Aug
28
2010
3

(Spleen) Kodak, 1922, l’un des premiers rêves en couleur

Cette vidéo est une sorte d’ovni.

A l’heure des clips porno-softs de Lady Gaga ou Beyonce, où la tendance s’impose résolument comme celle de la vidéo folle, cherchant l’originalité à tout prix, et ce à grands renforts de chair exposée, de cabrioles et autres hamburgers hydrochloriques mutants, elle se tient là comme le premier pied tendre venu dans un saloon crasseux à l’heure où Salt Lake était la limite du monde connu à l’Ouest.

La symbolique est forte, tout comme le côté cyclique : le revival 80s bat son plein, simplement assisté des budgets et techniques modernes.

Tout ça pour dire que peu de gens se préoccupent encore non pas de la poésie – il y a d’excellents courts-métrages à dénicher un peu partout sur YouTube ou ailleurs – mais de l’histoire. Cette chose du passé là.

En matière de vidéo, la couleur est apparue dans les 20s, et Kodak était de ceux qui menaient le bal. L’Amérique de cette époque, c’est presque celle de la prohibition, celle du génial – pour son ambiance – Changeling, bref, une époque où mettre un costard était chose commune même pour les fonctionnaires.

Ce petit footage de Kodak a ce je ne sais quoi de nostalgique qui donne envie d’en voir plus. Vous ne trouvez pas ?

Jul
19
2010
0

(Culte) Si vous aviez été geek étant gosse

Vous auriez dessiné ça.

Il s’appelle Scott Campbells, il expose à Gallery 1988 à LA en ce moment (sait-on jamais, si vous passez dans le coin), et il est cool.

Jun
26
2010
0

(Fav) Cara Mia

Gomez: gentleman’s fantasy.

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May
16
2010
0

(Trailer) Machete by Robert Rodriguez

Vous vous souvenez de Planet Terror et de son superbe trailer d’ouverture pour Machete, un faux film de vendetta avec héros mexicain et shotguns ?

Dans la lignée d’une Rose McGowan unijambiste en lance-grenade, Robert Rodriguez a cette fois choisi de mettre à l’honneur ce fameux moustachu un peu desperado sur les bords, et notoirement violent par ailleurs. Avec un casting plutôt impressionnant (regardez bien jusqu’au bout).

Apr
03
2010
2

(Film) Alice au pays des merveilles des années 2000

Mantes-la-Jolie, 2010. Tim Burton se sent trop dark et cela le déprime tandis que Mr Disney se fait abusivement traiter de grosse lopette niaise par les pelos de sa barre d’immeubles et cela ne l’arrange guère. Alors un jour qu’ils se réunissent dans la cage d’escalier – Tim avait du tamien qu’il voulait partager – le reup’ à Mickey lance qu’ils devraient s’associer pour tirer le meilleur de leurs deux personnalités et alors ils passent un coup de fil à leur pote Johnny Depp et ils tournent un remake d’Alice au Pays des merveilles. Hélas nos deux compères sont pleins de shit et Johnny Depp se prend toujours pour Jack Sparrow alors le résultat est un film correct mais vachement décousu et ou les acteurs cabotinent à mort, même pour du Disney et même pour du Alice au pays des merveilles 2.

Le pitch est le suivant : Alice a 19 berges, son père est mort et sa mère essaye de la maquer avec un roux du coup elle a un peu les nerfs, moi je comprends à sa place je l’aurais mauvaise. Au début le roukmoute la demande en mariage du coup elle flippe, s’enfuie, tombe dans le trou magique et hop, de retour au pays ! Après on sent bien l’inspiration de la téci sur fond de friche industrielle puisque les scènes sont tournées à la chaine sans réelle cohérence, on se croirait à Billancourt. Alors y’a la scène du thé, la scène ou Johnny Depp rigole pour keud’ histoire de bien souligner qu’il est fou, la scène avec le chat, la scène avec la reine et pis le générique. Le design n’est pas super recherché, c’est du Burton qui aurait oublié de se renouveler on va dire mais le pire c’est que ces putains de lunettes 3D rendent l’image tellement terne et grise limite ça ressemble au Havre un Dimanche aprem’. Féérique donc. Ceux qui cherchent des doubles sens partout ne seront même pas honorés puisqu’à part un éloge du capitalisme involontaire – ou alors un peu timide – vers la fin, l’histoire n’introduit aucun thème adulte et même la scène de la chute dans le trou n’irait pas inspirer Freud.

Je vais pas dire que je suis déçu, je peux plus trop blairer Burton depuis un bail et le dernier bon Disney c’était Toy Story et son message poignant pour les relations inter-professionnelles entre cowboys et spacemen. Je suis néanmoins triste, c’est moche une œuvre qui vieillit mais qu’on remet au goût du jour à grands coups de scénario manichéen, de trois dimensions et d’acteurs célèbres. Pour terminer le parallèle avec la jeunesse urbaine je peux vous parler du chapelier fou qui entame quelques pas de tectonique alors que le grand méchant se meurt. Un film dont la forme et le fond collent bien avec notre époque donc, et c’est plutôt criminel de la part d’un Alice au pays des merveilles.

Mar
03
2010
3

(Misc) The Milk is the life

En grande consommatrice de lait froid, je me devais de rendre un hommage au lait. Je ne vais pas le faire par le truchement de cette campagne publicitaire américaine où on pouvait voir l’amie Britney affublée d’une croûte de lait sur le coin de la bouche (c’est elle la croûte, “tu peux pas test”).
Je n’allais pas le faire en vous disant à quel point j’aime DiCaprio dans Catch Me If you Can ou dans Aviator à cause des litres de lait qu’il engloutit (si quelqu’un sait pourquoi à chaque fois qu’il joue un “acharné” on lui fait boire du lait ? Suis-je une acharnée ?) :

Alors c’est en regardant le terrorisme musicale récent que j’ai décidé de relever le niveau.

Feb
07
2010
1

(Movie) Dactylow rocks

Juste parfait. Musique parfaite. Couleurs parfaites. Diction parfaite. Photographie parfaite. Autisme parfait.

Jan
27
2010
4

(Film) Le meilleur des moments les plus cheesy au cinéma

Screen shot 2010-01-27 at 11.44.13 AMUn mot difficile à traduire que ce cheesy : comprenez quelque chose entre culcul et nunuche, voir gnan-gnan. Encore une fois, la supériorité de la langue française en matière de romantisme outrancier est mise en exergue : nos mots sont bien plus drôles. D’ailleurs, notons que cheesy, ça peut aussi faire référence à nous autres fiers mais désespérément galants froggies.

Bref, un best-of des meilleurs moments de ce genre au ciné, avec PLEIN de références. Il y a du lourd, du baveux, de la naïveté dégoulinante et de l’émotion en camembert.

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Jan
19
2010
0

(Cinema) Top 20 by Quentin’

Voici la liste des 20 films préférés de Tarantino depuis qu’il fait du cinéna ainsi qu’une petite vidéo explicative.

  • Battle Royale
  • Anything Else
  • Audition
  • Blade
  • Boogie Nights
  • Dazed & Confused
  • Dogville
  • Fight Club
  • Fridays
  • The Host
  • The Insider
  • Joint Security Area
  • Lost In Translation
  • The Matrix
  • Memories of Murder
  • Police Story 3
  • Shaun of the Dead
  • Speed
  • Team America
  • Unbreakable

Je ne connais pas tous les films mais j’approuve la plupart d’entre eux. Notons les goûts prononcés pour le cinéma asiatique. (Pour le film Blade, ce n’est pas Blade le tueur de vampire mais http://www.imdb.com/title/tt0112800/ “The blade”).

Dec
16
2009
2

(Trailer) Tim Burton – Alice au Pays des Merveilles

Il me faut bien avouer que ce second trailer est déjà bien plus convaincant que le premier, qui me faisait craindre un immense gâchis de l’oeuvre majeure de M. Carroll.

D’autant que l’ambiance si particulière du Pays des Merveilles est loin d’être aisée à rendre à l’écran : la folie est à nulle autre chose pareille. Vouloir en faire montre de manière trop brutale serait aussi désastreux que de le faire de manière trop légère : il faut savoir en doser habilement les composantes.

Le parti-pris graphique, en hommage à la fois au DA de la grande période de Walt et à l’univers retro-vintage-steam-punk de Tim, semble laisser filtrer juste ce qu’il faut de réel pour crédibiliser l’ensemble, tout en sous-tendant nombre des gabegies inhérentes au background d’Alice : anthropomorphies aléatoires, répliques bien senties, character design savamment tordu…

Reste à voir ce que donnera la cohérence de l’ensemble, particulièrement pour ce qui sera de la trame scénaristique. Ne s’improvise par Lewis qui veut, et les derniers essais de Tim en la matière n’incitent guère à l’optimisme des puristes dont nous sommes. S’il retrouve le niveau de Beetlejuice ou d’Edward, je ne dis pas, mais si c’est pour demeurer au niveau des Noces Funèbres, ça risque de mal se passer.

Alea jacta est, comme disait l’autre en passant le fleuve.

Dec
15
2009
1

(Film) Tu peux LIRE Retour vers le futur

Yes, you can. Cette affiche d’une superbe simplicité, qui fait partie de la série “I Can Read Movies” de SpaceSick, met en scène en jouant sur la subtilité et la pureté symbolique le Retour vers le futur dont nous gardons toutes et tous un souvenir ému.

Marty !

from The (Little) BaKa Book

Dec
02
2009
5

(Drogue) Marilyn buzz toujours

Screen shot 2009-12-02 at 8.13.34 PMCeux qui me connaissent savent que j’abhorre ce nouveau syntagme à la mode, que les journalistes s’arrachent : le “buzz”. Outre le côté Julien Lepers qui me vient inévitablement à l’esprit, l’image d’un hippie dreadonnant ne laisse pas de me hanter une fois le mot prononcé.

Mais il a un autre sens, plus argotique, qui nous permet ici de faire le lien avec cette charmante vidéo de Mlle de Castille, où l’on retrouve les boucles blondes décolorées de Marilyn dans un cadre plus intimiste qu’à l’accoutumée.

C’est naturel, c’est élégant, c’est plein de sourire. Nonobstant le buzz, j’approuverai presque.

Dec
02
2009
5

(Cinema) Empire a 20 ans : la crise du (re)make up


Screen shot 2009-12-02 at 1.23.42 PM

Et pour fêter cette occasion, un joli panel de stars se sont prêtées au jeu d’un own remake, en se remettant l’espace d’une série dans la peau de leurs personnages les plus célèbres.

Si la mise en scène simple et sobre attire forcément l’oeil, celle de Hannibal reste, à mon sens, la plus agréable. Le seul regard d’Hopkins aurait probablement été suffisant, mais avec l’ajout de cette vitre, c’est toute l’atmosphère du film qui revient. La simple épée de Viggo est également bien vu, tout comme la présence du duo Eastwood-Freeman.

La série en son entier juste là (via @AlexHervaud).

Note : celle de Harry Potter est juste là pour les talons d’Emma Watson, big up ChaCha. ;)

Dec
01
2009
1

(Trailer) La Bataille des Briques : Halo version Lego

Un court-métrage de 25 minutes, ayant représenté près de 6 ans de travail pour son réalisateur, et basé sur le scénario de base d’Halo, le tout en stop-motion.

Avec des Legos.

Pour vous donner une idée de l’ampleur du travail, imaginez la petitesse des pièces, et la longueur du film : pour faire 25 minutes, il a du filmer au bas mot une centaine de milliers de scènes. J’hésite à crier au fou ou au génie. Crions aux deux.

from The (Little) BaKa Book

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Dec
01
2009
0

(Catastrophe) NYC détruite sur du Gershwin #welovedestruction

Je crois que l’on peut dire que c’est vraiment classe. La destruction a ceci de fascinant que l’on met toujours en rapport sa rapidité et la lenteur avec laquelle les choses qu’elle délite se sont faites. C’est également une frustration : on se dit que taper du zombie dans NYC vidée de tous ses autres habitants, il n’y aura que Will pour en profiter.

Néanmoins, l’idée de génie était ici d’orchestrer cette destruction de main de maître, à l’aide d’une élégante Rhapsody in Blue. Le rythme, l’emphase, l’exergue et le final : tout y est pour que le spectateur, enfin, s’y retrouve. Une belle entropie ultra-rapide, voilà l’avenir.

Or une belle destruction maîtrisée, à la Ledger-au-visage-barré-de-rouge, c’est d’un diabolique machiavélisme dont on se surprend à admirer les méandres sombres. Tandis que bon, la démesure façon 2012, c’est du déjà-vu : la Nature nous tamponnera le coquillard de toute façon.

from The (Little) BaKa Book

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