Cette vidéo est une sorte d’ovni.
A l’heure des clips porno-softs de Lady Gaga ou Beyonce, où la tendance s’impose résolument comme celle de la vidéo folle, cherchant l’originalité à tout prix, et ce à grands renforts de chair exposée, de cabrioles et autres hamburgers hydrochloriques mutants, elle se tient là comme le premier pied tendre venu dans un saloon crasseux à l’heure où Salt Lake était la limite du monde connu à l’Ouest.
La symbolique est forte, tout comme le côté cyclique : le revival 80s bat son plein, simplement assisté des budgets et techniques modernes.
Tout ça pour dire que peu de gens se préoccupent encore non pas de la poésie – il y a d’excellents courts-métrages à dénicher un peu partout sur YouTube ou ailleurs – mais de l’histoire. Cette chose du passé là.
En matière de vidéo, la couleur est apparue dans les 20s, et Kodak était de ceux qui menaient le bal. L’Amérique de cette époque, c’est presque celle de la prohibition, celle du génial – pour son ambiance – Changeling, bref, une époque où mettre un costard était chose commune même pour les fonctionnaires.
Ce petit footage de Kodak a ce je ne sais quoi de nostalgique qui donne envie d’en voir plus. Vous ne trouvez pas ?













