Well, vous avez pu le remarquer chez BaKas, les billets se font rares. Non pas que le contenu ait sournoisement convenu de filer entre mes doigts (puissants)(quoiqu’abîmés en ce moment) dès que je daigne paraître, mais plutôt qu’il faille prendre en considération un nouveau rythme de travail.
Un rythme, c’est quelque chose de tout à fait primordial.
Je vois déjà venir les sourires narquois bien à-propos de ceux qui ont eu l’insigne honneur de me voir sur une piste de danse : j’emploie bien sûr ici un présent de vérité générale, je ne raconte pas ma vie. Ca se saurait, si je comblais les vides (dont la nature a horreur, m’a-t-elle confiée au détour d’un café dimanche midi)(sympa la nature d’ailleurs, pas pédante pour un sou)(mais pour deux, c’est une autre histoire) en vous narrant des (més)aventures persos.
Mes parenthèses vous font chier ?
Tant mieux, bordel. Tenez, précipitez-vous chez votre libraire et faites moi deux heures de Rodrigo García, histoire de comprendre pourquoi je vais dorénavant ponctuer toutes mes phrases par un bordel bien senti. Le mot, pas le lieu, bordel.
Le rythme donc. Rapide, lent, avec un beat redondant, une phrase dominante, une trame plus ou moins difficile à cerner, un ensemble de symphoniques qui, quelque part, définissent ce que nous sommes. C’est pas de moi, bordel, c’est du Bergson, et il ajoutait rien moins que nous n’étions finalement que des successions de notes, dissemblables, mal assorties, illogiques et ne procédant donc pas de quelque schème prédéfini, mais construisant de par cette altérité “notre” histoire, unique. Comprenez qu’on ne peut donc simplement être une succession de notes finie : nous sommes toutes les notes déjà jouées, les motifs qu’elles constituent, celles qui se jouent maintenant, maintenant, et encore maintenant alors même que vous me lisez, mais – et c’est là que c’est fort – aussi celles à venir.
Dans le rythme, il y a une part de réminiscence, qui permet de convoquer une potentialité de futur. Ouais, bordel. En gros, je suis, tu es, nous sommes chacun ma, ta, nos propre(s) cacophonie(s).
Ma cacophonie, en ce moment, c’est beaucoup de café, du Goya, de la déco (mais pas du Damidot, bordel), des post-its vert et orange, des balades nocturnes, des tartines, et un peu de préparation de crémaillère du QG de la Sphère. Tiens, pendant que j’y pense on va teaser un peu : le plus gros des deux cartons fait à peu près 60 de long sur 35 de large et 40 de hauteur. Baba, Loulou, vous pouvez commencer à cogiter, good luck.
Pendant que j’y suis (yep, je ne regarde pas à la dépense en clavier aujourd’hui), la bonne idée du jour c’est d’aller manger des bagels. Pour les lyonnais c’est chez “Chères cousines“, juste là, et vous prenez une formule Jazz, Dr Pepper et cookie noir. Vous mangez tout et vous en redemandez, bordel. Sur l’échelle des “must-go-to-eat-because-it’s-way-too-cool-mmm’see” je dis un bon 8/10 (les cookies de Laura Todd étant à 10)(comme les tuiles géantes Perroudon)(et les pralines Violettes & Berlingot)(et ta soeur, bordel).
Love.