Xénocrate aurait probablement beaucoup à en dire. Il n’empêche que son étrange logos, dont se repaissent à l’envie les journalistes en quête de probité littéraire et les terminales de toutes séries avec la même circonspection, voit encore quelques écueils cruellement mordre les marges de l’étendue azurée que devrait être sa vacuité toute-puissante (1).
Parmi eux, le bombyx. Ce sympathique animal, au demeurant fort incompris de ses brefs contemporains, fait l’objet d’une terrible synecdoque dont l’ont affublé les poètes les moins scrupuleux avec une machiavélique application. Car si, par un abus de langage honteux l’on peut désigner par ce terme l’ensemble des papillons de nuit, qu’il soit néanmoins écrit qu’il ne désigne en réalité, par un autre abus, qu’une seule espèce de lépidoptères.
Ceci étant dit, posons le dilemme qui fait la joie des amateurs de logomachie depuis les plus beaux jours de la rhétorique : quelle est la logique du papillon de nuit ?
Décortiquons notre sujet, voulez-vous, le meilleur régal du Diable restant l’innocence (2). Comprenez par là que sous une apparence simple se cache souvent le démon de quelque problématique salée, potentiellement captieuse et presque sûrement dévoilée par vos esprits alertes à la première syllabe. Ici donc, il fallait lire : mais pourquoi ces crétins de papillons, qui font veugra chier à foutre de la poussière partout, sont-ils assez cons pour se rejouer avec une bonhomie qui laisse pantois un mythe d’Icare pourtant galvaudés ? Quelle idée, d’aller se brûler contre ces p*****utains d’ampoules avec une régularité que ne renierait pas même un cheminot gréviste (3) ?
Eliascarpe pense avoir trouvé. Du coup, il l’a dessiné. Il est bon, ce petit. ‘Pensez y voir quelque élément de réponse ?
(1) Niuuh ?
(2) Barbey d’Aurevilly, dans une préface de Dom Juan si ma mémoire est bonne
(3) Toute forme de cliché serait ici parfaitement fortuite, et indépendante de la volonté de l’auteur de ces lignes





