Nov
11
2009
1

(Video) Ballet de mains, jeu demain

Entre danse, réinterprétation moderne de l’une des plus anciennes formes de musicalité et mise en scène théâtrale léchée, la Musique de Table de Thierry De Mey se révèle ici dans toute sa beauté sonore et visuelle : le jeu des mains qui s’animent peu à peu, le rythme envoûtant des percussions épurées de tout autre accompagnement, le dessin des bras dans l’espace, tout participe à la construction d’une forme de poésie du clair-obscur contemporaine. Un vrai ballet de mains de demain.

Merci Titou pour la découverte.

from The (Little) BaKa Book

Jul
29
2009
0

(Photo) Alice au Pays de Sally Mann


Sally Mann’s Nightmares

Originally uploaded by M1eL

Non, pas de discours lénifiant sur la dangerosité de la cigarette. Je me suis résolu. D’ailleurs, depuis que les UV artificiels sont devenus eux aussi cancérigènes, ma vie a basculée.

Il n’empêche que le travail de Sally Mann est d’une délicieuse truculence, où le côté malsain ne fait que souligner la subtilité de la composition.

Celle-ci, en particulier, n’est pas sans évoquer une sorte de Chute réinventée, et furieusement contemporaine.

Sinon, Cunningham a passé l’arme à gauche. Après Béjart et Baush, il y a de la place pour les chorégraphes qui se libère les enfants.

Merci Lili pour la photo.

Apr
18
2009
3

(Disney) Walt ou la danse comme signature dessin animesque

Aurore et Belle, Blanche Neige et Marianne, Baloo et Petit Jean : même combat. Oui, dans tous ces Disneys qui ont bercé notre enfance ingrate (ou pas), on retrouve des mouvements de danse similaires, pour ne pas dire identiques. Walt était-il procrastinateur pour autant ?

Je n’irai pas jusqu’à dire non sans putasserie que Walt était un gros flemmard, parce que bon, faudrait voir à pas cracher dans la soupe. Disney, chez nous, c’est un peu celui dont le portrait en noir et blanc délicieusement passé est accroché avec soin à côté de Mère-Grand, d’un cadre présentant la flore de Picardie et du tromblon de l’Oncle d’Amérique, si vous voyez c’que j’veux dire.

Toutes des p... princesses

Toutes des p... princesses

Walt, c’est l’idole du vintage. Il est de bon ton de dire, chères amies, chers amis, que “c’était mieux avant”, et qu’à l’époque au moins, “on savait y faire”. Non, on ne parle ici d’aucune activité scabreuse, mais bien de dessins-animés. Parce que les saloperies modernes par ordinateurs là, moi je vous le dis de but en blanc, franc-jeu, cartes sur table, ben c’est moche. Sauf Wall-E, bien sûr, mais c’est parce que Eveeeeee est trop trognonne. Bref, vous aurez compris le propos : quand on n’a pas d’avenir, on se rappelle le passé. Surtout en France.

Mais ne nous perdons pas plus avant dans de billeveséennes calembredaines (s’pas) et défendons notre bout de gras face à la verve de l’infâme chryde : non, Walt n’était pas un flemmard, Monsieur. Il se crevait à la tâche, Monsieur. D’ailleurs il était obligé d’aller au théâtre en bonne compagnie, dans le seul but de s’approprier toutes les techniques du vaudevillisme*, Monsieur. Et si toutes les danses se ressemblent, c’est le reflet de son génie précurseur : il a été à l’origine du toyotisme, oui Monsieur.

Sinon en vrai, vous pourrez remarquer que les similitudes troublantes entre les différents DA qui ont fait la joie de nos coeurs d’enfants heureux (ou pas) témoignent d’une intense recherche chorégraphique et d’un souci constant d’adaptation de la part des créateurs de Disney Prod. Néanmoins, dessiner des scènes aux chorégraphies semblables n’en reste pas moins tout aussi long et fastidieux : seule la phase de recherche de la gestuelle s’en trouve raccourcie, le travail graphique quant à lui demeure le même que si l’on repartait de zéro.

Plus économe que flemmard donc, et peut-être un peu réac’ sur les bords, qui sait. A moins qu’il ne faille y voir un souci de pédagogie, les pas de danse étant volontairement exagérés et faciles à reproduire par un public enfantin. Toujours est-il que je lance sur le champ un sondage des plus intéressants : quel est votre Aristochat préféré ?

* Je sais je sais, je vous ferai un MPM là-dessus.

Jan
21
2009
0

(Expo) Rêves de papier : Isabelle de Borchgrave au Musée des Tissus de Lyon

C’est dans le cadre agréable du Musée des Tissus de Lyon, que j’ai été invité à découvrir le Parcours Dansé mis au point par les élèves du cursus de Danse Contemporaine du Conservatoire en partenariat avec ceux de l’ENSATT. Il s’agissait d’un travail à la fois pour les danseurs, au travers de chorégraphies composées par eux et de leurs interprétations, mais également pour les élèves-costumiers puisqu’il leur fallait, dans un temps assez court (trois semaines) parvenir à réaliser une série de costumes allant dans le sens des mouvements dansés.

Papier kraft, trompes rayées, “bulles” bruyantes et tutus juxtaposés ont notamment été à l’honneur. Ce fut également l’occasion de découvrir le travail d’Isabelle de Borchgrave, qui expose jusqu’au 26 avril 09 au Musée sa fascinante collection de robes de papier. Fragiles et éphémères, elles n’en présentent pas moins un visage des plus intéressants, qu’elles cherchent à imiter le tissu ou qu’elles s’en démarquent plus nettement.

L’exposition, sobrement intitulée “Rêves de papier, Isabelle de Borchgrave interprète Mariano Fortuny”, prend place au milieu des collections permanentes du Musée, comme pour mieux mettre en abysse la rencontre entre la dessinatrice belge de “Papiers à la mode” et le touche-à-tout à l’origine de la “manière Fortuny”.

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