Nov
08
2009
0

(Rouages) Dans la famille BaKa, je demande le Little

Le bonsoir, chers et estimés lecteurs. Vous l'aurez aisément constaté, le manque de temps chronique de vos rédacteurs n'est pas sans impacter le rythme de publication du BaKa Book. Or, vous savez le souci qui est le nôtre de vous proposer un contenu de qualité, régulièrement mis à jour et tout à fait décalé. De fait, comment concilier ces deux aspects ô combien contradictoires ?

Malgré l'élégance de la solution dichotomiesque ou ubiquitoire de base, qui consisterait à tous nous couper en deux à la tronçonneuse, nous avons opté pour plus complexe : faire un mini blog. Genre comme un blog, mais en plus petit. Avec des posts plus simples, plus axés sur le contenu, et avec moins de fioritures. Plus faciles à publier puisque moins longs à rédiger (forcément, c'est le but), ces petits billets devraient permettre des mises à jour plus régulières.

C'est en réalité un portage de mon Mini Miel'ting Pot (qui devient donc le Little BaKa Book), donc s'il y a dans les archives de ce dernier des trucs sans rapport, je vous prie par avance d'excuser mes penchants égotiques, ou de vous en repaître à loisir, selon.

La Foire aux Questions (FAQ) prévisionnelle :

Ai-je besoin de faire quelque chose de plus que d'habitude, comme aller sur un site particulier ?

Non. En théorie, les billets du LBB (Little BaKa Book, ndt), devraient être postés comme des billets "normaux" sur le BaKa Book. Donc si vous lisez ceci sur le BaKa Book, c'est que c'est tout bon.

Qu'est-ce qui change alors ?

Des billets plus nombreux, et plus courts, en parallèle des billets habituels – ou "tartines", comme on dit par chez nous. Vous pouvez d'ailleurs accéder spécifiquement à cette nouvelle "catégorie" de billets, si vous le souhaitez, à l'adresse du LBB, mini.bakasphere.com.

Et pour les rédacteurs ?

Pour les rédacteurs, c'est très simple : vous voyez une photo, une vidéo, un truc sympa quelque part, un lien quelconque ? Vous le copiez dans un mail, et vous l'envoyez à post@posterous.com. Si vous n'avez pas reçu de mail de confirmation en ce sens, faites-moi signe, je vous en renverrai un.

Ca me tente, moi aussi je veux publier des trucs !

Canaillou. Rien de plus simple : tu m'envoies dans un joli mail ce que tu aimerais publier, si c'est cool et BaKa, je t'inscris, et tu peux faire parler la poudre. Ou, si tu as la flemme, tu peux bien sûr juste m'envoyer un lien, je te dirai merci et je t'enverrai un dragibus par la Poste. Ou pas.

Voilà voilà, sinon à part ça… Pas mal de news, on bosse sur la refonte institutionnelle de l'équipe qui est à l'origine du Projet BaKasphere, et sur le Projet en lui-même. Vous en saurez plus bientôt (en théorie)(si tout va bien)(c'est-à-dire un peu après que bientôt).

BaKament Vôtre.

from The (Little) BaKa Book

Oct
12
2009
2

(Movie) Cette « obscure clarté » : Was nüszt die Liebe in gedanken ?

Gunther Scheller, ainé d’une famille aristocrate allemande est l’un des membres fondateurs du Club des suicidaires. Ce Club de 1927 a réellement existé. Achim von Borries (le réalisateur) met en scène ce fait divers qui a dérangé l’Allemagne de l’entre-deux-guerres.

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Dès le deuxième plan, le décor est planté autour de ce (divin personnage). Gunther lit un livre dont l’intitulé est  du Suicide . Il est « ailleurs», non pas dans le sens décalé, ou rêveur, mais plutôt désinvolte et absent. C’est en Salle de Retenue qu’apparait Paul le poète, son « associé ». Il est de nature réservée. Issu d’un milieu modeste, « le prolétaire » au caractère effacé est un narrateur actif . Il sera le seul survivant du binôme.

Gunther est ce jeune homme charismatique à l’allure élancée et à la blondeur étincelante, (quelque peu ravageur et torturé). Cet « ailleurs », qui le caractérise tant, se retrouve en une discrète affection pour l’Absinthe. Il peut tout aussi bien être violemment passionné (l’exemple de la scène dans la cave) que nonchalamment amer. Il joue le rôle du « voyant ». Il a conscience de la nature de ses semblables. Il différencie ceux qui aiment et ceux qui sont aimés. Il a connaissance de la sensualité que dégage sa sœur Hilde (cette fille « qui a tant de passion en elle »). Hilde est membre du Club, à son insu. Elle aime tant à séduire qu’elle attire Hans (l’amant bisexuel) et l’extirpe des pattes de Gunther.  Lorsque  Gunther réalise que Hans ne l’aime pas, son visage s’assombrit, ses joues se creusent et  son regard semble inerte. C’est à ce moment là qu’il va accomplir le pacte du Club.

Là, mes amis, ils ne faut pas rêver. Au fond, ça me tue de vous parler de ce film. J’aurai voulu le garder secret pour moi et quelques autres personnes, qui par un pur hasard m‘ont demandé de le voir (au nombre de trois). Peu importe, je vous conseille vivement de le visionner, (si vous êtes atrabilaire ou Dom Juan).

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Cependant, je peux vous dire pourquoi ce film n’est que pure poésie. C’est parce qu’il réalise une séparation distincte entre deux mondes, un constant parallélisme. Celui d’une  Nature généreuse/abondante signifiant la vigueur, la musique, l’humidité, la sensualité environnante que dégage la jeunesse; et d’une Nature aride comme lors de la formation du Club, ou lors des appels à la tristesse et au silence quand les deux protagonistes se retrouvent seuls. Le clair-obscur, non pas dans son interprétation baroque, mais plutôt dans le principe d’opposition entre faits et gestes ne mérite qu‘à être contemplé. Cette idée de luminosité “poétique” tantôt obscurcie avait été développée dans le film Éclipse Totale, où nous étions face à l’expression des  sentiments amoureux de Verlaine & Rimbaud. La beauté des images et l’amplification du son, quand les deux personnages sont seuls étendus dans la Nature est purement ineffable (j‘en ai la chaire de poule).

L’ensemble du « flim » tourne autour des dernières heures avant l’instant fatidique, (et ce film est d’une exquise finesse visuelle). On peut retrouver ce principe dans Last Days de Gus van Sant (oui, je m’étais endormie au ciné… mais ça c‘est juste parce que Michael Pete & sa bouche de poulpe me sortent par les yeux). Mais ici, les dernières heures sont tantôt vaporeuses et funestes, tantôt libertines et sauvages. J’avouerai que mon affection pour Was nüszt die Liebe in gedanken ? réside dans la qualité visuelle des images et du travail accomplit  sur les effets opalins & ambrés.

Mais encore une fois, je n’arriverai pas à vous dire clairement pourquoi. C’est surement mon autisme enfantin qui vous tord le cou (oui, pensez à la pendaison, « ça se marie bien » avec l‘atmosphère du film).

Oct
09
2009
1

(Photo) Vous redormirez bien dans les nuages ?

C’est doux. Et molletonné. N’avez-vous pas envie de vous y lover amoureusement ?

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Written by MieL in: Photos & Images | Tags: , , , , , , , , , , , , , ,

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