FFFFOUND! | Caffeine Print – Society6
16
2010
(Lèvres) Renarde-moi, envole-moi
Je crois que je pourrais embrasser ces lèvres dans la seconde tant l’idée me plaît.
Je veux dire, dans un monde où la norme ne m’en empêcherait pas bien sûr. Mais j’aurais ici trop peur de saboter ce superbe travail. Et de tomber dans le mauvais goût.

28
2010
(Art) Norge : réalité morbide
Plus petit, Edvard a failli mourir de la tuberculose. Papa Munch, à la mort de Maman Munch glorifie l’existence de son foyer sous le joug de la religion et du puritanisme. Petit Edvard dessine très tôt. Il illustre l’agonie qu’il a pu connaitre lui-même sur le lit de sa mort absente. Blablabla, en somme le petit Edvard parait bien déranger par un univers sombre, glauquissime et poétique.

La Madone et Vampire II, deux lithographies démontrent bien la persistance presque entêtante de la spiritualité paternelle et de l’au-delà maternelle. C’est la mort qui ronge son père, signifiée par cette femme vampire s’adonnant à la pratique de la morsure dans le cou d’un incapable. C’est l’envolée maternelle qui est signifiée dans les rayons presque auréolés qui entoure la Madone; (après c’est mon point de vue lors de ma première observation, je ne m’attarde jamais sur la BaKa depuis le coup du Requiem). Son œuvre illustre à merveille son enfance et fait de Munch l’un des piliers des « romantiques ».
Hum, Le Cri m’a toujours laissé de marbre (ahahah) alors que Vampire II & la Madone + un petit « We Suck Young Blood » de Radiohead sont justes « divinement » parfaits pour me laisser entrer lentement dans l’univers de Munch (et là, oui, on s’autorise encore une fois à penser à Lugosi s’approchant tout doucement de ce cou apparent).
28
2010
(Art) Gormley, mord moi le nœud
Anthony Gormley, artiste britannique, expose son propre corps nu dans New York.
Le principe est d’habiller la ville grâce à 31 sculptures en verre et en fibre de verre de son corps. Si vous, ami voyageur vous décidez de vous rendre à Big Apple, vous aurez la chance d’être étonné d’apercevoir l’une de ces sculptures sur les trottoirs, sur les toits des immeubles…

Le nu artistique permettrait donc de ” situer le corps humain dans le schéma général des choses ” . C’est en le rendant presque transparent qu’il se fondrait le plus facilement dans l’environnement (logique). Même si l’apparente nudité du sujet peut déranger, elle permet de se figurer qu’après tout vous n’êtes rien face à la Nature (attention, à la limite du “cheesy”).
19
2009
(Photo) Mike Nelson – Hommage à Lovecraft

Le fait est que Mike Nelson, avec un oeuvre pareillement intitulée, ne pouvait qu’entrer avec pertes et fracas dans mon top personnel des gens kewl. Cliquez sur l’image du dessous pour voir la grande version. Merci Acidolatte, bien sûr.

18
2009
(Photo) Lady Gaga by David LaChapelle
Figure ô combien controversée de nos contemporanéités joyeuses, Mlle Gaga a quelque mal à faire consensus. Fort heureusement, et c’est cela qui lui donne quelques crédits à nos yeux scrutateurs et mesquins, elle n’en a cure : elle assume parfaitement son rôle de popstar weirdo-dégénérative furieusement branchée, qui fait danser les foules d’un bout à l’autre de la planète sur des titres arrangés avec les pieds par quelque mexicain sous-payé et deux ou trois enfants asiatiques. Tout cela, bien sûr, en entretenant une esthétique à mi-chemin entre la hypitude la plus branchesque et l’originalité ringarde que d’aucuns surnomment déjà la rétroriginalité, et estiment être la mode d’hier au service de celle de demain®.
Bref, un package bien ficelé entre ce qui aurait pu être un OVNI des plus intéressants nonobstant cette douteuse couche de factice délicatement marketée par des majors attentionnés. Reste donc à juger de l’évolution de la demoiselle pour estimer si son côté weirdo s’inscrira dans la continuité en faisant fi d’éventuelles réactions négatives des échantillons plus ou moins représentatifs de la population de moutons que nous sommes.
Après ce liminaire essentiel, sachez donc que Stephanie Germanotta vient de se faire shooter par David LaChapelle pour la couv’ et le dossier spécial du dernier Rock & Folk.
C’est évidemment de bon goût (big up @Selenite
) mais ça n’en reste pas moins intéressant, puisqu’à l’image de l’artiste : surjoué, osé, rôlesque, outrageant mais avec ce je-ne-sais-quoi de mignon qui donne envie de s’accrocher. Juste pour voir.
26
2009
(Art) Louis et les quatorze excès de sébum.
O Roi Soleil, vous illuminez le Château par vos multiples rubis faciaux.
A croire que Biactol ou Goodbye Machin ont cinq heures de retard.
Louis et ses multiples « couches » de flanelle « masquant » les « intempéries » de ses « humeurs », sont au « goût » du jour à Versailles.
C’est « intimate » Louis, my Darling… jusqu’au 7 février.

22
2009
(Art) Dear Pierre-Auguste, It’s raining
Les Éditions Taschen me font beaucoup rire ce soir. Je commence à regarder les tableaux de Renoir, quand je m’attarde sur : Les Parapluies, peint en 1883. L’intitulé du chapitre étant : La crise de l’Impressionnisme & la « Période sèche », ceci explique cela. Il en faut peu pour être heureux. Or, ici, mauvaise « impression »… Aucun effet de ce genre en regardant ce tableau, plutôt de la satisfaction, ce dégradé de bleu est délicieux.

Ce qui est étonnant pour un titre pareil (Les Parapluies), c’est qu’en arrière-plan on remarque qu’il fait beau. Les Parapluies seraient-ils des ombrelles ? Non, bien sur que non ! Sinon toutes ces nuances de bleu seraient inutiles ! Alors on s’approche, de cette pauvre « impression » sur papier glacé, pour y voir une flaque d’eau, quelque chose une sorte d’indice. Mais rien. Hormis ce dégradé de couleurs opalines qui peut être (avec de l’imagination) évoqueraient ces arcs-en-ciel que l’ont retrouve parfois sur le goudron trempé. Du coup, on se renseigne. Non, impossible d’obtenir une date crédible tant qu’au goudronnage de la ville de Paris. Là, c’est foutu.
Le pire, cherchez Les Parapluies sur Google image, MON DIEU, vous verrez ! Tiens, ici plus clair, et là plus foncé. Je reste attachée à celle de Taschen.

Résultat, pour répondre à ma question : aller à la National Gallery + épouser un critique d’Art (et là, je me répète).
Quelqu’un a un cousin en Histoire de l’Art ?
21
2009
(Art) Gabriel Dishaw – Junk Sculptures
Gabriel aime à rassembler des choses étranges, de la récup’, des matériaux bruts ou déjà usités, pour en faire des sculptures représentatives de son temps, que ce soit des objets du quotidien comme cette superbe basket, ou des oeuvres plus anthropomorphes, comme on en voit sur son site.
Un petit côté steampunk dan l’air du temps, allié à une véritable maîtrise de l’assemblage : classe, sans conteste.
16
2009
(Vogue) Lara Stone, tu as de beaux yeux tu sais
C’est un billet qui pourrait plaire @Paingout ça. On y parle d’alcool, de drogue, de bad girl, de Hollande, de filoutage de RATP et de clope fumées en négligé en soie.
Mais outre ce superbe cliché, et donc sa photogénie, Lara Stone est aussi une femme un peu particulière. Vous voyez les comiques qui se targuent d’être des mauvaises filles ? Elle est pire. Et elle assume, mais genre complètement. Sauf qu’elle garde aussi les pieds sur terre.
Allez lire l’article de Mlle Dormoy, l’excellente tenancière du Café Mode, et essayez de pénétrer ce regard fou. Ne vous perdez pas les enfants.
13
2009
(Art) Friday, I’m in love
Il y a environ 10 heures, j’ai repensé à ce tableau de Courbet ; le Désespéré. Je me suis alors demandée pourquoi le Créateur ne produisait plus des Beautés pareilles aujourd’hui. Gugus, il est sublime. Il n’y a pas que lui. Il y a aussi « un Enterrement à Ornans », « le Hamac », « le Ruisseau du Puits noir », les yeux émo du « Portrait de Laure Borreau » … (blablablabla).
Là, directement, je me dis, cet article ne va pas plaire à « grand Monde » . Donc je vais m’enfoncer. Sans mauvais jeux de mots… Remarquez, je vous parle de Courbet, et faut avouer que Courbet & le Nu, c’est quelque chose. Il a un certain talent pour peindre les ensembles capillaires.
Ma pensée émue pour Gugus, de ce matin, m’a obsédée toute la journée : « Comment se fait-il qu’aujourd’hui, il soit si difficile de croiser quelqu’un qui a de la gueule ? »

Autant vous dire que je n’ai trouvé aucune réponse ; et ce faisant, j’ai abdiqué, avouant que ma question était d’une très grande débilité.
11
2009
(Video) Ballet de mains, jeu demain
Entre danse, réinterprétation moderne de l’une des plus anciennes formes de musicalité et mise en scène théâtrale léchée, la Musique de Table de Thierry De Mey se révèle ici dans toute sa beauté sonore et visuelle : le jeu des mains qui s’animent peu à peu, le rythme envoûtant des percussions épurées de tout autre accompagnement, le dessin des bras dans l’espace, tout participe à la construction d’une forme de poésie du clair-obscur contemporaine. Un vrai ballet de mains de demain.
Merci Titou pour la découverte.
08
2009
(Rouages) Dans la famille BaKa, je demande le Little
Le bonsoir, chers et estimés lecteurs. Vous l'aurez aisément constaté, le manque de temps chronique de vos rédacteurs n'est pas sans impacter le rythme de publication du BaKa Book. Or, vous savez le souci qui est le nôtre de vous proposer un contenu de qualité, régulièrement mis à jour et tout à fait décalé. De fait, comment concilier ces deux aspects ô combien contradictoires ?
20
2009
(Gadget) Skatekeyboard is not a crime (cause it’s green)
Alors que les polémiques fleurissent au rythme chaloupé du cuerpo d’une danseuse de tango, je me disais qu’en des temps immémoriaux mon snobisme latent et émérite avait éclot dans l’écrin doré de mes passions enfantines.
Et je me suis rappelé, sans vraiment savoir pourquoi, que je devais toujours avoir un skate quelque part, dans une armoire.
C’était à l’époque où je faisais encore du sport. Et où j’avais les cheveux longs.
Putain de hippies®.
N’empêche, ce skeyboard, il a vraiment la classe. Et puis bon, par les temps qui courent, green is beautiful n’est-ce pas ?
12
2009
(Movie) Cette « obscure clarté » : Was nüszt die Liebe in gedanken ?
Gunther Scheller, ainé d’une famille aristocrate allemande est l’un des membres fondateurs du Club des suicidaires. Ce Club de 1927 a réellement existé. Achim von Borries (le réalisateur) met en scène ce fait divers qui a dérangé l’Allemagne de l’entre-deux-guerres.

Dès le deuxième plan, le décor est planté autour de ce (divin personnage). Gunther lit un livre dont l’intitulé est du Suicide . Il est « ailleurs», non pas dans le sens décalé, ou rêveur, mais plutôt désinvolte et absent. C’est en Salle de Retenue qu’apparait Paul le poète, son « associé ». Il est de nature réservée. Issu d’un milieu modeste, « le prolétaire » au caractère effacé est un narrateur actif . Il sera le seul survivant du binôme.
Gunther est ce jeune homme charismatique à l’allure élancée et à la blondeur étincelante, (quelque peu ravageur et torturé). Cet « ailleurs », qui le caractérise tant, se retrouve en une discrète affection pour l’Absinthe. Il peut tout aussi bien être violemment passionné (l’exemple de la scène dans la cave) que nonchalamment amer. Il joue le rôle du « voyant ». Il a conscience de la nature de ses semblables. Il différencie ceux qui aiment et ceux qui sont aimés. Il a connaissance de la sensualité que dégage sa sœur Hilde (cette fille « qui a tant de passion en elle »). Hilde est membre du Club, à son insu. Elle aime tant à séduire qu’elle attire Hans (l’amant bisexuel) et l’extirpe des pattes de Gunther. Lorsque Gunther réalise que Hans ne l’aime pas, son visage s’assombrit, ses joues se creusent et son regard semble inerte. C’est à ce moment là qu’il va accomplir le pacte du Club.
Là, mes amis, ils ne faut pas rêver. Au fond, ça me tue de vous parler de ce film. J’aurai voulu le garder secret pour moi et quelques autres personnes, qui par un pur hasard m‘ont demandé de le voir (au nombre de trois). Peu importe, je vous conseille vivement de le visionner, (si vous êtes atrabilaire ou Dom Juan).

Cependant, je peux vous dire pourquoi ce film n’est que pure poésie. C’est parce qu’il réalise une séparation distincte entre deux mondes, un constant parallélisme. Celui d’une Nature généreuse/abondante signifiant la vigueur, la musique, l’humidité, la sensualité environnante que dégage la jeunesse; et d’une Nature aride comme lors de la formation du Club, ou lors des appels à la tristesse et au silence quand les deux protagonistes se retrouvent seuls. Le clair-obscur, non pas dans son interprétation baroque, mais plutôt dans le principe d’opposition entre faits et gestes ne mérite qu‘à être contemplé. Cette idée de luminosité “poétique” tantôt obscurcie avait été développée dans le film Éclipse Totale, où nous étions face à l’expression des sentiments amoureux de Verlaine & Rimbaud. La beauté des images et l’amplification du son, quand les deux personnages sont seuls étendus dans la Nature est purement ineffable (j‘en ai la chaire de poule).
L’ensemble du « flim » tourne autour des dernières heures avant l’instant fatidique, (et ce film est d’une exquise finesse visuelle). On peut retrouver ce principe dans Last Days de Gus van Sant (oui, je m’étais endormie au ciné… mais ça c‘est juste parce que Michael Pete & sa bouche de poulpe me sortent par les yeux). Mais ici, les dernières heures sont tantôt vaporeuses et funestes, tantôt libertines et sauvages. J’avouerai que mon affection pour Was nüszt die Liebe in gedanken ? réside dans la qualité visuelle des images et du travail accomplit sur les effets opalins & ambrés.
Mais encore une fois, je n’arriverai pas à vous dire clairement pourquoi. C’est surement mon autisme enfantin qui vous tord le cou (oui, pensez à la pendaison, « ça se marie bien » avec l‘atmosphère du film).





