Le bonsoir, chers et estimés lecteurs. Vous l'aurez aisément constaté, le manque de temps chronique de vos rédacteurs n'est pas sans impacter le rythme de publication du BaKa Book. Or, vous savez le souci qui est le nôtre de vous proposer un contenu de qualité, régulièrement mis à jour et tout à fait décalé. De fait, comment concilier ces deux aspects ô combien contradictoires ?
08
2009
(Rouages) Dans la famille BaKa, je demande le Little
10
2009
(MPM) Potomanie (feat. dipsomanie)
Le principe ? Tous les dimanches, un mot ; tous les mots, un dimanche. Pour se cultiver, pour s’amuser, pour jouer avec ou pour en faire des pâtés, les mots, c’est rigolo. Ca s’appelle le Mot pour Mot !
Et comme promis la semaine dernière où nous parlions patates, ce dimanche nous allons nous intéresser à la potomanie. Sans plus attendre, la définition.
POTOMANIE, subst. fém.
PATHOL., PSYCHOPATHOL. Besoin de boire surabondamment. Les impulsions à la boisson (potomanies, alcoolisme) se présentent rarement isolées, mais se greffent souvent sur une impuissance à l’action, et notamment sur une impuissance sociale (MOUNIER, Traité caract., 1946, p. 138). La potomanie s’accompagne de polyurie corollaire (POROT 1975).
REM. Potomane, adj. et subst. (Celui, celle) qui est atteint de potomanie. Le potomane (…) se plaint de soif intense, mais le volume de ses urines se réduit et il n’y a pas de fuite de l’eau (QUILLET Méd. 1965, p.491).
Prononc.: []. Étymol. et Hist. 1946 (MOUNIER, loc. cit.). Dér. du lat. potus, part. passé de potare «boire»; élém. suff. -manie*.
Pioché dans l’excellent Biographie de la Faim, d’Amélie Nothomb, où l’auteure explique son amour enfantin pour l’eau, le mot du jour est donc réservé à des usages pour le moins ponctuels, à moins bien sûr que l’on n’envisage de le confondre avec l’alcoolisme. Néanmoins, cela serait un abus de langage, puisque le potomane éprouve une sensation de soif qui n’est pas dirigée (théoriquement) vers une boisson particulière.
Il convient donc de différencier la potomanie de la dipsomanie, dont je vous mets la définition complète après le saut, et qui est elle caractérisée par une “impulsion morbide” et qui ne s’adresse qu’à des liquides toxiques. Notons par ailleurs que l’on retrouve chez les potomanes un nombre assez important d’intoxications par l’eau. En effet, le corps ne peut absorber plus d’une certaine quantité d’eau par jour (une dizaine de litres environ, variable selon les constitutions), sans que cela n’affecte l’équilibre électrolytique du cerveau.
Buvez du chocolat, que diable.
La semaine prochaine, on étudiera plus avant le cas du trumeau. Qu’on se le dise !
]. Étymol. et Hist. 1946 (



