Histoire de redonner un peu de lustre à notre cocorico national, je propose un nouvel hymne pour accompagner la levée du drapeau. Quelque chose de doux.
Comme ça :
Histoire de redonner un peu de lustre à notre cocorico national, je propose un nouvel hymne pour accompagner la levée du drapeau. Quelque chose de doux.
Comme ça :
Oui. Vous connaissez la passion avec laquelle je m’emploie, chaque jour que Dieu (ou qui que ce soit d’autre) fait (ou pas) (1), à découvrir de nouvelles choses. Bien sûr, je n’y passe pas autant de temps qu’à vous contredire, mais Einstein (2) me permet d’espérer une issue possible à ce terrible dilemme quotidien : dois-je d’abord découvrir pour mieux contredire, ou d’abord contredire, pour mieux découvrir ?
Car nous sommes, c’est un fait, des êtres pétris de contradiction. D’ailleurs, l’oubli est notre meilleure arme face à cette réalité qui se rappelle sans cesse à notre bon souvenir. Marcel l’a dit, et s’il est d’accord avec moi, c’est qu’il doit avoir raison (3). J’ai décidé tout comme Maïa de donner dans la nécrofanie, comprenez le suivisme post-mortem, ou encore le fait d’avoir des supporters parmi les gens ayant passé l’arme à gauche, de préférence parmi ceux pouvant servir de caution intellectuelle décente.
Et en parlant de mort ayant un certain poids dans notre tissu normatif actuel (oui je suis en forme, j’invente des syntagmes), il y en a un qui a particulièrement fait entendre sa voix ces cinquante dernières années : je veux parler de ce cher Sigmünd. Et de ses disciples aliénistes-psychanalystes. Vous n’êtes pas sans savoir que je tiens l’homme en haute estime : L’interprétation des rêves m’a été d’un secours précieux lorsque je n’en avais pas besoin. D’ailleurs, la psychanalyse est certainement une approche qui gagne à être connue avant de ressentir le besoin de s’y soumettre. Malencontreusement, M. Freud nous dirait que tout le monde en a besoin, puisque nous sommes peu ou prou tous des aliénés, qui ne nous différencions les uns des autres que de par le degré de gravité de nos maladies respectives. Oui, je sais, vous allez encore me dire que je suis cynique, n’empêche, rien de plus optimiste qu’un scientifique allemand, hein ?
Sur ces paroles légères et dénuées de sous-entendu, je ne vous fais pas languir plus longtemps : ce laïus se veut introduire une publicité pour une chaîne érotique allemande, qui vante son “child lock”, c’est-à-dire son système de protection pour que les enfants ne puissent pas accéder à ses programmes. Pour cela, l’agence Kempertrautmann a fait le choix de jouer sur une mise en scène de tests dits de Rorschach. Vous savez, les tâches d’encre qui sont censés faire appel aux associations semi-conscientes que nous sommes capables d’effectuer par l’entremise du stimuli d’une forme indéfinie.
Non, définitivement, nous ne voyons pas les mêmes choses dans ces formes. D’ailleurs, je n’y vois pour ma part que des papillons. C’est grave Doc ? Un peu dans le même genre (mais en moins capillotracté), vous avez aussi les spots du CSA concernant la signalétique à la télévision.
(1) Remarquez que pour une fois je fais l’effort de prendre des pincettes avec ces ***** de croyants et ces non moins *****d’athées. Je suis une **** moi-même, et très fier de l’être. Ca fait beaucoup d’étoiles en un seul billet, je le conçois, je me rattraperai en mettant des dollars la prochaine fois, histoire de conspuer la crise de liquidités, tout ça.
(2) Nous parlons bien sûr ici de la théorie de la relativité et de la contraction de l’espace-temps. Les noeuds de Lagrange, tout ça. Théoriquement donc, je peux faire les deux, en même temps, et sous le même rapport. Aristote s’en retourne probablement encore dans sa tombe.
(3) “L’oubli est un puissant instrument d’adaptation à la réalité parce qu’il détruit peu à peu en nous le passé survivant qui est en constante contradiction avec elle.” Marcel Proust, et il y a 98% de chances que ça soit dans A la Recherche du Temps Perdu, ne serait-ce que d’un point de vue statistique, le bonhomme n’ayant guère écrit autre chose. D’ailleurs, c’est tout ce que j’en ai retenu, lecteur peu scrupuleux et infidèle que je suis.
Vous le savez déjà, j’aime les objets bizarres. Ainsi, j’aime les montres, mais mes goûts sont souvent particuliers, pour ne pas dire très particuliers. Vous allez me dire qu’on s’en tamponne le coquillard avec une pelle, et vous aurez raison.
Aujourd’hui donc, je me demandais tout en chantonnant quel but j’allais bien pouvoir trouver à ma vie quand soudain je me suis vu frappé par une révélation, aussi claire qu’évidente : Jacques peut m’aider. Et Violette aussi.
Voilà au moins maintenant, je sais quoi faire. Plus que trente ans pour gagner les trois SMIC nécessaires à l’achat d’un truc moche et peu innovant. Je veux dire, tant qu’à faire de vendre mon rein gauche au marché noir pour me payer une montre, autant en prendre une mieux, genre, pour ceux qui cherchent mon cadeau de 50 ans, ça quoi. Hein. Non ?
La langue française est l’une des choses que je révère le plus en ce monde. Riche, plurielle, métamorphe, elle s’adapte, se prêtant sans broncher aux pires torsions. L’on peut, en jouant tant sur la syntaxe que sur le vocabulaire, les champs lexicaux ou le registre en faire un instrument imparable, tantôt outil de persuasion logomachique, tantôt support de messages poétiques.
Le fait est en tous les cas que l’on ne peut nier la richesse des modulations possibles de la langue. Personnellement, j’en deviens raisin* quoi.
D’ailleurs, dans une optique d’enrichissement personnel, et faisant preuve d’un acharnement philologique qui doit faire la fierté de sa maman, Catherine Malleval, journaliste à Libé.fr de son état (enfin journaliste je ne sais pas, mais elle écrit dedans en tout cas), a commis un article fort intéressant sur l’éclectisme de la francophonie dans le domaine de l’érotisme. Comme je vous dis. On y apprend ainsi, entre autres passionnantes découvertes, qu’un pénis peut être désigné par un nombre incroyables d’artifices langagiers : il est à la fois “piège à mémé” en argot, “coq” lorsqu’il atteint une taille respectable à l’île Maurice, ou “pissette” lorsque l’on est Québécois (pure laine).
“Faire boutique avec son cul” désigne ainsi en Côte d’Ivoire le commerce du corps et l’activité des femmes de peu de vertu (et de chippendales), mais n’allez pas croire pour autant qu’un peu de poésie n’en demeure pas moins en la matière : le sexe masculin est ainsi l’ambassadeur au Congo, tandis que son équivalent féminin y devient “la cave”.
Evidemment, je ne pouvais louper la réponse à la dernière question du philologue interviewé, qui évoque un surnom gentil qu’une Antillaise peut donner à son amant : son “sucre-saucé-dans-miel”. L’image me parle, en tout cas. Quand je vous dis que le MieL, c’est excellent. La modestie aussi, d’ailleurs.
Et de votre côté, vous avez des surnoms bizarres pour désigner vos choses ? Ou vous en avez entendu parler ?
* Raisin : Au Québec, veut signifier “con”, “bêta” ou juste “stupide”. C’est un peu le québécois pour “Baka” en fait. D’ailleurs, y’a même un site pour les raisins, les vrais.
Ah j’oubliais, j’ai déniché le lien chez Maïa, évidemment. Mangez du Mazaurette, c’est garanti plein d’humour et de jolie plume.
Que je vous explique un peu. Ciloubidouille, c’est un peu LE blog de bidouille, de cuisine et de bricolage-maison. Et je ne dis pas ça parce son auteure est certainement l’une des plus charmantes bloggeuses que je connaisse, non, mais vraiment parce qu’il y a de super idées à y dénicher.
Et là, je ne pouvais pas passer à côté, puisque son dernier billet se propose de nous initier à la science délicate et subtile des meringues.

J’adore les meringues.
Vous me direz, j’adore sensiblement tout ce qui ressemble de près ou de loin à du comestible. C’est vrai. Mais les meringues, c’est une autre paire de manches. D’abord parce que c’est un dessert qui a une esthétique folle : ces courbes aériennes, cette légèreté qui se fait jour aussi bien à la simple vue d’une jolie meringue que lorsqu’on la saisit délicatement. Comme un macaron tout frais, la meringue est friable. Mais son côté fragile n’est certes pas le moindre de ses atouts.
Une meringue est donc jolie. Je dirais même qu’en fonction des formes qu’on donne à la pâte, elle peut devenir une véritable oeuvre d’art. Mais ce n’est évidemment pas tout.
Une meringue renferme également un délicat secret. Sous sa coquille douce, colorée à l’envi, se dissimule cette structure si particulière, qui prend tout son sens lorsque l’on comprend qu’elle n’est là que pour magnifier le coeur du met. Ce dernier, juste trop chewy comme le dit Kate en commentaire, est la substantifique moelle d’une meringue réussie. Il doit être liquide, mais pas trop. Légèrement résistant, sans être dur. Elastique, mais “goûtu”.

La meringue, en plus de cela, est formidablement plurielle, puisqu’elle se métamorphose au gré de vos traits de génie culinaires. L’idée des éclats de praline rose – qui n’est pas sans flatter l’ego des gones chauvins et gourmands – est notamment à noter : sentez-vous la salive vous monter à la bouche en admirant le résultat ?
Non contente d’être plurigustative (néologisons à loisir), la meringue est également plurimorphique. Sa pâte vous autorise l’audace la moins raisonnable en la matière : sapins hautains, champignons mignons, coquillage sans âge et fières cuillères ne sont que des exemples réussis parmi d’autres.
Ce panégyrique de la meringue, accompagné il est vrai d’une ode méritée à Cilou (la perspective de recevoir – qui sait – une meringue en pièce jointe n’est bien entendu pour rien dans cette initiative) s’achève ici, mais pas mon appétit. Il va être difficile de faire semblant de ne pas voir les photos sur la home du Baka Book. En attendant de pouvoir les faire, vous pouvez toujours vous régaler d’avance en regardant le billet sur le nougat maison. C’est trop pour moi, l’apoplexie préventive me guette.

Plateau de pâte à meringue façon Ciloubidouille
Je suis en plein dedans depuis un petit mois, et je dois dire que je craque complètement. C’est aussi festif qu’un bon rythm’ jazz tout en étant des plus modernes avec les samples electro qui se font jour sous les accords des instruments traditionnels, c’est joli, c’est maîtrisé, et l’on appréciera leurs lives diaboliquement entraînants.
Qui / Caravan Palace (MySpace )
Quoi / Jolie Coquine (premier album)
Depuis quand / Un mois
Nombre d’écoutes / 5 ou 6 fois (l’album)
Genre / Electro jazz (certains disent néo-manouche mais ça m’évoque des consonances hippies)
Trois qualificatifs / Festif, moderne, maîtrisé
Ca s’écoute / Dans le métro pour se réveiller, en soirée, tout seul ou en petit comité
Se le procurer / Urgemment (disquaires habituels)
Je vous conseille notamment Scar Scat, Jolie Coquine, We Can Danse… et l’album en son entier.
Donc on dit merci à Philippe , et à Chris bien sûr, pour avoir ainsi facilité l’expression caustique de notre mauvaise foi la plus cynique. Dieu m’tripote. Apparemment c’est un resucé d’un autre script, mais on s’en polochonne un peu le coquillard, donc tout va bien.
Dites-nous tout! Que préférez-vous, des billets plus nombreux mais plus courts, au risque qu’ils soient moins originaux, ou des billets plus longs mais forcément plus rares?
PS: Comme d’hab’ pour voter, il vous suffit de venir sur le Home Page du Blog , le sondage est tout en haut.
M’enfin c’est un peu comme si on donnait la Légion d’Honneur à un coq de par chez nous, si vous voulez comparer.

Et quoi offrir en cette occasion, alors qu’on lui en déjà fait voir de toutes les couleurs avec nos maquettes d’elle en pâte à sel, nos colliers de nouilles (avec des coquillettes, histoire de hausser le niveau), nos cadres photos artisanaux et autres joyeusetés?
Et bien selon un sondage Ifop cité par mrboo, ce sont les cadeaux maison, les petites attentions et les fleurs qui procurent le plus de plaisir à nos chères mamans. Mais pour faire dans l’original, vous pouvez consulter les nombreux guides d’achat en ligne, ou fouiner un peu plus avant dans les méandres de l’étrange.
La sélection BaKa, inspirée par productdose et le MoMaStore:
Tout en haut à droite, les mitaines-chat de la toute nouvelle collection Japan du MoMaStore, tout à fait élégantes et néammoins hétéroclites, pour les mamans audacieuses avec un zeste de BaKattitude.
Plus bas, juste au-dessus, ces étranges plantations sont effectivement hébergées par des pots-oeufs-à-la-coque. De quoi planter sereinement quelques pousses, jeunes encore mais promises à un avenir radieux entre les mains d’une maman qui a la main verte.
Ci-contre à droite, nous avons un étrange petit boitier blanc, qui se trouve être en réalité un indicateur de stress. Mieux, il vous indique, par un petit conseil, el meilleur moyen de revenir à un état de plénitude. Or il paraîtrait que les femmes, et particulièrement les mamans (allez savoir pourquoi) seraient sensibles au stress. Pour les mamans bosseuses ou avec des n’enfants turbulents.
Continuons avec une note sportive et ce splendide skateboard tout de cuir vêtu, disposant même d’élégantes spartiates pour le maintien des pieds. De quoi émoustiller les mamans en quête de sensations de glisse nouvelles sans pur autant se départir de sa classe et de son chic. Hé, vous croyez quoi?
Et last but not least, ces étranges silhouettes animales qui paraissent surgir des livres comme si elles en devenaient de vivants personnages sont en réalité des marque-pages d’une nouvelle génération, donc j’aime beaucoup l’effet. Pour les mamans lectrices.
On s’arrêtera là pour ajourd’hui, de nouvelles idées la semaine prochaine, avant dimanche quand même promis.
Maternellement Vôtre,
MieL
Yatta BaKa TeaM
/Une maman c’est bien mais Indiana Jones, c’est mieux.
Il est 11h33 et vous finissez votre bilan comptable sous l’œil accusateur de Serge qui vous attend pour aller déguster les endives cuites servies avec grâce par la Sodexho, pour le compte de votre minable PME spécialisée dans l’import-export de coquilles Saint-Jacques.
En tant que misérable gratte-papier miroitant le poste de votre supérieur, vous rêvez de vous illustrer auprès de vos collègues afin de gagner leur considération et de conclure avec la jeune stagiaire du service planning. Manque de chance, les occasions de sauver des vies humaines se font rares dans une boîte ou 100 % des accidents mortels sont dus à une overdose de café soluble.
Avant de mettre fin à vos jours en regardant Ugly Betty, allez faire un tour du coté du Test en cas d’attaque de zombies et découvrez-vous un nouveau visage, un visage de winner !
Il ne vous reste plus qu’à persuader vos médiocres collègues que la menace morte-vivante est imminente et à vous la R5 de fonction ainsi que la place réservée à la cantine.
Ascension socialement Vôtre,
Sir Laquai
Yatta BaKa TeaM
For Infinity & Beyond
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