Aug
26
2009
0

(Sculpture) Thomas Doyle : Conan qu’à bien se tenir

Le truc de Monsieur Doyle, ce sont les sculptures, et plus exactement les reproductions en miniature, à l’échelle 1:43, de choses réelles.

Picture 698Ci-contre, c’est une maison de Brooklyn qui a fait l’objet d’une réduction par ses soins, et ci-dessous c’est une scène champêtre pour le moins décalée qu’il nous offre sous une cloche.

L’aspect très méticuleux, très soigné de son travail n’est pas sans soulever la question de son intérêt : pourquoi donc s’évertuer à reproduire des scènes ou des paysages somme toute banals ou d’apparence commune ? C’est comme si Thomas Doyle voulait nous présenter des cartes postales en trois dimensions, comme pour mieux que nous y attardions notre regard. Mais ce serait passer à côté de la dimension malsaine et dérangeante de ses oeuvres que d’y voir de simples scènes empreinte d’un bucolisme latent.

Regardez, regardez bien. Cette maison cossue, élégamment sise dans un quartier confortable, et qui tombe également d’une falaise, que peut-elle vouloir dire ?

Et ce paysage, avec ses travailleurs, qui vraisemblablement fossoient pour enterrer quelque macchabée, n’est-ce pas là étrange ?

Comme toujours, chacun y voit ce qu’il veut : la crise de la classe moyenne états-unienne au travers d’une vision ironique de la crise immobilière, l’illusion du retour à la nature, la commonalisation de la violence, que sais-je encore. Il n’empêche, M. Doyle fait des choses intéressantes. Dommage qu’il n’ait pas de site web, et qu’il me faille fouiner les entrailles de BOOOOOM pour le trouver (bon, d’accord, ça date d’il y a trois jours, mais j’avais du retard sur mon Reader, OSEF).

Picture 699

Aug
18
2009
2

(Proverbe) Prudence est mère de sûreté

Les proverbes, vous le savez, c’est un peu mon dada. Ou plutôt ma carne, étant donné que c’est un dada que je délaisse quelque peu en ce moment. Il est temps de s’y remettre.

La prudence décortiquée

Bien choisir ses camarades de jeu, c'est faire preuve de prudence

Bien choisir ses camarades de jeu, c'est faire preuve de prudence

La prudence, c’est tout d’abord la capacité à prévoir, à calculer, à anticiper les conséquences d’une action, qu’elles soient morales ou matérielles. C’est la part analytique de la prudence. la seconde part, non moins importante, est behaviorale, ou, plus simplement, comportementale : elle consiste à régler sa conduite de manière à éviter les conséquences fâcheuses de l’action considérée, et telles que prévues dans la première partie.

Un poil dans la main du caillou… ou pas ?

Je sais, je suis verbeux. Trêve de bavardages donc, rien ne vaut un exemple. Probable, tant qu’à faire.

Pepito et moi sommes dans un jardin. Il dit “supew”. Je me résous, la mort dans l’âme et la fleur au fusil, à lui jeter un caillou, comme le mérite son comportement provoquant. J’analyse les conséquences : il peut se le prendre dans le lobe temporal, se faire toucher le nerf optique, et mourir*. Mais en m’en rendant compte, je ne suis pas prudent. Je le deviens seulement à partir du moment où je décide de ne pas lancer le caillou. Si je décide de ne pas le faire. Analyse, et éviction du potentiel néfaste.

Cette prudence que nous venons de voir est donc une capacité parfaitement rationnelle, en ce qu’elle procède, en théorie du moins, d’une observation objective des liens de cause à effet. Je lance un caillou, c’est potentiellement dangereux. Je décide alors de le lancer, ou pas. La prudence, c’est juger qu’il est dangereux de le faire, et donc ne pas le faire.

L’ascendance en question : qui est le père de la petite Sûreté ?

Prudence est donc mère de sûreté. Un mot dont la polysémie n’a d’égal que le caractère captieux. La sûreté de l’Etat, à laquelle on peut attenter, n’est pas comparable à la certitude, pas plus qu’à la Sûreté majuscule. Mère de sécurité donc, me direz-vous. Car être prudent, c’est éviter le néfaste, le fâcheux, le dangereux. Et donc être en sécurité, puisque rien ne vous arrive.

Deux remarques : d’une part, la prudence ne suffit pas, puisqu’elle n’est que la mère. Qui est alors le père de sûreté ? Courage, force, intelligence, logique ? D’excellents candidats à une place si prestigieuse ne sauraient se choisir qu’avec rigueur. Et si, en réalité, il s’agissait du risque ?

Paradoxal ? Pas tant que ça. Car pour être en sécurité, c’est-à-dire à l’abri de tout danger, il faut parfois savoir prendre des risques. Calculés, certes, mais tout de même. Entre autres exemples, traverser un passage piéton (malgré le camion fou), prendre l’avion ou sa voiture (malgré le Rio-Paris), aller à l’école (malgré Columbine). Ce sont des risques. Mais ils sont rendus acceptable par le caractère nécessaire de leur prise : lorsqu’il n’existe pas d’alternative, il convient d’accepter de prendre des risques. Mais il y a plus : prendre des risques permet d’obtenir des avantages jugés convenables. Qu’il s’agisse de gagner du temps, de l’argent, ou un statut social plus élevé, les risques – toutes proportions gardées, ou ceteris paribus comme dirait l’autre -sont donc rémunérateurs. Or, une meilleure position, plus d’argent, plus de temps, sont autant de chose que notre société contemporaine estime être garantes de sûreté.

C’est un peu le serpent qui se mord la queue, ou plutôt l’éternelle histoire de la modération en toute chose. Car le contre proverbe de celui que nous étudions aujourd’hui, c’est un peu le sacro-saint “qui ne tente rien n’a rien”. Pêcher par excès de prudence peut s’avérer tout aussi dangereux que de ne pas y faire attention.

C’est tout le dilemme de la finance moderne, ma pauv’ Lucette.

Prudence est mère de sûreté, risque est son père. Qui sont ses petits-enfants ? Pioche ?

*Si si, il paraît que c’est possible.

May
25
2009
1

(Brèves) Coupat coupe, crisis dura crisis, le paquet de clopes illustré, Hubble et Corée du ch’nord

picture-628Nous sommes le 25 mai 2009, il est 20:00 (ou presque), et les nouvelles d’aujourd’hui sont engageantes. Ou pas.

  • La thèse anti-étatique à la sauce Coupat / Ca buzze pas mal depuis ce matin sur Twitter suite à cette interview de Coupat sur LeMonde.fr, longue et bien argumentée. Une lecture édifiante pour qui aurait du mal à saisir l’actualité des thèses anti-gouvernementales.
  • Crisis Dura Crisis / Ca va pas mieux, ça va pas pire, et de toute manière si l’on s’en tient à la théorie des cycles, ça va finir par remonter. *hope*
  • Le Petit paquet de clopes illustré / Vous aussi, regardez l’état de vos dents dans 20 ans chaque fois que vous sortez une indus’ de son paquet.
  • Vers l’infini et au-delà ! / Hubble reprend du service pendant que la navette qui l’a réparé s’en retourne à Carnaveral sur le dos d’un Boeing. 2 millions, à cause du mauvais temps. Une bagatelle.
  • Et pendant ce temps-là, en Corée du Nord
May
10
2009
2

(Crise) De la véracité de la Murtagh List

Robert a dit :
Médiocrité. Etat de ce qui est médiocre. Qui ne dépasse pas ou même n’atteint pas la moyenne. Type également éloigné des extrêmes et, en général, le plus courant. La moyenne des Français – Une intelligence au-dessus de la moyenne.

Sans doute vous rappelez-vous avoir entendu il y a longtemps (ou peu) «vous ne dansez/buvez pas ! Vous êtes coincés ?!? ». Question : la légitimité de toute action (divertissement…) dépendra-t’elle toujours de la dévalorisation de celle d’Autrui ? Y’a-t-il, en fait, selon vous, un âge limite pour certaines choses (cf. The Murtagh List ‘i’m too old for this…’ HIMYM_episode 19 saison 4) ?

L’Idiocratie. Voilà de quoi il s’agit. Ce film de Mike Judge, sorti en France le 25 avril 2007 s’est récemment rappelé à moi par deux fois.
Tout d’abord, d’inattendues retrouvailles avec la stupidité de notre si récente (et toujours un peu présente, ne soyons pas trop prétentieux) adolescence dont nous ne ferons pas mention ici (ou presque).
Ensuite, l’honteuse vision d’une publicité horrifiante (honteuse parce que « NRJ12 », horrifiante pour son contenu) : une jeune femme rentre dans un ascenseur (dans lequel six ou sept hommes attendent déjà –jusqu’ici tout va bien, même si l’on peut se soucier de l’intégrité physique de la dite jeune femme à la sortie de la pièce close-) ; des bruits de flatuosités parviennent alors à nos innocentes esgourdes conduisant au bout de quelques secondes à l’hilarité générale dans l’ascenseur. Quant au slogan, cela donne à peu près : ” Tu veux une sonnerie dégueu sur ton portable ? TAPE PROUT au… “.

Pas de nouvel objet, artiste ou évènement à présenter, ni d’arguments politico-socio-économiques à vous servir pour étayer mes propos donc, juste un affreux constat motivant une ultime question : faut-il abandonner toute notion d’exigence envers l’être humain dès lors que l’erreur est humaine ?

Si la médiocrité est fixée par la moyenne, Messieurs et Mesdames les érudits, sauvez-nous : faîtes des bébés.

Idiocracy

Ou pas, forcément.

Apr
29
2009
2

(Crise) South Park S13E3 : l’économie est notre berger

picture-618Peut-être la plus remarquable analyse de la crise financière qu’il m’a été donné de voir jusqu’à maintenant. On rêvait d’une vision claire, intelligente et bien sûr cynique de la chose, les créateurs de South Park l’ont fait. Avec un brio inénarrable, ils nous dressent le portrait de l’économie-Dieu, de Kyle-Jésus et de son sacrifice pour la rémission de tous les péchés-dettes au moyen du don de sa vie-American Express Premium.

Du grand art.

Notez que j’aime particulièrement l’exemple des Margaritavilles-emprunt et le prêche de Randy-faux prophète. Et Cartman-Judas, bien évidemment. Who else ?

Et vous, vous pensez aussi que la crise n’est qu’une affaire de poulets sacrifiés et de flûtes de pan ?

Mar
21
2009
6

(Geek) IE6, ce putain de dinosaure, sur son lit de news

Tant de poésie dans un monde qui ne vit plus qu’au rythme des saisons de la Nouvelle Star,  des séries limitées de Mc Donald’s et des SMS écrits en kikoolol. Mais il ne faut pas s’en effrayer, un jour, les gens comprendront que la langue française mérite d’être défendue et non pas élégamment holocaustée par des mignons sirupeux palliant leur manque de reconnaissance sociale en jetant leur mépris de la grammaire à la face du monde. Qui n’a pourtant pas besoin de ça, soit dit en passant.

ie 6 get fuckedSinon c’était la semaine de la francophonie, mais en fait on s’en est un peu tamponné. Entre la fausse polémique de la gente journalistique se “faisant” le Panzer-Kardinal à coups de condoms et les manifestations dont tout le monde se félicite, c’était plutôt une bonne semaine. D’ailleurs, pour ceux qui cherchent de quoi se faire des thunes en ces temps de crise, lancez-vous dans les hot-dogs pour grévistes, il paraîtrait que ça casse la baraque (à frites) comme commerce. Côté Rolex pas trop de nouvelles de Séguéla, mais un gouv’ qui engage sa responsabilité après un faux débat sur la question de la réintégration de l’Hexagone dans le commandement intégré de l’OTAN.

Et pendant ce temps là, dans le Cantal.

Vivement que les filtres GMail puissent être appliqués à la réalité : Jean-Pierre Florian devait être dans le vrai, malgré un manque de goût notable dans le choix de son nom de plume.

Heureusement, pour faire ressortir nos risettes enfantines empreints de cette joliesse caractéristique de la naïveté sincère – notons que la naïveté franche et honnête est en voie de disparition, et que c’est bien dommage : même Lily dans HIMYM (S4E17) se révèle manipulatrice, mon échelle de valeurs s’effondre -, pour faire ressortir nos risettes disais-je donc, il reste les trolls. Les vrais, les poilus, dont on trouve une définition objective sur la Désencyclopédie. Ou alors les jolies photos, mais objectivement, les trolls c’est plus drôle.

Et là c’est juste un gars qui a pété un câble contre IE 6 – Internet Explorer 6 ème mouture, pour les moins accronymo-physionomistes – et qui a décidé de mettre en place des pages spéciales pour ceux qui visitent son site à l’aide de l’ancêtre. C’est subtil, comme l’indiquait non moins finement le titre du présent billet.

ie 6 you fucking dinosaur

Super sympa ! IE 6 ! Et après ça, peut-être que tu pourrais aller chater sur AOL, putain de dinosaure.

Sinon malgré les apparences il y a du soleil et les oiseaux font cui-cui, et je vais bien, thanks for asking. Et vous ? Vous utilisez encore IE 6 par nostalgie, de temps à autres ?

PS : T’as vu j’ai été soft quand même mon Tobi. J’aurais pu révéler au monde que tu viens à peine de switcher sur un autre navigateur. Mais même pas. J’suis veu-gra sympa quoi.

Mar
19
2009
1

(Crise) Les carottes sont-elles cuites ? Leguman !

Vous aussi vous vous morfondez, participant avec un entrain sans nom à la morosité ambiante ? Les temps sont durs, les humeurs changeantes, les matins mornes ? La gangrène de la crise, encore elle, aurait-elle donc sclérosée notre société jusqu’au point de non-retour ?

Non ! Car tous ceux qui font preuve de ce pessimisme latent qui fait honte aux valeurs de notre beau pays – attention, les moments patriotiques sont ici aussi rares que les hommages au chanteurs morts (Sardou kassdedi) profitez-en donc – n’ont maintenant plus d’excuses ! Car voici venir l’enfant de la terre, le fils du soleil, le défenseur du potager, le grand Leguman.

Regardez bien en entier, ça vaut le détour.


Tu es l’enfant, de la terreuh

Le soleil, est ton pèreuh

Tu fais mordre, la poussièreuh

A ceux qui veulent, la guerre !

Les portefeuilles sont en danger, les carottes sont-elles cuites ? Leguman !

Mar
08
2009
3

(BA) Michael Mann – Public Ennemies (Depp & Cotillard inside)

BA pour Bande Annonce hein, pas pour Bonne Action. Sans rire.

Je ne sais pas si je vous ai déjà parlé de mon amour pour la période de la prohibition aux USA, aussi vais-je l’évoquer de manière simple et courte : j’aime. Mais genre grave. Vous savez, c’est l’époque qui va précéder la crise de 29 et ses conséquences dramatiques sur l’économie américaine. On l’appelle la prohibition parce que durant 13 ans (entre 1920 et 1933), la production  le transport, l’importation ou l’exportation de boissons alcoolisées était formellement interdite.

C’est l’époque des gangsters, des vrais, ceux avec les ‘traillettes “camembert” (vous savez, avec le chargeur rond) que l’on cachait dans les étuis d’instruments de musique, des chapeaux et des impers, des trenchs sur-bien taillés et des foulards dans les poches de veste des costumes (trois pièces, les costumes). C’est aussi le temps d’Al Capone à Chicago et d’Eliott Ness et ses Incorruptibles, ce temps qu’on a tous découvert gamins dans “Tintin en Amérique” et qui rappelle un peu les Tontons Flingueurs. Bref, des mecs classieux, charismatiques et “qui en avaient”, comme on dit.

Mais ce que j’aime encore plus, ce sont les films de gansters. Alors forcément, quand on m’annonce un Michael Mann (Le Dernier des Mohicans, Heat, Collateral) avec Johnny “Bob la classe” Depp et Marion “sublimissime” Cotillard (et aussi Christian “pwned by Heath Ledger” Bale, mais j’aime moins), j’ai tendance à perdre un peu les pédales. Le film, Public Ennemies, se propose de retracer la vie de John Dillinger. Un vrai de vrai, un braqueur de banque à l’ancienne. Miam miam miam. Sortie le 24 juin selon Suchablog.

Feb
27
2009
1

(Pub) L’érotisme à la teutonne n’est même pas NSFW

Oui. Vous connaissez la passion avec laquelle je m’emploie, chaque jour que Dieu (ou qui que ce soit d’autre) fait (ou pas) (1), à découvrir de nouvelles choses. Bien sûr, je n’y passe pas autant de temps qu’à vous contredire, mais Einstein (2) me permet d’espérer une issue possible à ce terrible dilemme quotidien : dois-je d’abord découvrir pour mieux contredire, ou d’abord contredire, pour mieux découvrir ?

Car nous sommes, c’est un fait, des êtres pétris de contradiction. D’ailleurs, l’oubli est notre meilleure arme face à cette réalité qui se rappelle sans cesse à notre bon souvenir. Marcel l’a dit, et s’il est d’accord avec moi, c’est qu’il doit avoir raison (3). J’ai décidé tout comme Maïa de donner dans la nécrofanie, comprenez le suivisme post-mortem, ou encore le fait d’avoir des supporters parmi les gens ayant passé l’arme à gauche, de préférence parmi ceux pouvant servir de caution intellectuelle décente.

Et en parlant de mort ayant un certain poids dans notre tissu normatif actuel (oui je suis en forme, j’invente des syntagmes), il y en a un qui a particulièrement fait entendre sa voix ces cinquante dernières années : je veux parler de ce cher Sigmünd. Et de ses disciples aliénistes-psychanalystes. Vous n’êtes pas sans savoir que je tiens l’homme en haute estime : L’interprétation des rêves m’a été d’un secours précieux lorsque je n’en avais pas besoin. D’ailleurs, la psychanalyse est certainement une approche qui gagne à être connue avant de ressentir le besoin de s’y soumettre. Malencontreusement, M. Freud nous dirait que tout le monde en a besoin, puisque nous sommes peu ou prou tous des aliénés, qui ne nous différencions les uns des autres que de par le degré de gravité de nos maladies respectives. Oui, je sais, vous allez encore me dire que je suis cynique, n’empêche, rien de plus optimiste qu’un scientifique allemand, hein ?

Sur ces paroles légères et dénuées de sous-entendu, je ne vous fais pas languir plus longtemps : ce laïus se veut introduire une publicité pour une chaîne érotique allemande, qui vante son “child lock”, c’est-à-dire son système de protection pour que les enfants ne puissent pas accéder à ses programmes. Pour cela, l’agence Kempertrautmann a fait le choix de jouer sur une mise en scène de tests dits de Rorschach. Vous savez, les tâches d’encre qui sont censés faire appel aux associations semi-conscientes que nous sommes capables d’effectuer par l’entremise du stimuli d’une forme indéfinie.

Non, définitivement, nous ne voyons pas les mêmes choses dans ces formes. D’ailleurs, je n’y vois pour ma part que des papillons. C’est grave Doc ? Un peu dans le même genre (mais en moins capillotracté), vous avez aussi les spots du CSA concernant la signalétique à la télévision.

(1) Remarquez que pour une fois je fais l’effort de prendre des pincettes avec ces ***** de croyants et ces non moins *****d’athées. Je suis une **** moi-même, et très fier de l’être. Ca fait beaucoup d’étoiles en un seul billet, je le conçois, je me rattraperai en mettant des dollars la prochaine fois, histoire de conspuer la crise de liquidités, tout ça.

(2) Nous parlons bien sûr ici de la théorie de la relativité et de la contraction de l’espace-temps. Les noeuds de Lagrange, tout ça. Théoriquement donc, je peux faire les deux, en même temps, et sous le même rapport. Aristote s’en retourne probablement encore dans sa tombe.

(3) “L’oubli est un puissant instrument d’adaptation à la réalité parce qu’il détruit peu à peu en nous le passé survivant qui est en constante contradiction avec elle.” Marcel Proust, et il y a 98% de chances que ça soit dans A la Recherche du Temps Perdu, ne serait-ce que d’un point de vue statistique, le bonhomme n’ayant guère écrit autre chose. D’ailleurs, c’est tout ce que j’en ai retenu, lecteur peu scrupuleux et infidèle que je suis.

Feb
25
2009
0

[Pic] La crise ? Quelle crise ?

Voici un petit graphique comme on les aiment comparant la crise actuelle avec 3 autres crises majeures qu’a connu le monde économique : 1929, le choc pétrolier et la bulle Internet (prout).

Bref, on va encore en manger de la crise cette année.

Jan
28
2009
8

(Chaîne) Où dépensez-vous vos sous sur le Net ?

Voilà donc ce fourbe de Feufol (je ne te salue pas, forban) m’a taggué pour une chaîne. Que je vous explique : une chaîne entre blogs, ça consiste à lancer un sujet, puis à faire des liens vers les sites des autres afin qu’ils fassent un billet là-dessus également. C’est un poil plus intelligent que les monceaux d’absurdités qui encombraient et encombrent toujours mon ex-boîte Homail (RIP) cela dit, même si cela dépend du sujet.

argentPour le coup, il s’agit de l’argent que l’on dépense sur le Net. Donc ça induit du tabou (le sens commun veut que l’argent soit un sujet tabou en France, paraît-il, mais le sens commun ne connaît probablement pas encore la génération 2.0) et de Ouèb, ça éveille donc mon intérêt. Du coup, on va dire merci Feufol, quand même. Allez.

On ne s’étonnera d’ailleurs pas que l’auteur originel de la forfanterie soit Pingoo. Y’a pas de secrets.

Pour quoi payez-vous sur internet ? Site Web, services, boutiques, en ligne… Qu’est ce qui vous fait claquer votre fric ? Je veux tout savoir !

Donc pour ma part, comme chacun sait, je suis une grosse radasse. Mais je suis un être de désirs (Spino’, big up) donc mon dilemme est le suivant : j’ai envie de plein de choses mais je me heurte rapidement à la cruelle réalité de mon portefeuille. La vie estudiantine n’est certes pas la plus lucrative qui soit. Et puis c’est la crise, mon bon Monsieur.

Du coup, pour le moment, Baba, Loo et moi on paye le serveur derrière Bakasphere. On paye aussi les noms de domaine affiliés, et de mon côté rmlfvr.com (l’égotisme est à ce prix). 

Depuis que j’essaye de me mettre à FlickR je m’interroge sur l’achat d’un compte Pro aussi. C’est 25$ si ma mémoire est bonne, et ça enlève certaines limitations. J’attends de voir à l’usage. 

Je paye et gère mon abonnement téléphonique mobile sur Orange.fr, le site le plus horrible du monde après celui de la SNCF. 

J’achetais quelques tees fut un temps chez LaFraise, mais au final j’achète plutôt des accessoires ou des choses qui ne nécessitent pas d’essayge. Genre sur VentePrivée ou BrandAlley. J’ai acheté ma dernière board en ligne, par exemple, lors d’une vente M4 sur VP. 

J’ai récemment acheté un skin pour iPhone et un autre pour mon MacBook chez Skinizi. J’aime beaucoup ce qu’ils font.

Je n’achète jamais de livres en ligne. C’est quelque chose que j’adore faire “in real life”. 

Je fouine sur Amazon ou CDiscount quand j’ai besoin de matos électronique. J’avais notamment fait l’acquisition sur Amazon de mes derniers intras, et de mon AKG (dont je suis toujours follement amoureux). Sur CDiscount, j’avais opté pour un nouveau disque dur interne pour mon MacBook. Ah, et j’avais acheté sur LDLC un clé USB, mais elle ne fonctionnait pas avec les Mac (fail).

Ah et j’achète des applications pour iPhone aussi. C’est mal.

 

Voilà je pense qu’avec ça vous en savez beaucoup plus sur moi, ce qui est un premier pas, selon mes profs, pour pouvoir me rouler. Et vous alors, vous dépensez de temps à autres sur Internet ? Où ça ? Pour quels usages ? Avez-vous peur de le faire ?

Edit : Allez, on va tagger des gens. Donc ce vieux pirate de DoK Doyle, et puis Ben aussi, histoire de polluer son joli Webenlog, et aussi Gonzague tiens, qui a déjà dû être taggé 200 fois dessus. Et Monsieur Loïc “FuraxMan” Rechi.

Jan
18
2009
0

(LeMonde) Interview de Noam Chomsky

Les Visuels du Monde.fr sont souvent assez bien faits. On se souviendra notamment du récapitulatif de la crise financière qui avait été plutôt bien réalisé par les soins de l’équipe du journal en ligne.

 

Noam Chomski
Noam Chomski

 

Cette fois, c’est une interview en plusieurs points de l’intellectuel américain Noam Chomski (1) qui est mise en lumière. Abordant aussi bien l’élection de Barack Obama, dont nous ne sommes plus qu’à quelques jours de l’intronisation, que la question de la place des Etats-Unis dans le monde ou celle de la crise financière, la présentation se fait malheureusement par de courtes séquences, laissant peu de temps de parole au linguiste. C’est d’autant plus dommage qu’il est réputé pour son discours clair et sans détours, surtout lorsqu’il s’agit de sa pensée politique (2).

Néanmoins, le rapide tour d’horizon qui est ainsi mis à notre disposition est loin d’être inintéressant. Chomsky y rationalise - enfin – la stratégie politique d’Obama et son probable clivage à venir, tout en proposant une grille de lecture très simple mais soulevant un problème fondamental (3) des relations entre les Etats-Unis et les autres forces en mesure d’aller à l’encontre des directives de son gouvernement.

Bref, à voir, ne serait-ce que pour se poser des questions ou aller à l’encontre de sa vision des choses. C’est par ici !

 

(1) Page Wiki francophone / Page Wiki anglophone (plus fournie) / Son site Web

(2) Voir notamment la page Wiki (en) correspondante, cette interview (en), ou, plus en lien avec sa spécialisation première de grammairien, cet article de Slatka traitant de l’analyse d’un texte politique selon les méthodes préconisées par Chomsky (fr).

(3) Celui de la relation Gouvernement/Peuple aux Etats-Unis est notamment récurrent, et terriblement actuel. Je vous parlais d’ailleurs juste avant-hier de l’importance du facteur “opinion publique” sur la gestion des conflits : c’est là une sorte de contre-exemple puisqu’il évoque l’échec des sondages dans l’infléchissement de la politique américaine pour la crise cubaine, entre autres.

Jan
16
2009
0

(Crise) The Bailout Game – Renflouera, renflouera pas ?

C’est comme dans le “Love it or leave it”, ou comme nous dirions de par chez nous, le “tu l’aimes ou tu la quittes”. Le principe ici, c’est de savoir si vous, qui êtes donc chargé ni plus ni moins que d’aller à la rescousse de l’économie des Etats-Unis, vous choisissez de renflouer ou pas.the bailout game logo

Vous rêviez de pouvoir prendre les décisions contraires à celles de l’Administration Bush ? Aucun problème, voici The Bailout Game ! Vous vous baladez avec votre petit camion rempli de billets verts, en vous arrêtant sur les cases d’un plateau entre un Monopoly et un jeu de l’oie, chaque étape correspondant à une décision à prendre quant au sauvetage ou à la liquidation d’un établissement financier, ou à une nouvelle genre l’acceptation d’un loi au Congrés.

 

Pendant ce temps; la Bourse monte ou descend en fonction de vos choix, et vous serez très vite poursuivi par un autre camion, celui de la récession, qu’il vous faut bien évidemment distancer sous peine d’assister au crash des USA. 

Pas de quoi y passer plus d’un quart d’heure, mais ça fait travailler votre anglais des finances, et ça permet de se remémorer la chronologie d’une crise dont on ne cesse de toucher le fond

 

the bailout game interface

 

 

Jan
16
2009
0

(Plomb Durci) Des paradoxes informationnels inhérents au journalisme de guerre

Décidément, entre Bono au NYT et l’avion d’hier qui avait décidé de faire trempette, le thème de journalisme revient plus souvent que je ne le voudrais en ce moment. Cela dit, il est forcément d’actualité (haha).

Il existe plusieurs types de journalistes : les grands reporters, les journalistes de terrain, les éditorialistes, les journalistes d’investigation… Et ces spécificités se ramifient encore selon le media considéré. Mais le journalisme de guerre, qui s’est vu révélé par la guerre du Vietnam et, plus encore, par la première guerre du Golfe, est un genre un peu à part. Il met en avant des informations sensibles, souvent rapportées avec peu de différé, et ne laissant qu’une marge d’interprétation étroite et difficile à maîtriser.

Une fillette vietnamienne fuyant un village en flammes
Une fillette vietnamienne fuyant un village en flammes

 

Les Etats se sont vite rendus compte de l’importance de l’influence médiatique sur leur population : il est ainsi communément admis que les Etats-Unis se sont vu forcés de se retirer de la péninsule vietnamienne du fait de la double pression internationale et de sa propre opinion publique. Un tel cas de figure, qui aurait été tout à fait impensable dans la première moitié du XXe siècle, est du aux informations relayées par les agences de presse de l’époque, qui firent forte impression sur un public friand d’une actualité internationale encore peu commentée. La démocratisation des supports graphiques, photographie en tête, a été décisive, et largement sous-estimée par les analystes américains. La vision de cette fillette au milieu d’une route, fuyant son village en flammes après un bombardement au napalm, et cet autre cliché montrant un officier de l’armée régulière du Vietnam Sud exécutant à bout portant un Vietkong dans les rues de Ho Chi Minh furent tous deux les emblèmes de cette influence des reporters de guerre et de leurs outils sur la stratégie américaine. Ces photos sont tellement célèbres que même à présent, si vous tapez “Vietnam” dans Google Images ce sont les premières que vous trouvez, aux côtés d’une carte du pays.

De la même manière que le Vietnam avait vu la consécration de la photo, la première guerre du Golfe fut celle de la vidéo : c’est l’avènement de CNN, embarquant ses reporters dans des unités mobiles spécialisées de l’armée afin de filmer les combats au plus près. L’importance du facteur médiatique dans la conception stratégique peut se relativiser, bien sûr. Ainsi, les medias ne peuvent être véritablement prépondérants que s’ils sont indépendants et à même de diffuser leurs contenus de manière relativement libre. Par ailleurs, seul des Etats démocratiques ont à s’inquiéter des répercussions que peuvent avoir ces informations sur leur population.

 

Néanmoins, et on le voit actuellement avec l’exemple de Plomb Durci, l’opération israëlienne dans la bande de Gaza, le flux médiatique a tendance à devenir un élément majeur de la conduite de la guerre. Internet, les téléphones multimedia et les ordinateurs portables, vecteurs privilégiés de l’instantanéité et de la liberté de diffusion de l’information, vont en effet dans le sens de cette évolution. On a même parlé, pour cette opération précisément, d’une véritable “campagne marketing” de l’Etat hébreu pour “préparer” l’opinion israëlienne et les acteurs internationaux à cette éventualité. Lors du déclenchement de l’offensive, une série de mesures dans le domaine des medias ont été activées : des blogs ont relayé le discours officiel explicitant les raisons de cette décision, des groupes de soutien sur Facebook et d’autres réseaux sociaux ont été créés, tandis qu’un certain nombre de partisans commentaient les actualités des grands news sites du Web. La bande de Gaza a quant à elle été fermée aux journalistes, ce qui témoigne d’un effort particulier en matière de maîtrise de l’information, mais qui n’est que partiellement efficace. Si les images des medias occidentaux présentent principalement des destructions matérielles, et un conflit somme toute assez “lisse”, les morts n’étant évoqués que sous forme d’un “total”, nombre de vidéos et d’images sur le Net font état d’une situation humanitaire bien plus grave.

 

Le propos n’est pas ici de juger de l’opportunité, des chances de réussite ou de l’efficience de l’opération en elle-même, mais simplement de mettre en avant le paradoxe médiatique qui en découle, notamment au travers de cette vidéo de chez Loïc, qui m’a inspiré ce long et rébarbatif laïus. 

 

Jan
14
2009
0

[Dessin] Calendrier 09 – La scene politique francaise a croquer

Les calendriers, il n’y a que ça de vrai. Quoi de plus simple en effet pour affirmer votre personnalité que celui de La Poste gentiment épinglé sur votre mur de cuisine ou celui des Pompiers aimanté sur le frigo ?

J’ai mieux à vous proposer. Non sans rire, vous savez qu’à la Rédac’ on prône l’originalité jusque dans l’agencement de nos intérieurs. Du coup je vous ai déniché, sur Presse-Citron, qui linke Le Post , de quoi égayer votre foyer : un calendrier présentant la scène politique française – de manière bien sûr assez restreinte, il n’y a que douze mois, avec la crise on a oublié ce qu’étaient les treizièmes – croquée par M. Roland Hours.

Evidemment, comme tout bon calendrier qui se respecte un tant soit peu, il s’agit de nus. Je sens que je vais encore m’attirer les foudres de nos lecteurs mormons, mais c’est pas grave, ça plaira à Pingoo.

Tout de suite, je trouve que l’idée est plus intéressante que celle d’une vulgaire poupée vaudoue. Le trait est juste, quoiqu’assez accommodant à mon humble avis, et les personnalités assez en vue pour être aisément reconnaissables. Ségolène, ci-contre, mais aussi Nicolas, Rama, Rachida, Marie-Georges… Du beau monde, assurément, avec en guest-star pour décembre, le meilleur des mois, ce dernier monsieur :

Pour en voir plus c’est donc sur l’article du Post ou sur le site de l’auteur, précédemment cités.

Written by MieL in: Uncategorized | Tags: , , , , , , , , , , ,

©2009 BaKaSphere Inc. & BaKaSphere.com :: Proudly powered by WordPress & Aeros 2.0 by TheBuckmaker.com