Nov
08
2009
0

(Rouages) Dans la famille BaKa, je demande le Little

Le bonsoir, chers et estimés lecteurs. Vous l'aurez aisément constaté, le manque de temps chronique de vos rédacteurs n'est pas sans impacter le rythme de publication du BaKa Book. Or, vous savez le souci qui est le nôtre de vous proposer un contenu de qualité, régulièrement mis à jour et tout à fait décalé. De fait, comment concilier ces deux aspects ô combien contradictoires ?

Malgré l'élégance de la solution dichotomiesque ou ubiquitoire de base, qui consisterait à tous nous couper en deux à la tronçonneuse, nous avons opté pour plus complexe : faire un mini blog. Genre comme un blog, mais en plus petit. Avec des posts plus simples, plus axés sur le contenu, et avec moins de fioritures. Plus faciles à publier puisque moins longs à rédiger (forcément, c'est le but), ces petits billets devraient permettre des mises à jour plus régulières.

C'est en réalité un portage de mon Mini Miel'ting Pot (qui devient donc le Little BaKa Book), donc s'il y a dans les archives de ce dernier des trucs sans rapport, je vous prie par avance d'excuser mes penchants égotiques, ou de vous en repaître à loisir, selon.

La Foire aux Questions (FAQ) prévisionnelle :

Ai-je besoin de faire quelque chose de plus que d'habitude, comme aller sur un site particulier ?

Non. En théorie, les billets du LBB (Little BaKa Book, ndt), devraient être postés comme des billets "normaux" sur le BaKa Book. Donc si vous lisez ceci sur le BaKa Book, c'est que c'est tout bon.

Qu'est-ce qui change alors ?

Des billets plus nombreux, et plus courts, en parallèle des billets habituels – ou "tartines", comme on dit par chez nous. Vous pouvez d'ailleurs accéder spécifiquement à cette nouvelle "catégorie" de billets, si vous le souhaitez, à l'adresse du LBB, mini.bakasphere.com.

Et pour les rédacteurs ?

Pour les rédacteurs, c'est très simple : vous voyez une photo, une vidéo, un truc sympa quelque part, un lien quelconque ? Vous le copiez dans un mail, et vous l'envoyez à post@posterous.com. Si vous n'avez pas reçu de mail de confirmation en ce sens, faites-moi signe, je vous en renverrai un.

Ca me tente, moi aussi je veux publier des trucs !

Canaillou. Rien de plus simple : tu m'envoies dans un joli mail ce que tu aimerais publier, si c'est cool et BaKa, je t'inscris, et tu peux faire parler la poudre. Ou, si tu as la flemme, tu peux bien sûr juste m'envoyer un lien, je te dirai merci et je t'enverrai un dragibus par la Poste. Ou pas.

Voilà voilà, sinon à part ça… Pas mal de news, on bosse sur la refonte institutionnelle de l'équipe qui est à l'origine du Projet BaKasphere, et sur le Projet en lui-même. Vous en saurez plus bientôt (en théorie)(si tout va bien)(c'est-à-dire un peu après que bientôt).

BaKament Vôtre.

from The (Little) BaKa Book

Oct
12
2009
2

(Movie) Cette « obscure clarté » : Was nüszt die Liebe in gedanken ?

Gunther Scheller, ainé d’une famille aristocrate allemande est l’un des membres fondateurs du Club des suicidaires. Ce Club de 1927 a réellement existé. Achim von Borries (le réalisateur) met en scène ce fait divers qui a dérangé l’Allemagne de l’entre-deux-guerres.

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Dès le deuxième plan, le décor est planté autour de ce (divin personnage). Gunther lit un livre dont l’intitulé est  du Suicide . Il est « ailleurs», non pas dans le sens décalé, ou rêveur, mais plutôt désinvolte et absent. C’est en Salle de Retenue qu’apparait Paul le poète, son « associé ». Il est de nature réservée. Issu d’un milieu modeste, « le prolétaire » au caractère effacé est un narrateur actif . Il sera le seul survivant du binôme.

Gunther est ce jeune homme charismatique à l’allure élancée et à la blondeur étincelante, (quelque peu ravageur et torturé). Cet « ailleurs », qui le caractérise tant, se retrouve en une discrète affection pour l’Absinthe. Il peut tout aussi bien être violemment passionné (l’exemple de la scène dans la cave) que nonchalamment amer. Il joue le rôle du « voyant ». Il a conscience de la nature de ses semblables. Il différencie ceux qui aiment et ceux qui sont aimés. Il a connaissance de la sensualité que dégage sa sœur Hilde (cette fille « qui a tant de passion en elle »). Hilde est membre du Club, à son insu. Elle aime tant à séduire qu’elle attire Hans (l’amant bisexuel) et l’extirpe des pattes de Gunther.  Lorsque  Gunther réalise que Hans ne l’aime pas, son visage s’assombrit, ses joues se creusent et  son regard semble inerte. C’est à ce moment là qu’il va accomplir le pacte du Club.

Là, mes amis, ils ne faut pas rêver. Au fond, ça me tue de vous parler de ce film. J’aurai voulu le garder secret pour moi et quelques autres personnes, qui par un pur hasard m‘ont demandé de le voir (au nombre de trois). Peu importe, je vous conseille vivement de le visionner, (si vous êtes atrabilaire ou Dom Juan).

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Cependant, je peux vous dire pourquoi ce film n’est que pure poésie. C’est parce qu’il réalise une séparation distincte entre deux mondes, un constant parallélisme. Celui d’une  Nature généreuse/abondante signifiant la vigueur, la musique, l’humidité, la sensualité environnante que dégage la jeunesse; et d’une Nature aride comme lors de la formation du Club, ou lors des appels à la tristesse et au silence quand les deux protagonistes se retrouvent seuls. Le clair-obscur, non pas dans son interprétation baroque, mais plutôt dans le principe d’opposition entre faits et gestes ne mérite qu‘à être contemplé. Cette idée de luminosité “poétique” tantôt obscurcie avait été développée dans le film Éclipse Totale, où nous étions face à l’expression des  sentiments amoureux de Verlaine & Rimbaud. La beauté des images et l’amplification du son, quand les deux personnages sont seuls étendus dans la Nature est purement ineffable (j‘en ai la chaire de poule).

L’ensemble du « flim » tourne autour des dernières heures avant l’instant fatidique, (et ce film est d’une exquise finesse visuelle). On peut retrouver ce principe dans Last Days de Gus van Sant (oui, je m’étais endormie au ciné… mais ça c‘est juste parce que Michael Pete & sa bouche de poulpe me sortent par les yeux). Mais ici, les dernières heures sont tantôt vaporeuses et funestes, tantôt libertines et sauvages. J’avouerai que mon affection pour Was nüszt die Liebe in gedanken ? réside dans la qualité visuelle des images et du travail accomplit  sur les effets opalins & ambrés.

Mais encore une fois, je n’arriverai pas à vous dire clairement pourquoi. C’est surement mon autisme enfantin qui vous tord le cou (oui, pensez à la pendaison, « ça se marie bien » avec l‘atmosphère du film).

Aug
02
2009
0

(MPM) Stercoraire

Le principe ? Tous les dimanches, un mot ; tous les mots, un dimanche. Pour se cultiver, pour s’amuser, pour jouer avec ou pour en faire des pâtés, les mots, c’est rigolo. Ca s’appelle le Mot pour Mot !

Et cette semaine comme promis, nous refaisons le portrait du mot stercoraire. Je vous avais annoncé qu’il s’agissait d’un gros morceau, ça l’est au sens propre – sigh – comme au figuré, vous allez vite le comprendre. Amis poètes, passez directement au prochain billet.

180px-Arcticskua2STERCORAIRE, adj. et subst. masc.
I.  Adjectif
A.  1. Qui a rapport aux excréments; qui concerne les matières fécales. Synon. stercoralMe voici (…) revenu aux origines, à la virginité du monde et à son prodigieux gaspillage de fécondations, de déchets, de matières stercoraires (ARNOUXRhône, 1944, p. 409).
Synon. de scatologiqueImaginations stercorairesLe grand plaisir de causerie de la société, ce sont les plaisanteries stercoraires (…). Oui, la merde, les pets, c’est le fond de la gaîté (GONCOURTJournal, 1863, p. 1327).
P. ext., littér. Qui concerne n’importe quelle excrétion sortant par les voies naturelles. Je trouve mon homme couché et hurlant. Faciès cadavérique, vomissements stercoraires (A. FRANCEOrme, 1897, p. 130).
2. Au fig., littér. Qui inspire le dégoût; qui est répugnant, ignoble. Ce n’est pas de la colère (…) que j’éprouve en voyant l’envie qu’elle a d’aller picorer dans cette musique stercoraire. C’est du chagrin (PROUSTSwann, 1913, p. 289). Dominique l’interrompit pour expliquer posément qu’elle n’acceptait d’hommages que platoniques et qu’il ne pouvait être question entre eux des viles et stercoraires réalisations de l’amour charnel (QUENEAULoin Rueil, 1944, p. 173).
B.  BOT., ZOOL. Qui croît, qui vit sur les excréments, le fumier. Insecte, plante stercoraireLe surtout est enduit d’une huile parfumée, comme l’escarbot stercoraire, qui, au moyen de cette onction, s’enfonce sans se salir dans les excréments des animaux, et conserve la beauté de sa robe d’un bleu pourpre (BERN. DE ST-P.Harm. nat., 1814, p. 151).
II.  Subst. masc.
A.  ZOOLOGIE
1. Insecte coléoptère qui vit sur les excréments, sur le fumier et s’en nourrit. Quelle consolation de connaître enfin [à la lecture de Fabrepourquoi je ne trouvai jamais d’œuf dans les boules de crottin que je dérobais aux stercoraires! (GIDEJournal, 1910, p. 303).
2. Oiseau palmipède marin, au plumage foncé, voisin de la mouette et qui attaque les oiseaux de mer pour se nourrir des proies qu’il les force à dégorger. Synon.labbeLa mouette tridactyle (…) est invariablement accompagnée de son audacieux parasite le stercoraire (…) qui force ce malheureux oiseau à dégorger les crustacés et les menus poissons dont il se nourrit, et les happe avant qu’ils soient retombés à l’eau (ROUCHRégions polaires, 1927, p. 184).
B.  PSYCH. Pervers sexuel dont l’émotion érotique est liée à la vue, à l’odeur ou à la manipulation de matières fécales. La perversion des stercoraires se relie directement au fétichisme du corps et est souvent associée au masochisme (POROT 1975).

Je vous avais prévenu, c’est un mot des plus utiles, mais passablement… iconoclaste.

Notons que pour ma part je suis tombé dessus dans une BashFR (enfin ça s’appelle DansTonChat maintenant, c’est moche), celle-ci plus précisément, histoire que vous puissiez contextualiser.

La semaine prochaine, ce sera interlope. Qu’on se le dise !

Jul
07
2009
3

(Photo) Prendre un enfant dans un sac

Après l’ouverture des services de l’US Postal, en 1913, pas moins de deux enfants furent envoyé par ce biais, avant que le Directeur de l’époque ne décide d’interdire cette pratique. Les gamins étaient transportés par le rail, et, comme on le voit ici, par des facteurs.

Notons que je donnerai cher pour trouver une sacoche comme celle-ci.

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May
26
2009
2

(Brèves) SMS, size matters, étymologie, fête des voisins, Terminator auto-terminé

graphique-penis-plaisir-sexactu-maïaAujourd’hui est le jour des questions existentielles. Ou le 26 mai, c’est selon. Mais c’est un bon jour pour découvrir pourquoi nous vivons en 160 caractères. Nonobstant, comme toujours, la vraie question est ailleurs. Puisque la question la plus vieille du monde c’est de savoir quelle taille constitue un idéal pour rentrer dans le con. Et je parle de ce con là, bien sûr. Size matters, comme dirait l’autre.

Sinon dans le vrai monde c’est la fête des voisins. C’est donc le bon moment pour trouver des raisons pour ne pas y aller. En plus, vu le temps qu’il fait, vous feriez mieux d’aller acheter un parapluie, au moins ce sera utile. Soyez asociaux que diable !

Pendant que j’y suis, preuve est faite que les lyonnais sont probablement les entrepreneurs ouèb les plus drôles. En tout cas je crois qu’une douche comme ça serait du meilleur effet au GQG. Avec le robinet de la dernière fois tiens.

Pour finir, une alternative : soit le dernier Terminator est affreux, soit nos amis outre-Atlantique ont vu leur moyenne d’âge cruellement baisser la semaine passée. Le box office ne comprend pas, et aurait déclaré : “what the hell ?”.

Ce billet est maintenant auto-terminé*.

*comprenne qui pourra.

PS : tous les trucs en gras sont des liens, hein. Comme ça vous pourrez battre votre record d’onglets ouverts. De rien.

Mar
22
2009
2

(Sunday Song) Dmitri Shostakovich – Waltz n°2 from Jazz Suite

Voilà, je savais que je n’en sortirai pas indemne. Eyes Wide Shut m’a tuer, comme dirait Omar avec son orthographe légendaire, et j’enrage autant que je m’émerveille de son souvenir. Soyons clairs : je ne suis pas cinéphile, et mes films cultes ne se distinguent que par leur affligeante banalité. Mais Kubrick, c’est autre chose.

Si j’ai bon espoir de réussir à comprendre le génie autoproclamé et unanimement salué de 2001, je m’incline toutefois malgré mon lumbago captieux devant la magnificence de Full Metal Jacket. Mais je n’avais encore jamais vu Eyes Wide Shut, aussi l’ais-je (rayez les mentions inutiles) :

A) Emprunté à un(e) ami(e)

B) Téléchargé légalement

C) Loué dans un magasin agréé et dûment mandaté

D) La réponse D

Et comme toujours chez ce vieux Stan’ (ouais j’suis un intime t’as vu) la bande-son (liste) est juste excellente. Evidemment, c’est pas le même style que celle de Slumdog Millionaire, mais entre M.I.A. et Shostakovich, il y a un gap certain. Et encore, s’il n’y avait que ce dernier. Mais il y a aussi le thème de Strangers in the night. On aurait voulu me séduire qu’on aurait pas fait autrement.

Mar
10
2009
9

[Ciné] Slumdog Millionaire, de Danny Boyle

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C’est comme le port salut, c’est marqué dessus. En effet comment pouvait-on ne pas en parler, nous les bakas férus de movies, de belles histoires et de zombies ? Slumdog Millionaire, LE film de l’année aux dires de certains, qui a raflé la bagatelle de 8 oscars et pas des moindres (une minute de silence pour Fincher et Benjamin Button merci)

Vous connaissez tous l’histoire de près ou de loin, un indien qui vient d’un bidonville et qui réussit à empocher le pactole à Qui Veut Gagner des Millions, où chacune des questions posées permet de nombreux flashbacks qui font la trame scénaristique.

Alors oui, et sans être méchant, le scénario ne casse pas des briques, dit comme ça il est même franchement bancal et ne donne pas forcément envie de débourser une dizaine d’euros pour voir un mec en gagner 20 millions en deux heures. Alors, à voir ou pas ?

Globalement l’immense majorité sera loin d’être déçue, la réalisation est soignée et malgré les flashbacks incessants le tout reste harmonique et agréable à suivre. On ne s’ennuie vraiment pas. Pas forcément à cause de l’émotion qui vous transporte patati patata mais plutôt grâce au dépaysement, qui est total. Le choix des décors et la direction de la photo sont de très très haut niveau, et bien évidemment on retrouve toutes les ambiguités de l’Inde contemporaine, entre tradition et modernité, essor et précarité. Forcément pour le public occidental ça touche forcément plus, c’est peut-être une des raisons pour lesquelles les critiques ont été particulièrement acerbes vis-à-vis du film alors que le public était définitivement dithyrambique.

La bande son à elle seule mérite vraiment le détour, encore mélangeant musique traditionnelle orientale et tubes planétaires. Ben oui, 2 enfants indiens sur le toit d’un train parcourant le pays avec Paper Planes de M.I.A. à fond les ballons ça fait l’effet d’un grand bol … de curry.

Pour la plupart les acteurs sont d’illustres inconnus, mais on peut dire qu’ils rentrent par la grande porte à Hollywood – Freida Pinto, héroïne du film, sera à l’affiche du prochain Woody Allen aux côtés d’Anthony Hopkins : tout de même. Les acteurs sont convaincants sans forcément envoyer du marbre par palettes, à part l’extraordinaire prestation du présentateur de Qui veut Gagner des Millions, qui N’EST PAS le Jean-Pierre Foucault local mais bien un dieu vivant du cinéma indien, dans le genre de Shahrukh Khan.

Les amateurs de Danny Boyle seront surpris toutefois. Même si tous ses films tournent de près ou de loin autour de l’argent, il nous avait habitué à une certaine forme d’humour noir, un côté grinçant bien à lui – son côté british, probablement – notamment avec le cultissime Trainspotting. Le grinçant ou alors le glauque : l’homme est à l’origine des projets 28 jours plus tard et 28 semaines plus tard, le premier monument new-age du film de zombie chaotique à souhait, et le second suite navrante pour rafler les biftons. OR donc, dans ce Slumdog Millionaire, Boyle se la joue eau de rose et romantique. Eh oui on ne coupe pas au happy end, celui qui nous est annoncé dès les premières minutes mais nous, public bête et parano, on croit que ce ne sera jamais possible. Qu’on est con.

Grosso modo le film ravira les fans de biopics, de roadmovies, de documentaires et de romantisme. Ca fait déjà un bon tas. Pour ma part ce qui m’a plu réside dans le simple fait que c’est sans doutes la première fois qu’un réalisateur occidental s’intéresse à Bollywood sans en faire… pardon, mais j’y peux rien, sans en faire une PURE MERDE. Je vomis encore coup de foudre à Bollywood par tous les pores de ma peau, étant pourtant amoureux transi d’Aschwarya Rai***. Je m’égare. Boyle s’en sort tout en nuance et sans grandes prétentions, conciliant plus ou moins 2 cinémas radicalement opposés. On ne demande pas le mariage, mais une cohérence et une harmonie, c’est le pari réussi de Boyle.

Il ne s’agit pas du film de votre vie, le messie que vous reverrez 40 fois en pleurant tout le temps à la fin, mais il vous laissera probablement un bon souvenir, et vous fera profiter d’un bon moment de détente. Vous en aurez pour votre bourse et pour votre coeur, c’est ce pourquoi le cinéma existe non ?

*** Eh bien… Là voilà. Dans Devdas évidemment.

Mar
09
2009
0

(Pic) Quand les photos nous travaillent : du travail, encore du travail

Alors que les plus gamers d’entre vous reconnaîtront certainement l’intitulé de ce billet, les autres se précipiteront en omettant soigneusement et comme d’habitude de lire mes âneries vers la nouvelle galerie de photos de The Big Picture, consacrée donc, vous l’aurez compris, au travail. J’aurais pu mettre un lien stupide pour vous piéger, mais même pas. Je suis trop gentil.

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Des personnes à l’ouvrage, des usines en action, des photos dont l’excellente qualité ne se dément pas au fil des articles et des commentaires d’une sobriété appréciée, qui laissent au lecteur la liberté d’interpréter selon son bon plaisir les clichés présentés. Des travailleurs vérifiant la qualité de monceaux de peluches jusqu’à ces autres inspectant une peau de crocodile que n’aurait pas reniée Yves Klein, le travail s’est décidément ramifié de manière exponentielle.

Alors que les problématiques liées à l’utilisation de ce facteur de production dans la création de richesses n’ont jamais semblé aussi présentes qu’à l’heure actuelle – amis de la phrase d’introduction de dissertation bateau valant un zéro pointé bonsoir -, réfléchir sur l’éclectisme apparent du travail en lui-même paraît mener à un inexorable triomphe du système libéral, créateur d’industrie, de technique et de technologie qui à leur tour conditionnent de nouvelles possibilités d’exploiter le travail de l’homme. Comprenons-nous bien : si l’on conçoit l’analyse de la production de manière basique et très scolaire, sous un angle à la fois simpliste et manichéen, on ne peut que constater combien complexe est devenue la taxonomie du travail comme du capital. Tout est lié, nous prouvait Lavoisier, et nous le constatons à l’échelle de l’interpénétration de nos économies nationales, mais cela ne veut pas dire que nous allons vers une simplification du monde, ou même vers une mélioration de ce dernier : aussi optimistes qu’aient été les tenants du pacifisme libéral, le fait est que les traductions concrètes de leur idée d’une pacification des relations internationales par l’entremise de l’intensification des échanges ne sont, pour le moins, pas saillantes.

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Cette idée d’une société mondiale de plus en plus complexe, gagnée par la technocratie au sens propre du terme, c’est-à-dire par le règle de la technique et de ceux qui en connaissent les tenants, n’est pas nouvelle. C’est le concept du progrès constant, ou exponentiel : on ne peut enrayer le processus de technicisation une fois ce dernier initié. Une nouvelle technologie en sous-tend forcément d’autres, ou une amélioration des existantes, qui vont elles-même permettent de nouvelles percées : ce cercle sans fin, s’il peut être dans une certaine mesure freiné par une législation adéquate, ne saurait pourtant être stoppé ; de là, la question de savoir où va nous mener notre chemin paradoxal vers l’individualité à l’échelle du monde, se pose forcément.

Mais l’horloger chargé de remonter ses mécanismes ne se compare probablement pas à l’une des roues dentées de ce dernier. Ce serait d’une part penser que nous pouvons nous abstraire d’une manière incroyable de notre ego, ce qui paraît au mieux difficile, et d’autre part croire que, quelque part, nous sommes réellement les rouages de quelque ensemble indéfini, allant vers quelque chose. L’horloge se charge d’entraîner des aiguilles figurant notre vision conceptuelle de l’avant et de l’après : nous tous, ensemble, nos travaux respectifs, nos vies respectives, à quoi pourraient-elles alors servir ?

Mar
09
2009
1

(Insolite) Si Barbie était réelle, serait-elle à tomber ?

Mieux vaut lire cela que d’être aveugle. Mais à peine. Pour bien commencer cette nouvelle semaine donc, une info de la plus haute importance qui saura, j’en suis certain, relever le niveau de nos conversations en société. Barbie, la célébrissime poupée à la plastique en plastique très plastic explosive, fête aujourd’hui ses 50 ans. D’ailleurs pour ce qui est des anniversaires, on a fêté hier les 99 ans de la Journée de la Femme, les 10 ans de la mort de Stanley Kübrick et les sept ans de mon cocker (il va bien, merci).

barbie poupée 50 ans robe rougeMais l’info est à venir : en effet, c’est la BBC qui me fournit aujourd’hui matière à chronique, au travers d’un article s’interrogeant sur ce que serait la vie de Barbie si elle était une vraie femme, vivante. Barbie, de son vrai nom Barbie Millicent Roberts, fait donc l’objet d’une sorte de polémique, et ce depuis sa naissance. En effet, ses formes pour le moins généreuse – je laisserai au Laquais le soin de prendre les mesures à vue de nez – n’ont pas été sans déchaîner quelques passions universitaires et/ou critiques, quant à savoir si ses créateurs avaient produit quelque chose de “possible” ou non.

Ce n’est pas très clair, donc voici l’interrogation : si Barbie était vivante, à taille humaine, serait-elle “viable” ? Pourrait-elle marcher, courir, faire du shopping* ?

L’Université de South Australia affirme qu’une femme sur 100 000 possède des proportions comparables à celles de la poupée : c’est donc possible, mais très rare. L’Université de l’Hopital Central de Finlande à Helsinki a quant à elle statué sur le fait que si Barbie était à taille humaine et vivante, il lui manquerait entre 17 % et 22 % de graisse pour pouvoir avoir des règles. A nouveau possible donc, mais pas très sain, dixit la journaliste de la BBC. Et donc, dans un souci d’exactitude et faisant preuve d’une curiosité journalistique remarquable, Denise Winterman a choisi de prendre un modèle et de lui appliquer des transformations visant à lui donner les mêmes proportions que la quinquagénaire.

barbie serait elle a tomber transformation proportionEdifiant n’est-ce pas ?

C’est donc possible, mais pas forcément très enviable. La question est donc de savoir si le fait qu’une poupée véhicule l’image de la perfection au travers de standards si rares est préjudiciable ou non. D’un autre côté, ce n’est qu’un jouet, et d’aucuns de vous répondre qu’il est fort dommage de se baser sur ce genre d’objets pour essayer de construire l’idéal féminin. Mais quand on voit que certaines fans sont prêtes à subir des opérations chirurgicales complexes afin de ressembler à l’idole de leur jeunesse, on peut se demander si Barbie n’est vraiment rien de plus qu’un jouet. Sarah Burge, la “Real Life Barbie”, a ainsi tout fait pour calquer sa vie sur celle de son héroïne.

sarah burge real life barbieC’est moche je sais, et l’on tombe dans le trivial. Cela dit, l’étude du “cas Barbie” n’est pas inintéressant, puisqu’il a contribué au fil des années à cristalliser les débats autour de l’image de la femme dans l’imaginaire collectif. Les petites filles grandissent en ayant sous les yeux l’image d’une blondasse péroxydée aux proportions vertigineuses – au sens propre puisqu’apparemment elle aurait quelques difficultés à marcher si elle prenait vie – et  la vie de rêve – voiture rose, petit ami non moins parfait…etc… – qu’elle mène : nul doute que cela doit influencer, quelque part. D’ailleurs, jouer avec une Barbie est tellement “cliché” que c’est probablement la première chose que vous me citeriez si je vous demandais quel est, pour vous, le jouet “de fille” par excellence.

Le débat est donc plus ou moins inutile, tout le monde étant d’accord : un jouet n’a aucune obligation d’être réaliste, et il suffit de savoir faire la part des choses entre le jeu, justement, et la vie réelle. Donc on s’en fout un peu, en fait.

Mais bon, reste que Barbie, c’est un peu une idole, comme Antonin, le baigneur, GI Joe ou Action Man. Et qu’il reste fort à faire en matière d’égalité homme/femme et qu’il faudra d’ailleurs un jour qu’on dise clairement que le féminisme, ce n’est pas la prise de pouvoir par les femmes mais bien la volonté des femmes de parvenir à cet égalité de droits et de devoirs (d’ailleurs c’est le moment de lire du Tata Val pour se convaincre de l’inanité du 8 mars tout ça).

Je vous renvoie sur le Dixit du jour, par Atiq Rahimi l’auteur de Syngue Sabour : “ceux qui ne savent pas faire l’amour font la guerre” (écouter l’émission Eklektik avec Atiq Rahimi sur France Inter). Ouais, aimez-vous les uns les autres, bordel de merde.

* Bien évidemment, toute forme de cliché serait ici purement fortuite

Mar
08
2009
3

(BA) Michael Mann – Public Ennemies (Depp & Cotillard inside)

BA pour Bande Annonce hein, pas pour Bonne Action. Sans rire.

Je ne sais pas si je vous ai déjà parlé de mon amour pour la période de la prohibition aux USA, aussi vais-je l’évoquer de manière simple et courte : j’aime. Mais genre grave. Vous savez, c’est l’époque qui va précéder la crise de 29 et ses conséquences dramatiques sur l’économie américaine. On l’appelle la prohibition parce que durant 13 ans (entre 1920 et 1933), la production  le transport, l’importation ou l’exportation de boissons alcoolisées était formellement interdite.

C’est l’époque des gangsters, des vrais, ceux avec les ‘traillettes “camembert” (vous savez, avec le chargeur rond) que l’on cachait dans les étuis d’instruments de musique, des chapeaux et des impers, des trenchs sur-bien taillés et des foulards dans les poches de veste des costumes (trois pièces, les costumes). C’est aussi le temps d’Al Capone à Chicago et d’Eliott Ness et ses Incorruptibles, ce temps qu’on a tous découvert gamins dans “Tintin en Amérique” et qui rappelle un peu les Tontons Flingueurs. Bref, des mecs classieux, charismatiques et “qui en avaient”, comme on dit.

Mais ce que j’aime encore plus, ce sont les films de gansters. Alors forcément, quand on m’annonce un Michael Mann (Le Dernier des Mohicans, Heat, Collateral) avec Johnny “Bob la classe” Depp et Marion “sublimissime” Cotillard (et aussi Christian “pwned by Heath Ledger” Bale, mais j’aime moins), j’ai tendance à perdre un peu les pédales. Le film, Public Ennemies, se propose de retracer la vie de John Dillinger. Un vrai de vrai, un braqueur de banque à l’ancienne. Miam miam miam. Sortie le 24 juin selon Suchablog.

Mar
08
2009
0

(Expo) Quintet, N’importe Quoi et Marlène Moquet au MAC Lyon

Un jour je saurai quelle est l’appellation “officielle” de ce musée : la newsletter (s’abonner) est envoyée par le MAC (Musée d’Art Contemporain, l’acronyme de la plupart des musées de ce type en France ndlr) mais le site est au nom du MOCA (Museum of Contemporary Art). Entre compréhension et dimension internationale, il va un jour falloir choisir. A moins d’opter pour l’usage d’un patronyme quelconque, comme pour le Centre Pompidou, par exemple.

Expo quintet affiche mac lyonBref, un billet rapide, pour vous recommander chaudement – vu le vent polaire qui assaille les doudounes AA des fashion, il faut au moins ça – d’aller jeter un oeil au triplet d’expos temporaires du MAC de Lyon. J’avais oublié de vous faire la review de la chose la semaine dernière, je vais essayer de me rattraper ce dimanche.

Le MAC présente donc jusqu’au 19 avril pas moins de trois expositions temporaires – une par étage en fait – autour de trois thèmes distincts. Au premier étage on trouve donc Quintet, qui rassemble les oeuvres de cinq artistes issus de la bande-dessinée, au second on retrouve N’importe quoi, qui se propose de retracer l’histoire de l’art contemporain par le biais d’une sorte de panorama de ses oeuvres les plus décalées, et enfin au troisième c’est Marlène Mocquet et son monde de rêves et de couleurs.

QUINTET(Fiche Musée)

On commence donc avec Quintet. Je n’irai pas par quatre chemins : c’est probablement la plus recherchée des trois, quoique la comparaison soit difficile à tenir, tant les sujets diffèrent. Il y a donc là des travaux de Joost Swarte (Wiki), de Gilbert Shelton (Wiki), de Stéphane Blanquet (Wiki), de Masse et enfin de Chris Ware (Wiki). Beaucoup de planches achevées, d’affiches et de travaux très “BD” pour Joost Swarte : son style entre un Hergé et un Broca frappe juste, et l’on prend plaisir à lire une bande-dessinée comme l’on regarderait une oeuvre d’art.Mais mes deux coups de coeur sont incontestablement Chris Ware et Stéphane Blanquet.

Chris Ware MAC LyonJ’ai découvert le premier au travers d’une plume (de dessin, une fois n’est pas coutume) léchée, d’une grande maîtrise graphique, et qui était ici déclinée en noir et bleu. Le choix de ces deux couleurs, associées au blanc du fond, n’est pas pour rien dans le charme qui se dégage de l’ensemble : l’impression d’inachevé se mêle à merveille avec les traits de personnages et de décors par ailleurs admirablement “propres”. Au final, les personnages et les histoires importent peu : c’est réellement le sens de la mise en page et de la composition, allié à un dessin d’une grande pureté, qui m’ont plus chez lui. C’est poétique et assez léger, ceci étant aussi en partie due aux héros qu’il a choisi de mettre en scène à savoir – entre autres – des souris et des abeilles, traditionnellement plus enfantins.

Chris Ware

Le second est radicalement différent, puisqu’il nous livre ici un ensemble de pièces éclectique, de la sculpture au mur peint en passant – et je trouve l’idée géniale – par une sorte de petit train circulant à l’intérieur d’un ensemble plastique assez étrange composé de murs, de plafonds et de planchers, mais aussi d’objets plus familiaux comme un lit ou des fenêtres. Tout cela, décoré par l’artiste, donne un ensemble assez hétérogène. Outre son goût évident pour des choses peu ragoûtantes, en témoignent les petites statuettes aux corps déformés ou amputés, les silhouettes généreuses mais torturés de ses personnages peints ou encore le caractère très salace et pour ainsi dire dérangeant qui se dégage de la dernière pièce présentant des corps de femme intimement exposés, Stéphane Blanquet s’est ici livré – j’ignore si c’est spécialement conçu pour cette exposition ou non – à un véritable travail de muséographie.

En effet, il ponctue la visite de cet étrange circuit : le spectateur est invité à prendre place dans un wagonnet monoplace, qui avance au moyen de pédales, pour partir en balade sur rails au sein de décors un peu fous, en noir et blanc. Outre le côté très décalé de l’initiative – quel plaisir que de pouvoir éviter les poncifs d’une visite de musée “à l’ancienne” genre “je reste cinq minutes devant un tableau en faisant semblant de l’étudier” – et la dimension ludique de la chose,  le côté lugubre, inquiétant, presque oppressant de la partie qui lui est consacrée s’en trouve réellement décuplé : on “rentre” dans son univers. L’atmosphère est par ailleurs assurée par l’ambiance sonore, consubstantielle des oeuvres exposées : on aime ou on aime pas. Moi, j’aime, Ar. qui était avec moi a détesté. Je peux le comprendre.

N’IMPORTE QUOI (Fiche Musée)

mac lyon n'importe quoi expositionLe pitch de cette seconde expo, c’est de répondre à ceux qui considérent, comme le même Ar. justement, que l’art contemporain c’est du n’importe quoi. Et, de manière plus globale, que l’art “classique” avait au moins le mérite de figurer le beau, au sein d’un cadre explicatif normé et régulé. L’art moderne, au contraire, pullule d’exemples d’oeuvres décalées, ou pour ainsi dire non-artistiques au sens où pouvaient l’entendre les classiques : ainsi en est-il de l’urinoir de Duchamp, qui en est à la fois le parangon et l’exégèse. Il s’agit donc ici de présenter des oeuvres qui ont fait l’histoire de la modernité en art, comme si elles étaient autant de reliques : le but est de suivre une logique “naturaliste”, en ce qu’elle pose la question de l’art “brut”.

Et cette exposition donc de vouloir rassembler des pièces hétéroclites, bizarres, étranges, décalées, pour en faire une sorte de panégyrique du caractère profondément “libre” et “libéré” de l’art contemporain. Faire le lien entre des pièces venant de courants, de lieux et d’époques différentes, n’ayant pour seul point commun que leur “n’importe quoisme”, paraît à tout le moins ardu : le MAC a eu l’intelligence de ne pas s’y risquer, et s’est “contenté” de tout exposer dans trois salles, dont une principale, en une sorte de joyeux malstrom dans lequel le visiteur peut puiser à loisir.

Une excellente idée originelle, un panel d’artistes et d’oeuvres agréablement large, une mise en scène minimaliste qui permet de se concentrer sur les oeuvres elle-même, il convient d’y aller avec curiosité et indulgence, afin de ne pas tomber dans le piège de la critique à l’emporte-pièce un peu mesquine. En se rappelant qu’avant le beau, l’art contemporain véhicule des concepts, des messages et des idées.

MARLENE MOCQUET (Fiche Musée)

exposition mac lyon marlène mocquetPremière rétrospective d’une artiste dont j’aime beaucoup l’univers de départ, très coloré, changeant, un peu fantasque et assez enjolivé, mais dont l’interprétation graphique ne me parle décidément qu’avec peine. Pourtant la technique est là, et elle est maîtrisée : Marlène Mocquet utilise en effet les coulures et autres éclats de peinture comme des parties prenantes de ses compositions. Elle oriente ainsi sa toile en fonction de ses envies, faisant glisser telle ou telle couleur, la ralentissant ici, comme pour mieux se faire le démiurge d’un monde déstructuré, aux formes allongées et lascives.

Malencontreusement il y a quelque chose dans la composition, et notamment dans le choix des couleurs, qui me laisse une impression d’amertume, d’inachevé dans le mauvais sens du terme. J’avais parfois envie de découper un morceau de l’un des tableaux, pour voir ce que ça aurait donné sans le reste. De très belles choses donc, à mon sens, mais insatisfaisantes pour ma part. C’est tout à fait personnel, aussi ne saurais-je trop vous conseiller de faire le détour au troisième pour vous faire votre propre idée.

Pour trouver ou contacter le Musée d’Art Contemporain de Lyon, c’est via ce lien.

Vous l’avez déjà vue ? Vous en avez pensé quoi ?

Mar
07
2009
2

(Kdo) C’est toi le badge : P♥NY, Social Whore & PFB

Les badges, c’est un peu ringard. C’est d’ailleurs pour ça que j’en porte fièrement. Mais ce qui est mieux qu’un badge, c’est un badge à message. Non, pas le genre “Jesus was a punk” ou “Skateboarding is not a crime” que vous portiez plus jeunes – quoique, la nostalgie, parfois, ça a du bon – mais plutôt des slogans nouveaux, furieusement 2.0. A offrir ou à s’offrir sans modération. Sélection.

pny i love poney

Premier nominé, le badge P♥NY. Simple, efficace, design, quoique peut-être un peu galvaudé, il ira à merveille sur un sac à bandoulière, un blouson léger ou même un caleçon à fleurs. Attention, cette dernière option est potentiellement dangereuse, il y a toujours le risque que l’attache saute. Mais pour montrer votre amour des poneys, il faut aussi savoir mettre de côté son amour-propre.

facebook badge social whoreSecond nominé, le badge Social Whore. Rien de plus efficace pour expliquer au monde que c’est le nombre d’amis sur FB qui détermine la valeur des raclures individualistes et complètement “networkers” que nous devenons. Une version réinscriptible, ou mieux encore, électronique, qui irait chercher les infos directement sur votre profil en mettant à jour votre nombre d’amis sur le Site Bleu serait bien sûr appréciée. De quoi s’attirer, sans nul doute, des regards emplis d’incompréhension – mais que vous prendrez comme Ronald pour des regards de jalousie – dans les transports en commun. Dans l’ordre d’idées contraire, vous avez le badge “j’ai pas d’amis même sur Facebook“, mais là, ça devient quand même plus difficile à porter. Quoique, après tout, vous êtes des rebelles, des vrais non ?

badge pfb pisse froid blase certifié confirmeEt pour finir en beauté cette sélection Printemps-Eté 09, j’ai opté pour le badge PFB, certifié pur laine. Pour les Pisse-Froid Blasés qui ont déjà tout vu, de la dernière série malgacho-texanne sur les parallélépipèdes rectangles (4 saisons sans sous-titres) jusqu’au dernier essai marxiste-royaliste à la mode dans “leur” monde, en passant par les soirées les plus underground, les buzz les plus obscurs, les métiers les plus ineptes et la culture la plus sous-culturelle. Toute référence à des personnes existantes…etc… serait purement fortuite, comme d’habitude. N’empêche, l’acronyme me plaît. Donc si je vous fais chier avec ça dans les prochains jours, faudra pas vous plaindre. Je dois être un peu PFB moi aussi (noooooooon).

Sinon en vrai, je veux dire quand vous sortez pour votre petite promenade mensuelle histoire de dire à la famille que “oui vous mettez le nez dehors de temps à autres”, vous portez des badges vous ?

Mar
04
2009
6

(Gosse) Les séries de notre enfanceuh : générique inside

On m’a récemment fait remarqué qu’une bonne partie de mes billets commençaient par des “oui”, des “non” ou des “mais c’est bien sûr”. Je doute pour ce dernier, mais le fait est que j’ai tendance, pour celles et ceux qui liraient le BB avec un orteil dans l’oeil, à répondre par ce biais à mes sujets de billets, d’où ces liminaires monosyllabiques. Je vous laisse le soin de dresser la liste des conclusions qu’il faut tirer de ce constat : je me parle à moi-même.

D’ailleurs sur le sujet, j’ai mis la main sur un article concernant la folie chez Foucault des plus instructifs. Vous savez que je suis passionné du sujet, donc n’hésitez pas à m’envoyez des liens comme celui-ci si jamais vous veniez à en dénicher d’autres.

Mais aujourd’hui nous allons parler d’une chose ô combien importante pour tout un chacun, j’ai nommé l’enfance. Non pas à la manière des psychanalistes que l’on s’imagine toujours en pervers avides de triturer vos expériences passées afin de mieux comprendre votre présente anomalie, mais plutôt à la façon d’un élégant voyage dans ces musiques qui malgré les années qui passent restent, à nos yeux, cultes. Ah ces génériques bien aimés qui ont bercé nos jeux d’enfants. Mais si souvenez-vous, à l’époque nous étions encore dépourvus d’aigreur, de cynisme et de toute trace de causticité. Nous étions – j’en tremble – gentils, mignons. C’est surtout le côté mignon qui m’effraie. Ca n’a pas changé, ça me fait toujours peur d’ailleurs. Mais ce sera l’objet d’un futur billet, je pense, laissons donc ce dilemme pour le moment, et concentrons-nous.

C’est un peu sur la lancée de Melissa et des Bogoss Five que je m’étais lancé à la recherche soudaine d’un souffle nouveau. Détour obligé : coucoucircus.org, et ses merveilleux Blind tests puisés au sein de son énorme catalogue de génériques. Typiquement le genre de sites où l’on va histoire d’écouter une chanson et où l’on est encore 20 mn après en se tenant les côtes ou en séchant une larme.

Sélection :

Le générique original Saison 1 de Pokemon, forcément. On s’est tous égosillés devant.

L’excellent remix de Smosh, un classique.

Le reste après le saut, pour le côté plus classique.

(more…)

Feb
25
2009
0

(Science) Maths mon sens de la formule, dude

More New Maths, en gros, c’est une sorte de vulgarisation absolument sans fondement scientifique de formules plus ou moins ésotériques. Et c’est juste brilliant, comme diraient nos amis d’outre-Manche. Prenez des clichés, des préjugés, des morales et des anecdotes qui sentent bon le vécu, mixez le tout, opérez la miction avec une sauce pseudo-mathématico-formulatoire, et vous tenez le truc.

divorce = marriage / 2C’est réducteur, c’est frappant, c’est choc, et c’est donc furieusement flex.

D’un Divorce = Mariage / 2, toujours efficace comme entrée en matière, jusqu’à Déception = Attentes / Réalité, on sent que quelque chose est supposé se dessiner là-dessus, une morale, une manière de vivre, une subtile critique. Mais si, vous savez, ce cynisme sous-jacent qui semble être devenu la marotte de tous les chroniqueurs sportifs et autres présentateurs de Roue de la Fortune. Ce feint détachement par rapport au monde et aux manières de l’appréhender.

picture-559

La moquerie, chères amies, coupaings, est devenue monnaie courante, qu’elle soit induite ou explicite. Le fait est qu’il s’agit là d’un événement bien loin d’être anodin, et de fort préjudiciable : il n’y a rien de plus contagieux que le commun. Corrélativement donc, rien de plus éphémère que l’original, surtout par les temps qui courent. Et puisqu’il est en vogue d’être différent, tout en restant pareil – le mot d’ordre ne change pas  de l’audace, mais pas trop – j’ai unilatéralement et en mon for intérieur pris la décision de continuer à mathématiser de manière iconoclaste.

picture-558Mode = Audace – Modération

Personnalité = Racine(Moyenne)^2

Fatigue = 0,9*Internet + 0,1*Sorties

Feb
25
2009
2

(Monde) Loutrera bien qui loutrera le dernier

C’est chez Gizmodo que la scandaleuse mais prévisible révélation de ce complot qui n’avait de cesse de miner la société moderne en son entier s’est manifestée pour la première fois. Le conflit rampant, que dis-je la splendide guérilla menée de patte de maître par les leaders les plus tenaces du LOUTRE (Loutres Oblitératrices Über Terrifiantes Révolutionnaires et Engagées) a été enfin mise au jour de manière indiscutable par l’entremise de ce cliché, qu’un courageux mais suicidiaire reporter a pu prendre avant d’être dûment trépané par les LARDONS (Loutres Armées Révolutionnaires Division Opérationnelle des Noisettes Spéciales), ces fameuses représentantes du mouvement connu pour être le bras armé du LOUTRE.

loutre caméra maitrise du mondeC’est avec une certaine émotion que je relaye donc, la mort dans l’âme et l’épée au fourreau, cette photo compromettante, montrant sans doute possible l’utilisation par un agent infiltré des LKP (Loutres Kommandatür Progressisante), ramification technologique du mouvement LOUTRE, d’un appareil d’enregistrement vidéo perfectionné provenant d’unités de production sous-marines enfouies à plusieurs milliers de kilomètres sous le continent Arctique. La volonté, sans cesse renouvelée et maintenant des plus concrètes, des LOUTRES de prendre le pouvoir par une mainmise technologique est déjà trop avancée.

Nous heureusement, à la Rédac’, on LA Loutre, qui nous protégera quand les LOUTRES vitrifieront cet hémisphère à coups d’atomiques. Ou pas, mais nous sommes un peu comme les fourmis, nous résistons aux radiations nucléaires. En tout cas en théorie.

Note au lectorat : ce billet est à la fois un hommage et la preuve, s’il en fallait, de mon état de fatigue avancé. Mouhaha.

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