Mar
08
2009
0

(Expo) Quintet, N’importe Quoi et Marlène Moquet au MAC Lyon

Un jour je saurai quelle est l’appellation “officielle” de ce musée : la newsletter (s’abonner) est envoyée par le MAC (Musée d’Art Contemporain, l’acronyme de la plupart des musées de ce type en France ndlr) mais le site est au nom du MOCA (Museum of Contemporary Art). Entre compréhension et dimension internationale, il va un jour falloir choisir. A moins d’opter pour l’usage d’un patronyme quelconque, comme pour le Centre Pompidou, par exemple.

Expo quintet affiche mac lyonBref, un billet rapide, pour vous recommander chaudement – vu le vent polaire qui assaille les doudounes AA des fashion, il faut au moins ça – d’aller jeter un oeil au triplet d’expos temporaires du MAC de Lyon. J’avais oublié de vous faire la review de la chose la semaine dernière, je vais essayer de me rattraper ce dimanche.

Le MAC présente donc jusqu’au 19 avril pas moins de trois expositions temporaires – une par étage en fait – autour de trois thèmes distincts. Au premier étage on trouve donc Quintet, qui rassemble les oeuvres de cinq artistes issus de la bande-dessinée, au second on retrouve N’importe quoi, qui se propose de retracer l’histoire de l’art contemporain par le biais d’une sorte de panorama de ses oeuvres les plus décalées, et enfin au troisième c’est Marlène Mocquet et son monde de rêves et de couleurs.

QUINTET(Fiche Musée)

On commence donc avec Quintet. Je n’irai pas par quatre chemins : c’est probablement la plus recherchée des trois, quoique la comparaison soit difficile à tenir, tant les sujets diffèrent. Il y a donc là des travaux de Joost Swarte (Wiki), de Gilbert Shelton (Wiki), de Stéphane Blanquet (Wiki), de Masse et enfin de Chris Ware (Wiki). Beaucoup de planches achevées, d’affiches et de travaux très “BD” pour Joost Swarte : son style entre un Hergé et un Broca frappe juste, et l’on prend plaisir à lire une bande-dessinée comme l’on regarderait une oeuvre d’art.Mais mes deux coups de coeur sont incontestablement Chris Ware et Stéphane Blanquet.

Chris Ware MAC LyonJ’ai découvert le premier au travers d’une plume (de dessin, une fois n’est pas coutume) léchée, d’une grande maîtrise graphique, et qui était ici déclinée en noir et bleu. Le choix de ces deux couleurs, associées au blanc du fond, n’est pas pour rien dans le charme qui se dégage de l’ensemble : l’impression d’inachevé se mêle à merveille avec les traits de personnages et de décors par ailleurs admirablement “propres”. Au final, les personnages et les histoires importent peu : c’est réellement le sens de la mise en page et de la composition, allié à un dessin d’une grande pureté, qui m’ont plus chez lui. C’est poétique et assez léger, ceci étant aussi en partie due aux héros qu’il a choisi de mettre en scène à savoir – entre autres – des souris et des abeilles, traditionnellement plus enfantins.

Chris Ware

Le second est radicalement différent, puisqu’il nous livre ici un ensemble de pièces éclectique, de la sculpture au mur peint en passant – et je trouve l’idée géniale – par une sorte de petit train circulant à l’intérieur d’un ensemble plastique assez étrange composé de murs, de plafonds et de planchers, mais aussi d’objets plus familiaux comme un lit ou des fenêtres. Tout cela, décoré par l’artiste, donne un ensemble assez hétérogène. Outre son goût évident pour des choses peu ragoûtantes, en témoignent les petites statuettes aux corps déformés ou amputés, les silhouettes généreuses mais torturés de ses personnages peints ou encore le caractère très salace et pour ainsi dire dérangeant qui se dégage de la dernière pièce présentant des corps de femme intimement exposés, Stéphane Blanquet s’est ici livré – j’ignore si c’est spécialement conçu pour cette exposition ou non – à un véritable travail de muséographie.

En effet, il ponctue la visite de cet étrange circuit : le spectateur est invité à prendre place dans un wagonnet monoplace, qui avance au moyen de pédales, pour partir en balade sur rails au sein de décors un peu fous, en noir et blanc. Outre le côté très décalé de l’initiative – quel plaisir que de pouvoir éviter les poncifs d’une visite de musée “à l’ancienne” genre “je reste cinq minutes devant un tableau en faisant semblant de l’étudier” – et la dimension ludique de la chose,  le côté lugubre, inquiétant, presque oppressant de la partie qui lui est consacrée s’en trouve réellement décuplé : on “rentre” dans son univers. L’atmosphère est par ailleurs assurée par l’ambiance sonore, consubstantielle des oeuvres exposées : on aime ou on aime pas. Moi, j’aime, Ar. qui était avec moi a détesté. Je peux le comprendre.

N’IMPORTE QUOI (Fiche Musée)

mac lyon n'importe quoi expositionLe pitch de cette seconde expo, c’est de répondre à ceux qui considérent, comme le même Ar. justement, que l’art contemporain c’est du n’importe quoi. Et, de manière plus globale, que l’art “classique” avait au moins le mérite de figurer le beau, au sein d’un cadre explicatif normé et régulé. L’art moderne, au contraire, pullule d’exemples d’oeuvres décalées, ou pour ainsi dire non-artistiques au sens où pouvaient l’entendre les classiques : ainsi en est-il de l’urinoir de Duchamp, qui en est à la fois le parangon et l’exégèse. Il s’agit donc ici de présenter des oeuvres qui ont fait l’histoire de la modernité en art, comme si elles étaient autant de reliques : le but est de suivre une logique “naturaliste”, en ce qu’elle pose la question de l’art “brut”.

Et cette exposition donc de vouloir rassembler des pièces hétéroclites, bizarres, étranges, décalées, pour en faire une sorte de panégyrique du caractère profondément “libre” et “libéré” de l’art contemporain. Faire le lien entre des pièces venant de courants, de lieux et d’époques différentes, n’ayant pour seul point commun que leur “n’importe quoisme”, paraît à tout le moins ardu : le MAC a eu l’intelligence de ne pas s’y risquer, et s’est “contenté” de tout exposer dans trois salles, dont une principale, en une sorte de joyeux malstrom dans lequel le visiteur peut puiser à loisir.

Une excellente idée originelle, un panel d’artistes et d’oeuvres agréablement large, une mise en scène minimaliste qui permet de se concentrer sur les oeuvres elle-même, il convient d’y aller avec curiosité et indulgence, afin de ne pas tomber dans le piège de la critique à l’emporte-pièce un peu mesquine. En se rappelant qu’avant le beau, l’art contemporain véhicule des concepts, des messages et des idées.

MARLENE MOCQUET (Fiche Musée)

exposition mac lyon marlène mocquetPremière rétrospective d’une artiste dont j’aime beaucoup l’univers de départ, très coloré, changeant, un peu fantasque et assez enjolivé, mais dont l’interprétation graphique ne me parle décidément qu’avec peine. Pourtant la technique est là, et elle est maîtrisée : Marlène Mocquet utilise en effet les coulures et autres éclats de peinture comme des parties prenantes de ses compositions. Elle oriente ainsi sa toile en fonction de ses envies, faisant glisser telle ou telle couleur, la ralentissant ici, comme pour mieux se faire le démiurge d’un monde déstructuré, aux formes allongées et lascives.

Malencontreusement il y a quelque chose dans la composition, et notamment dans le choix des couleurs, qui me laisse une impression d’amertume, d’inachevé dans le mauvais sens du terme. J’avais parfois envie de découper un morceau de l’un des tableaux, pour voir ce que ça aurait donné sans le reste. De très belles choses donc, à mon sens, mais insatisfaisantes pour ma part. C’est tout à fait personnel, aussi ne saurais-je trop vous conseiller de faire le détour au troisième pour vous faire votre propre idée.

Pour trouver ou contacter le Musée d’Art Contemporain de Lyon, c’est via ce lien.

Vous l’avez déjà vue ? Vous en avez pensé quoi ?

Feb
25
2009
2

(Monde) Loutrera bien qui loutrera le dernier

C’est chez Gizmodo que la scandaleuse mais prévisible révélation de ce complot qui n’avait de cesse de miner la société moderne en son entier s’est manifestée pour la première fois. Le conflit rampant, que dis-je la splendide guérilla menée de patte de maître par les leaders les plus tenaces du LOUTRE (Loutres Oblitératrices Über Terrifiantes Révolutionnaires et Engagées) a été enfin mise au jour de manière indiscutable par l’entremise de ce cliché, qu’un courageux mais suicidiaire reporter a pu prendre avant d’être dûment trépané par les LARDONS (Loutres Armées Révolutionnaires Division Opérationnelle des Noisettes Spéciales), ces fameuses représentantes du mouvement connu pour être le bras armé du LOUTRE.

loutre caméra maitrise du mondeC’est avec une certaine émotion que je relaye donc, la mort dans l’âme et l’épée au fourreau, cette photo compromettante, montrant sans doute possible l’utilisation par un agent infiltré des LKP (Loutres Kommandatür Progressisante), ramification technologique du mouvement LOUTRE, d’un appareil d’enregistrement vidéo perfectionné provenant d’unités de production sous-marines enfouies à plusieurs milliers de kilomètres sous le continent Arctique. La volonté, sans cesse renouvelée et maintenant des plus concrètes, des LOUTRES de prendre le pouvoir par une mainmise technologique est déjà trop avancée.

Nous heureusement, à la Rédac’, on LA Loutre, qui nous protégera quand les LOUTRES vitrifieront cet hémisphère à coups d’atomiques. Ou pas, mais nous sommes un peu comme les fourmis, nous résistons aux radiations nucléaires. En tout cas en théorie.

Note au lectorat : ce billet est à la fois un hommage et la preuve, s’il en fallait, de mon état de fatigue avancé. Mouhaha.

Feb
01
2009
40

(WebStory) Miss Amandine, la rappeuse du 38 : “J’suis d’retour, ouais gros”

Récapitulons. Notre gentille Amandine, celle-là même qu’en mélomanes avertis nous vous avions fait découvrir au travers de son désormais fameux “Rap pour les côtes du Sénégal“, est en passe de devenir un phénomène sur le web français. Et je n’exagère qu’à peine : alors que ses vidéos ont fait le tour des facebooks les plus pollués et des blogs les moins regardants, son skyblog (sigh) était devenu un véritable “must see”. Oui mais voilà : on peut se rendre compte qu’un génie naît à l’aune des oppositions qu’il suscite.

Or l’indéniable profondeur des textes d’Amanda n’a pas été sans provoquer des réactions à la mesure de sa maîtrise de la langue de Molière (et de Booba). De fait, son blog, qu’elle tenait avec une verve sans pareille, a été piraté par une sorte de Messie auto-proclamé se réclamant du “Juste et du Beau” : ça ne s’invente pas. Du coup, Amandine, la pauvrette, elle est vénère, et elle a décidé de le faire savoir. Parce que c’est comme ça que ça se passe dans l’38 (t’as vu) : si tu clashes, tu te fais clasher. Et là Amanda elle clashe grave tous ses détracteurs. De toute manière elle a 1600 fans alors j’ai envie de dire que tu peux pas test.

Sur ce, dégustez bien, c’est un peu Hardcore ouais gros, mais ça ne s’explique pas, ça se savoure. Sur ce, j’ai des tartines chèvre-miel à engloutir.

Jan
21
2009
0

(Expo) Rêves de papier : Isabelle de Borchgrave au Musée des Tissus de Lyon

C’est dans le cadre agréable du Musée des Tissus de Lyon, que j’ai été invité à découvrir le Parcours Dansé mis au point par les élèves du cursus de Danse Contemporaine du Conservatoire en partenariat avec ceux de l’ENSATT. Il s’agissait d’un travail à la fois pour les danseurs, au travers de chorégraphies composées par eux et de leurs interprétations, mais également pour les élèves-costumiers puisqu’il leur fallait, dans un temps assez court (trois semaines) parvenir à réaliser une série de costumes allant dans le sens des mouvements dansés.

Papier kraft, trompes rayées, “bulles” bruyantes et tutus juxtaposés ont notamment été à l’honneur. Ce fut également l’occasion de découvrir le travail d’Isabelle de Borchgrave, qui expose jusqu’au 26 avril 09 au Musée sa fascinante collection de robes de papier. Fragiles et éphémères, elles n’en présentent pas moins un visage des plus intéressants, qu’elles cherchent à imiter le tissu ou qu’elles s’en démarquent plus nettement.

L’exposition, sobrement intitulée “Rêves de papier, Isabelle de Borchgrave interprète Mariano Fortuny”, prend place au milieu des collections permanentes du Musée, comme pour mieux mettre en abysse la rencontre entre la dessinatrice belge de “Papiers à la mode” et le touche-à-tout à l’origine de la “manière Fortuny”.

(more…)

Jan
16
2009
0

(Plomb Durci) Des paradoxes informationnels inhérents au journalisme de guerre

Décidément, entre Bono au NYT et l’avion d’hier qui avait décidé de faire trempette, le thème de journalisme revient plus souvent que je ne le voudrais en ce moment. Cela dit, il est forcément d’actualité (haha).

Il existe plusieurs types de journalistes : les grands reporters, les journalistes de terrain, les éditorialistes, les journalistes d’investigation… Et ces spécificités se ramifient encore selon le media considéré. Mais le journalisme de guerre, qui s’est vu révélé par la guerre du Vietnam et, plus encore, par la première guerre du Golfe, est un genre un peu à part. Il met en avant des informations sensibles, souvent rapportées avec peu de différé, et ne laissant qu’une marge d’interprétation étroite et difficile à maîtriser.

Une fillette vietnamienne fuyant un village en flammes
Une fillette vietnamienne fuyant un village en flammes

 

Les Etats se sont vite rendus compte de l’importance de l’influence médiatique sur leur population : il est ainsi communément admis que les Etats-Unis se sont vu forcés de se retirer de la péninsule vietnamienne du fait de la double pression internationale et de sa propre opinion publique. Un tel cas de figure, qui aurait été tout à fait impensable dans la première moitié du XXe siècle, est du aux informations relayées par les agences de presse de l’époque, qui firent forte impression sur un public friand d’une actualité internationale encore peu commentée. La démocratisation des supports graphiques, photographie en tête, a été décisive, et largement sous-estimée par les analystes américains. La vision de cette fillette au milieu d’une route, fuyant son village en flammes après un bombardement au napalm, et cet autre cliché montrant un officier de l’armée régulière du Vietnam Sud exécutant à bout portant un Vietkong dans les rues de Ho Chi Minh furent tous deux les emblèmes de cette influence des reporters de guerre et de leurs outils sur la stratégie américaine. Ces photos sont tellement célèbres que même à présent, si vous tapez “Vietnam” dans Google Images ce sont les premières que vous trouvez, aux côtés d’une carte du pays.

De la même manière que le Vietnam avait vu la consécration de la photo, la première guerre du Golfe fut celle de la vidéo : c’est l’avènement de CNN, embarquant ses reporters dans des unités mobiles spécialisées de l’armée afin de filmer les combats au plus près. L’importance du facteur médiatique dans la conception stratégique peut se relativiser, bien sûr. Ainsi, les medias ne peuvent être véritablement prépondérants que s’ils sont indépendants et à même de diffuser leurs contenus de manière relativement libre. Par ailleurs, seul des Etats démocratiques ont à s’inquiéter des répercussions que peuvent avoir ces informations sur leur population.

 

Néanmoins, et on le voit actuellement avec l’exemple de Plomb Durci, l’opération israëlienne dans la bande de Gaza, le flux médiatique a tendance à devenir un élément majeur de la conduite de la guerre. Internet, les téléphones multimedia et les ordinateurs portables, vecteurs privilégiés de l’instantanéité et de la liberté de diffusion de l’information, vont en effet dans le sens de cette évolution. On a même parlé, pour cette opération précisément, d’une véritable “campagne marketing” de l’Etat hébreu pour “préparer” l’opinion israëlienne et les acteurs internationaux à cette éventualité. Lors du déclenchement de l’offensive, une série de mesures dans le domaine des medias ont été activées : des blogs ont relayé le discours officiel explicitant les raisons de cette décision, des groupes de soutien sur Facebook et d’autres réseaux sociaux ont été créés, tandis qu’un certain nombre de partisans commentaient les actualités des grands news sites du Web. La bande de Gaza a quant à elle été fermée aux journalistes, ce qui témoigne d’un effort particulier en matière de maîtrise de l’information, mais qui n’est que partiellement efficace. Si les images des medias occidentaux présentent principalement des destructions matérielles, et un conflit somme toute assez “lisse”, les morts n’étant évoqués que sous forme d’un “total”, nombre de vidéos et d’images sur le Net font état d’une situation humanitaire bien plus grave.

 

Le propos n’est pas ici de juger de l’opportunité, des chances de réussite ou de l’efficience de l’opération en elle-même, mais simplement de mettre en avant le paradoxe médiatique qui en découle, notamment au travers de cette vidéo de chez Loïc, qui m’a inspiré ce long et rébarbatif laïus. 

 

Sep
11
2008
0

[Blog] Bloghorrées Superfétatoires: Où DoK s’y met sérieusement

Je suis sûr de vous en avoir déjà parlé quelque part. En tous cas, ça fait un bon moment qu’il est dans la BaKaRoll à votre droite. Je veux bien sûr parler du blog du grand DoK (2m12 de muscles et d’ego, à ce qui se dit, moi j’peux vous dire que c’est plus que ça), j’ai nommé Bloghorrées Superfétatoires.

Le blog qu’il fait lui-même à l’aide de ses mimines ensanglantées, fourbes et passablement psychopathiques (mais juste pour rire, à ce qu’il paraît), et de son talent fou (au sens strict du terme). Haut en couleurs quoique assez épuré, dépeignant à l’envi des situations que les plus geeks d’entre nous reconnaîtront sans mal et que les moins sensés voudront reproduire.

Mais tout cela, chers lecteurs, ne serait rien sans compter son indubitable et inamovible maîtrise de la langue de Pocquelin et de ses turpitudes. Le mot acerbe, juste, tranchant et toujours à propos, le trait précis et dur, au service d’un style qui force l’admiration des foules au moins autant que son corps parfait.

Voilà, je pense que j’ai fini de lui lustrer les bijoux comme il fallait. Il est donc temps de vous dire que ce mec envoie du bois par palettes et que si jamais Google Analytics me dit que vous n’avez pas cliqué sur les liens vers son blog dans la minute, je vous tuerais jusqu’à ce que mort s’ensuive. Qu’on se le dise. ;-)

Et puis bon, comme il est gentil le père DoK, il a résolu de vous gratifier d’un petit dessin juste pour vous, nouveaux lecteurs avides et avisés. Vous remarquerez la subtilité des mots-clés délicatement insérés dans le texte de manière à ne pas être intrusifs, et le personnage qui de toute évidence n’est là que pour faire montre de son intelligence sans bornes.

BaKament Vôtre,

MieL

PS: Toute velléité élégiaque contenue dans ce présent billet ne serait évidemment due qu’à un malheureux et fortuit concours de circonstances. Il détient mon hamster en otage, je n’avais donc pas le choix.  

PPS: Je savais que je l’avais déjà linké quelque part.
PPPS: Tiens là aussi d’ailleurs.
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Aug
17
2008
0

[Hum] La Seconde Guerre Mondiale = Janken

Ah, on me prévient à l’oreillette que Janken risque de rester obscur pour la plupart des lecteurs.

 Je suis certain du contraire: à force de nous lire il est évident que vous êtes devenus des spcécialistes du Googling, cette pratique consistant à rechercher tout et n’importe quoi sur Google afin d’étendre votre déjà conséquente culture dans des proportions vacuitéennes. Et puis bon, pour devenir maîtres du monde, il faut bien maîtriser son bout de gras d’abord, donc vous savez faire marcher votre cervelle.

Ce qui ne vous aidera pas forcément à savoir ce qu’est le janken, je vous l’accorde. En un mot comme en cent, c’est donc pierre-feuille-ciseaux. Sauf qu’à l’origine (je ne suis pas dingue, et ma source est tout à fait d’accord avec moi) pierre-feuille-ciseaux, c’est japonais (ou chinois, mais plus vraisemblablement japonais), que là-bas ça s’appelle le janken, et que c’est l’une des bases des arts martiaux. Si si. En réalité c’est une compilation des trois sortes d’attaques possibles, au poing (pierre), du plat de la main (feuille) et aux doigts (ciseaux), pour viser respectivement les organes externes, internes et les points sensibles.

Ca vous épate hein? Ben fallait lire HunterXHunter. :-D

Tout ça pour dire que la BashFR que je vous ai mis en lien plus haut (car depuis le temps vous avez compris que vous mets les sources en haut entre parenthèses pour éviter de les oublier) m’a interpellée: que de clairvoyance dans ces quelques lignes! Ainsi la seconde guerre mondiale n’était qu’une vague et sombre affaire de pierre-feuille-ciseaux. Jugez plutôt: Churchill impose son “V of victory” comme le symbole de sa résistance contre le fachisme durant la Bataille d’Angleterre (en réalité avant cela, mais je vous laisse réviser votre Histoire), tandis que Staline fait main de fer dans gants d’acier à l’Est. Au milieu, les saluts au Fürher laissent des traces de mains tendues.

Churchill ciseaute et l’emporte sur Hitler, tandis que Staline s’en sortira non sans de grandes difficultés après avoir joué la pierre contre le papier du dictateur allemand. Tout n’est donc que janken. CQFD. 
Cela dit je me demande si ça passe en dissert’: Les conséquences géostratégiques de la ligne radicale stalinienne durant WWII sur les modalités post-guerre => Ben c’est le janken t’as vu M’sieur.

BaKament Vôtre,

MieL
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Jun
02
2008
0

[Photo] Andrzej Dragan

(Si ça c’est pas QLoTé…)
Je me demande s’il est vraiment nécessaire de commenter le monstrueux travail de M. Dragan, tant ses images parlent pour lui. Des retouches d’une saisissante présence qui paraissent pouvoir bouger tant elles interpellent le spectateur.
Des icônes si retouchées qu’on en doute de leur intégrité…. Et pourtant. Le réalisme et la maîtrise qui se dessinent ne semblent être que les prolégomènes de quelque mouvement imminent. Une pensée qui pourrait jaillir à tout instant…
Très impressionnant. Je suis particulièrement bluffé par le travail sur Hitler.
BaKament Vôtre,
MieL
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May
16
2008
3

[Clip] The Bird & The Bee – Again & Again

Outre l’intérêt intrinsèque du clip, qui dénote tout de même d’une certaine maîtrise du montage vidéo, et la joliesse de la chanteuse, il faut aussi dire que la chanson se laisse écouter. De la pop sucrée, douce et agréable, qui ne frappe pas forcément un grand coup mais qui, sans prétention aucune, accroche l’oreille du mélomane.

Again & Again. ;)

Encorement Vôtre,

MieL

Yatta BaKa TeaM
/You’re the music in me…

Apr
13
2008
0

[Art] André Kutscherauer

Dans la famille très sélect des artistes numériques pour le moins talentueux, je viens de découvrir André Kutscherauer, grâce à Giz. A la fois adepte de Deviant Art et d’oeuvres porteuses de messages étranges et portées par une très impressionante maîtrise graphique, cet artiste allemand de 27 ans peut se découvrir sur son site perso, qui est lui-même une vitrine qui se suffit à elle-même.

Je vous laisse aller y faire un tour, c’est réellement quelque chose qui se regarde…

BaKament Vôtre,

MieL

Yatta BaKa TeaM
/Entrez dans la Sphère!
/Enter the BaKaSphere!

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