Feb
10
2010
15

(Ciné) A Serious Man – Coen Brothers

Screen shot 2010-02-10 at 12.17.13 AMQuoiqu’il me faille bien avouer ne rien tant aimer que de vous asséner de poncifs à longueur de billet, je vais commettre ici une modeste tentative de critique cinématographique.

Vous le savez, à la Rédac’, c’est plutôt le job de Tobi, et il y a une raison pour cela : il est amateur de cinéma. Ce qui, je dois l’admettre, n’est pas vraiment mon cas.

Ce que j’aime en allant au cinéma, ce n’est pas tant un film que l’ambiance qu’il dégage au travers de ce cadre particulier. Voir l’Imaginarium du Dr Parnassus, en charmante compagnie, dans une toute petite salle voûtée du CNP Terreaux, cela a son charme. Et j’entends un charme littéral : un ensorcellement.

Et non un spectacle par ailleurs, mais nous y reviendrons peut-être dans un futur et grinçant article à tendance marronnière sur la marchandisation de la culture.

a-serious-man-posterToujours est-il que je ne suis pas qualifié pour critiquer, en matière de cinéma. Je n’ai ni la culture, ni le vocabulaire, bref, je n’ai pas la plume qui sied à ce genre d’exercice. Tout juste suis-je bon à vous conseiller le dernier film des Frères Coen (j’en suis réduit à espérer ne pas écorcher leur nom, c’est vous dire mon ignorance), A Serious Man, qui est une perle de décalage, d’atonie et d’intemporalité. Un portrait étrange et magnétique d’une Amérique juive engoncée dans des traditions trop étroites pour une modernité aux larges épaules.

Avec, en prime, un Wollowitz (TBBT inside) en jeune rabbin dynamique et passablement fétichiste.

Truculent.

Feb
07
2010
1

(Movie) Dactylow rocks

Juste parfait. Musique parfaite. Couleurs parfaites. Diction parfaite. Photographie parfaite. Autisme parfait.

Jan
27
2010
4

(Film) Le meilleur des moments les plus cheesy au cinéma

Screen shot 2010-01-27 at 11.44.13 AMUn mot difficile à traduire que ce cheesy : comprenez quelque chose entre culcul et nunuche, voir gnan-gnan. Encore une fois, la supériorité de la langue française en matière de romantisme outrancier est mise en exergue : nos mots sont bien plus drôles. D’ailleurs, notons que cheesy, ça peut aussi faire référence à nous autres fiers mais désespérément galants froggies.

Bref, un best-of des meilleurs moments de ce genre au ciné, avec PLEIN de références. Il y a du lourd, du baveux, de la naïveté dégoulinante et de l’émotion en camembert.

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Jan
22
2010
4

(Music) Daft Punk – Fragile (Tron Legacy BO)

Screen shot 2010-01-22 at 5.19.47 PMIl semblerait que ce soit le dernier Daft Punk, quoique les rumeurs aillent bon train sur le net quant à savoir QUI a bien pu dénicher cette séquence, et surtout OU. Néanmoins, le morceau s’appellerait Fragile, et fait partie de la bande originale de Tron Legacy, le remake du monument de la Sci-Fi que reste Tron, et dont les Daft mixent l’ensemble de la bande-son.

Ca n’augure que du bon, au moins pour le côté musical.

Jan
19
2010
0

(Cinema) Top 20 by Quentin’

Voici la liste des 20 films préférés de Tarantino depuis qu’il fait du cinéna ainsi qu’une petite vidéo explicative.

  • Battle Royale
  • Anything Else
  • Audition
  • Blade
  • Boogie Nights
  • Dazed & Confused
  • Dogville
  • Fight Club
  • Fridays
  • The Host
  • The Insider
  • Joint Security Area
  • Lost In Translation
  • The Matrix
  • Memories of Murder
  • Police Story 3
  • Shaun of the Dead
  • Speed
  • Team America
  • Unbreakable

Je ne connais pas tous les films mais j’approuve la plupart d’entre eux. Notons les goûts prononcés pour le cinéma asiatique. (Pour le film Blade, ce n’est pas Blade le tueur de vampire mais http://www.imdb.com/title/tt0112800/ “The blade”).

Dec
16
2009
2

(Trailer) Tim Burton – Alice au Pays des Merveilles

Il me faut bien avouer que ce second trailer est déjà bien plus convaincant que le premier, qui me faisait craindre un immense gâchis de l’oeuvre majeure de M. Carroll.

D’autant que l’ambiance si particulière du Pays des Merveilles est loin d’être aisée à rendre à l’écran : la folie est à nulle autre chose pareille. Vouloir en faire montre de manière trop brutale serait aussi désastreux que de le faire de manière trop légère : il faut savoir en doser habilement les composantes.

Le parti-pris graphique, en hommage à la fois au DA de la grande période de Walt et à l’univers retro-vintage-steam-punk de Tim, semble laisser filtrer juste ce qu’il faut de réel pour crédibiliser l’ensemble, tout en sous-tendant nombre des gabegies inhérentes au background d’Alice : anthropomorphies aléatoires, répliques bien senties, character design savamment tordu…

Reste à voir ce que donnera la cohérence de l’ensemble, particulièrement pour ce qui sera de la trame scénaristique. Ne s’improvise par Lewis qui veut, et les derniers essais de Tim en la matière n’incitent guère à l’optimisme des puristes dont nous sommes. S’il retrouve le niveau de Beetlejuice ou d’Edward, je ne dis pas, mais si c’est pour demeurer au niveau des Noces Funèbres, ça risque de mal se passer.

Alea jacta est, comme disait l’autre en passant le fleuve.

Dec
13
2009
4

(Pic) Undead, undead

Parce que Bela était l’Homme idéal. Son accent hongrois et son jeu d’acteur si impeccable.

Bauhaus, mes amis :

“White on white translucent black capes
Back on the rack
Bela Lugosi’s dead
The bats have left the bell tower
The victims have been bled
Red velvet lines the black box
Bela Lugosi’s dead
Undead undead undead
The virginal brides file past his tomb
Strewn with time’s dead flowers
Bereft in deathly bloom
Alone in a darkened room
The count
Bela Lugosi’s dead
Undead undead undead”

J’ai trouvé une compilation géniale de covers de “Bela Lugosi’s dead”, notamment des Pogues avec Strummer.

Le génie informatique : ok. Je suis une geek.

Dec
02
2009
5

(Drogue) Marilyn buzz toujours

Screen shot 2009-12-02 at 8.13.34 PMCeux qui me connaissent savent que j’abhorre ce nouveau syntagme à la mode, que les journalistes s’arrachent : le “buzz”. Outre le côté Julien Lepers qui me vient inévitablement à l’esprit, l’image d’un hippie dreadonnant ne laisse pas de me hanter une fois le mot prononcé.

Mais il a un autre sens, plus argotique, qui nous permet ici de faire le lien avec cette charmante vidéo de Mlle de Castille, où l’on retrouve les boucles blondes décolorées de Marilyn dans un cadre plus intimiste qu’à l’accoutumée.

C’est naturel, c’est élégant, c’est plein de sourire. Nonobstant le buzz, j’approuverai presque.

Dec
02
2009
5

(Cinema) Empire a 20 ans : la crise du (re)make up


Screen shot 2009-12-02 at 1.23.42 PM

Et pour fêter cette occasion, un joli panel de stars se sont prêtées au jeu d’un own remake, en se remettant l’espace d’une série dans la peau de leurs personnages les plus célèbres.

Si la mise en scène simple et sobre attire forcément l’oeil, celle de Hannibal reste, à mon sens, la plus agréable. Le seul regard d’Hopkins aurait probablement été suffisant, mais avec l’ajout de cette vitre, c’est toute l’atmosphère du film qui revient. La simple épée de Viggo est également bien vu, tout comme la présence du duo Eastwood-Freeman.

La série en son entier juste là (via @AlexHervaud).

Note : celle de Harry Potter est juste là pour les talons d’Emma Watson, big up ChaCha. ;)

Dec
01
2009
1

(Trailer) La Bataille des Briques : Halo version Lego

Un court-métrage de 25 minutes, ayant représenté près de 6 ans de travail pour son réalisateur, et basé sur le scénario de base d’Halo, le tout en stop-motion.

Avec des Legos.

Pour vous donner une idée de l’ampleur du travail, imaginez la petitesse des pièces, et la longueur du film : pour faire 25 minutes, il a du filmer au bas mot une centaine de milliers de scènes. J’hésite à crier au fou ou au génie. Crions aux deux.

from The (Little) BaKa Book

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Dec
01
2009
0

(Catastrophe) NYC détruite sur du Gershwin #welovedestruction

Je crois que l’on peut dire que c’est vraiment classe. La destruction a ceci de fascinant que l’on met toujours en rapport sa rapidité et la lenteur avec laquelle les choses qu’elle délite se sont faites. C’est également une frustration : on se dit que taper du zombie dans NYC vidée de tous ses autres habitants, il n’y aura que Will pour en profiter.

Néanmoins, l’idée de génie était ici d’orchestrer cette destruction de main de maître, à l’aide d’une élégante Rhapsody in Blue. Le rythme, l’emphase, l’exergue et le final : tout y est pour que le spectateur, enfin, s’y retrouve. Une belle entropie ultra-rapide, voilà l’avenir.

Or une belle destruction maîtrisée, à la Ledger-au-visage-barré-de-rouge, c’est d’un diabolique machiavélisme dont on se surprend à admirer les méandres sombres. Tandis que bon, la démesure façon 2012, c’est du déjà-vu : la Nature nous tamponnera le coquillard de toute façon.

from The (Little) BaKa Book

Nov
09
2009
2

(Timesaver) Résumé de films en 30s (par des lapins)

Pour des lapins.
The Wolf Man, Top Gun ou encore les excellents Harry Potter (je parle des parodies lapinées en ajoutant ce mélioratif, bien sûr) sont au programme de Starz Bunnies Theater, comprenez le Cinéma des Lapins-Etoiles. Ouais, on est old-school, on n’use d’anglicisme qu’avec parcimonie lorsque faire se peut.

Ou pas.

Merci @dokdoyle pour la découverte. J’te dois un chapeau.

from The (Little) BaKa Book

Oct
12
2009
2

(Movie) Cette « obscure clarté » : Was nüszt die Liebe in gedanken ?

Gunther Scheller, ainé d’une famille aristocrate allemande est l’un des membres fondateurs du Club des suicidaires. Ce Club de 1927 a réellement existé. Achim von Borries (le réalisateur) met en scène ce fait divers qui a dérangé l’Allemagne de l’entre-deux-guerres.

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Dès le deuxième plan, le décor est planté autour de ce (divin personnage). Gunther lit un livre dont l’intitulé est  du Suicide . Il est « ailleurs», non pas dans le sens décalé, ou rêveur, mais plutôt désinvolte et absent. C’est en Salle de Retenue qu’apparait Paul le poète, son « associé ». Il est de nature réservée. Issu d’un milieu modeste, « le prolétaire » au caractère effacé est un narrateur actif . Il sera le seul survivant du binôme.

Gunther est ce jeune homme charismatique à l’allure élancée et à la blondeur étincelante, (quelque peu ravageur et torturé). Cet « ailleurs », qui le caractérise tant, se retrouve en une discrète affection pour l’Absinthe. Il peut tout aussi bien être violemment passionné (l’exemple de la scène dans la cave) que nonchalamment amer. Il joue le rôle du « voyant ». Il a conscience de la nature de ses semblables. Il différencie ceux qui aiment et ceux qui sont aimés. Il a connaissance de la sensualité que dégage sa sœur Hilde (cette fille « qui a tant de passion en elle »). Hilde est membre du Club, à son insu. Elle aime tant à séduire qu’elle attire Hans (l’amant bisexuel) et l’extirpe des pattes de Gunther.  Lorsque  Gunther réalise que Hans ne l’aime pas, son visage s’assombrit, ses joues se creusent et  son regard semble inerte. C’est à ce moment là qu’il va accomplir le pacte du Club.

Là, mes amis, ils ne faut pas rêver. Au fond, ça me tue de vous parler de ce film. J’aurai voulu le garder secret pour moi et quelques autres personnes, qui par un pur hasard m‘ont demandé de le voir (au nombre de trois). Peu importe, je vous conseille vivement de le visionner, (si vous êtes atrabilaire ou Dom Juan).

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Cependant, je peux vous dire pourquoi ce film n’est que pure poésie. C’est parce qu’il réalise une séparation distincte entre deux mondes, un constant parallélisme. Celui d’une  Nature généreuse/abondante signifiant la vigueur, la musique, l’humidité, la sensualité environnante que dégage la jeunesse; et d’une Nature aride comme lors de la formation du Club, ou lors des appels à la tristesse et au silence quand les deux protagonistes se retrouvent seuls. Le clair-obscur, non pas dans son interprétation baroque, mais plutôt dans le principe d’opposition entre faits et gestes ne mérite qu‘à être contemplé. Cette idée de luminosité “poétique” tantôt obscurcie avait été développée dans le film Éclipse Totale, où nous étions face à l’expression des  sentiments amoureux de Verlaine & Rimbaud. La beauté des images et l’amplification du son, quand les deux personnages sont seuls étendus dans la Nature est purement ineffable (j‘en ai la chaire de poule).

L’ensemble du « flim » tourne autour des dernières heures avant l’instant fatidique, (et ce film est d’une exquise finesse visuelle). On peut retrouver ce principe dans Last Days de Gus van Sant (oui, je m’étais endormie au ciné… mais ça c‘est juste parce que Michael Pete & sa bouche de poulpe me sortent par les yeux). Mais ici, les dernières heures sont tantôt vaporeuses et funestes, tantôt libertines et sauvages. J’avouerai que mon affection pour Was nüszt die Liebe in gedanken ? réside dans la qualité visuelle des images et du travail accomplit  sur les effets opalins & ambrés.

Mais encore une fois, je n’arriverai pas à vous dire clairement pourquoi. C’est surement mon autisme enfantin qui vous tord le cou (oui, pensez à la pendaison, « ça se marie bien » avec l‘atmosphère du film).

Aug
24
2009
5

(Ciné) Inglourious basterds, le retour

Il y a quelques mois, cet excellent Sir Laquais vous proposait généreusement la bande annonce du dernier Tarantino, “Inglourious Basterds”. Quel charmant homme ce Laquais. Et beau avec ça. Mais trêve de compliments, au-delà nul ne me croirait plus.

Abordons plutôt le sujet qui me préoccupe tantôt. Il s’avère en effet que, profitant hier des largesses de mon petit frère qui m’offrait si gentiment le cinéma (non ce n’est pas de l’exploitation des puînés je vous vois venir), et bien donc, profitant de cette opportunité je l’accompagnais assister au spectacle sanglant d’une lutte anti-nazis.

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Seigneur Dieu, que n’avais-je pas fait. Car voyez-vous, Inglourious basterds, c’est un peu comme le beurre sous le nutella d’une tartine de nutella, un régal pour les yeux comme pour les papilles (mais moins pour les papilles que pour les yeux et vice et versa). Ah mes aïeux, quel bonheur.

Scotché pendant 2h30 sur votre siège (par ailleurs fort confortable je vais peut-être investir dans un cinéma) à vous délecter de la lutte entre le colonel Hans Landa (côté naziiiiii ach!) et le lieutenant Aldo Raine dit l’Apache (Brad pitt dans toute sa splendeur), redoublant tous deux de ruse et de sournoiserie et de fourberie et et et …enfin vous m’avez compris je pense.

Alors certes les Basterds, ils font pas dans la dentelle. Bien entendu, ils sont pas gentils gentils (même Brad hun). Mais bon quand même ils envoient de la terrine si vous me permettez l’expression. “Rechercher un nazi avec des juifs..quelle drôle d’idée”, diront-certains (OSS 117 je cite), ba il rigolerait moins l’jeannot s’il voyait la redoutable efficacité des yankees scalpeurs de nazis.

Et le plus surprenant reste sans doute la prestation de Christoph Waltz, l’acteur incarnant “le chasseur de juifs”, dont le jeu étincelant fait oublier la barbarie de son rôle. Et si ça c’est pas beau!

Avec donc un casting plutôt sympathique: Diane Krüger, Brad Pitt, Christoph Waltz, Mike Myers (toujours aussi cocasse dans le rôle d’un général anglais), Daniel Brühl (qui a enfin fait un autre film que goodbye Lenine) et autres Mélanie Laurent, pour un film bien réalisé, une intrigue bien ficelée comme on les aime et un style tout tarantinien dont je suis désormais fan.

Bref, comme dirait ma tata Mawie-Théwèse de Pointe-à-Pitwe :

“C’est d’la balle Fwèwe.”

Jul
21
2009
3

(Music) Dis, tu aimes The Moldy Peaches ? Mais oui Courgette.

juno_soundtrackAller à l’essentiel, c’est quand même mieux. Ne dites pas…

Concombre : Dis, tu connais The Moldy Peaches ?

Ce à quoi un interlocuteur à l’esprit vif répondra :

MieL : Niuuh ?

Dites plutôt…

Courgette : Dis, tu aimes The Moldy Peaches ?

Le fait est que la réponse reste la même MAIS, dans un autre contexte, il existait une possibilité pour que cette formulation constitue un gain de temps substantiel. Or, le temps, c’est autant de films vus en plus.

On fait comment quand on ressemble vaguement à un personnage inconnu d’un film qu’on a jamais vu ?

Non, ce n’est même pas une allusion quelconque, ne vous méprenez pas. Je n’ai jamais vu Juno.

Or c’est de ça que l’on parle, mais vous l’aviez compris.

Sinon, oui, Courgette est un superbe surnom.

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