Le bonsoir, chers et estimés lecteurs. Vous l'aurez aisément constaté, le manque de temps chronique de vos rédacteurs n'est pas sans impacter le rythme de publication du BaKa Book. Or, vous savez le souci qui est le nôtre de vous proposer un contenu de qualité, régulièrement mis à jour et tout à fait décalé. De fait, comment concilier ces deux aspects ô combien contradictoires ?
08
2009
(Rouages) Dans la famille BaKa, je demande le Little
12
2009
(Movie) Cette « obscure clarté » : Was nüszt die Liebe in gedanken ?
Gunther Scheller, ainé d’une famille aristocrate allemande est l’un des membres fondateurs du Club des suicidaires. Ce Club de 1927 a réellement existé. Achim von Borries (le réalisateur) met en scène ce fait divers qui a dérangé l’Allemagne de l’entre-deux-guerres.

Dès le deuxième plan, le décor est planté autour de ce (divin personnage). Gunther lit un livre dont l’intitulé est du Suicide . Il est « ailleurs», non pas dans le sens décalé, ou rêveur, mais plutôt désinvolte et absent. C’est en Salle de Retenue qu’apparait Paul le poète, son « associé ». Il est de nature réservée. Issu d’un milieu modeste, « le prolétaire » au caractère effacé est un narrateur actif . Il sera le seul survivant du binôme.
Gunther est ce jeune homme charismatique à l’allure élancée et à la blondeur étincelante, (quelque peu ravageur et torturé). Cet « ailleurs », qui le caractérise tant, se retrouve en une discrète affection pour l’Absinthe. Il peut tout aussi bien être violemment passionné (l’exemple de la scène dans la cave) que nonchalamment amer. Il joue le rôle du « voyant ». Il a conscience de la nature de ses semblables. Il différencie ceux qui aiment et ceux qui sont aimés. Il a connaissance de la sensualité que dégage sa sœur Hilde (cette fille « qui a tant de passion en elle »). Hilde est membre du Club, à son insu. Elle aime tant à séduire qu’elle attire Hans (l’amant bisexuel) et l’extirpe des pattes de Gunther. Lorsque Gunther réalise que Hans ne l’aime pas, son visage s’assombrit, ses joues se creusent et son regard semble inerte. C’est à ce moment là qu’il va accomplir le pacte du Club.
Là, mes amis, ils ne faut pas rêver. Au fond, ça me tue de vous parler de ce film. J’aurai voulu le garder secret pour moi et quelques autres personnes, qui par un pur hasard m‘ont demandé de le voir (au nombre de trois). Peu importe, je vous conseille vivement de le visionner, (si vous êtes atrabilaire ou Dom Juan).

Cependant, je peux vous dire pourquoi ce film n’est que pure poésie. C’est parce qu’il réalise une séparation distincte entre deux mondes, un constant parallélisme. Celui d’une Nature généreuse/abondante signifiant la vigueur, la musique, l’humidité, la sensualité environnante que dégage la jeunesse; et d’une Nature aride comme lors de la formation du Club, ou lors des appels à la tristesse et au silence quand les deux protagonistes se retrouvent seuls. Le clair-obscur, non pas dans son interprétation baroque, mais plutôt dans le principe d’opposition entre faits et gestes ne mérite qu‘à être contemplé. Cette idée de luminosité “poétique” tantôt obscurcie avait été développée dans le film Éclipse Totale, où nous étions face à l’expression des sentiments amoureux de Verlaine & Rimbaud. La beauté des images et l’amplification du son, quand les deux personnages sont seuls étendus dans la Nature est purement ineffable (j‘en ai la chaire de poule).
L’ensemble du « flim » tourne autour des dernières heures avant l’instant fatidique, (et ce film est d’une exquise finesse visuelle). On peut retrouver ce principe dans Last Days de Gus van Sant (oui, je m’étais endormie au ciné… mais ça c‘est juste parce que Michael Pete & sa bouche de poulpe me sortent par les yeux). Mais ici, les dernières heures sont tantôt vaporeuses et funestes, tantôt libertines et sauvages. J’avouerai que mon affection pour Was nüszt die Liebe in gedanken ? réside dans la qualité visuelle des images et du travail accomplit sur les effets opalins & ambrés.
Mais encore une fois, je n’arriverai pas à vous dire clairement pourquoi. C’est surement mon autisme enfantin qui vous tord le cou (oui, pensez à la pendaison, « ça se marie bien » avec l‘atmosphère du film).
28
2009
(Miam) J’adorerais avoir ta recette de hot-dogs au chocolat
Dame Béluga a toujours d’excellentes idées. Surtout quand c’est son anniversaire.
Posted via email from (Mini) MieL’ting Pot
28
2009
(Dixit) Être heureux, c’est très sain
People are selfish,
the world is out of control,
the earth is bleeding
but I have decided to be happy
because it is healthy
pages 6-7, issue #13, Ninja magazine
02
2009
(MPM) Stercoraire
Le principe ? Tous les dimanches, un mot ; tous les mots, un dimanche. Pour se cultiver, pour s’amuser, pour jouer avec ou pour en faire des pâtés, les mots, c’est rigolo. Ca s’appelle le Mot pour Mot !
Et cette semaine comme promis, nous refaisons le portrait du mot stercoraire. Je vous avais annoncé qu’il s’agissait d’un gros morceau, ça l’est au sens propre – sigh – comme au figuré, vous allez vite le comprendre. Amis poètes, passez directement au prochain billet.
STERCORAIRE, adj. et subst. masc.
I.
Adjectif
A.
1. Qui a rapport aux excréments; qui concerne les matières fécales. Synon. stercoral. Me voici (…) revenu aux origines, à la virginité du monde et à son prodigieux gaspillage de fécondations, de déchets, de matières stercoraires (ARNOUX, Rhône, 1944, p. 409).
Synon. de scatologique. Imaginations stercoraires. Le grand plaisir de causerie de la société, ce sont les plaisanteries stercoraires (…). Oui, la merde, les pets, c’est le fond de la gaîté (GONCOURT, Journal, 1863, p. 1327).
P. ext., littér. Qui concerne n’importe quelle excrétion sortant par les voies naturelles. Je trouve mon homme couché et hurlant. Faciès cadavérique, vomissements stercoraires (A. FRANCE, Orme, 1897, p. 130).
2. Au fig., littér. Qui inspire le dégoût; qui est répugnant, ignoble. Ce n’est pas de la colère (…) que j’éprouve en voyant l’envie qu’elle a d’aller picorer dans cette musique stercoraire. C’est du chagrin (PROUST, Swann, 1913, p. 289). Dominique l’interrompit pour expliquer posément qu’elle n’acceptait d’hommages que platoniques et qu’il ne pouvait être question entre eux des viles et stercoraires réalisations de l’amour charnel (QUENEAU, Loin Rueil, 1944, p. 173).
B.
BOT., ZOOL. Qui croît, qui vit sur les excréments, le fumier. Insecte, plante stercoraire. Le surtout est enduit d’une huile parfumée, comme l’escarbot stercoraire, qui, au moyen de cette onction, s’enfonce sans se salir dans les excréments des animaux, et conserve la beauté de sa robe d’un bleu pourpre (BERN. DE ST-P., Harm. nat., 1814, p. 151).
II.
Subst. masc.
A.
ZOOLOGIE
1. Insecte coléoptère qui vit sur les excréments, sur le fumier et s’en nourrit. Quelle consolation de connaître enfin [à la lecture de Fabre] pourquoi je ne trouvai jamais d’œuf dans les boules de crottin que je dérobais aux stercoraires! (GIDE, Journal, 1910, p. 303).
2. Oiseau palmipède marin, au plumage foncé, voisin de la mouette et qui attaque les oiseaux de mer pour se nourrir des proies qu’il les force à dégorger. Synon.labbe. La mouette tridactyle (…) est invariablement accompagnée de son audacieux parasite le stercoraire (…) qui force ce malheureux oiseau à dégorger les crustacés et les menus poissons dont il se nourrit, et les happe avant qu’ils soient retombés à l’eau (ROUCH, Régions polaires, 1927, p. 184).
B.
PSYCH. Pervers sexuel dont l’émotion érotique est liée à la vue, à l’odeur ou à la manipulation de matières fécales. La perversion des stercoraires se relie directement au fétichisme du corps et est souvent associée au masochisme (POROT 1975).
Je vous avais prévenu, c’est un mot des plus utiles, mais passablement… iconoclaste.
Notons que pour ma part je suis tombé dessus dans une BashFR (enfin ça s’appelle DansTonChat maintenant, c’est moche), celle-ci plus précisément, histoire que vous puissiez contextualiser.
La semaine prochaine, ce sera interlope. Qu’on se le dise !
22
2009
(Fast) La faiblesse au quotidien
On dira ce qu’on veut, entrer dans une librairie sans faire d’achats, c’est (gavé) pas simple en ce moment. Notez que vous pouvez aisément remplacer le “gavé” par d’autres expressions comme “cher” ou “gras”. Il parait que ça se fait plus au Sud. Ils sont fous ces Sudois.

Le Bianco est à mettre entre les mains des plus petits et des plus grands, il reste drôle et esthétiquement génial. Pour ce qui est des deux autres, le dernier Taniguchi est plutôt poétique, mais teinté d’une mélancolie toute nippone qui ravira les amateurs du Maître, quant au troisième tome des Notes de Boulet, c’est un peu un indispensable, je ne vous ferai pas l’affront d’une review.
Si j’ai le temps je vous détaille ça, promis.
Y’a pas de news en ce moment ici, je sais. Mais maintenant, j’ai enfin un espace de travail décent, ça devrait aider (j’entends Baba me souffler d’ici un “Prétexte maaaan”, et il aura raison). Trois heures pour installer un bureau. Cinq bonnes minutes pour le bordeliser.
Ayez des bonnes intentions qu’ils disaient.
31
2009
(Sunday Song) Phoenix – 1901
C’est dimanche ! Et le dimanche, c’est Sunday Song. Parce que sinon, ben ça s’appellerait pas comme ça.
Sauf que là je triche un peu, vu qu’hier il ne m’a pas été possible de troquer mon ordi contre le soleil. Tant pis.Du coup cette semaine la Sunday Song est un extrait du dernier album de Phoenix, qui est sorti courant mai de cette année, et qui est foutrement sympathique. Wolgang Amadeus Phoenix, c’est son nom, est une sorte de croisement malsain et joyeux entre un Oracular Spectular qui a fait connaître le son déjanté des MGMT, et un bon Passion Pit. Avec un petit quelque chose de Grizzly Bear, aussi.
Cette chanson s’appelle 1901, ce n’est pas celle qui a ma préférence mais elle est accompagnée d’un petit clip tout simple et assez bien pensé.
26
2009
(Brèves) SMS, size matters, étymologie, fête des voisins, Terminator auto-terminé
Aujourd’hui est le jour des questions existentielles. Ou le 26 mai, c’est selon. Mais c’est un bon jour pour découvrir pourquoi nous vivons en 160 caractères. Nonobstant, comme toujours, la vraie question est ailleurs. Puisque la question la plus vieille du monde c’est de savoir quelle taille constitue un idéal pour rentrer dans le con. Et je parle de ce con là, bien sûr. Size matters, comme dirait l’autre.
Sinon dans le vrai monde c’est la fête des voisins. C’est donc le bon moment pour trouver des raisons pour ne pas y aller. En plus, vu le temps qu’il fait, vous feriez mieux d’aller acheter un parapluie, au moins ce sera utile. Soyez asociaux que diable !
Pendant que j’y suis, preuve est faite que les lyonnais sont probablement les entrepreneurs ouèb les plus drôles. En tout cas je crois qu’une douche comme ça serait du meilleur effet au GQG. Avec le robinet de la dernière fois tiens.
Pour finir, une alternative : soit le dernier Terminator est affreux, soit nos amis outre-Atlantique ont vu leur moyenne d’âge cruellement baisser la semaine passée. Le box office ne comprend pas, et aurait déclaré : “what the hell ?”.
Ce billet est maintenant auto-terminé*.
*comprenne qui pourra.
PS : tous les trucs en gras sont des liens, hein. Comme ça vous pourrez battre votre record d’onglets ouverts. De rien.
25
2009
(Brèves) Coupat coupe, crisis dura crisis, le paquet de clopes illustré, Hubble et Corée du ch’nord
Nous sommes le 25 mai 2009, il est 20:00 (ou presque), et les nouvelles d’aujourd’hui sont engageantes. Ou pas.
- La thèse anti-étatique à la sauce Coupat / Ca buzze pas mal depuis ce matin sur Twitter suite à cette interview de Coupat sur LeMonde.fr, longue et bien argumentée. Une lecture édifiante pour qui aurait du mal à saisir l’actualité des thèses anti-gouvernementales.
- Crisis Dura Crisis / Ca va pas mieux, ça va pas pire, et de toute manière si l’on s’en tient à la théorie des cycles, ça va finir par remonter. *hope*
- Le Petit paquet de clopes illustré / Vous aussi, regardez l’état de vos dents dans 20 ans chaque fois que vous sortez une indus’ de son paquet.
- Vers l’infini et au-delà ! / Hubble reprend du service pendant que la navette qui l’a réparé s’en retourne à Carnaveral sur le dos d’un Boeing. 2 millions, à cause du mauvais temps. Une bagatelle.
- Et pendant ce temps-là, en Corée du Nord…
05
2009
(Sunday Song) Minitel Rose – Magic Powder
Et la chanson du dimanche cette semaine, c’est Magic Powder, de Minitel Rose. Une chanson étrange, planante, un poil mélancolique, mais avec ce qu’il faut de punch derrière. Pour un dimanche calme histoire de compenser l’épuisement qui vous a gagné après avoir vu tous ces gens courir pour le Marathon de Paris.
20 km/h pendant 2h06, sans rire, faut le vouloir. Respect.
31
2009
(Clip) Sliimy – Wake Up
J’ai juste envie de dire love quoi. Bon déjà il a une super tronche. Comme dit Violette, c’est Prince. En jeune. Et avec une énorme touffe. Donc bon point d’entrée, il est chevelu (pas comme un hippie, lui il a des cheveux, pas des animaux morts sur la tête).
Sinon en vrai il fait de la pop bien pêchue (comme ils disent dans le milieu) et super rafraîchissante. Premier extrait donc de son album Paint Your Face, dans les bacs le 6 avril. Il s’appelle Sliimy, et c’est un petiot à suivre, m’est avis.
Et puis s’il a autant la classe ce n’est pas un hasard (soyons chauvins pour une fois) : il est frenchy. Bon, Stéphanois par contre, mais on peut pas tout avoir.
23
2009
(Clip) Elmer Food Beat – Daniela
“Moi ce que j’aime chez Daniela…”. C’est là que tout a commencé. Je postais gentiment une réflexion de haut niveau intellectuel, sans me douter de rien, quand Lousia, celle-là même de Acquatofana, m’a répondu par ce simple twit.
Ne connaissant pas la référence et abhorrant par dessous tout l’ignorance, je me précipitais aussitôt vers Google, puis, comprenant qu’il s’agissait d’une chanson, vers DM. Et là, je tombe sur la chose. Un pur et cristallin morceau de culturisation. Merci Lousia. Merci.
Je ne dis pas forcément que ça arrive au niveau de nos terroristes musicaux préférés, mais ça envoie du bois.
23
2009
(Clip) Sébastien Tellier – Kilometer
Une chanson que j’aime beaucoup, dernier extrait de l’album Roche. Sébastien Tellier a beau être un Chabal ayant participé à l’Eurovision, cela n’empêche pas sa musique d’être des plus intéressantes. Au final.
Comme quoi.
22
2009
(Sunday Song) Dmitri Shostakovich – Waltz n°2 from Jazz Suite
Voilà, je savais que je n’en sortirai pas indemne. Eyes Wide Shut m’a tuer, comme dirait Omar avec son orthographe légendaire, et j’enrage autant que je m’émerveille de son souvenir. Soyons clairs : je ne suis pas cinéphile, et mes films cultes ne se distinguent que par leur affligeante banalité. Mais Kubrick, c’est autre chose.
Si j’ai bon espoir de réussir à comprendre le génie autoproclamé et unanimement salué de 2001, je m’incline toutefois malgré mon lumbago captieux devant la magnificence de Full Metal Jacket. Mais je n’avais encore jamais vu Eyes Wide Shut, aussi l’ais-je (rayez les mentions inutiles) :
A) Emprunté à un(e) ami(e)
B) Téléchargé légalement
C) Loué dans un magasin agréé et dûment mandaté
D) La réponse D
Et comme toujours chez ce vieux Stan’ (ouais j’suis un intime t’as vu) la bande-son (liste) est juste excellente. Evidemment, c’est pas le même style que celle de Slumdog Millionaire, mais entre M.I.A. et Shostakovich, il y a un gap certain. Et encore, s’il n’y avait que ce dernier. Mais il y a aussi le thème de Strangers in the night. On aurait voulu me séduire qu’on aurait pas fait autrement.







