Feb
07
2010
1

(Movie) Dactylow rocks

Juste parfait. Musique parfaite. Couleurs parfaites. Diction parfaite. Photographie parfaite. Autisme parfait.

Jan
16
2010
0

(Game) First-Person Tetris : casse-tête vs casse-brique

Screen shot 2010-01-16 at 2.54.13 PMOn peut difficilement faire plus simple et plus génial, c’en est presque un syllogisme : vous aimez les jeux à la première personne, vous aimez Tetris, donc vous aimerez First-Person Tetris. L’idée, c’est qu’au lieu d’être le bête joueur qui empile des briques, vous SEREZ la brique. Enfin les briques. Les unes après les autres.

Vous me direz, concrètement, ça donne quoi ?

C’est très simple : vous avez l’écran de jeu, qui est votre télé, votre console et le pot de fleur, et quand vous vous retournez (car vous ÊTES la brique qui tombe), c’est l’ensemble de ce paysage qui s’incline. Déroutant au début, mais bien fun, ça devient assez dur à partir du troisième niveau.

Vous aussi vous voulez devenir des briques sur une musique entrée dans la légende du retro-gaming ? Suivez le guide.

Screen shot 2010-01-16 at 2.53.18 PM

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Dec
01
2009
1

(Trailer) La Bataille des Briques : Halo version Lego

Un court-métrage de 25 minutes, ayant représenté près de 6 ans de travail pour son réalisateur, et basé sur le scénario de base d’Halo, le tout en stop-motion.

Avec des Legos.

Pour vous donner une idée de l’ampleur du travail, imaginez la petitesse des pièces, et la longueur du film : pour faire 25 minutes, il a du filmer au bas mot une centaine de milliers de scènes. J’hésite à crier au fou ou au génie. Crions aux deux.

from The (Little) BaKa Book

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Oct
12
2009
2

(Movie) Cette « obscure clarté » : Was nüszt die Liebe in gedanken ?

Gunther Scheller, ainé d’une famille aristocrate allemande est l’un des membres fondateurs du Club des suicidaires. Ce Club de 1927 a réellement existé. Achim von Borries (le réalisateur) met en scène ce fait divers qui a dérangé l’Allemagne de l’entre-deux-guerres.

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Dès le deuxième plan, le décor est planté autour de ce (divin personnage). Gunther lit un livre dont l’intitulé est  du Suicide . Il est « ailleurs», non pas dans le sens décalé, ou rêveur, mais plutôt désinvolte et absent. C’est en Salle de Retenue qu’apparait Paul le poète, son « associé ». Il est de nature réservée. Issu d’un milieu modeste, « le prolétaire » au caractère effacé est un narrateur actif . Il sera le seul survivant du binôme.

Gunther est ce jeune homme charismatique à l’allure élancée et à la blondeur étincelante, (quelque peu ravageur et torturé). Cet « ailleurs », qui le caractérise tant, se retrouve en une discrète affection pour l’Absinthe. Il peut tout aussi bien être violemment passionné (l’exemple de la scène dans la cave) que nonchalamment amer. Il joue le rôle du « voyant ». Il a conscience de la nature de ses semblables. Il différencie ceux qui aiment et ceux qui sont aimés. Il a connaissance de la sensualité que dégage sa sœur Hilde (cette fille « qui a tant de passion en elle »). Hilde est membre du Club, à son insu. Elle aime tant à séduire qu’elle attire Hans (l’amant bisexuel) et l’extirpe des pattes de Gunther.  Lorsque  Gunther réalise que Hans ne l’aime pas, son visage s’assombrit, ses joues se creusent et  son regard semble inerte. C’est à ce moment là qu’il va accomplir le pacte du Club.

Là, mes amis, ils ne faut pas rêver. Au fond, ça me tue de vous parler de ce film. J’aurai voulu le garder secret pour moi et quelques autres personnes, qui par un pur hasard m‘ont demandé de le voir (au nombre de trois). Peu importe, je vous conseille vivement de le visionner, (si vous êtes atrabilaire ou Dom Juan).

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Cependant, je peux vous dire pourquoi ce film n’est que pure poésie. C’est parce qu’il réalise une séparation distincte entre deux mondes, un constant parallélisme. Celui d’une  Nature généreuse/abondante signifiant la vigueur, la musique, l’humidité, la sensualité environnante que dégage la jeunesse; et d’une Nature aride comme lors de la formation du Club, ou lors des appels à la tristesse et au silence quand les deux protagonistes se retrouvent seuls. Le clair-obscur, non pas dans son interprétation baroque, mais plutôt dans le principe d’opposition entre faits et gestes ne mérite qu‘à être contemplé. Cette idée de luminosité “poétique” tantôt obscurcie avait été développée dans le film Éclipse Totale, où nous étions face à l’expression des  sentiments amoureux de Verlaine & Rimbaud. La beauté des images et l’amplification du son, quand les deux personnages sont seuls étendus dans la Nature est purement ineffable (j‘en ai la chaire de poule).

L’ensemble du « flim » tourne autour des dernières heures avant l’instant fatidique, (et ce film est d’une exquise finesse visuelle). On peut retrouver ce principe dans Last Days de Gus van Sant (oui, je m’étais endormie au ciné… mais ça c‘est juste parce que Michael Pete & sa bouche de poulpe me sortent par les yeux). Mais ici, les dernières heures sont tantôt vaporeuses et funestes, tantôt libertines et sauvages. J’avouerai que mon affection pour Was nüszt die Liebe in gedanken ? réside dans la qualité visuelle des images et du travail accomplit  sur les effets opalins & ambrés.

Mais encore une fois, je n’arriverai pas à vous dire clairement pourquoi. C’est surement mon autisme enfantin qui vous tord le cou (oui, pensez à la pendaison, « ça se marie bien » avec l‘atmosphère du film).

Sep
10
2009
4

(Useless) Geek’s Anatomy : non, jeune, tu n’es pas un geek

Quand on en vient à parler du geek, il est notable que mot reste clivant – ouais au BaKa Book, on est des gens in, on utilise des mots dans le vent – pour une bonne partie de la population.

Screen shot 2009-09-10 at 11.54.19 AMIl y a encore peu de temps l’apanage d’une minorité, le mot est devenu commun, ou presque, tendant à se galvauder. Et, comme de juste, à perdre de son sens au cours d’une entropie linguale dont il peine à se remettre. Remettons rapidement les choses au clair : à l’origine, en anglais, être un geek est loin d’être un compliment. L’américain s’imagine le binoclard avec les triples foyers devant ses 4 écrans d’ordi avec un soda ultra-size en train de coder sur 5 claviers différents tout en se faisant aérer par son ventilo USB. Pas très glam’, en somme.

Seulement voilà, avec la commonalisation du terme dans nos vertes et riantes contrées, j’ai la ferme (et vague quoique persistante) impression que le geek, c’est tout simplement devenu le clampin qui s’y connaît un peu en nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC, les fameuses), et qui se prévaut naïvement de la possession d’un (sky)blog, d’un compte Facebook et de 47 amis sur MySpace. Non, chères lectrices, chers lecteurs, non. Arrêtons-là le malentendu.

Un geek, c’est un être étrange, qui passe plus de 5h par jour devant son ordi, qui télécharges légalement (sic) un volume de données supérieur à 40Go/mois, qui a déjà installé au moins une fois une partoche Linux sur son ordi, qui code au moins un peu, qui se balade en réseaux et qui est un peu inadapté socialement. A la différence d’un nerd, qui lui ajoute à cela une dimension “gaming” prononcée (disons 2h par jour) et une inadaptation sociale plus conséquente. Tous deux sont passionnés de gadgets, utilisent les versions beta voir alpha d’au moins la moitié de leurs softwares quotidiens, sont passés à Windows 7 bien avant la RC1 et savent quelle est la différence entre un lag et un ram. D’ailleurs, ils sont certainement parmi les seuls à savoir ce que veulent dire des acronymes aussi commun que NTIC, ROM ou RAM, ont constamment au moins trois navigateurs internet installés sur une de leurs machines, ont déjà démonté leur PC pour modifier un truc, utilisent du SFTP chaque jour et font du process killing toutes les deux heures.

Si vous vous reconnaissez dans ce profil rapidement esquissé, félicitations (ou pas), vous êtes certainement un peu geek sur les bords. Pour les autres, vous pouvez fêter ça, vous n’êtes pas de cette race déphasée qui comprend la totalité des vannes tuxiennes sur Bash.org (version en, bien sûr). Et c’est certainement mieux comme ça.

Mar
31
2009
0

(Clip) Sliimy – Wake Up

J’ai juste envie de dire love quoi. Bon déjà il a une super tronche. Comme dit Violette, c’est Prince. En jeune. Et avec une énorme touffe. Donc bon point d’entrée, il est chevelu (pas comme un hippie, lui il a des cheveux, pas des animaux morts sur la tête).

sliimy cat mask womanizer wake upSinon en vrai il fait de la pop bien pêchue (comme ils disent dans le milieu) et super rafraîchissante. Premier extrait donc de son album Paint Your Face, dans les bacs le 6 avril. Il s’appelle Sliimy, et c’est un petiot à suivre, m’est avis.

Et puis s’il a autant la classe ce n’est pas un hasard (soyons chauvins pour une fois) : il est frenchy. Bon, Stéphanois par contre, mais on peut pas tout avoir.

Mar
09
2009
1

(Insolite) Si Barbie était réelle, serait-elle à tomber ?

Mieux vaut lire cela que d’être aveugle. Mais à peine. Pour bien commencer cette nouvelle semaine donc, une info de la plus haute importance qui saura, j’en suis certain, relever le niveau de nos conversations en société. Barbie, la célébrissime poupée à la plastique en plastique très plastic explosive, fête aujourd’hui ses 50 ans. D’ailleurs pour ce qui est des anniversaires, on a fêté hier les 99 ans de la Journée de la Femme, les 10 ans de la mort de Stanley Kübrick et les sept ans de mon cocker (il va bien, merci).

barbie poupée 50 ans robe rougeMais l’info est à venir : en effet, c’est la BBC qui me fournit aujourd’hui matière à chronique, au travers d’un article s’interrogeant sur ce que serait la vie de Barbie si elle était une vraie femme, vivante. Barbie, de son vrai nom Barbie Millicent Roberts, fait donc l’objet d’une sorte de polémique, et ce depuis sa naissance. En effet, ses formes pour le moins généreuse – je laisserai au Laquais le soin de prendre les mesures à vue de nez – n’ont pas été sans déchaîner quelques passions universitaires et/ou critiques, quant à savoir si ses créateurs avaient produit quelque chose de “possible” ou non.

Ce n’est pas très clair, donc voici l’interrogation : si Barbie était vivante, à taille humaine, serait-elle “viable” ? Pourrait-elle marcher, courir, faire du shopping* ?

L’Université de South Australia affirme qu’une femme sur 100 000 possède des proportions comparables à celles de la poupée : c’est donc possible, mais très rare. L’Université de l’Hopital Central de Finlande à Helsinki a quant à elle statué sur le fait que si Barbie était à taille humaine et vivante, il lui manquerait entre 17 % et 22 % de graisse pour pouvoir avoir des règles. A nouveau possible donc, mais pas très sain, dixit la journaliste de la BBC. Et donc, dans un souci d’exactitude et faisant preuve d’une curiosité journalistique remarquable, Denise Winterman a choisi de prendre un modèle et de lui appliquer des transformations visant à lui donner les mêmes proportions que la quinquagénaire.

barbie serait elle a tomber transformation proportionEdifiant n’est-ce pas ?

C’est donc possible, mais pas forcément très enviable. La question est donc de savoir si le fait qu’une poupée véhicule l’image de la perfection au travers de standards si rares est préjudiciable ou non. D’un autre côté, ce n’est qu’un jouet, et d’aucuns de vous répondre qu’il est fort dommage de se baser sur ce genre d’objets pour essayer de construire l’idéal féminin. Mais quand on voit que certaines fans sont prêtes à subir des opérations chirurgicales complexes afin de ressembler à l’idole de leur jeunesse, on peut se demander si Barbie n’est vraiment rien de plus qu’un jouet. Sarah Burge, la “Real Life Barbie”, a ainsi tout fait pour calquer sa vie sur celle de son héroïne.

sarah burge real life barbieC’est moche je sais, et l’on tombe dans le trivial. Cela dit, l’étude du “cas Barbie” n’est pas inintéressant, puisqu’il a contribué au fil des années à cristalliser les débats autour de l’image de la femme dans l’imaginaire collectif. Les petites filles grandissent en ayant sous les yeux l’image d’une blondasse péroxydée aux proportions vertigineuses – au sens propre puisqu’apparemment elle aurait quelques difficultés à marcher si elle prenait vie – et  la vie de rêve – voiture rose, petit ami non moins parfait…etc… – qu’elle mène : nul doute que cela doit influencer, quelque part. D’ailleurs, jouer avec une Barbie est tellement “cliché” que c’est probablement la première chose que vous me citeriez si je vous demandais quel est, pour vous, le jouet “de fille” par excellence.

Le débat est donc plus ou moins inutile, tout le monde étant d’accord : un jouet n’a aucune obligation d’être réaliste, et il suffit de savoir faire la part des choses entre le jeu, justement, et la vie réelle. Donc on s’en fout un peu, en fait.

Mais bon, reste que Barbie, c’est un peu une idole, comme Antonin, le baigneur, GI Joe ou Action Man. Et qu’il reste fort à faire en matière d’égalité homme/femme et qu’il faudra d’ailleurs un jour qu’on dise clairement que le féminisme, ce n’est pas la prise de pouvoir par les femmes mais bien la volonté des femmes de parvenir à cet égalité de droits et de devoirs (d’ailleurs c’est le moment de lire du Tata Val pour se convaincre de l’inanité du 8 mars tout ça).

Je vous renvoie sur le Dixit du jour, par Atiq Rahimi l’auteur de Syngue Sabour : “ceux qui ne savent pas faire l’amour font la guerre” (écouter l’émission Eklektik avec Atiq Rahimi sur France Inter). Ouais, aimez-vous les uns les autres, bordel de merde.

* Bien évidemment, toute forme de cliché serait ici purement fortuite

Mar
07
2009
2

(Kdo) C’est toi le badge : P♥NY, Social Whore & PFB

Les badges, c’est un peu ringard. C’est d’ailleurs pour ça que j’en porte fièrement. Mais ce qui est mieux qu’un badge, c’est un badge à message. Non, pas le genre “Jesus was a punk” ou “Skateboarding is not a crime” que vous portiez plus jeunes – quoique, la nostalgie, parfois, ça a du bon – mais plutôt des slogans nouveaux, furieusement 2.0. A offrir ou à s’offrir sans modération. Sélection.

pny i love poney

Premier nominé, le badge P♥NY. Simple, efficace, design, quoique peut-être un peu galvaudé, il ira à merveille sur un sac à bandoulière, un blouson léger ou même un caleçon à fleurs. Attention, cette dernière option est potentiellement dangereuse, il y a toujours le risque que l’attache saute. Mais pour montrer votre amour des poneys, il faut aussi savoir mettre de côté son amour-propre.

facebook badge social whoreSecond nominé, le badge Social Whore. Rien de plus efficace pour expliquer au monde que c’est le nombre d’amis sur FB qui détermine la valeur des raclures individualistes et complètement “networkers” que nous devenons. Une version réinscriptible, ou mieux encore, électronique, qui irait chercher les infos directement sur votre profil en mettant à jour votre nombre d’amis sur le Site Bleu serait bien sûr appréciée. De quoi s’attirer, sans nul doute, des regards emplis d’incompréhension – mais que vous prendrez comme Ronald pour des regards de jalousie – dans les transports en commun. Dans l’ordre d’idées contraire, vous avez le badge “j’ai pas d’amis même sur Facebook“, mais là, ça devient quand même plus difficile à porter. Quoique, après tout, vous êtes des rebelles, des vrais non ?

badge pfb pisse froid blase certifié confirmeEt pour finir en beauté cette sélection Printemps-Eté 09, j’ai opté pour le badge PFB, certifié pur laine. Pour les Pisse-Froid Blasés qui ont déjà tout vu, de la dernière série malgacho-texanne sur les parallélépipèdes rectangles (4 saisons sans sous-titres) jusqu’au dernier essai marxiste-royaliste à la mode dans “leur” monde, en passant par les soirées les plus underground, les buzz les plus obscurs, les métiers les plus ineptes et la culture la plus sous-culturelle. Toute référence à des personnes existantes…etc… serait purement fortuite, comme d’habitude. N’empêche, l’acronyme me plaît. Donc si je vous fais chier avec ça dans les prochains jours, faudra pas vous plaindre. Je dois être un peu PFB moi aussi (noooooooon).

Sinon en vrai, je veux dire quand vous sortez pour votre petite promenade mensuelle histoire de dire à la famille que “oui vous mettez le nez dehors de temps à autres”, vous portez des badges vous ?

Mar
06
2009
2

(Question) Pourquoi mange-t-on trois repas par jour ?

Je vous assure que c’est une vraie question. Je me la pose même depuis deux jours. Pourquoi, chères lectrices, estimés lecteurs*, la tradition des “trois repas” que sont le petit déjeuner, le déjeuner et le dîner, est-elle apparue ? Est-ce simplement une sorte d’us ou de coutume dont nous avons hérité ? Mais dans ce cas, d’où vient-elle ? Et, quand bien même, cette forme d’organisation de l’ingestion est-elle toujours pertinente ? A votre avis ?

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Alors pour ma part**, j’estime que cela doit venir du bas Moyen-Âge, du temps où les gens devaient aller travailler aux champs. Logiquement, puisqu’ils partaient dès potron-minet, il leur fallait avaler un en-cas avant de partir. Ils se mettaient à l’ouvrage, puis devaient s’arrêter lorsque le soleil commençait à devenir trop lourd. Là, ils devaient certainement se prendre une collation aux alentours de midi, et repartir à l’ouvrage vers 15h, avant de revenir dare-dare au village pour éviter de se faire surprendre par la nuit. Et là forcément, souper.

Ca se tient, mais ça ne me satisfait pas : même si c’est plausible, pourquoi la chose n’a-t-elle pas évoluée ? Pourquoi ces moeurs ne se sont-ils pas adaptés aux rythmes de travail moderne ?

Je fouine donc un peu, et je trouve quelque chose sur Wikipédia : le déjeuner, le repas qui rompt le jeûne de la nuit, est pris le matin, ou le midi, selon les régions… Mais on retrouve cette structure tripartite matin/midi/soir. Encore une fois, pourquoi ? Héritage, problème de pragmatisme ?

Car si effectivement dans l’ensemble les repas se sont trouvés raccourcis avec le manque de temps chronique des travailleurs contemporains, il est pourtant rare de voir en Europe des gens manger en dehors des heures de repas traditionnelles. Ca l’est moins aux USA, et chaque pays a ses variantes en matières d’horaires gustatives : l’Espagne mange tard le soir, le Royaume-Uni au contraire assez tôt, vers 19h, l’Italien saute souvent ses petits-déjeuners, ce qui paraîtrait étrange à un Français, etc… Du coup je me le demande : est-il toujours pertinent de manger aux heures qui sont actuellement les nôtres ?

Lâchez-vous, je veux vos avis, chers gourmands, estimées gourmandes !

*Et vice et versa, pas de jaloux

**Il est pour toi celui-là MaC LeW

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Mar
04
2009
6

(Gosse) Les séries de notre enfanceuh : générique inside

On m’a récemment fait remarqué qu’une bonne partie de mes billets commençaient par des “oui”, des “non” ou des “mais c’est bien sûr”. Je doute pour ce dernier, mais le fait est que j’ai tendance, pour celles et ceux qui liraient le BB avec un orteil dans l’oeil, à répondre par ce biais à mes sujets de billets, d’où ces liminaires monosyllabiques. Je vous laisse le soin de dresser la liste des conclusions qu’il faut tirer de ce constat : je me parle à moi-même.

D’ailleurs sur le sujet, j’ai mis la main sur un article concernant la folie chez Foucault des plus instructifs. Vous savez que je suis passionné du sujet, donc n’hésitez pas à m’envoyez des liens comme celui-ci si jamais vous veniez à en dénicher d’autres.

Mais aujourd’hui nous allons parler d’une chose ô combien importante pour tout un chacun, j’ai nommé l’enfance. Non pas à la manière des psychanalistes que l’on s’imagine toujours en pervers avides de triturer vos expériences passées afin de mieux comprendre votre présente anomalie, mais plutôt à la façon d’un élégant voyage dans ces musiques qui malgré les années qui passent restent, à nos yeux, cultes. Ah ces génériques bien aimés qui ont bercé nos jeux d’enfants. Mais si souvenez-vous, à l’époque nous étions encore dépourvus d’aigreur, de cynisme et de toute trace de causticité. Nous étions – j’en tremble – gentils, mignons. C’est surtout le côté mignon qui m’effraie. Ca n’a pas changé, ça me fait toujours peur d’ailleurs. Mais ce sera l’objet d’un futur billet, je pense, laissons donc ce dilemme pour le moment, et concentrons-nous.

C’est un peu sur la lancée de Melissa et des Bogoss Five que je m’étais lancé à la recherche soudaine d’un souffle nouveau. Détour obligé : coucoucircus.org, et ses merveilleux Blind tests puisés au sein de son énorme catalogue de génériques. Typiquement le genre de sites où l’on va histoire d’écouter une chanson et où l’on est encore 20 mn après en se tenant les côtes ou en séchant une larme.

Sélection :

Le générique original Saison 1 de Pokemon, forcément. On s’est tous égosillés devant.

L’excellent remix de Smosh, un classique.

Le reste après le saut, pour le côté plus classique.

(more…)

Feb
25
2009
0

[Pic] La crise ? Quelle crise ?

Voici un petit graphique comme on les aiment comparant la crise actuelle avec 3 autres crises majeures qu’a connu le monde économique : 1929, le choc pétrolier et la bulle Internet (prout).

Bref, on va encore en manger de la crise cette année.

Feb
23
2009
0

(Dessin) Vidberg – Facebook, s’inscrire ou ne pas s’inscrire

Telle n’est pas la question. Savoir s’en servir, ou pas, et pouvoir le faire en fonction de ses besoins/envies, ou pas. C’est là que résident les points cruciaux, les problématiques fondamentales. Après la mise au jour de nouvelles règles d’utilisation, retirées depuis de par le tollé provoqué au sein de la communauté des utilisateurs, les adeptes de la théorie du complot – histrio-paranoïaques, private joke – ont eu beau jeu de rappeler la bêtise de ceux qui avaient la naïveté de relayer une partie de leur vie privée sur Internet.

Loin de moi l’idée de reprendre le débat : je ne m’en sens pas, pour tout dire, la compétence. Cela dit, comme toujours – et c’est loin d’être spécifique aux réseaux sociaux, aux réseaux virtuels et donc au web – la prudence reste le maître-mot lorsque l’on décide de faire usage d’un service ou d’un outil dont on n’est pas certain de la fiabilité. Comme le dirait ma mère-grand, de tout un peu, et un peu de tout, en un mot : la modération est en toutes choses une vertu.

Ma mère-grand est une confucianiste qui s’ignore. 

vidberg facebook inscription polémique

Ah j’oubliais, à l’origine de cette digression, ce dessin de Vidberg sur son merveilleux “L’actu en patates“. Vous savez, le Vidberg dont je vous parlais ici.

Jan
21
2009
0

(Expo) Rêves de papier : Isabelle de Borchgrave au Musée des Tissus de Lyon

C’est dans le cadre agréable du Musée des Tissus de Lyon, que j’ai été invité à découvrir le Parcours Dansé mis au point par les élèves du cursus de Danse Contemporaine du Conservatoire en partenariat avec ceux de l’ENSATT. Il s’agissait d’un travail à la fois pour les danseurs, au travers de chorégraphies composées par eux et de leurs interprétations, mais également pour les élèves-costumiers puisqu’il leur fallait, dans un temps assez court (trois semaines) parvenir à réaliser une série de costumes allant dans le sens des mouvements dansés.

Papier kraft, trompes rayées, “bulles” bruyantes et tutus juxtaposés ont notamment été à l’honneur. Ce fut également l’occasion de découvrir le travail d’Isabelle de Borchgrave, qui expose jusqu’au 26 avril 09 au Musée sa fascinante collection de robes de papier. Fragiles et éphémères, elles n’en présentent pas moins un visage des plus intéressants, qu’elles cherchent à imiter le tissu ou qu’elles s’en démarquent plus nettement.

L’exposition, sobrement intitulée “Rêves de papier, Isabelle de Borchgrave interprète Mariano Fortuny”, prend place au milieu des collections permanentes du Musée, comme pour mieux mettre en abysse la rencontre entre la dessinatrice belge de “Papiers à la mode” et le touche-à-tout à l’origine de la “manière Fortuny”.

(more…)

Jan
20
2009
1

(Relaxe) Jugement de TC : Icelle, mineure, contre Icelui, majeur

Je sais, l’intitulé peut vous faire craindre un soudain égarement de votre serviteur dans les méandres insondables du droit français et de son abondante jurisprudence. Rassurez-vous ou non, il n’en est rien.

Mais il est des jugements plus divertissants que d’autres, et si l’affaire des pommes de terre volées du Père Icelui, résident d’Etricourt, ne nous intéressera nullement, fats que nous sommes, cette relaxe prononcée par le tribunal correctionnel de Chalons sur Marne le 13 octobre 1982 saura, j’en suis sûr, retenir votre attention.

Ca va parler de mineurs

Ca va parler de mineurs

 

 

Lisez bien, le texte est truculent.

 

Attendu qu’il appert des pièces de la procédure, des débats à l’audience et des déclarations de N. que Dlle D., lors âgée de 17 ans et demi, servait des boissons dans l’auberge dont la femme R. était la tenancière, lorsque, sur le minuit, arrivèrent quatre hommes et deux filles;

que le sieur N., à l’époque âgé de 18 ans et 3 mois, qui était parmi ceux-ci, convia la mineure à la danse et, envisageant ses attraits, fit d’icelle prompte conquête;

qu’enhardi par l’absence de toute barrière que la jouvencelle eut pu dresser contre son entreprise et même conforté par l’accueil sans nuance qu’elle réservait au projet de son fier vainqueur, N. ne balança point à rechercher ses grâces secrètes et ses faveurs ultimes;

que Dlle D.les lui prodigua d’ailleurs sans différer aucunement ni les restreindre davantage;

que cependant, dame B., ci-devant Joséphine D., instruite dans le même temps de l’aventure et mue par le désir tardif de préserver sa fille d’une atteinte qu’elle croyait peut-être originelle mais qui n’était que nouvelle, la mineure ayant en effet déclaré aux procès-verbaux qu’un tiers avait déjà bénéficié de ses suffrages trois mois auparavant, vint heurter à la porte du logis où s’étaient retranchés les amants, interrompant ceux-ci en leurs ébats avant même qu’ils en eussent atteint le sommet;

Attendu que le sieur N. bien qu’il ne laissât point de confesser la connaissance entière qu’il avait de l’âge de la donzelle, fait néanmoins plaider aujourd’hui sa relaxe au motif pris de ce qu’il n’aurait pas eu la volonté durable de la soustraire à la parentale autorité;

Attendu, en droit, que si le délit d’enlèvement ou de détournement de mineure est constitué nonobstant l’adhésion que la victime ait pu y mettre, pour ce qu’un mineur, en effet, ne peut point valablement consentir, encore faut-il qu’il existe chez son auteur un élément intentionnel consistant en la conscience d’une part, de soustraire ledit mineur des lieux où l’avaient placé ceux à l’autorité ou à la direction desquels  il était soumis ou confié et, d’autre part, de l’en retirer d’une manière sinon définitive, en tout cas durable;

Et attendu qu’en la cause, il n’est pas certain que le prévenu N. eût d’autres desseins que de satisfaire à une impétuosité momentanée devenue fugitive dès son assouvissement; que dès lors, non seulement n’est établie à son encontre nulle intention de ne plus représenter la mineure, mais que, de surcroît, la preuve n’est pas rapportée que le détournement se fût prolongé au-delà du temps habituellement nécessaire à l’apaisement d’un désir d’utant plus vivement consumé qu’il était ardent;

Attendu qu’il n’est donc point en l’espèce de rapt de séduction;

Et considérant que le fait poursuivi ne saurait recevoir aucune qualification pénale;

Par ces motifs, statuant publiquement, contradictoirement et en premier ressort, relaxe Stéphane N. des fins de la poursuite sans peine ni dépens.

Source : Chroniques Judiciaires

 

Jan
16
2009
0

(Crise) The Bailout Game – Renflouera, renflouera pas ?

C’est comme dans le “Love it or leave it”, ou comme nous dirions de par chez nous, le “tu l’aimes ou tu la quittes”. Le principe ici, c’est de savoir si vous, qui êtes donc chargé ni plus ni moins que d’aller à la rescousse de l’économie des Etats-Unis, vous choisissez de renflouer ou pas.the bailout game logo

Vous rêviez de pouvoir prendre les décisions contraires à celles de l’Administration Bush ? Aucun problème, voici The Bailout Game ! Vous vous baladez avec votre petit camion rempli de billets verts, en vous arrêtant sur les cases d’un plateau entre un Monopoly et un jeu de l’oie, chaque étape correspondant à une décision à prendre quant au sauvetage ou à la liquidation d’un établissement financier, ou à une nouvelle genre l’acceptation d’un loi au Congrés.

 

Pendant ce temps; la Bourse monte ou descend en fonction de vos choix, et vous serez très vite poursuivi par un autre camion, celui de la récession, qu’il vous faut bien évidemment distancer sous peine d’assister au crash des USA. 

Pas de quoi y passer plus d’un quart d’heure, mais ça fait travailler votre anglais des finances, et ça permet de se remémorer la chronologie d’une crise dont on ne cesse de toucher le fond

 

the bailout game interface

 

 

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