôt dans le principe d’opposition entre faits et gestes ne mérite qu‘à être contemplé. Cette idée de luminosité “poétique” tantôt obscurcie avait été développée dans le film Éclipse Totale, où nous étions face à l’expression des  sentiments amoureux de Verlaine & Rimbaud. La beauté des images et l’amplification du son, quand les deux personnages sont seuls étendus dans la Nature est purement ineffable (j‘en ai la chaire de poule).

L’ensemble du « flim » tourne autour des dernières heures avant l’instant fatidique, (et ce film est d’une exquise finesse visuelle). On peut retrouver ce principe dans Last Days de Gus van Sant (oui, je m’étais endormie au ciné… mais ça c‘est juste parce que Michael Pete & sa bouche de poulpe me sortent par les yeux). Mais ici, les dernières heures sont tantôt vaporeuses et funestes, tantôt libertines et sauvages. J’avouerai que mon affection pour Was nüszt die Liebe in gedanken ? réside dans la qualité visuelle des images et du travail accomplit  sur les effets opalins & ambrés.

Mais encore une fois, je n’arriverai pas à vous dire clairement pourquoi. C’est surement mon autisme enfantin qui vous tord le cou (oui, pensez à la pendaison, « ça se marie bien » avec l‘atmosphère du film).

Sep
28
2009
1

(Dixit) Être heureux, c’est très sain

Wlodarski.art.pl in Ninja magazine (#13)

Wlodarski.art.pl in Ninja magazine (#13)

People are selfish,

the world is out of control,

the earth is bleeding

but I have decided to be happy

because it is healthy

pages 6-7, issue #13, Ninja magazine

Sep
11
2009
3

(Photo) Richard Avedon – In Memory of Mr. And Mrs. Comfort

Screen shot 2009-09-11 at 3.40.14 AMOriginal, décalé, un peu morbide et d’une truculente pertinence, ce set de Richard Avedon est, comme le souligne le Matérialiste, une sorte de classique. Source d’inspiration de nombre de talents contemporains – nous avions vu le travail de Tim Walker pour Hermès dans ces colonnes -, ses clichés restent restent saisissants de par leur audace, leur énergie, leur justesse.

Haute couture, compos surannées, décors travaillés et poses suggestives pour un duo impossible, qui n’est pas sans rappeler quelque dilemme shakespearien allégorique à l’observateur ébahi – à juste titre.

Pas de questions pourtant ici, juste le rêve, l’irréalité du sujet et, bien sûr, la poésie qui en ressort. Baudelairienne, certainement, but still.

La galerie complète (ce me semble) juste après.

Apr
28
2009
2

(Photo) Manuel Diumenjó – Carla Crombie






Originally uploaded by manuel diumenjó

On ne reviendra pas sur le côté “Aber” du modèle, du moins pas avant que la mode ne soit passée.

En attendant juste une photo au détour d’un FlickR, celui de Manuel Diumenjó, toute simple, toute juste.

Pour la peine je ne pavéiserai pas dessus tiens. C’est dit.

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Mar
10
2009
9

[Ciné] Slumdog Millionaire, de Danny Boyle

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C’est comme le port salut, c’est marqué dessus. En effet comment pouvait-on ne pas en parler, nous les bakas férus de movies, de belles histoires et de zombies ? Slumdog Millionaire, LE film de l’année aux dires de certains, qui a raflé la bagatelle de 8 oscars et pas des moindres (une minute de silence pour Fincher et Benjamin Button merci)

Vous connaissez tous l’histoire de près ou de loin, un indien qui vient d’un bidonville et qui réussit à empocher le pactole à Qui Veut Gagner des Millions, où chacune des questions posées permet de nombreux flashbacks qui font la trame scénaristique.

Alors oui, et sans être méchant, le scénario ne casse pas des briques, dit comme ça il est même franchement bancal et ne donne pas forcément envie de débourser une dizaine d’euros pour voir un mec en gagner 20 millions en deux heures. Alors, à voir ou pas ?

Globalement l’immense majorité sera loin d’être déçue, la réalisation est soignée et malgré les flashbacks incessants le tout reste harmonique et agréable à suivre. On ne s’ennuie vraiment pas. Pas forcément à cause de l’émotion qui vous transporte patati patata mais plutôt grâce au dépaysement, qui est total. Le choix des décors et la direction de la photo sont de très très haut niveau, et bien évidemment on retrouve toutes les ambiguités de l’Inde contemporaine, entre tradition et modernité, essor et précarité. Forcément pour le public occidental ça touche forcément plus, c’est peut-être une des raisons pour lesquelles les critiques ont été particulièrement acerbes vis-à-vis du film alors que le public était définitivement dithyrambique.

La bande son à elle seule mérite vraiment le détour, encore mélangeant musique traditionnelle orientale et tubes planétaires. Ben oui, 2 enfants indiens sur le toit d’un train parcourant le pays avec Paper Planes de M.I.A. à fond les ballons ça fait l’effet d’un grand bol … de curry.

Pour la plupart les acteurs sont d’illustres inconnus, mais on peut dire qu’ils rentrent par la grande porte à Hollywood – Freida Pinto, héroïne du film, sera à l’affiche du prochain Woody Allen aux côtés d’Anthony Hopkins : tout de même. Les acteurs sont convaincants sans forcément envoyer du marbre par palettes, à part l’extraordinaire prestation du présentateur de Qui veut Gagner des Millions, qui N’EST PAS le Jean-Pierre Foucault local mais bien un dieu vivant du cinéma indien, dans le genre de Shahrukh Khan.

Les amateurs de Danny Boyle seront surpris toutefois. Même si tous ses films tournent de près ou de loin autour de l’argent, il nous avait habitué à une certaine forme d’humour noir, un côté grinçant bien à lui – son côté british, probablement – notamment avec le cultissime Trainspotting. Le grinçant ou alors le glauque : l’homme est à l’origine des projets 28 jours plus tard et 28 semaines plus tard, le premier monument new-age du film de zombie chaotique à souhait, et le second suite navrante pour rafler les biftons. OR donc, dans ce Slumdog Millionaire, Boyle se la joue eau de rose et romantique. Eh oui on ne coupe pas au happy end, celui qui nous est annoncé dès les premières minutes mais nous, public bête et parano, on croit que ce ne sera jamais possible. Qu’on est con.

Grosso modo le film ravira les fans de biopics, de roadmovies, de documentaires et de romantisme. Ca fait déjà un bon tas. Pour ma part ce qui m’a plu réside dans le simple fait que c’est sans doutes la première fois qu’un réalisateur occidental s’intéresse à Bollywood sans en faire… pardon, mais j’y peux rien, sans en faire une PURE MERDE. Je vomis encore coup de foudre à Bollywood par tous les pores de ma peau, étant pourtant amoureux transi d’Aschwarya Rai***. Je m’égare. Boyle s’en sort tout en nuance et sans grandes prétentions, conciliant plus ou moins 2 cinémas radicalement opposés. On ne demande pas le mariage, mais une cohérence et une harmonie, c’est le pari réussi de Boyle.

Il ne s’agit pas du film de votre vie, le messie que vous reverrez 40 fois en pleurant tout le temps à la fin, mais il vous laissera probablement un bon souvenir, et vous fera profiter d’un bon moment de détente. Vous en aurez pour votre bourse et pour votre coeur, c’est ce pourquoi le cinéma existe non ?

*** Eh bien… Là voilà. Dans Devdas évidemment.

Mar
08
2009
0

(Expo) Quintet, N’importe Quoi et Marlène Moquet au MAC Lyon

Un jour je saurai quelle est l’appellation “officielle” de ce musée : la newsletter (s’abonner) est envoyée par le MAC (Musée d’Art Contemporain, l’acronyme de la plupart des musées de ce type en France ndlr) mais le site est au nom du MOCA (Museum of Contemporary Art). Entre compréhension et dimension internationale, il va un jour falloir choisir. A moins d’opter pour l’usage d’un patronyme quelconque, comme pour le Centre Pompidou, par exemple.

Expo quintet affiche mac lyonBref, un billet rapide, pour vous recommander chaudement – vu le vent polaire qui assaille les doudounes AA des fashion, il faut au moins ça – d’aller jeter un oeil au triplet d’expos temporaires du MAC de Lyon. J’avais oublié de vous faire la review de la chose la semaine dernière, je vais essayer de me rattraper ce dimanche.

Le MAC présente donc jusqu’au 19 avril pas moins de trois expositions temporaires – une par étage en fait – autour de trois thèmes distincts. Au premier étage on trouve donc Quintet, qui rassemble les oeuvres de cinq artistes issus de la bande-dessinée, au second on retrouve N’importe quoi, qui se propose de retracer l’histoire de l’art contemporain par le biais d’une sorte de panorama de ses oeuvres les plus décalées, et enfin au troisième c’est Marlène Mocquet et son monde de rêves et de couleurs.

QUINTET(Fiche Musée)

On commence donc avec Quintet. Je n’irai pas par quatre chemins : c’est probablement la plus recherchée des trois, quoique la comparaison soit difficile à tenir, tant les sujets diffèrent. Il y a donc là des travaux de Joost Swarte (Wiki), de Gilbert Shelton (Wiki), de Stéphane Blanquet (Wiki), de Masse et enfin de Chris Ware (Wiki). Beaucoup de planches achevées, d’affiches et de travaux très “BD” pour Joost Swarte : son style entre un Hergé et un Broca frappe juste, et l’on prend plaisir à lire une bande-dessinée comme l’on regarderait une oeuvre d’art.Mais mes deux coups de coeur sont incontestablement Chris Ware et Stéphane Blanquet.

Chris Ware MAC LyonJ’ai découvert le premier au travers d’une plume (de dessin, une fois n’est pas coutume) léchée, d’une grande maîtrise graphique, et qui était ici déclinée en noir et bleu. Le choix de ces deux couleurs, associées au blanc du fond, n’est pas pour rien dans le charme qui se dégage de l’ensemble : l’impression d’inachevé se mêle à merveille avec les traits de personnages et de décors par ailleurs admirablement “propres”. Au final, les personnages et les histoires importent peu : c’est réellement le sens de la mise en page et de la composition, allié à un dessin d’une grande pureté, qui m’ont plus chez lui. C’est poétique et assez léger, ceci étant aussi en partie due aux héros qu’il a choisi de mettre en scène à savoir – entre autres – des souris et des abeilles, traditionnellement plus enfantins.

Chris Ware

Le second est radicalement différent, puisqu’il nous livre ici un ensemble de pièces éclectique, de la sculpture au mur peint en passant – et je trouve l’idée géniale – par une sorte de petit train circulant à l’intérieur d’un ensemble plastique assez étrange composé de murs, de plafonds et de planchers, mais aussi d’objets plus familiaux comme un lit ou des fenêtres. Tout cela, décoré par l’artiste, donne un ensemble assez hétérogène. Outre son goût évident pour des choses peu ragoûtantes, en témoignent les petites statuettes aux corps déformés ou amputés, les silhouettes généreuses mais torturés de ses personnages peints ou encore le caractère très salace et pour ainsi dire dérangeant qui se dégage de la dernière pièce présentant des corps de femme intimement exposés, Stéphane Blanquet s’est ici livré – j’ignore si c’est spécialement conçu pour cette exposition ou non – à un véritable travail de muséographie.

En effet, il ponctue la visite de cet étrange circuit : le spectateur est invité à prendre place dans un wagonnet monoplace, qui avance au moyen de pédales, pour partir en balade sur rails au sein de décors un peu fous, en noir et blanc. Outre le côté très décalé de l’initiative – quel plaisir que de pouvoir éviter les poncifs d’une visite de musée “à l’ancienne” genre “je reste cinq minutes devant un tableau en faisant semblant de l’étudier” – et la dimension ludique de la chose,  le côté lugubre, inquiétant, presque oppressant de la partie qui lui est consacrée s’en trouve réellement décuplé : on “rentre” dans son univers. L’atmosphère est par ailleurs assurée par l’ambiance sonore, consubstantielle des oeuvres exposées : on aime ou on aime pas. Moi, j’aime, Ar. qui était avec moi a détesté. Je peux le comprendre.

N’IMPORTE QUOI (Fiche Musée)

mac lyon n'importe quoi expositionLe pitch de cette seconde expo, c’est de répondre à ceux qui considérent, comme le même Ar. justement, que l’art contemporain c’est du n’importe quoi. Et, de manière plus globale, que l’art “classique” avait au moins le mérite de figurer le beau, au sein d’un cadre explicatif normé et régulé. L’art moderne, au contraire, pullule d’exemples d’oeuvres décalées, ou pour ainsi dire non-artistiques au sens où pouvaient l’entendre les classiques : ainsi en est-il de l’urinoir de Duchamp, qui en est à la fois le parangon et l’exégèse. Il s’agit donc ici de présenter des oeuvres qui ont fait l’histoire de la modernité en art, comme si elles étaient autant de reliques : le but est de suivre une logique “naturaliste”, en ce qu’elle pose la question de l’art “brut”.

Et cette exposition donc de vouloir rassembler des pièces hétéroclites, bizarres, étranges, décalées, pour en faire une sorte de panégyrique du caractère profondément “libre” et “libéré” de l’art contemporain. Faire le lien entre des pièces venant de courants, de lieux et d’époques différentes, n’ayant pour seul point commun que leur “n’importe quoisme”, paraît à tout le moins ardu : le MAC a eu l’intelligence de ne pas s’y risquer, et s’est “contenté” de tout exposer dans trois salles, dont une principale, en une sorte de joyeux malstrom dans lequel le visiteur peut puiser à loisir.

Une excellente idée originelle, un panel d’artistes et d’oeuvres agréablement large, une mise en scène minimaliste qui permet de se concentrer sur les oeuvres elle-même, il convient d’y aller avec curiosité et indulgence, afin de ne pas tomber dans le piège de la critique à l’emporte-pièce un peu mesquine. En se rappelant qu’avant le beau, l’art contemporain véhicule des concepts, des messages et des idées.

MARLENE MOCQUET (Fiche Musée)

exposition mac lyon marlène mocquetPremière rétrospective d’une artiste dont j’aime beaucoup l’univers de départ, très coloré, changeant, un peu fantasque et assez enjolivé, mais dont l’interprétation graphique ne me parle décidément qu’avec peine. Pourtant la technique est là, et elle est maîtrisée : Marlène Mocquet utilise en effet les coulures et autres éclats de peinture comme des parties prenantes de ses compositions. Elle oriente ainsi sa toile en fonction de ses envies, faisant glisser telle ou telle couleur, la ralentissant ici, comme pour mieux se faire le démiurge d’un monde déstructuré, aux formes allongées et lascives.

Malencontreusement il y a quelque chose dans la composition, et notamment dans le choix des couleurs, qui me laisse une impression d’amertume, d’inachevé dans le mauvais sens du terme. J’avais parfois envie de découper un morceau de l’un des tableaux, pour voir ce que ça aurait donné sans le reste. De très belles choses donc, à mon sens, mais insatisfaisantes pour ma part. C’est tout à fait personnel, aussi ne saurais-je trop vous conseiller de faire le détour au troisième pour vous faire votre propre idée.

Pour trouver ou contacter le Musée d’Art Contemporain de Lyon, c’est via ce lien.

Vous l’avez déjà vue ? Vous en avez pensé quoi ?

Mar
07
2009
2

(Kdo) C’est toi le badge : P♥NY, Social Whore & PFB

Les badges, c’est un peu ringard. C’est d’ailleurs pour ça que j’en porte fièrement. Mais ce qui est mieux qu’un badge, c’est un badge à message. Non, pas le genre “Jesus was a punk” ou “Skateboarding is not a crime” que vous portiez plus jeunes – quoique, la nostalgie, parfois, ça a du bon – mais plutôt des slogans nouveaux, furieusement 2.0. A offrir ou à s’offrir sans modération. Sélection.

pny i love poney

Premier nominé, le badge P♥NY. Simple, efficace, design, quoique peut-être un peu galvaudé, il ira à merveille sur un sac à bandoulière, un blouson léger ou même un caleçon à fleurs. Attention, cette dernière option est potentiellement dangereuse, il y a toujours le risque que l’attache saute. Mais pour montrer votre amour des poneys, il faut aussi savoir mettre de côté son amour-propre.

facebook badge social whoreSecond nominé, le badge Social Whore. Rien de plus efficace pour expliquer au monde que c’est le nombre d’amis sur FB qui détermine la valeur des raclures individualistes et complètement “networkers” que nous devenons. Une version réinscriptible, ou mieux encore, électronique, qui irait chercher les infos directement sur votre profil en mettant à jour votre nombre d’amis sur le Site Bleu serait bien sûr appréciée. De quoi s’attirer, sans nul doute, des regards emplis d’incompréhension – mais que vous prendrez comme Ronald pour des regards de jalousie – dans les transports en commun. Dans l’ordre d’idées contraire, vous avez le badge “j’ai pas d’amis même sur Facebook“, mais là, ça devient quand même plus difficile à porter. Quoique, après tout, vous êtes des rebelles, des vrais non ?

badge pfb pisse froid blase certifié confirmeEt pour finir en beauté cette sélection Printemps-Eté 09, j’ai opté pour le badge PFB, certifié pur laine. Pour les Pisse-Froid Blasés qui ont déjà tout vu, de la dernière série malgacho-texanne sur les parallélépipèdes rectangles (4 saisons sans sous-titres) jusqu’au dernier essai marxiste-royaliste à la mode dans “leur” monde, en passant par les soirées les plus underground, les buzz les plus obscurs, les métiers les plus ineptes et la culture la plus sous-culturelle. Toute référence à des personnes existantes…etc… serait purement fortuite, comme d’habitude. N’empêche, l’acronyme me plaît. Donc si je vous fais chier avec ça dans les prochains jours, faudra pas vous plaindre. Je dois être un peu PFB moi aussi (noooooooon).

Sinon en vrai, je veux dire quand vous sortez pour votre petite promenade mensuelle histoire de dire à la famille que “oui vous mettez le nez dehors de temps à autres”, vous portez des badges vous ?

Mar
06
2009
2

(Question) Pourquoi mange-t-on trois repas par jour ?

Je vous assure que c’est une vraie question. Je me la pose même depuis deux jours. Pourquoi, chères lectrices, estimés lecteurs*, la tradition des “trois repas” que sont le petit déjeuner, le déjeuner et le dîner, est-elle apparue ? Est-ce simplement une sorte d’us ou de coutume dont nous avons hérité ? Mais dans ce cas, d’où vient-elle ? Et, quand bien même, cette forme d’organisation de l’ingestion est-elle toujours pertinente ? A votre avis ?

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Alors pour ma part**, j’estime que cela doit venir du bas Moyen-Âge, du temps où les gens devaient aller travailler aux champs. Logiquement, puisqu’ils partaient dès potron-minet, il leur fallait avaler un en-cas avant de partir. Ils se mettaient à l’ouvrage, puis devaient s’arrêter lorsque le soleil commençait à devenir trop lourd. Là, ils devaient certainement se prendre une collation aux alentours de midi, et repartir à l’ouvrage vers 15h, avant de revenir dare-dare au village pour éviter de se faire surprendre par la nuit. Et là forcément, souper.

Ca se tient, mais ça ne me satisfait pas : même si c’est plausible, pourquoi la chose n’a-t-elle pas évoluée ? Pourquoi ces moeurs ne se sont-ils pas adaptés aux rythmes de travail moderne ?

Je fouine donc un peu, et je trouve quelque chose sur Wikipédia : le déjeuner, le repas qui rompt le jeûne de la nuit, est pris le matin, ou le midi, selon les régions… Mais on retrouve cette structure tripartite matin/midi/soir. Encore une fois, pourquoi ? Héritage, problème de pragmatisme ?

Car si effectivement dans l’ensemble les repas se sont trouvés raccourcis avec le manque de temps chronique des travailleurs contemporains, il est pourtant rare de voir en Europe des gens manger en dehors des heures de repas traditionnelles. Ca l’est moins aux USA, et chaque pays a ses variantes en matières d’horaires gustatives : l’Espagne mange tard le soir, le Royaume-Uni au contraire assez tôt, vers 19h, l’Italien saute souvent ses petits-déjeuners, ce qui paraîtrait étrange à un Français, etc… Du coup je me le demande : est-il toujours pertinent de manger aux heures qui sont actuellement les nôtres ?

Lâchez-vous, je veux vos avis, chers gourmands, estimées gourmandes !

*Et vice et versa, pas de jaloux

**Il est pour toi celui-là MaC LeW

Written by MieL in: Misc, Society | Tags: , , , , , , , , , ,
Mar
02
2009
5

(TM) Helmut Fritz – Ca m’énerve VS Discobitch – Bourgeoisie

Owi, les paroles faciles, les critiques rapides, la profondeur de la syntaxe, le concept, tout est juste parfait. Helmut Fritz, c’est un mélange de fond électro faiblichon mixé avec une bonne dose de Discobitch, dans une ambiance follement anti-fashion luxuriant. Notez que je ne cautionne pas les paroles, il insulte des macarons dedans, et ça, c’est passible d’émasculation sans procès dans le monde merveilleux du MieL.

On n’insulte pas la nourriture, point. Surtout si elle est sucrée.

Par contre l’accent outre-Rhin, les références très “Hell” mais en moins classe, la vision approximative de la mode-luxe portée aux nues par les sacro-saints et galvaudés “blogs de fille” sur la Toile francophone, je suis fan.

Allez, je vous mets du Champagne aussi, je sais que vous aimez. Et puis je retarde, je n’ai découvert le clip que la semaine dernière, ou peut-être celle d’avant, à grands cris de “c’est quoi cette perruque qu’on dirait un dégueulis de Casimir ?!”. Oui, je suis aussi poète, il faut le savoir. Mais un BaKa se cultive au son calme des tam-tams* comme au son moins calme de parties de Kamoulox. On ne se refait pas.

/Merci C. pour la vidéo, première chose que j’ai regardée en rentrant. Ca fait tout drôle de se prendre ça dans la trogne avant même d’être alla casa.

* Le premier ou la première à me trouver la référence gagne un chocolat à la fleur d’oranger. Si si, vraiment.

Feb
25
2009
0

(Science) Maths mon sens de la formule, dude

More New Maths, en gros, c’est une sorte de vulgarisation absolument sans fondement scientifique de formules plus ou moins ésotériques. Et c’est juste brilliant, comme diraient nos amis d’outre-Manche. Prenez des clichés, des préjugés, des morales et des anecdotes qui sentent bon le vécu, mixez le tout, opérez la miction avec une sauce pseudo-mathématico-formulatoire, et vous tenez le truc.

divorce = marriage / 2C’est réducteur, c’est frappant, c’est choc, et c’est donc furieusement flex.

D’un Divorce = Mariage / 2, toujours efficace comme entrée en matière, jusqu’à Déception = Attentes / Réalité, on sent que quelque chose est supposé se dessiner là-dessus, une morale, une manière de vivre, une subtile critique. Mais si, vous savez, ce cynisme sous-jacent qui semble être devenu la marotte de tous les chroniqueurs sportifs et autres présentateurs de Roue de la Fortune. Ce feint détachement par rapport au monde et aux manières de l’appréhender.

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La moquerie, chères amies, coupaings, est devenue monnaie courante, qu’elle soit induite ou explicite. Le fait est qu’il s’agit là d’un événement bien loin d’être anodin, et de fort préjudiciable : il n’y a rien de plus contagieux que le commun. Corrélativement donc, rien de plus éphémère que l’original, surtout par les temps qui courent. Et puisqu’il est en vogue d’être différent, tout en restant pareil – le mot d’ordre ne change pas  de l’audace, mais pas trop – j’ai unilatéralement et en mon for intérieur pris la décision de continuer à mathématiser de manière iconoclaste.

picture-558Mode = Audace – Modération

Personnalité = Racine(Moyenne)^2

Fatigue = 0,9*Internet + 0,1*Sorties

Feb
25
2009
2

(Monde) Loutrera bien qui loutrera le dernier

C’est chez Gizmodo que la scandaleuse mais prévisible révélation de ce complot qui n’avait de cesse de miner la société moderne en son entier s’est manifestée pour la première fois. Le conflit rampant, que dis-je la splendide guérilla menée de patte de maître par les leaders les plus tenaces du LOUTRE (Loutres Oblitératrices Über Terrifiantes Révolutionnaires et Engagées) a été enfin mise au jour de manière indiscutable par l’entremise de ce cliché, qu’un courageux mais suicidiaire reporter a pu prendre avant d’être dûment trépané par les LARDONS (Loutres Armées Révolutionnaires Division Opérationnelle des Noisettes Spéciales), ces fameuses représentantes du mouvement connu pour être le bras armé du LOUTRE.

loutre caméra maitrise du mondeC’est avec une certaine émotion que je relaye donc, la mort dans l’âme et l’épée au fourreau, cette photo compromettante, montrant sans doute possible l’utilisation par un agent infiltré des LKP (Loutres Kommandatür Progressisante), ramification technologique du mouvement LOUTRE, d’un appareil d’enregistrement vidéo perfectionné provenant d’unités de production sous-marines enfouies à plusieurs milliers de kilomètres sous le continent Arctique. La volonté, sans cesse renouvelée et maintenant des plus concrètes, des LOUTRES de prendre le pouvoir par une mainmise technologique est déjà trop avancée.

Nous heureusement, à la Rédac’, on LA Loutre, qui nous protégera quand les LOUTRES vitrifieront cet hémisphère à coups d’atomiques. Ou pas, mais nous sommes un peu comme les fourmis, nous résistons aux radiations nucléaires. En tout cas en théorie.

Note au lectorat : ce billet est à la fois un hommage et la preuve, s’il en fallait, de mon état de fatigue avancé. Mouhaha.

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