06
2010
(Comic) Batman est fan du BaKa Book
Si si.
Même qu’il peut être fan de ce que vous voulez, et qu’il vous suffit de créer votre propre comic sur le Batman & Robin Generator.
26
2010
(Schema) Hey Jude en organigramme
Non, la médisance n’a pas de limite, même à propos des Beatles. De rien pour vous l’avoir mis dans la tête. Merci @geoffreydorne et @Aratta.
04
2009
(Chewy) La médisance, l’alternative

Parceque le côté obscur a toujours été plus facile, parceque ce monde est rempli d’inepties, parcequ’il ne suffit pas de jeter à l’eau une fille pour s’en faire aimer, et surtout parceque j’aime les cookies, me voici.
Un jour un jeune homme blond aux yeux bleus m’a proposé de flooder ce blog, il m’a dit que ça parlait de tout et n’importe quoi, mais surtout de médisance. Malgré l’avoir prévenu sur mes goûts dromadaires, il m’a répondu que ce n’était pas grave, que le BaKa Book était une auberge espagnole, prête à recevoir n’importe quel individu, alors ni une ni deux, j’ai accepté. J’utilise donc ce post pour m’introduire et vous accorder mes salutations les plus sincères. Et pour vous dire que, avec moi, la médisance ça rigole pas.
22
2009
(Art) Dear Pierre-Auguste, It’s raining
Les Éditions Taschen me font beaucoup rire ce soir. Je commence à regarder les tableaux de Renoir, quand je m’attarde sur : Les Parapluies, peint en 1883. L’intitulé du chapitre étant : La crise de l’Impressionnisme & la « Période sèche », ceci explique cela. Il en faut peu pour être heureux. Or, ici, mauvaise « impression »… Aucun effet de ce genre en regardant ce tableau, plutôt de la satisfaction, ce dégradé de bleu est délicieux.

Ce qui est étonnant pour un titre pareil (Les Parapluies), c’est qu’en arrière-plan on remarque qu’il fait beau. Les Parapluies seraient-ils des ombrelles ? Non, bien sur que non ! Sinon toutes ces nuances de bleu seraient inutiles ! Alors on s’approche, de cette pauvre « impression » sur papier glacé, pour y voir une flaque d’eau, quelque chose une sorte d’indice. Mais rien. Hormis ce dégradé de couleurs opalines qui peut être (avec de l’imagination) évoqueraient ces arcs-en-ciel que l’ont retrouve parfois sur le goudron trempé. Du coup, on se renseigne. Non, impossible d’obtenir une date crédible tant qu’au goudronnage de la ville de Paris. Là, c’est foutu.
Le pire, cherchez Les Parapluies sur Google image, MON DIEU, vous verrez ! Tiens, ici plus clair, et là plus foncé. Je reste attachée à celle de Taschen.

Résultat, pour répondre à ma question : aller à la National Gallery + épouser un critique d’Art (et là, je me répète).
Quelqu’un a un cousin en Histoire de l’Art ?
12
2009
(Movie) Cette « obscure clarté » : Was nüszt die Liebe in gedanken ?
Gunther Scheller, ainé d’une famille aristocrate allemande est l’un des membres fondateurs du Club des suicidaires. Ce Club de 1927 a réellement existé. Achim von Borries (le réalisateur) met en scène ce fait divers qui a dérangé l’Allemagne de l’entre-deux-guerres.

Dès le deuxième plan, le décor est planté autour de ce (divin personnage). Gunther lit un livre dont l’intitulé est du Suicide . Il est « ailleurs», non pas dans le sens décalé, ou rêveur, mais plutôt désinvolte et absent. C’est en Salle de Retenue qu’apparait Paul le poète, son « associé ». Il est de nature réservée. Issu d’un milieu modeste, « le prolétaire » au caractère effacé est un narrateur actif . Il sera le seul survivant du binôme.
Gunther est ce jeune homme charismatique à l’allure élancée et à la blondeur étincelante, (quelque peu ravageur et torturé). Cet « ailleurs », qui le caractérise tant, se retrouve en une discrète affection pour l’Absinthe. Il peut tout aussi bien être violemment passionné (l’exemple de la scène dans la cave) que nonchalamment amer. Il joue le rôle du « voyant ». Il a conscience de la nature de ses semblables. Il différencie ceux qui aiment et ceux qui sont aimés. Il a connaissance de la sensualité que dégage sa sœur Hilde (cette fille « qui a tant de passion en elle »). Hilde est membre du Club, à son insu. Elle aime tant à séduire qu’elle attire Hans (l’amant bisexuel) et l’extirpe des pattes de Gunther. Lorsque Gunther réalise que Hans ne l’aime pas, son visage s’assombrit, ses joues se creusent et son regard semble inerte. C’est à ce moment là qu’il va accomplir le pacte du Club.
Là, mes amis, ils ne faut pas rêver. Au fond, ça me tue de vous parler de ce film. J’aurai voulu le garder secret pour moi et quelques autres personnes, qui par un pur hasard m‘ont demandé de le voir (au nombre de trois). Peu importe, je vous conseille vivement de le visionner, (si vous êtes atrabilaire ou Dom Juan).

Cependant, je peux vous dire pourquoi ce film n’est que pure poésie. C’est parce qu’il réalise une séparation distincte entre deux mondes, un constant parallélisme. Celui d’une Nature généreuse/abondante signifiant la vigueur, la musique, l’humidité, la sensualité environnante que dégage la jeunesse; et d’une Nature aride comme lors de la formation du Club, ou lors des appels à la tristesse et au silence quand les deux protagonistes se retrouvent seuls. Le clair-obscur, non pas dans son interprétation baroque, mais plutôt dans le principe d’opposition entre faits et gestes ne mérite qu‘à être contemplé. Cette idée de luminosité “poétique” tantôt obscurcie avait été développée dans le film Éclipse Totale, où nous étions face à l’expression des sentiments amoureux de Verlaine & Rimbaud. La beauté des images et l’amplification du son, quand les deux personnages sont seuls étendus dans la Nature est purement ineffable (j‘en ai la chaire de poule).
L’ensemble du « flim » tourne autour des dernières heures avant l’instant fatidique, (et ce film est d’une exquise finesse visuelle). On peut retrouver ce principe dans Last Days de Gus van Sant (oui, je m’étais endormie au ciné… mais ça c‘est juste parce que Michael Pete & sa bouche de poulpe me sortent par les yeux). Mais ici, les dernières heures sont tantôt vaporeuses et funestes, tantôt libertines et sauvages. J’avouerai que mon affection pour Was nüszt die Liebe in gedanken ? réside dans la qualité visuelle des images et du travail accomplit sur les effets opalins & ambrés.
Mais encore une fois, je n’arriverai pas à vous dire clairement pourquoi. C’est surement mon autisme enfantin qui vous tord le cou (oui, pensez à la pendaison, « ça se marie bien » avec l‘atmosphère du film).
28
2009
(Miam) J’adorerais avoir ta recette de hot-dogs au chocolat
Dame Béluga a toujours d’excellentes idées. Surtout quand c’est son anniversaire.
Posted via email from (Mini) MieL’ting Pot
28
2009
(Dixit) Être heureux, c’est très sain
People are selfish,
the world is out of control,
the earth is bleeding
but I have decided to be happy
because it is healthy
pages 6-7, issue #13, Ninja magazine
25
2009
(Question) Mais en vrai, ça marche comment la photo ?
Source d’inspiration qui ne se tarit que lorsque vos yeux se ferment – en général deux heures après avoir commencé à y surfer -, 4chan reste un énorme ramassis de n’importe quoi. On dit plein de choses de la vitrine fantasque de l’Image Board le plus célèbre du monde, à savoir /b/, la section “Random” qui correspond à un “n’importe quoi” de mauvais aloi, mais le fait est que les autres sections se révèlent être elles-aussi de grands fournisseurs de choses cool et complètement barrées.
Là je dérivais sur /p/, la section photo, et je tombe sur un gars qui s’interroge sur le modus operandi de la photo. Pas le tintouin genre “hey comment je fais pour installer le trépied de mon reflex flambant neuf sachant que c’est mon premier appareil photo mais que je l’ai payé seulement 600$ lulz”, mais le truc de base, genre “mais en fait, comme est-ce qu’un appareil photo ça prend une photo ?”.
Et là, on se rend compte que Wikipédia c’est has-been. Quelques minutes plus tard :
light is focused by lens
light is modified by aperture
shutter opens
light hits sensor/film
sensor/film records light
shutter closes
Ca, c’est fait.
Sinon y’a aussi le sujet de la photo la plus chère du monde.
02
2009
(Photo) La Tour Eiffel elle a genre 120 ans en fait
Paris Exposition: Eiffel Tower, Paris, France, 1900, originally uploaded by Brooklyn Museum.
Et au tout début, lors de l’exposition universelle de Paris qui a pu se targuer de fêter le centenaire de la Révolution – 1889 ndlr – la Tour Eiffel se parait déjà d’illuminations. Même si la photo date de 1900. Mais vous saisissez l’idée.
Elle était alors peu gênée par la pollution lumineuse environnante, la fée électricité n’ayant été que progressivement adoptée au début du siècle – pensez que la première lampe à incandescence (notre ampoule moderne) n’est alors vieille que de 21 ans.
C’est donc avec majesté que la Dame de Fer trônait au milieu de Paris, alors que Maupassant et Dumas (Alexandre, Fils) déversaient leur fiel sur la défiguration de la Ville-Lumière.
Presque irréelle, ne laissant entrevoir ici que ses fines successions d’ampoules, comme autant de colliers fragiles, la silhouette de l’honorable Dame n’en reste pas moins toujours aussi marquante. L’absence d’autre source de lumière puissante et proche ferait presque disparaître la structure, pour mieux sous-tendre l’élégance de son dessin.
Nul doute qu’il faille y voir une sorte de pied de nez anecdotique à l’endroit de ses détracteurs. L’impétuosité de la jeunesse…












