Le bonsoir, chers et estimés lecteurs. Vous l'aurez aisément constaté, le manque de temps chronique de vos rédacteurs n'est pas sans impacter le rythme de publication du BaKa Book. Or, vous savez le souci qui est le nôtre de vous proposer un contenu de qualité, régulièrement mis à jour et tout à fait décalé. De fait, comment concilier ces deux aspects ô combien contradictoires ?
08
2009
(Rouages) Dans la famille BaKa, je demande le Little
28
2009
(Miam) J’adorerais avoir ta recette de hot-dogs au chocolat
Dame Béluga a toujours d’excellentes idées. Surtout quand c’est son anniversaire.
Posted via email from (Mini) MieL’ting Pot
30
2009
(Photo) L’amour est un sens unique en forme de pochoir
Il y a des choses géniales sur les murs et les dalles des Pentes de la Croix-Rousse.
D’ailleurs ce graffiti va de pair avec un autre, situé juste à côté, mais dans l’autre sens.
Un sens unique à deux sens, sentez-vous vos sens s’en émouvoir ?
22
2009
(Photo) Nienke Klunder : la Moïra du clown
La Moïra, le Destin des grecs anciens, avait une connotation magique, presque malsaine tant elle était supposée diriger et contraindre la vie de ses ouailles.
Ici, Nienke Klunder met en scène, en un set qui sonne comme un adagio étrange et mélancolique, une anthropomorphie aux accents très humains.
C’est beau, c’est sale, c’est dérangeant, et ça soulève plein de questions. Donc ça envoie du bois.
Pour aller voir le set en question, c’est par là.
02
2009
(TM) Helmut Fritz – Ca m’énerve VS Discobitch – Bourgeoisie
Owi, les paroles faciles, les critiques rapides, la profondeur de la syntaxe, le concept, tout est juste parfait. Helmut Fritz, c’est un mélange de fond électro faiblichon mixé avec une bonne dose de Discobitch, dans une ambiance follement anti-fashion luxuriant. Notez que je ne cautionne pas les paroles, il insulte des macarons dedans, et ça, c’est passible d’émasculation sans procès dans le monde merveilleux du MieL.
On n’insulte pas la nourriture, point. Surtout si elle est sucrée.
Par contre l’accent outre-Rhin, les références très “Hell” mais en moins classe, la vision approximative de la mode-luxe portée aux nues par les sacro-saints et galvaudés “blogs de fille” sur la Toile francophone, je suis fan.
Allez, je vous mets du Champagne aussi, je sais que vous aimez. Et puis je retarde, je n’ai découvert le clip que la semaine dernière, ou peut-être celle d’avant, à grands cris de “c’est quoi cette perruque qu’on dirait un dégueulis de Casimir ?!”. Oui, je suis aussi poète, il faut le savoir. Mais un BaKa se cultive au son calme des tam-tams* comme au son moins calme de parties de Kamoulox. On ne se refait pas.
/Merci C. pour la vidéo, première chose que j’ai regardée en rentrant. Ca fait tout drôle de se prendre ça dans la trogne avant même d’être alla casa.
* Le premier ou la première à me trouver la référence gagne un chocolat à la fleur d’oranger. Si si, vraiment.
20
2009
(London) Tartine #1 du MieL en vadrouille
Je profite d’un moment de calme dans cette journée pour le moins chargée afin de vous faire partager ma joie de retrouver Londres. Définitivement, j’aime l’esprit de cette ville, de ses habitants, de son tracé, de son histoire… Juste ce qu’il faut d’américain avec ce côté anglais aussi rigoriste linguistiquement que barré stylistiquement, un mélange de culture à la sauce européanisante, qui n’oppresse que par la richesse des activités qu’elle propose.
Contrairement à NYC et à sa skyline démesurément élevée, qui a tendance à enfermer le visiteur dans un monde très particulier, certes dépaysant mais quelque peu limité, Londres reste furieusement accessible et ouverte à celui qui lui rend visite, que ce soit pour la première ou la énième fois. D’emblée, vous tombez dans les clichés les plus émouvants – comme cet employé de l’aéroport, répondant évidemment au patronyme de Kevin, et d’une gentillesse teddy bearienne – et sombrez, avec votre première ligne de métro de 8h du matin, dans une routine excitante puisqu’étrangère : Picadilly line, ses incidents techniques inévitables qui ne sont pas sans rappeler ceux du RER parisien, ses occupants cordialement massés, ses stations à moitié refaites qui sentent bon le pittoresque.
Lâchez-vous dans la ville, et étonnez-vous donc de cet homme à la crête glorieusement teinte en violet se promenant le plus naturellement du monde à côté de la très chic London University. Souriez à la vue de ces colonies de collégiens français envahissant un Bristish Museum dont l’entrée, gratuite par mesure gouvernementale depuis quelques 6 mois maintenant – si je ne m’abuse – a subtilement influé sur la population se mouvant entre ces murs. Les collections égyptiennes, et la nouvelle aile permanente qui est consacré à la vie et la mort de ces derniers, attire les foules comme jamais : le pavillon des momies est pris d’assaut.
Il est temps de ce reposer du côté des estampes japonaises et de cette esquisse de Michel-Ange, à l’étage des peintures et dessins en réfection, censément déserté. Ou d’admirer les outils et bijoux pré-sumériens merveilleusement conservés qui sont visibles dans l’aile éponyme. Un chocolat grand comme votre avant-bras au Costa Coffee le plus proche, avec un de leurs diaboliques muffins triple-chocolat – les meilleurs qu’il m’ait été donné de dévorer – et vous prenez Oxford Street pour filer vers Soho. De là, vous obliquez par Regent Street vers Picadilly Circus, non sans quelques arrêts sur images à l’Odeon, dans quelques uns des théâtres les plus célèbres du monde et imaginer avec ironie ce que peut être cette comédie musicale sobrement intitulée “Priscilla”. Mais voici venir le midi, et un sandwich doublé d’une soupe maison chez Eat devrait vous remettre d’attaque pour la seconde partie de la journée. Un yoghourt au muesli, typique, ne vous ferait pas peur, avant de faire un crochet vers l’Institute of Contemporary Art, son expo gratuite et surtout son “art shop” d’un éclectisme dans le truculent que peu sauraient égaler.
Lassé de tant de modernité ? Qu’à cela ne tienne, vous êtes justement non loin de Trafalgar Square. Chassez les pigeons quelques minutes, histoire de retrouver votre âme d’enfant (terrible et déjà violent, huhu), puis précipitez-vous au National Gallery, lui aussi entièrement gratuit. La chance vous sourit, l’exposition Sisley in England and Wales, qui devait se terminer le 16 février, a été prolongée. Et il est difficile de dresser la liste des trésors qui sont ici gardés… Entre Turner, Giurdo Reni, Gainsborough, Vigée Le Brun, Hayez, Velasquez, Pissaro ou encore Van Dick, vous avez de quoi faire. D’ailleurs, les esquisses de Rembrandt qui sont ici conservées sont de toute beauté. Ne ratez pas non plus, dans la “Yves Saint Laurent Room”, le portrait d’Armand Du Plessis, Cardinal de Richelieu – qui je le rappelle reste un peu mon chouchou en matière de grand homme tout ça – par Philippe de Champaigne, celui-là même qui illustre tous nos livres d’histoire depuis que livres d’histoire nous avons.
Rentrez enfin tranquillement, par les petites rues, jusqu’à Euston Road, entre King’s Cross et Euston Station, en évitant les motos-ambulance qui font autant de bruits que les camionnettes et les sirènes de police, la foule, disciplinée dans les escalators mais bien moins une fois dans la gare et qui, avide de rentrer chez elle, aura tôt fait de vous mettre quelques bâtons dans les roues, ou encore les nombreux vendeurs à la sauvette, punks de l’époque dure, musiciens collants dans les couloirs de l’underground londonien et autres joyeusetés qui achèveront de manière fort agréable votre journée.
Les photos seront dispos petit à petit sur mon FlickR, pour ceux que ça intéresse, et je pense que j’en mettrais de toute façon quelques unes ici-même.
15
2009
(Clip) Orelsan – No life
En ce moment, c’est la période “découverte d’artistes talentueux” au Baka Book. Pourtant, je ne crois pas me souvenir que nous nous soyons donné le mot. C’est juste que nous avons ce terrible don qui est de pouvoir en moins de 3 minutes extraire le pire de Dailymotion et de vous l’amener sur un plateau. C’est aussi ça, la magie Baka.
Aujourd’hui donc, les paroles mielleuses et bien balancées de Orelsan, que je viens de découvrir via Suchablog. Cette fois, on constate une recherche certaine dans les paroles, ce n’est donc pas à mettre au niveau d’un Morsay, d’une Amandine du 38 ou d’une rapeuse canadienne, si vous voyez c’que je veux dire. C’est plus un mix entre un Damien Jean version poétique et un Booba qui saurait parler français. En gros, c’est du TTC, mais en plus soft dans le beat, et en plus drôle dans les paroles (surtout pour “Sale pute”, les connaisseurs reconnaîtront). Personnellement, j’apoplexise.
15
2009
(Pic) Lyon n’est qu’amour et le fait savoir
Je sais, je sais. Je vais encore me trouver taxé de chauvinisme ou d’affection vernaculaire. Mais que voulez-vous, j’aime cette ville une fois la nuit tombée. Lorsque l’on descend de la colline Saint Just en observant ses feux qui scintillent devant les silhouettes rassurantes des montagnes, au loin. Lorsque l’on se promène sur ses berges en Vélo’v. Lorsque l’on se régale de ses macarons.
Nous avions donc déjà établi, quoique pas encore sur le Baka Book mais ça ne saurait tarder, que Lyon était une ville de gourmands. Quoique je ne sois pas, loin de là, un exemple en matière de Lyonnais moyen, n’étant pas un “pur laine” (comprendre, un natif) et ne connaissant que des parties bien précises de la cité. Bref, en matière de gastronomie (et de pétro-chimie, mais là n’est pas la question), Lyon est une belle ville. Mais la connaissiez-vous joueuse, voir amoureuse ?
Et bien ce 14 février, alors que même Facebook se trouvait plus ou moins déserté – c’était tout relatif, certes, mais tout de même – et que les amoureux les plus romantiques se retrouvaient au Do Mac du coin, la Ville de Lyon monopolisait ses panneaux d’affichage publics pour diffuser des messages d’amour. De vrais petits morceaux de mignonnerie avec de la guimauve dedans. Voyez plutôt :
L’opération, pour séduisante qu’elle fût, ne me permit pas de réchauffer assez longtemps mon coeur de pierre – fendu par le gel et les -112°C de ce soir – pour rester plus de quelques minutes. Néanmoins, c’est le genre de petites attentions toutes bêtes, aussi naïves et délibérément marketing qu’elles soient, qui touchent de leurs doigts meringués mon cynisme révoltant. Comment ne pas être optimiste après ça, hein ?
08
2009
(Terrorisme musical) Damien Jean, attention GROS GROS phénomène
Au baka Book on ne sait plus quoi faire. On est overbooké, on en peut plus, on peine à trouver le sommeil… Et ce n’est pas à cause d’un taf que nous n’avons jamais eu à faire (ou que nous ne trouverons jamais plus tard), mais bien à cause du caractère plus que prolifique de nos amis dailymotion et youtube. On vous a servi sur un plateau les Kidtonik, Amandine l’emblème d’une génération pas perdue mais jamais trouvée, et Morsay et ses oiseaux qui chantent dans une verte oasis de bon goût.
Eh bien aujourd’hui, c’est Damien Jean. Tu as aimé Cindy Sanders ? Tu vas aimer Damien Jean. Tu aimes les clips artisanaux ? Tu vas kiffer grave, l’artificier de métier Damien Jean (véridique) s’en donne à coeur joie. Tu aimes la profondeur des paroles d’une Hélène Segara ? Tu vas tripper avec le verbe mielleux et faux de Damien Jean.
Damien Jean, c’est un truc hors du temps, un OVNI qui vous fera stopper net toute activité, un clip qui vous fera marrer, mais surtout une chanson qui vous restera toute une vie dans la tête. C’est comme un virus comme dirait l’autre…
C’EST MON REEEEEEEEEEEVE, MON DROIT D’Y CROIIIIIIIRE
Si vous êtes fans comme nous, apprenez par coeur les paroles, on va créer un mouvement pour remplacer l’hymne national.
01
2009
(WebStory) Miss Amandine, la rappeuse du 38 : “J’suis d’retour, ouais gros”
Récapitulons. Notre gentille Amandine, celle-là même qu’en mélomanes avertis nous vous avions fait découvrir au travers de son désormais fameux “Rap pour les côtes du Sénégal“, est en passe de devenir un phénomène sur le web français. Et je n’exagère qu’à peine : alors que ses vidéos ont fait le tour des facebooks les plus pollués et des blogs les moins regardants, son skyblog (sigh) était devenu un véritable “must see”. Oui mais voilà : on peut se rendre compte qu’un génie naît à l’aune des oppositions qu’il suscite.
Or l’indéniable profondeur des textes d’Amanda n’a pas été sans provoquer des réactions à la mesure de sa maîtrise de la langue de Molière (et de Booba). De fait, son blog, qu’elle tenait avec une verve sans pareille, a été piraté par une sorte de Messie auto-proclamé se réclamant du “Juste et du Beau” : ça ne s’invente pas. Du coup, Amandine, la pauvrette, elle est vénère, et elle a décidé de le faire savoir. Parce que c’est comme ça que ça se passe dans l’38 (t’as vu) : si tu clashes, tu te fais clasher. Et là Amanda elle clashe grave tous ses détracteurs. De toute manière elle a 1600 fans alors j’ai envie de dire que tu peux pas test.
Sur ce, dégustez bien, c’est un peu Hardcore ouais gros, mais ça ne s’explique pas, ça se savoure. Sur ce, j’ai des tartines chèvre-miel à engloutir.
31
2009
(Mots) Alors on conjugue les coqs ensemble, piège à mémé ?
La langue française est l’une des choses que je révère le plus en ce monde. Riche, plurielle, métamorphe, elle s’adapte, se prêtant sans broncher aux pires torsions. L’on peut, en jouant tant sur la syntaxe que sur le vocabulaire, les champs lexicaux ou le registre en faire un instrument imparable, tantôt outil de persuasion logomachique, tantôt support de messages poétiques.
Le fait est en tous les cas que l’on ne peut nier la richesse des modulations possibles de la langue. Personnellement, j’en deviens raisin* quoi.
D’ailleurs, dans une optique d’enrichissement personnel, et faisant preuve d’un acharnement philologique qui doit faire la fierté de sa maman, Catherine Malleval, journaliste à Libé.fr de son état (enfin journaliste je ne sais pas, mais elle écrit dedans en tout cas), a commis un article fort intéressant sur l’éclectisme de la francophonie dans le domaine de l’érotisme. Comme je vous dis. On y apprend ainsi, entre autres passionnantes découvertes, qu’un pénis peut être désigné par un nombre incroyables d’artifices langagiers : il est à la fois “piège à mémé” en argot, “coq” lorsqu’il atteint une taille respectable à l’île Maurice, ou “pissette” lorsque l’on est Québécois (pure laine).
“Faire boutique avec son cul” désigne ainsi en Côte d’Ivoire le commerce du corps et l’activité des femmes de peu de vertu (et de chippendales), mais n’allez pas croire pour autant qu’un peu de poésie n’en demeure pas moins en la matière : le sexe masculin est ainsi l’ambassadeur au Congo, tandis que son équivalent féminin y devient “la cave”.
Evidemment, je ne pouvais louper la réponse à la dernière question du philologue interviewé, qui évoque un surnom gentil qu’une Antillaise peut donner à son amant : son “sucre-saucé-dans-miel”. L’image me parle, en tout cas. Quand je vous dis que le MieL, c’est excellent. La modestie aussi, d’ailleurs.
Et de votre côté, vous avez des surnoms bizarres pour désigner vos choses ? Ou vous en avez entendu parler ?
* Raisin : Au Québec, veut signifier “con”, “bêta” ou juste “stupide”. C’est un peu le québécois pour “Baka” en fait. D’ailleurs, y’a même un site pour les raisins, les vrais.
Ah j’oubliais, j’ai déniché le lien chez Maïa, évidemment. Mangez du Mazaurette, c’est garanti plein d’humour et de jolie plume.
25
2009
(Pub) Un gentleman n’oublie pas la Saint Valentin
Parce qu’un gentleman craint la vengeance de sa belle. Et qu’il tient en haute estime son inventivité. Histoire que ça ne se transforme pas en “Mortelle Saint Valentin”, il vaut donc mieux y penser. C’est en tout cas ce que peut vouloir dire, de prime abord, ce petit spot d’Agent Provocateur trouvé chez Pingoo.
Pour ceux qui débarqueraient, Agent Provocateur est une marque de lingerie féminine qui s’était illustrée l”année dernière de par l’exotisme de ses collections, plutôt osées. Cette année, c’est exactement le contraire, ou pas. Bref, pour en revenir à la vidéo, vous pourrez noter qu’elle fait plus que remettre à sa place le gentleman cavalier menaçant de faire faux bond : elle nous révèle aussi et surtout la surpuissance du trench coat bien porté.
Alors bon, les mauvaises langues diront que de toute manière j’ai un problème avec les trenchs. Tiens d’ailleurs, je vous mets dans la suite la photo de celui d’Isabelle de Bourchgrave, dans l’expo dont je vous parlais il y a quelques jours. Quant à simplifier mon propos à l’extrême en affirmant qu’un trench bien porté nécessite de l’être sans autres artifices que des sous-vêtements, il y a une limite dont je ne franchirai pas la perversité.
Regardez par vous-même.
22
2009
(Bouquins) Un Ch’ti Peu de Lecture…
Alors que certains se replongent dans leurs classiques, tout en partageant de purs instants de richesse sémantique, empreint de légèreté et de simplicité, on se dit que la littérature n’est pas forcément présente sur le BaKa Book. Il est vrai qu’à part l’illustre Miel et ses non moins illustres références, nous ne sommes qu’un bande d’analphabètes fainéants traumatisés par les bouquins parfois barbants des cours de français qu’on peine à oublier. Si toi aussi tu as du manger le Germinal de Zola au collège tape dans tes mains ou va chercher une corde.
Littérature donc. Parlons peu, parlons bien, parlons bouquin, avec Sébastien de Phalempin. L’homme en question tient un blog “bouquin malin” des plus grisants. Si, si, grisant. Le principe est simple : en contact avec de nombreuses maisons d’éditions, ledit (grand) bonhomme choisit chaque mois un bon tas de bouquins qu’il va engloutir, avant de digérer tout ça tranquillement sur son blog pour le plus grand bonheur de ses (nombreux) lecteurs.
Simple et efficace, on va droit au but. Ce blog est la preuve que la littérature est un monde vivant, qu’on peut parler livre sans tomber dans le Pivot et le Poivre d’Arvor d’après minuit, et qu’un bon article peut vous donner envie de lire. Le parti de ce site est de vous éviter la phase labyrinthique de recherche d’un nouveau best-seller ou d’une idée cadeau, et de mettre à disposition un avis concret, simple, réfléchi et avant tout plaisant à lire – puisque c’est bien de ça dont il est question, n’est-ce pas ?
Le choix est varié, les mises à jours fréquentes et l’organisation entre index alphabétique et rubriques nombreuses fera le bonheur des fainéants comme des pointilleux. Si vous êtes accro à la lecture, vous trouverez de quoi étancher votre soif ; si vous y êtes viscéralement réfractaires, eh bien… vous changerez d’intestins.
Lireplus.net, c’est par ici et ça vaut le coup de s’y arrêter quelques instants, ne serait-ce que pour la plume et la passion de l’auteur.
Big Up pour ce cher Gugu par la même.
21
2009
(Expo) Rêves de papier : Isabelle de Borchgrave au Musée des Tissus de Lyon
C’est dans le cadre agréable du Musée des Tissus de Lyon, que j’ai été invité à découvrir le Parcours Dansé mis au point par les élèves du cursus de Danse Contemporaine du Conservatoire en partenariat avec ceux de l’ENSATT. Il s’agissait d’un travail à la fois pour les danseurs, au travers de chorégraphies composées par eux et de leurs interprétations, mais également pour les élèves-costumiers puisqu’il leur fallait, dans un temps assez court (trois semaines) parvenir à réaliser une série de costumes allant dans le sens des mouvements dansés.
Papier kraft, trompes rayées, “bulles” bruyantes et tutus juxtaposés ont notamment été à l’honneur. Ce fut également l’occasion de découvrir le travail d’Isabelle de Borchgrave, qui expose jusqu’au 26 avril 09 au Musée sa fascinante collection de robes de papier. Fragiles et éphémères, elles n’en présentent pas moins un visage des plus intéressants, qu’elles cherchent à imiter le tissu ou qu’elles s’en démarquent plus nettement.
L’exposition, sobrement intitulée “Rêves de papier, Isabelle de Borchgrave interprète Mariano Fortuny”, prend place au milieu des collections permanentes du Musée, comme pour mieux mettre en abysse la rencontre entre la dessinatrice belge de “Papiers à la mode” et le touche-à-tout à l’origine de la “manière Fortuny”.
03
2009
[Greetings] Joyeuse Bonne Annee, petits BaKas !
Parce que 2009 sera forcément pleine de BaKaïsme, et qu’au final nous ne sommes pas prêts de nous laisser abattre par la morosité financière, les tribulations de la crise, l’affliction rampante et la grippe en mode coming-out, tout devrait bien se passer.
Le propre de notre espère est d’avoir conscience de son sort, comme disait l’autre (sûrement quelque philosophe éclairé), et cela nous donne un avantage stratégique indéniable sur le reste du règle animal : quand nous allons mal, nous savons que nous pouvons rebondir, et quand nous allons bien, nous savons que ça ne durera pas.
Vous me direz, quelle différence par rapport à ceux qui suivent simplement leur instinct ? Et finalement, nous restons dans la moyenne, est-ce si valorisant ?
Non, justement. Mais se savoir moyen, et en voie d’amélioration, c’est déjà un grand pas.
J’adore la pseudo-philosophie. D’ailleurs, en ce moment, tout tourne autour du pseudo : on fait de la pseudo-politique, avec de pseudo-convictions, en se réclamant de pseudo-partis, cela en s’entourant de pseudo-amis au travers de pseudo-réseaux. Je vais breveter cette idée, ou plutôt devrais-je dire cette pseudo-idée. J’en ferais un bouquin, dans la même veine que ces best-sellers américains genre “Perdez 15 kgs en lavant votre chien” avec en couverture un mec énorme câlinant un chat, et ça se vendra comme des pseudos-petits pains.
Il est tard, je me sers de cette excuse facile pour vous faire oublier mes divagations (signe de la main Jedi à l’appui). Il est temps d’en revenir au sujet principal.
Je vous souhaite au nom de la Rédac’, et à toute la Rédac’ aussi, à vous, lectrices, lecteurs, critiques, juges, cyniques, amoureux, fourbes, cruels, idolâtres, déistes, philosophes, engagés, partisans, neutres, athées, exigeants, procrastinateurs, perfectionnistes, maniaques, graphistes, étudiants, salariés, fonctionnaires, retraités, zombis, jaunes, rouges, bleus, blancs, verts, noirs, mauves, fushias, synthétiques et allumés de tous poils ou imberbes, une excellente et très bonne année à venir. 2009 donc.
Je ne vous souhaite pas de voir vos rêves se réaliser, ce n’est pas drôle, mais donnez-vous à fond, osez, tentez, travaillez, errez et exprimez vos idées, flemmassez, amusez-vous et partagez tout cela, avec qui vous voulez. Mais surtout, réfléchissez. Posez vous des questions. Soyez curieux et intéressés par tout ce qui vous entoure.
Soyez Bakas, bande de Bakas que vous êtes !
Mes résolutions à moi ? Oui vous n’êtes pas les premiers à me poser la question. Oh disons… Manger encore plus de chocolat (noir), de crumble (aux fruits rouges), de bêtises (de Cambrai), de choux (de Bru… euh non je m’égare), penser à mettre plus souvent mes lunettes et essayer de maintenir un rythme régulier sur ces pages. Ah et migrer le Baka Book sous Wordpress aussi, mais quand du temps j’aurai.
Allez, filez !
MieL, Rédac’Chef, Gourou de la Chocolate Way of Life












