Le bonsoir, chers et estimés lecteurs. Vous l'aurez aisément constaté, le manque de temps chronique de vos rédacteurs n'est pas sans impacter le rythme de publication du BaKa Book. Or, vous savez le souci qui est le nôtre de vous proposer un contenu de qualité, régulièrement mis à jour et tout à fait décalé. De fait, comment concilier ces deux aspects ô combien contradictoires ?
08
2009
(Rouages) Dans la famille BaKa, je demande le Little
19
2009
(Clip) Slagsmålsklubben – Sponsored by destiny
Chaperon Rouge inside.
Oui le nom de ce groupe est quelque peu isocèle, mais pas autant que le clip de leur chanson “Sponsored by destiny”. Le concept est assez simple : il s’agit de reprendre le conte du Petit Chaperon Rouge, sur fond de musique électronique (pas géniale, soit dit en passant, mais je suis un sale con intolérant). C’est plutôt joli, ça rappelle un peu la pub Areva sur Funky Town, et c’est frais.
Et puis bon, réviser ses classiques, ça a toujours du bon.
Slagsmålsklubben – Sponsored by destiny from Tomas Nilsson on Vimeo.
08
2009
(Expo) Quintet, N’importe Quoi et Marlène Moquet au MAC Lyon
Un jour je saurai quelle est l’appellation “officielle” de ce musée : la newsletter (s’abonner) est envoyée par le MAC (Musée d’Art Contemporain, l’acronyme de la plupart des musées de ce type en France ndlr) mais le site est au nom du MOCA (Museum of Contemporary Art). Entre compréhension et dimension internationale, il va un jour falloir choisir. A moins d’opter pour l’usage d’un patronyme quelconque, comme pour le Centre Pompidou, par exemple.
Bref, un billet rapide, pour vous recommander chaudement – vu le vent polaire qui assaille les doudounes AA des fashion, il faut au moins ça – d’aller jeter un oeil au triplet d’expos temporaires du MAC de Lyon. J’avais oublié de vous faire la review de la chose la semaine dernière, je vais essayer de me rattraper ce dimanche.
Le MAC présente donc jusqu’au 19 avril pas moins de trois expositions temporaires – une par étage en fait – autour de trois thèmes distincts. Au premier étage on trouve donc Quintet, qui rassemble les oeuvres de cinq artistes issus de la bande-dessinée, au second on retrouve N’importe quoi, qui se propose de retracer l’histoire de l’art contemporain par le biais d’une sorte de panorama de ses oeuvres les plus décalées, et enfin au troisième c’est Marlène Mocquet et son monde de rêves et de couleurs.
QUINTET(Fiche Musée)
On commence donc avec Quintet. Je n’irai pas par quatre chemins : c’est probablement la plus recherchée des trois, quoique la comparaison soit difficile à tenir, tant les sujets diffèrent. Il y a donc là des travaux de Joost Swarte (Wiki), de Gilbert Shelton (Wiki), de Stéphane Blanquet (Wiki), de Masse et enfin de Chris Ware (Wiki). Beaucoup de planches achevées, d’affiches et de travaux très “BD” pour Joost Swarte : son style entre un Hergé et un Broca frappe juste, et l’on prend plaisir à lire une bande-dessinée comme l’on regarderait une oeuvre d’art.Mais mes deux coups de coeur sont incontestablement Chris Ware et Stéphane Blanquet.
J’ai découvert le premier au travers d’une plume (de dessin, une fois n’est pas coutume) léchée, d’une grande maîtrise graphique, et qui était ici déclinée en noir et bleu. Le choix de ces deux couleurs, associées au blanc du fond, n’est pas pour rien dans le charme qui se dégage de l’ensemble : l’impression d’inachevé se mêle à merveille avec les traits de personnages et de décors par ailleurs admirablement “propres”. Au final, les personnages et les histoires importent peu : c’est réellement le sens de la mise en page et de la composition, allié à un dessin d’une grande pureté, qui m’ont plus chez lui. C’est poétique et assez léger, ceci étant aussi en partie due aux héros qu’il a choisi de mettre en scène à savoir – entre autres – des souris et des abeilles, traditionnellement plus enfantins.

Le second est radicalement différent, puisqu’il nous livre ici un ensemble de pièces éclectique, de la sculpture au mur peint en passant – et je trouve l’idée géniale – par une sorte de petit train circulant à l’intérieur d’un ensemble plastique assez étrange composé de murs, de plafonds et de planchers, mais aussi d’objets plus familiaux comme un lit ou des fenêtres. Tout cela, décoré par l’artiste, donne un ensemble assez hétérogène. Outre son goût évident pour des choses peu ragoûtantes, en témoignent les petites statuettes aux corps déformés ou amputés, les silhouettes généreuses mais torturés de ses personnages peints ou encore le caractère très salace et pour ainsi dire dérangeant qui se dégage de la dernière pièce présentant des corps de femme intimement exposés, Stéphane Blanquet s’est ici livré – j’ignore si c’est spécialement conçu pour cette exposition ou non – à un véritable travail de muséographie.
En effet, il ponctue la visite de cet étrange circuit : le spectateur est invité à prendre place dans un wagonnet monoplace, qui avance au moyen de pédales, pour partir en balade sur rails au sein de décors un peu fous, en noir et blanc. Outre le côté très décalé de l’initiative – quel plaisir que de pouvoir éviter les poncifs d’une visite de musée “à l’ancienne” genre “je reste cinq minutes devant un tableau en faisant semblant de l’étudier” – et la dimension ludique de la chose, le côté lugubre, inquiétant, presque oppressant de la partie qui lui est consacrée s’en trouve réellement décuplé : on “rentre” dans son univers. L’atmosphère est par ailleurs assurée par l’ambiance sonore, consubstantielle des oeuvres exposées : on aime ou on aime pas. Moi, j’aime, Ar. qui était avec moi a détesté. Je peux le comprendre.
N’IMPORTE QUOI (Fiche Musée)
Le pitch de cette seconde expo, c’est de répondre à ceux qui considérent, comme le même Ar. justement, que l’art contemporain c’est du n’importe quoi. Et, de manière plus globale, que l’art “classique” avait au moins le mérite de figurer le beau, au sein d’un cadre explicatif normé et régulé. L’art moderne, au contraire, pullule d’exemples d’oeuvres décalées, ou pour ainsi dire non-artistiques au sens où pouvaient l’entendre les classiques : ainsi en est-il de l’urinoir de Duchamp, qui en est à la fois le parangon et l’exégèse. Il s’agit donc ici de présenter des oeuvres qui ont fait l’histoire de la modernité en art, comme si elles étaient autant de reliques : le but est de suivre une logique “naturaliste”, en ce qu’elle pose la question de l’art “brut”.
Et cette exposition donc de vouloir rassembler des pièces hétéroclites, bizarres, étranges, décalées, pour en faire une sorte de panégyrique du caractère profondément “libre” et “libéré” de l’art contemporain. Faire le lien entre des pièces venant de courants, de lieux et d’époques différentes, n’ayant pour seul point commun que leur “n’importe quoisme”, paraît à tout le moins ardu : le MAC a eu l’intelligence de ne pas s’y risquer, et s’est “contenté” de tout exposer dans trois salles, dont une principale, en une sorte de joyeux malstrom dans lequel le visiteur peut puiser à loisir.
Une excellente idée originelle, un panel d’artistes et d’oeuvres agréablement large, une mise en scène minimaliste qui permet de se concentrer sur les oeuvres elle-même, il convient d’y aller avec curiosité et indulgence, afin de ne pas tomber dans le piège de la critique à l’emporte-pièce un peu mesquine. En se rappelant qu’avant le beau, l’art contemporain véhicule des concepts, des messages et des idées.
MARLENE MOCQUET (Fiche Musée)
Première rétrospective d’une artiste dont j’aime beaucoup l’univers de départ, très coloré, changeant, un peu fantasque et assez enjolivé, mais dont l’interprétation graphique ne me parle décidément qu’avec peine. Pourtant la technique est là, et elle est maîtrisée : Marlène Mocquet utilise en effet les coulures et autres éclats de peinture comme des parties prenantes de ses compositions. Elle oriente ainsi sa toile en fonction de ses envies, faisant glisser telle ou telle couleur, la ralentissant ici, comme pour mieux se faire le démiurge d’un monde déstructuré, aux formes allongées et lascives.
Malencontreusement il y a quelque chose dans la composition, et notamment dans le choix des couleurs, qui me laisse une impression d’amertume, d’inachevé dans le mauvais sens du terme. J’avais parfois envie de découper un morceau de l’un des tableaux, pour voir ce que ça aurait donné sans le reste. De très belles choses donc, à mon sens, mais insatisfaisantes pour ma part. C’est tout à fait personnel, aussi ne saurais-je trop vous conseiller de faire le détour au troisième pour vous faire votre propre idée.
Pour trouver ou contacter le Musée d’Art Contemporain de Lyon, c’est via ce lien.
Vous l’avez déjà vue ? Vous en avez pensé quoi ?
03
2009
(Poney) Des affreux reptiles et des jolis moutons blancs
Vous aussi, combattez la morosité ambiante à coups de poney multicolores, de licornes blanches et roses, d’arcs-en-ciel terriblement étoilés et de merveilleux nuages dorés. Tout en chantant, bien sûr. Je vous explique donc la marche à suivre : d’abord vous lancez la vidéo, et dans un second temps vous cliquez sur le bouton “Cornify”. C’est simple, et surtout c’est miiiiiiignoooooooon.
Ne me remerciez pas, j’aime polluer votre espace visuel et sonore à grands coups d’amour et de rose bonbon. C’est mon côté joueur.
Note : Allez, un autre chocolat à celui ou celle qui se souvient des paroles de la comptine dont est extraite le titre de ce billet.
02
2009
(Meme) Boxxy (ou quelque chose comme ça)
C’est l’histoire d’un joli meme* conté par la plume agréable, que dis-je, virtuose pour ce qui est de ce genre de narration, de Titiou, sur Girls & Geek. Pour les comiques qui mettront une fois de plus en exergue mon attirance pour les blogs tenus par la gente féminine, sachez que j’vous emboîte. Tiens ça me fait penser à ces nouvelles pubs pour la conserve, mais ceci est une autre histoire, dont je vous parlerai peut-être plus avant demain.
Pour ce qui est d’aujourd’hui, je vous présente donc l’histoire de Boxxy. Boxxy est une adolescente d’un âge incertain, qui a eu l’idée comme toute une tripotée de ses semblables peu soucieux des conséquences d’un tel acte d’uploader une vidéo d’elle sur YouTube. Jusque là, rien que de normal me direz-vous. Le problème tient en réalité au fait que, légèrement surexcitée par la perspective de réaliser le film en question à l’intention de son “boyfriend”, Boxxy apparaît pour le moins hystérique : il n’en fallait pas plus aux gens de chez 4chan pour la remixer. Bien mal leur en a pris.
4chan, comme l’illustre fort bien Titiou au travers de cet autre truculent exemple, c’est un image-board, comprendre un forum dans lequel les conversations débutent sous formes de réponses à des images postées là par des utilisateurs, mais dans le genre very geeky tendance nerd. Du coup, c’est un foyer dangereusement floodé** de futurs must-see dumb things, si vous voyez ce que je veux dire. Si vous ne voyez pas, imaginez une ville peuplée de petits bonhommes à lunettes, vicieux, doués et dotés d’un humour souvent très approximatif filtrant le net à la recherche de LA vidéo qui tue, et de la LA prochaine image qui fera le tour du web.
Et bien Boxxy a été l’objet du troisième conflit mondial sur 4chan, à tel point que le créateur et admin’ du site a été contraint de le fermer pour nettoyage plusieurs heures durant. Pour les détails, voir le billet sur G&G, mais en gros la guerre opposa les défenseurs de Boxxy – ceux qui la trouvaient “cute” – et ceux qui ne voyaient dans cet engouement général pour la donzelle qu’une manifestation supplémentaire du manque de goût des newbies*** et de K12 avides de mignonettes qui envahissaient leur sanctuaire. Bref, voici la version remixée à l’origine de ce déchaînement de passions.
Le fait est en tous les cas que personnellement j’aime beaucoup Boxxy. Elle me fait rire. Et vous ? Vous l’auriez protégée de ce ramdam ?
*meme : phénomène internet qui se cristallise autour d’un support numérique quelconque, le plus souvent une vidéo mais aussi une image, un son ou une animation, et relayé de manière (très) abusive au vu de l’intérêt intrinsèque du contenu via des blogs, des mails et autres plates-formes NSFW.
**flood : sur un forum, fait d’envoyer une quantité jugée trop importante de messages dénués d’intérêt, ou considérés comme tels au vu du sujet principal du forum ou de la conversation en cours. “Inondation” en français, ndlt.
***newbies & K12 : newbies, ou plus simplement noobs, désigne les “nouveaux”, les derniers arrivants sur un service quelconque. Assez péjoratif, il implique souvent une incompréhension des règles, une certaine naïveté et une attitude jugée inadaptée par les utilisateurs aguerris. K12, abréviation de Kevin, 12 ans, est un acronyme générique figurant l’adolescent de base, ne sachant le plus souvent pas écrire correctement et ne faisant pas l’effort de comprendre les règles en place mais tenant absolument à laisser sa marque partout. Très péjoratif.
31
2009
(Mots) Alors on conjugue les coqs ensemble, piège à mémé ?
La langue française est l’une des choses que je révère le plus en ce monde. Riche, plurielle, métamorphe, elle s’adapte, se prêtant sans broncher aux pires torsions. L’on peut, en jouant tant sur la syntaxe que sur le vocabulaire, les champs lexicaux ou le registre en faire un instrument imparable, tantôt outil de persuasion logomachique, tantôt support de messages poétiques.
Le fait est en tous les cas que l’on ne peut nier la richesse des modulations possibles de la langue. Personnellement, j’en deviens raisin* quoi.
D’ailleurs, dans une optique d’enrichissement personnel, et faisant preuve d’un acharnement philologique qui doit faire la fierté de sa maman, Catherine Malleval, journaliste à Libé.fr de son état (enfin journaliste je ne sais pas, mais elle écrit dedans en tout cas), a commis un article fort intéressant sur l’éclectisme de la francophonie dans le domaine de l’érotisme. Comme je vous dis. On y apprend ainsi, entre autres passionnantes découvertes, qu’un pénis peut être désigné par un nombre incroyables d’artifices langagiers : il est à la fois “piège à mémé” en argot, “coq” lorsqu’il atteint une taille respectable à l’île Maurice, ou “pissette” lorsque l’on est Québécois (pure laine).
“Faire boutique avec son cul” désigne ainsi en Côte d’Ivoire le commerce du corps et l’activité des femmes de peu de vertu (et de chippendales), mais n’allez pas croire pour autant qu’un peu de poésie n’en demeure pas moins en la matière : le sexe masculin est ainsi l’ambassadeur au Congo, tandis que son équivalent féminin y devient “la cave”.
Evidemment, je ne pouvais louper la réponse à la dernière question du philologue interviewé, qui évoque un surnom gentil qu’une Antillaise peut donner à son amant : son “sucre-saucé-dans-miel”. L’image me parle, en tout cas. Quand je vous dis que le MieL, c’est excellent. La modestie aussi, d’ailleurs.
Et de votre côté, vous avez des surnoms bizarres pour désigner vos choses ? Ou vous en avez entendu parler ?
* Raisin : Au Québec, veut signifier “con”, “bêta” ou juste “stupide”. C’est un peu le québécois pour “Baka” en fait. D’ailleurs, y’a même un site pour les raisins, les vrais.
Ah j’oubliais, j’ai déniché le lien chez Maïa, évidemment. Mangez du Mazaurette, c’est garanti plein d’humour et de jolie plume.
29
2009
(Anniversaire) Le Baka Book a eu un an (il y a trois semaines)
Mais bon, forcément, j’avais zappé. Je ne pensais pas qu’il était déjà si vieux tiens. Comme quoi, le temps passe vite. A l’époque déjà, ce 6 janvier 2008, je disais des conneries, je parlais de nourriture et je vous expliquais le sens du mot Baka. Le temps a passé, et j’ai été rejoint par mes valeureux coupaings : la Loutre et ses jolies Baudelaireries, le Laquais et ses indispensables outils kikoolol furent les premiers.
Puis Tobi, et ses chroniques cinématographiques enjouées et polies (ou pas), ainsi que Vince, ou Grand-Chef pour les intimes, qui frappa très fort dès le premier billet, se joignirent à la Rédac. Il y a aussi et bien sûr ce cher Ben, qu’on ne présente plus, et qui partage ce qu’il n’ose pas poster chez lui dans nos colonnes (et il a bien raison de le faire).
Et bien évidemment, notre Pepito national, grand exhumateur de vidéos stupides devant l’Eternel, tout comme Sandar et ses lubies musicales, participent à l’entrain général d’une Rédac’ plus éclectique – le mot est faible – que jamais.
Dans une catégorie à part, forcément, il y a le Baba, Bakared, qui, s’il n’a commis que quelques billets bien sentis sous son pseudo à lui, est à l’origine de bon nombre des miens (pas d’allusions scabreuses, je parle bien sûr des liens qu’il m’envoie, pas d’autre chose, bande de pervers).
Loulou quant à lui ne sert à rien, mais ce n’est pas nouveau. Allez, disons qu’il s’occupe du support technique (un peu) et du côté serveur (beaucoup).
Voilà donc que dire, si ce n’est qu’évidemment nous ne serions rien sans vous et toute cette sorte de choses. Je vous épargne les mièvreries, chères lectrices, chers lecteurs, mais le coeur y est. Puissent mille vers luisants géants vous guider dans l’obscurantisme ambiant en chantant la javanaise pour vos oreilles délicates. Non, sérieusement, j’ai juste envie de dire merci quoi. A ceux qui nous envoient des liens, à ceux qui commentent, à ceux qui se cachent derrières leurs écrans, aux anonymes, à la France d’en bas, d’en haut, et d’au milieu. Et aux autres aussi, d’ailleurs.
Voilà pour vous donner un ordre d’idée ce billet est le 701 ème (très exactement), pour 704 commentaires en tout. Ce qui nous fait une moyenne de 58 billets par mois, soit un peu moins de deux billets par jours. Il y a eu des mois bien plus actifs que d’autres, notamment en fonction du rythme de nos activités “en vrai” (oui oui, nous avons aussi une vraie vie avec des gens dedans). Mais ça a surtout été beaucoup de plaisir, pour moi en tous les cas, et, je l’espère, pour vous tous.
Allez, j’arrête là, je sens que je vais faire dans le larmoyant. Et vos egos surdimensionnés n’ont pas besoin de se voir conforter dans leurs certitudes d’êtres des entités à part entière. Tss.
28
2009
(Chaîne) Où dépensez-vous vos sous sur le Net ?
Voilà donc ce fourbe de Feufol (je ne te salue pas, forban) m’a taggué pour une chaîne. Que je vous explique : une chaîne entre blogs, ça consiste à lancer un sujet, puis à faire des liens vers les sites des autres afin qu’ils fassent un billet là-dessus également. C’est un poil plus intelligent que les monceaux d’absurdités qui encombraient et encombrent toujours mon ex-boîte Homail (RIP) cela dit, même si cela dépend du sujet.
Pour le coup, il s’agit de l’argent que l’on dépense sur le Net. Donc ça induit du tabou (le sens commun veut que l’argent soit un sujet tabou en France, paraît-il, mais le sens commun ne connaît probablement pas encore la génération 2.0) et de Ouèb, ça éveille donc mon intérêt. Du coup, on va dire merci Feufol, quand même. Allez.
On ne s’étonnera d’ailleurs pas que l’auteur originel de la forfanterie soit Pingoo. Y’a pas de secrets.
Pour quoi payez-vous sur internet ? Site Web, services, boutiques, en ligne… Qu’est ce qui vous fait claquer votre fric ? Je veux tout savoir !
Donc pour ma part, comme chacun sait, je suis une grosse radasse. Mais je suis un être de désirs (Spino’, big up) donc mon dilemme est le suivant : j’ai envie de plein de choses mais je me heurte rapidement à la cruelle réalité de mon portefeuille. La vie estudiantine n’est certes pas la plus lucrative qui soit. Et puis c’est la crise, mon bon Monsieur.
Du coup, pour le moment, Baba, Loo et moi on paye le serveur derrière Bakasphere. On paye aussi les noms de domaine affiliés, et de mon côté rmlfvr.com (l’égotisme est à ce prix).
Depuis que j’essaye de me mettre à FlickR je m’interroge sur l’achat d’un compte Pro aussi. C’est 25$ si ma mémoire est bonne, et ça enlève certaines limitations. J’attends de voir à l’usage.
Je paye et gère mon abonnement téléphonique mobile sur Orange.fr, le site le plus horrible du monde après celui de la SNCF.
J’achetais quelques tees fut un temps chez LaFraise, mais au final j’achète plutôt des accessoires ou des choses qui ne nécessitent pas d’essayge. Genre sur VentePrivée ou BrandAlley. J’ai acheté ma dernière board en ligne, par exemple, lors d’une vente M4 sur VP.
J’ai récemment acheté un skin pour iPhone et un autre pour mon MacBook chez Skinizi. J’aime beaucoup ce qu’ils font.
Je n’achète jamais de livres en ligne. C’est quelque chose que j’adore faire “in real life”.
Je fouine sur Amazon ou CDiscount quand j’ai besoin de matos électronique. J’avais notamment fait l’acquisition sur Amazon de mes derniers intras, et de mon AKG (dont je suis toujours follement amoureux). Sur CDiscount, j’avais opté pour un nouveau disque dur interne pour mon MacBook. Ah, et j’avais acheté sur LDLC un clé USB, mais elle ne fonctionnait pas avec les Mac (fail).
Ah et j’achète des applications pour iPhone aussi. C’est mal.
Voilà je pense qu’avec ça vous en savez beaucoup plus sur moi, ce qui est un premier pas, selon mes profs, pour pouvoir me rouler. Et vous alors, vous dépensez de temps à autres sur Internet ? Où ça ? Pour quels usages ? Avez-vous peur de le faire ?
Edit : Allez, on va tagger des gens. Donc ce vieux pirate de DoK Doyle, et puis Ben aussi, histoire de polluer son joli Webenlog, et aussi Gonzague tiens, qui a déjà dû être taggé 200 fois dessus. Et Monsieur Loïc “FuraxMan” Rechi.
25
2009
(RSS) Feedburner s’auto-termine chez Google : changement d’adresse bis
Oui, les Terminator Nights laissent des traces. Ne vous étonnez donc pas de voir Pepito vous balancer des “Hasta la vista, baby” pour ponctuer ses légendaires horreurs. Il trouve que ça fait plus waff, vous comprenez. Non ? C’est normal.
Bref, l’auto-termination, c’est le suicide version Schwarzy. A la californienne quoi. Aucun rapport direct avec Feedburner, qui je vous le rappelle est notre fournisseur attitré de flux RSS. Pour plus d’infos sur ces derniers, je vous mets une jolie vidéo d’explications pour les enfants (c’est supersympa), et vous invite à aller lire ce billet chez Dante. Pour ceux qui ne sauraient pas quelle “page d’accueil” utiliser, sachez qu’à la Rédac’ nous conseillons Google Reader. Bref, je vous disais donc que le flux principal du Baka Book est géré par Feedburner, qui s’est fait racheter par Google. Du coup, il y a comme qui dirait une sorte de transfert qui s’opère. Au lieu de l’adresse habituelle ( http://feeds.feedburner.com/TheBakaBook ) vous devriez donc d’ores et déjà passer à celle-ci : http://feeds2.feedburner.com/TheBakaBook. Oui, c’est complètement différent, nous sommes d’accord. Surtout que censément, la première continue à être actualisée. Mais ça a l’air un peu lent, donc je vous conseille de faire la modif”, ça prend trois secondes et vous serez tranquilles.
20
2009
(Cuisine) Dingue de meringue : Cilou me rend fou
Que je vous explique un peu. Ciloubidouille, c’est un peu LE blog de bidouille, de cuisine et de bricolage-maison. Et je ne dis pas ça parce son auteure est certainement l’une des plus charmantes bloggeuses que je connaisse, non, mais vraiment parce qu’il y a de super idées à y dénicher.
Et là, je ne pouvais pas passer à côté, puisque son dernier billet se propose de nous initier à la science délicate et subtile des meringues.

- Vous prendrez bien une meringue ?
J’adore les meringues.
Vous me direz, j’adore sensiblement tout ce qui ressemble de près ou de loin à du comestible. C’est vrai. Mais les meringues, c’est une autre paire de manches. D’abord parce que c’est un dessert qui a une esthétique folle : ces courbes aériennes, cette légèreté qui se fait jour aussi bien à la simple vue d’une jolie meringue que lorsqu’on la saisit délicatement. Comme un macaron tout frais, la meringue est friable. Mais son côté fragile n’est certes pas le moindre de ses atouts.
Une meringue est donc jolie. Je dirais même qu’en fonction des formes qu’on donne à la pâte, elle peut devenir une véritable oeuvre d’art. Mais ce n’est évidemment pas tout.
Une meringue renferme également un délicat secret. Sous sa coquille douce, colorée à l’envi, se dissimule cette structure si particulière, qui prend tout son sens lorsque l’on comprend qu’elle n’est là que pour magnifier le coeur du met. Ce dernier, juste trop chewy comme le dit Kate en commentaire, est la substantifique moelle d’une meringue réussie. Il doit être liquide, mais pas trop. Légèrement résistant, sans être dur. Elastique, mais “goûtu”.

- Meringue aux éclats de praline rose
La meringue, en plus de cela, est formidablement plurielle, puisqu’elle se métamorphose au gré de vos traits de génie culinaires. L’idée des éclats de praline rose – qui n’est pas sans flatter l’ego des gones chauvins et gourmands – est notamment à noter : sentez-vous la salive vous monter à la bouche en admirant le résultat ?
Non contente d’être plurigustative (néologisons à loisir), la meringue est également plurimorphique. Sa pâte vous autorise l’audace la moins raisonnable en la matière : sapins hautains, champignons mignons, coquillage sans âge et fières cuillères ne sont que des exemples réussis parmi d’autres.
Ce panégyrique de la meringue, accompagné il est vrai d’une ode méritée à Cilou (la perspective de recevoir – qui sait – une meringue en pièce jointe n’est bien entendu pour rien dans cette initiative) s’achève ici, mais pas mon appétit. Il va être difficile de faire semblant de ne pas voir les photos sur la home du Baka Book. En attendant de pouvoir les faire, vous pouvez toujours vous régaler d’avance en regardant le billet sur le nougat maison. C’est trop pour moi, l’apoplexie préventive me guette.

Plateau de pâte à meringue façon Ciloubidouille
07
2008
[Vidéo] Let’s Charleston!
Je ne sais pas trop d’où sort cette jolie vidéo esprit Vintage, mais depuis les années folles me font envie…
07
2008
[Vid] Fat City Reprise – Long Gone
02
2008
[News] Le sexe complique tout : le Dalai-Lama conseille l’abstinence
C’est du moins ce que soutient l’AFP , en rapportant les propos du chef spirituel tibétain lors d’un discours vendredi à Lagos. Le saint homme a donc déclaré que succomber aux tentations physiques seraient source de bien plus de complications qu’il n’y paraît, et que l’abstinence serait une voie certes moins satisfaisante sur le court terme mais bien plus simple à l’échelle d’une vie.
Loin de nous l’idée de vouloir en quoi que ce soit critiquer le discours du prix Nobel de la Paix, mais la question qu’il soulève mérite de se poser : le monde serait-il meilleur sans sexe ? Petite taxonomie partiale, satyrique, plein de préjugés et de mauvaise foi sur le sujet :
Sans sexe…
Les femmes et les hommes pourraient être amis (ou pas)
Il n’y aurait plus de hippies
Les couples seraient platoniques, ou n’existeraient plus : fini les engueulades de vos voisins à 4h du mat’
Plus besoin d’éducation sexuelle
Le marché des préservatifs deviendrait obsolète, et l’on verrait des manchettes de journaux aussi intéressantes que “Manque de lubrifiant au pays des condoms”
Ce serait la fin des blagues potaches
Les femmes auraient dans le ventre une poche inutile
Les hommes auraient entre les jambes un truc encore plus inutile
Les Bisounours domineraient le monde avec l’aide des Teletubbies, des Pokemons et de Brigitte Bardot
Julien Clerc arrêterait de chanter (joie immodérée)
Lorie aussi (comme quoi)
Les hommes s’endormiraient moins vite (ou pas)
Les femmes simuleraient moins (pas taper)
Il n’y aurait plus de pornstar qui se reconvertiraient dans la télé
Ce n’est bien sûr ni exhaustif, ni scientifique, ni objectif, ni même intelligent. Mais si de telles choses s’accordaient avec notre politique éditoriale, ça se saurait n’est-ce pas ?
Et vous, que rajouteriez-vous à cette jolie liste ? Serait-ce globalement positif si tout le monde renonçait au sexe ?
Notons d’ailleurs que la rencontre entre notre Président (que les rayons doux du soleil fassent fleurir des pétunias sur son passage) et le Monsieur qui a popularisé la toge et la sandale en Pologne ne devrait plus tarder.
28
2008
[On The Go] Caravane Palace – We can danse
Je suis en plein dedans depuis un petit mois, et je dois dire que je craque complètement. C’est aussi festif qu’un bon rythm’ jazz tout en étant des plus modernes avec les samples electro qui se font jour sous les accords des instruments traditionnels, c’est joli, c’est maîtrisé, et l’on appréciera leurs lives diaboliquement entraînants.
Qui / Caravan Palace (MySpace )
Quoi / Jolie Coquine (premier album)
Depuis quand / Un mois
Nombre d’écoutes / 5 ou 6 fois (l’album)
Genre / Electro jazz (certains disent néo-manouche mais ça m’évoque des consonances hippies)
Trois qualificatifs / Festif, moderne, maîtrisé
Ca s’écoute / Dans le métro pour se réveiller, en soirée, tout seul ou en petit comité
Se le procurer / Urgemment (disquaires habituels)
Je vous conseille notamment Scar Scat, Jolie Coquine, We Can Danse… et l’album en son entier.
24
2008









