Mar
07
2010
3

(Tchou-tchou) En voiture Courgette

Alors que je m’écriais une fois encore devant l’esthétique folle d’Ergo Proxy (que je vous conseille par ailleurs), @Paingout a soudain investi ma timeline avec la charmante incongruité qu’on lui connaît. Placer Courgette dans un billet serait chose simple si je faisais simplement référence au surnom dont j’affuble mon cher Préfet, mais ce serait un peu facile.

Je vais donc tenter de le faire en vous parlant de voitures.

Et plus exactement de cette expérimentation qui est en cours sur les routes de France, de Navarre et d’un peu plus loin, et qui projeterait d’automatiser le principe de la chenille. L’idée, c’est de faire en sorte que des voitures puissent se suivre à faible distance, derrière un “leader”, et ce afin d’économiser du carburant (et par là-même la couche d’ozone).

En gros, faire un train où chaque voiture serait un wagon. L’idée en elle-même paraît être enfanté de la doctrine du “transport en commun individuel” initiée par les Vélo’v. Ici, chacun pourrait utiliser sa voiture personnel, tout en choisissant de jouer en équipe.

*Ceci est la plus mauvaise métaphore du monde*

Comme si les tranches d’une courgette revenaient de leurs salades niçoises respectives pour reformer leur légume* initial, avant de se séparer à nouveau.

*Fin de la plus mauvaise métaphore du monde*

Ceci étant, même si la réalisation risque de poser des problèmes d’ordre pratique, l’idée est intéressante. Elle fait appel aux responsabilités des automobilistes, au même titre par exemple que les initiatives de covoiturage. A voir si les constructeurs, les conducteurs et les pouvoirs publics jugent l’applicabilité suffisante.

Histoire qu’on puisse faire des sudoku au volant plus facilement.

Pour voir la suite des images de démo, c’est par là.

*j’ai un doute, la courgette est bien un légume n’est-ce pas ?

Feb
23
2010
0

(WTF) Barney Stinson Président !

Président, pas comme le beurre, mais plutôt comme 2012. Et parmi les candidats pour cette course folle à la présidentielle, Barney Stinson. Si. Il y a même un blog.

Et ses propositions sont très cools. Il veut même faire de la France an awesome country. Et, bien sûr, que l’on soit tous suited up. La question c’est de savoir si le remplacement de la Constitution par le Bro Code sera validée ou non par le Conseil Constitutionnel. Jacques est sympa, mais peut-être pas à ce point. Jean-Louis peut-être ?

Feb
19
2010
9

(Culture) Le mal, l’amour et Moundir

Voilà ça y’est, les forces du mal sont online, tout espoir est perdu. Dark Vador est sur Facebook. Bientôt Satan, Adolphe Hitler ou je sais pas moi, Dany Boon ou encore la meuf des Pussycat Dolls avec les gros sourcils et alors le web sera saturé d’une énergie négative qui transformera probablement l’univers en une gigantesque partouze démoniaque, nazie, et de droite.

Mais soyons bienheureux, les forces de l’amour sont là elles aussi ! Bon elles tirent un peu la gueule les forces de l’amour hein, on sent le botox en solde et la jeunesse passée à se faire culbuter sur une palette ou en salle de pause dans un ALDI de province mais elles descendent direct du ciel et aussi de la chaîne TMC pour sauver mon mercredi soir. Les forces de l’amour c’est les quatorze gonzesses de “Moundir, l’aventurier de l’amour”, une sorte de Greg le millionnaire en plus cheap avec des moches (14 donc) qui doivent séduire Moundir le gros macho philosophe de Koh-Lanta et avec Laurence Boccolini qui présente. Et alors c’est à ne rater sous aucun prétexte, c’est un concentré de ce que le manque de budget, de sex-appeal et de bon goût ont fait de meilleur. C’est un peu l’émission dont je rêvais depuis des années, une sorte de “Next” avec du scénario, des rivalités à la Dallas et puis avouons que Moundir est un putain de génie. Je pense à un JCVD, mais en plus oriental quoi. Pour en revenir aux concurrentes, on notera que la grosse Boccolini c’est encore la plus acceptable, dommage qu’elle ne fasse que présenter. On trouvera donc Marie qui ressemble à s’y méprendre à un Trex prêt à t’arracher la carotide, Amal la cancéreuse de la peau ou encore deux ou trois accros à la crystal meth avec des paupières bien hideuses. Quel combat, quel suspens!

Mais qui remportera ce combat titanesque ?

Feb
04
2010
0

(Mode) Prends en de la graine !

The Advanced Style

Car vous aussi, vous avez toujours trouvé que votre Mamie avait la pure classe, ou que votre Grand-Père envoyait du steak sur les vieilles photographies.

Jan
16
2010
4

(Love) Omegle, redécouvrez l’amour

Le gros souci avec 3615 ULLA et Meetic c’est que direct tu sais à qui t’as à faire. Chacun complète son profil avec âge, taille, poids, centres d’intérêt et configuration génitale et pouf, le mystère de la séduction se transforme en discutions à la « j’ai vu que tu aimes Jean-Paul Belmondo. Moi aussi je kiffe Bebel, et je te kiffe aussi car tu es comme lui. Bebelle ». On dirait du Laurent Ruquier.  Ouais, si le cyber-amour n’est pas mort alors il a le visage bouffi de Laurent Ruquier ce qui entre nous n’est guère mieux.

Les derniers vrai romantiques du web se tourneront donc vers Omegle qui est un chat dont le concept est rudement simple : « Parlez à de parfaits inconnus ». Mais vraiment hein ! Le site vous  balance au hasard avec un autre interlocuteur, ni pseudos ni adresses, rien, et puis si vous tombez sur un type trop fadasse vous pouvez demander un nouvel inconnu d’un seul clic. Alors certes beaucoup de prétendants vous demanderont « U suck ? » en guise de bonjour mais c’est peut-être le prix à payer pour enfin rencontrer l’être raffiné et sensible qui se cache derrière ce scrotum.

Omegle

Nov
15
2009
3

(Weird) Glorifions l’étrange : c’est l’art du quotidien

Nous, BaKas, défendons fièrement les couleurs des iconoclastes au quotidien. Nous ne revendiquons pas une différence en elle-même. Nous faisons plutôt montre, en règle générale, d’une normalité de bon aloi dûment mâtinée de passages décalés, étranges, voir dérangeants.

C’est quelque chose de répandu : tout grain de folie n’a pas besoin d’être évident pour exister. Se parler à soi-même, s’émouvoir à chaque écoute d’un morceau en particulier, penser des choses bizarres, aimer s’habiller bizarrement chez soi… Autant de choses que vos amis, même les plus proches, ne savent pas forcément, mais qui témoignent de votre étrangeté.

Vous êtes, deep down, un weird. Que vous assumiez ou que vous attribuiez encore certains de vos manies à un contexte particulier, il n’en reste pas moins que le weird, quelque part, vous aimez ça.

Combien des situations ci-dessus avez-vous déjà vécu, ou quelque chose d’approchant ?

Je crois bien que j’en suis à 9.

Hum.

Merci @DokDoyle, comme souvent pour ce genre de trucs. ;-)

from The (Little) BaKa Book

Nov
11
2009
0

(Société) Les poignées de main, c’est old school

- Angela, je crois que toi-même tu sais tu peux pas test (Pepito®).
- Nicolas, voyons, on nous regarde, nous représentons l’amitié franco-allemande, soyons dignes.

Les poignées de main, les attitudes roides et les manières engoncées ne font plus recette : à l’heure où Paris Match a plus de chances de survie que Le Monde Diplomatique, il faut faire dans le chaleureux, le fraternel, l’amour et la sensualidad. Exit les photos officielles maniérées, la vague des leaders politiques jeunes et pleins de doigts a pris le relais.

Il faut dire que pour célébrer un anniversaire aussi ambigu que celui de l’Armistice, il convenait de faire montre d’un geste qui, lui, ne le serait aucunement dans son interprétation.

L’accolade, donc, plutôt que la poignée de mains. Un soutien mutuel plutôt qu’une tentative respective de se priver d’une ou deux phalanges, et voilà la France revancharde et l’Allemagne meurtrie réunies sur les décombres d’un mur et les lambeaux d’une mémoire évanescente.

Et dire qu’il y a encore des pessimistes. Que demande le peuple ?

from The (Little) BaKa Book

Nov
11
2009
5

(Book) Tu ne me fous pas le bourdon mais plutôt le bombyx !

Gabrielle Wittkop vous présente Lucien, charmant antiquaire parisien à l’allure impeccable quoique légèrement trop musclé…

Wittkop est Lucien. Lucien est amoureux. Lucien est poète.

Bien loin du vulgaire Marquis, l’auteur peint l’Amour sans limites d’un antiquaire pour ses morts. Il est leur dernier visiteur… Lucien jouit de ses amours nécrophiles, il agit avec pudeur et dans la décence la plus respectable. Ces amours sont comme ceux des vivants, ils se « lassent » ou se « déchirent » avec le Temps. Cependant, nous ne finiront pas tous jetés dans la Seine (en théorie… non ne pensez pas à votre dépouille ou à celles des autres) (grâce à la décentralisation, nous pouvons également finir dans le Rhône, le Rhin, ou dans un simple petit ruisseau… on peut dresser un chouette décor macabre, bref).

L’amie Wittkop, comme le disait Miel suite à mon prêt, « est une poétesse ». C’est grâce à sa poésie que l’on oublie la nature des actes accomplis par le protagoniste. On abandonne toute notre morale, nous sommes débarrassés de tous jugements. Les seuls moments nous rattachant au monde des vivants sont les rapports avec la concierge ou les femmes de ménage animées par le doute. Autant dire, que l’auteur aurait voulu créer un certain décalage entre la Hauteur de Lucien (visiblement son fonds de commerce est très intéressant…) et le manque d’ouverture d’esprit signifié à travers les petites gens.

(Oui, il faut l’avouer, ce livre est snob).

On ne dit pas réellement pourquoi on aime ce bouquin, on échange parfois un simple « sourire entendu » avec un autre lecteur.

(pic)

Oct
12
2009
2

(Movie) Cette « obscure clarté » : Was nüszt die Liebe in gedanken ?

Gunther Scheller, ainé d’une famille aristocrate allemande est l’un des membres fondateurs du Club des suicidaires. Ce Club de 1927 a réellement existé. Achim von Borries (le réalisateur) met en scène ce fait divers qui a dérangé l’Allemagne de l’entre-deux-guerres.

parfum-d-absinthe-2004-08-m

Dès le deuxième plan, le décor est planté autour de ce (divin personnage). Gunther lit un livre dont l’intitulé est  du Suicide . Il est « ailleurs», non pas dans le sens décalé, ou rêveur, mais plutôt désinvolte et absent. C’est en Salle de Retenue qu’apparait Paul le poète, son « associé ». Il est de nature réservée. Issu d’un milieu modeste, « le prolétaire » au caractère effacé est un narrateur actif . Il sera le seul survivant du binôme.

Gunther est ce jeune homme charismatique à l’allure élancée et à la blondeur étincelante, (quelque peu ravageur et torturé). Cet « ailleurs », qui le caractérise tant, se retrouve en une discrète affection pour l’Absinthe. Il peut tout aussi bien être violemment passionné (l’exemple de la scène dans la cave) que nonchalamment amer. Il joue le rôle du « voyant ». Il a conscience de la nature de ses semblables. Il différencie ceux qui aiment et ceux qui sont aimés. Il a connaissance de la sensualité que dégage sa sœur Hilde (cette fille « qui a tant de passion en elle »). Hilde est membre du Club, à son insu. Elle aime tant à séduire qu’elle attire Hans (l’amant bisexuel) et l’extirpe des pattes de Gunther.  Lorsque  Gunther réalise que Hans ne l’aime pas, son visage s’assombrit, ses joues se creusent et  son regard semble inerte. C’est à ce moment là qu’il va accomplir le pacte du Club.

Là, mes amis, ils ne faut pas rêver. Au fond, ça me tue de vous parler de ce film. J’aurai voulu le garder secret pour moi et quelques autres personnes, qui par un pur hasard m‘ont demandé de le voir (au nombre de trois). Peu importe, je vous conseille vivement de le visionner, (si vous êtes atrabilaire ou Dom Juan).

89527881_e01bd9fff6

Cependant, je peux vous dire pourquoi ce film n’est que pure poésie. C’est parce qu’il réalise une séparation distincte entre deux mondes, un constant parallélisme. Celui d’une  Nature généreuse/abondante signifiant la vigueur, la musique, l’humidité, la sensualité environnante que dégage la jeunesse; et d’une Nature aride comme lors de la formation du Club, ou lors des appels à la tristesse et au silence quand les deux protagonistes se retrouvent seuls. Le clair-obscur, non pas dans son interprétation baroque, mais plutôt dans le principe d’opposition entre faits et gestes ne mérite qu‘à être contemplé. Cette idée de luminosité “poétique” tantôt obscurcie avait été développée dans le film Éclipse Totale, où nous étions face à l’expression des  sentiments amoureux de Verlaine & Rimbaud. La beauté des images et l’amplification du son, quand les deux personnages sont seuls étendus dans la Nature est purement ineffable (j‘en ai la chaire de poule).

L’ensemble du « flim » tourne autour des dernières heures avant l’instant fatidique, (et ce film est d’une exquise finesse visuelle). On peut retrouver ce principe dans Last Days de Gus van Sant (oui, je m’étais endormie au ciné… mais ça c‘est juste parce que Michael Pete & sa bouche de poulpe me sortent par les yeux). Mais ici, les dernières heures sont tantôt vaporeuses et funestes, tantôt libertines et sauvages. J’avouerai que mon affection pour Was nüszt die Liebe in gedanken ? réside dans la qualité visuelle des images et du travail accomplit  sur les effets opalins & ambrés.

Mais encore une fois, je n’arriverai pas à vous dire clairement pourquoi. C’est surement mon autisme enfantin qui vous tord le cou (oui, pensez à la pendaison, « ça se marie bien » avec l‘atmosphère du film).

Oct
09
2009
1

(Love) Yang Ya-Ching : Bons baisers de Paris

Screen shot 2009-10-10 at 12.10.09 AMIl m’arrive quand même parfois de penser que je suis génial et modeste et tendre et viril qu’il y a vraiment des gens qui pensent trop. Et c’est moi qui vous le dis. Soit quelqu’un qui pense (beaucoup) trop par essence. Je ne serais pas en train de vous écrire entre deux pages du dernier Beigbeder* dans le cas contraire.

Cette jeune coréenne charmante répondant au pseudonyme d’Ange-canard suivi du numéro de série de l’archange correspondant, se prénomme en réalité Yang Ya-Ching (du moins à en croire l’excellent Matérialiste) et prône ainsi une théorie assez particulière du tourisme.

Pour elle, rien de mieux pour connaitre une ville que d’en embrasser un échantillon représentatif d’individus de sexe opposé. Et nous parlons certes de baisers de cinéma, d’une chasteté apparente qui laisserait de marbre la plus prude des enfants de chœur, mais tout de même : par ces temps éminemment grippaux, faut pas avoir peur hein.

Néanmoins, l’idée est quand même supersympa, et ça donne de jolies photos toutes simples, et pleines de charme. Forcément, me direz-vous avec ce chauvinisme modeste que le monde nous envie, c’est Paris, et ce sont des Français dont on parle. Lecteurs parisiens, chers amis, si vous la croisez, dites-lui d’aller embrasser le Pont Neuf, il paraît qu’il a des yeux en ce moment.

*Oui je suis un putain de bobo qui a envie de voir Venise inondée depuis le dernier Des Racines et des Ailes, et j’assume. Mal. But still.

Sep
28
2009
1

(Dixit) Être heureux, c’est très sain

Wlodarski.art.pl in Ninja magazine (#13)

Wlodarski.art.pl in Ninja magazine (#13)

People are selfish,

the world is out of control,

the earth is bleeding

but I have decided to be happy

because it is healthy

pages 6-7, issue #13, Ninja magazine

Sep
15
2009
2

(Society) der Fall der Mauer

Screen shot 2009-09-15 at 3.22.49 PMLe 09/11/2009, l’Allemagne fêtera les vingt  ans de la chute du mur. Le 9 novembre 1989 marque la fin de 155km de béton entourant Berlin-Ouest. De ces kilomètres, il en restera trois. Ils sont désormais protégés par les wall peckers. Certains musées en ont même gardé quelques « fragments » (d’ailleurs le Mauermuseum est l’endroit le plus visité de Berlin). Le Musée a centré ses recherches sur les tentatives désespérées de passage entre les deux cotés du mur. On relèvera une des méthodes les plus étonnantes : une montgolfière avait été « conçue » d’après les récits de Verne !

A la date de cet « anniversaire » sera dévoilé, après restauration, un des morceaux du mur décoré par 118 artistes en 1990, l‘East Side Gallery sur Mühlenstrasse.

En 2011 sera inauguré un nouveau bâtiment pour les cinquante ans de la construction du  mur.

Le Land de Berlin conserve l’ensemble des signes distinctifs de la Stasi en les exposant sous vitrines. Sont également conservés les objets relatifs à l’époque de la DDR, tel que des radios, des appareils photos. C’est le « règne » de l’orange ! Les locaux de Mielke sont restés en état, comme pour témoigner de l’existence réelle de cette séparation sauvage.

Les portraits de Honecker trône toujours au dessus de chaque bureau. Bien évidemment, plus dans la même optique. Il s’agit dans sa globalité d’un soucis de commémoration et de pédagogie.

Checkpoint Charlie, sa guérite de contrôle et son soldat (un faux, oui, on allait pas garder le cadavre), autrefois poste frontière entre Est et Ouest, a été reconstitué.

A été inventé le terme d’ostalgie, en vue d’évoquer le quotidien de Berlin-Est disparu, incarné dans un ensemble d’objets. Le DDR Museum expose le mode de vie osti, www.ddr-museum.de/en, . Toutes sortes d’objets y figurent. Le succès du Musée est due à son caractère historique et il faut l’avouer « vintage »;  magnifique canapé, boite de conserve d’époque, etc. (confère Good Bye Lénine)

Par ailleurs, l’ami Ampelmann (les feux rouges de circulation sont incarnés par un petit bonhomme) connait un sacré succès depuis la chute. Grace à Markus Heckhausen, il s’est vu décliné en badge, magnet, t-shirts, mug… A quand la remise de l’Ampelmann de Berlin ?

Quoi de mieux que le commerce & les Arts pour se commémorer le Passé ? (triste sort)

Aller donc dormir à l’Ostel, literie vintage, lingerie vintage…

Faites un tour au Ampelmann Galerie Shop, www.ampelmann.de

Aller chiller au Volkseigentum, www.volkseigentum.eu

Lien : « Né dans la rue-Graffiti», Fondation Cartier, jusqu’au 29 novembre.

Sep
10
2009
0

(Web) Six pieds sous ton frère

Screen shot 2009-09-10 at 2.34.41 AMLa théorie des six degrés postule le fait suivant : si on admet que deux personnes qui se connaissent sont distantes d’un degré de séparation, et qu’une connaissance de l’individu B et à deux degrés de séparation de l’individu A, alors l’entièreté de la population du globe ne serait séparée que par un maximum de six degrés de séparation.

En gros, il s’agit d’une sorte de somme statistique de notre populaire “le monde est petit”. Plus que cela, c’est la la théorisation d’une constatation empirique : le but pour les chercheurs à l’origine de ces études était de savoir jusqu’à quel point le monde était petit, au niveau des relations sociales. Milgram, entre autres, a mis en place l’expérience du petit monde qui est l’une des démonstrations scientifiques possibles de la Théorie des Six Degrés de Séparation (disons TSDS, nous sommes intimes maintenant).

qui-va-pêcher-dans-les-toilettesNéanmoins, la TSDS reste, en l’état, invérifiée : elle dépend par trop des paramètres pour être considérée définitivement. Que ce soit la question de la nature d’un lien social – en gros, qu’est-ce qu’un degré ? A partir de quel stade de “connaissance” peut-on estimer que deux personnes constituent un de ces degrés ? – ou de celle du système considéré, la théorie reste approximative.

Plus les clivages se font jour dans une société, plus il est complexe pour des relations de se créer. Une hiérarchisation croissante aurait donc tendance à accroître le nombre de degrés nécessaires pour relier tous les individus du système social considéré. Les traditions sociales, le contexte – conjoncture, économique ou politique – mais aussi le taux d’urbanisation ou l’homogénéisation culturelle sont autant de facteurs qui entrent également en ligne de compte.

Ceci étant, tout l’intérêt du travail de Karinthy est de mettre en exergue le processus de globalisation sociale.

Car s’il est de bon ton de parler, selon son bord, de la faillite du système libéral ou de sa renaissance au vu du contexte actuel, il faut bien noter que toutes les voix s’élèvent de concert pour souligner la mondialisation économique. De toute évidence, c’est omettre une partie des liens possibles entre les gens que de se limiter à ceux purement pécuniers.

Quant à savoir quel part ces derniers représentent dans l’ensemble des relations que peuvent entretenir les individus entre eux ma foi…

Pour illustrer le shmilblick, vous remarquerez l’effort pédagogique qui a été fait dans la partie graphique.

Aug
16
2009
2

(Sunday Song) Stevie Wonder & Paul Mc Cartney – Ebony & Ivory

C’est dimanche ! Et le dimanche, c’est Sunday Song. Parce que sinon, ben ça s’appellerait pas comme ça.

Allez, pour le côté kitsh, pour la tronche de Mc Cartney, pour les cheveux de Stevie, pour le piano géant et pour le message d’amour photographo-menuisier.

Comment ça j’ai loupé l’interprétation de la chanson ?

Aug
07
2009
0

(Buzz) Le mariage à la minnesotienne et la communautarisation du meme

Je lisais l’article fort intéressant de @vincentglad sur cette vidéo quand je me suis rendu compte que certains d’entre vous, chères lectrices, chers lecteurs, avaient peut-être réussi à lui échapper jusque là. Et par cette vidéo j’entends le clip de l’entrée à l’église de Jill & Kevin, qui dansent sur Forever, de Chris Brown.

Malgré le fait qu’elle ait pollué pendant trois jours ma timeline Facebook et qu’il faille bien sûr rendre compte de son côté longuet, il n’en reste pas moins qu’elle totalise près de 34 millions de vues et que le phénomène ne semble pas en passe de s’essouffler. Il s’agit donc, si ce n’en est déjà un, d’un bon gros meme (1) en puissance.

Comme l’analyse avec clairvoyance l’auteur de l’article dont je m’inspire ici, YouTube n’est en réalité qu’un gros MTV vaguement réhaussé de quelques participations amateurs “pour faire bien” et pour lisser le côté “user generated”. Il n’est que de voir nos propres usages : je ne sais pas pour vous, mais mon premier réflexe quand je cherche à écouter une chanson c’est de lancer une recherche Dailymotion. D’ailleurs, si je n’ai aucun des Deezer, Jamendo et autres Pandora-like en favoris, DM y a une place de choix. C’est humain : nous n’aimons rien tant que pouvoir associer à un son quelconque une image qui colle bien.

A partir de là, il est intéressant de constater que la plupart des memes, de nos jours, partent d’une vidéo, ou, mieux encore, d’un clip. Mais plus que cela, et cela se ressent dans l’évolution du marketing viral, il devient prépondérant de construire un véritable écosystème autour du support de base : des forums en parlent, d’autres utilisateurs en font des parodies, y répondent, la remixent, publient des dérivés sur d’autres support… Nul doute qu’existent déjà des motivationnal posters ou des lolcats reprenant le concept du Jill & Kevin Wedding.

D’ailleurs, Evian l’a bien compris avec sa dernière campagne, qui comprenait teasers, final cut et making off, sans compter les indispensables sites dédiés, pages FB et autres relais blogs.

Bref, le futur, c’est la communauté. Ce n’est pas nouveau, Max Weber ne l’aurait certainement pas dit autrement, mais à l’heure où la technique facilite justement la communication, c’est plus que jamais d’actualité.

(1) La définition du meme est donné dans le billet lié, mais bon, pour les flemmards : phénomène internet qui se cristallise autour d’un support numérique quelconque, le plus souvent une vidéo mais aussi une image, un son ou une animation, et relayé de manière (très) abusive au vu de l’intérêt intrinsèque du contenu via des blogs, des mails et autres plates-formes NSFW.

©2009 BaKaSphere Inc. & BaKaSphere.com :: Proudly powered by WordPress & Aeros 2.0 by TheBuckmaker.com