Un vase, en soi, c’est chiant. Ca induit une certaine servitude qui ne manque pas de mettre en exergue tout le bien que l’on pense à la Rédac’ de tout ce qui rapproche de près ou de loin d’une obligation sociale. Soyons réalistes : si vous avez un vase chez vous, on risque de vous offrir des fleurs.
Or, soyons clairs, les fleurs, ça s’offre dans deux cas : quand on ne sait pas quoi offrir d’autre, à des personnes que l’on ne connaît donc pas ou peu, ou aux enterrements. Et encore, ça ne se fait plus trop dans le deuxième cas. Néanmoins, les fleurs ça présente un double avantage quand c’est vous qui les offrez :
- vous pouvez faire chier vos hôtes (ça n’a pas de prix)
- c’est pas cher
La question du point de vue de celui qui reçoit est donc de savoir s’il faut ou non disposer d’un vase. Au GQG de la Team, y’en a qu’un, mais Chou s’est chargée de le remplir. Du coup, y’en a plus. Faut-il donc envisager de s’en procurer un deuxième ? Non, et ce pour plusieurs raisons :
- un verre fait très bien l’affaire
- au pire une bouteille de whisky presque vide
- ou de sirop de menthe, hein, faut pas croire
- vous pouvez annoncer que vous ferez des fleurs séchées avec le bouquet
- ou un pot-pourri (vous saviez qu’en anglais ça se disait potpourri en un seul mot ?)
- de toute manière des gens polis amèneront des fleurs dans un pot (c’est vrai quoi)

Nonobstant, il existe une exception à cette règle : lorsque le vase en question est coule, mais du genre vraiment coule. Par exemple, s’il a une forme de bombe, et qu’il est donc du meilleur effet dans votre entrée, sur votre balcon, dans votre magnifique propriété de 24 Ha, celle qui entoure votre château, ou même sur la table (petite) de votre studio (parisien).
Comme celui-là quoi.