Le courant du photoréalisme s’est développé dans les années 70 à la suite des travaux de McLean, Bechtle ou encore Delcol, préfigurant les hyperréalistes et leurs peintures saisissantes, comparables aux traitements HDR (1) très en vogue de nos jours. Une photo est d’ailleurs presque toujours leur point de départ, la technique consistant à obtenir un rendu détaillé à l’extrême, tant sur le plan de la texturisation que sur celui de la colorisation, des proportions ou de la composition.
Bref, le but est d’obtenir un résultat souvent plus détaillé et plus “vivant” que la photo originelle. Contrairement aux photoréalistes, qui comme leur nom l’indique préféraient coller au rendu argentique, les hyperréalistes choisissent de dépasser ce stade, vu comme froid et dénué de vie, pour mettre en exergue une certaine idée de la narration. Pour eux, il est important qu’une peinture raconte une histoire, et que l’observateur puisse sortir de la dimension mécanique héritée du Pop Art dans laquelle se cantonnaient leurs prédécesseurs.
Linnea Strid est suédoise, c’est une adepte de l’hyperréalisme, et elle est douée. Très. L’eau, le côté trash de sa ville d’Uppsala, les visages déformés, autant de sujets qui font le bonheur de son pinceau, et celui de nos yeux par la même occasion. Un quotidien en HD, en somme. Son FlickR est juste génial. Merci Fubiz pour cette découverte en forme de coup de coeur.
(1) Un traitement HDR consiste à faire “fusionner” au moins trois clichés identiques, pris à des niveaux d’exposition différents, par le biais d’un logiciel adéquat. Certains appareils numériques sont capables de prendre de telles photos nativement, mais ils restent assez onéreux.






