Un titre des plus énigmatiques, j’en conviens, mais je suis certain qu’après les quelques billets pour le moins pauvres en texte qui ont précédés, vous vous languissiez de la prose indigeste qui caractérise ma plume surannée et malhabile.
Chapitre premier : Diaspora
En ce moment, côté BaKaSphere, c’est un peu étrange. Il faut dire que notre diaspora internationale à visée de domination longue-termiste du monde n’est pas pour rien dans les divers amalgames, incompréhensions, mails décousus et autres onomatopées joyeuses qui ponctuent nos glorieuses relations internes. Le Laquais s’est exilé au Pays-des-Cathédrales-mais-pas-que, tandis que Paname a retrouvé avec le sourire un Tobi boosté par un séjour outre-Rhin des plus enrichissants. Sur le plan de l’expérience du moins, côté ressources financières, c’est toujours le vau-l’eau estudiantin coutumier, vous savez ce que c’est.
Sandrou est à Copenhague, en train de se dorer la pilule du côté d’Oslo pendant le week-end, Chacha se balade à Kyoto, en faisant semblant de faire un stage tout en passant le plus clair de ses journées à faire des karaokés stridants aux quatre coins de son tiékar en fort agréable compagnie – big up® -, Clo est dans la capitale du Pays-des-castagnettes-et-des-taureaux (et des mandarines)(et du nougat aussi, enfin, du turòn)(et de plein d’autres truc hyper-bons), bref, la chose avance petit à petit. Un p’tit coucou à Thi-Kim qui expérimente la Corée du Sud à la suite de ce cher @DokDoyle (qui lui est de toute manière allé partout).
Bref, restent à Lyon les meilleurs – on se rassure comme on peut -, mais avant d’aborder ce sujet, j’ai juste envie de vous faire profiter tel quel d’un mail élégamment intitulé “Rouen, capitale du négationnisme (1)”, de la part du Laquais.
Chapitre deuxième : Twin Towers
J’ai une grosse question existentielle qui me taraude, qui occupe mes jours, qui hante mes nuits : tu penses qu’être allé à une soirée “Twins” (comprendre qu’il fallait aller danser dans je ne sais quelle boîte sordide accoutré de manière ridicule et similaire à un partenaire, d’ou le nom “twins”, fallait avoir un jumeau quoi) déguisé en twin towers (avec ma coloc’) soit une bonne chose ?
Ce qui me chagrine le plus c’est que les gens cautionnaient. On a gagné le premier prix, champagne payé par la maison et tout le bordel alors qu’avec un minimum de bon goût la plèbe nous aurait lapidés. Ma coloc’ me jetait un avion en carton dessus et les gens riaient. Le cynisme et l’irresponsabilité prennent le pas sur le devoir de mémoire je crois. Fuck Jean Moulin.
Sinon c’était hilarant comme expérience, à renouveler déguisé en wagon avec un partenaire qui fait le portail d’Auchwitz. Le monde va mal.
La Bakatitude, dépassez le mur du con.
N’ayant pas encore pris le temps d’y répondre, j’en profite : la cautionnement du constant bafouement d’un nécessaire devoir de mémoire, bien que sport national et joie intime de tout BaKa qui se respecte – galopines, galopins que vous êtes -, lorsqu’elle sort du cadre du privé, fait preuve d’une certaine audace, reconnaissons-le. Il n’y avait que toi pour tenter ce costume. Et G., ta coloc’. Folle.
J’adore les fous. Je vous l’ai déjà dit ce me semble. Je radote.
C’est terrible. Mais remarquons par ailleurs que même par mail, il ne faut à mon cher Laquais qu’un paragraphe pour parvenir au point Godwin, et ça, c’est quand même une sorte d’avantage concurrentiel de rhétorique assez bien maîtrisé.
Notons que cela nous amène à la troisième et dernière partie (vous noterez l’effort de progression et de hiérarchisation de mes différents paragraphes).
Chapitre troisième : Dromadaire
Pour que vous compreniez toute la substantifique moëlle de la chose – … (2) … -, force m’est de vous retranscrire un dialogue, malencontreusement de seconde main, mais que j’espère néanmoins proche de la réalité :
X : Loulou, arrête de dire des conneries, franchement je sais pas ce que t’as mais c’est encore pire que d’habitude aujourd’hui.
Loulou : Woah, c’est super acide c’que tu dis !
X : Et arrête de dire super acide, c’est relou à la fin.
Loulou : Vas-y, c’est acide ça encore, qu’est-ce que j’ai encore fait ?
Y : Ouais d’ailleurs maintenant au lieu de dire super acide, tu diras dromadaire.
Loulou : C’est toi le dromadaire.
Sachez-le, dorénavant, si je vous qualifie de dromadaire, c’est très probablement que ma propension naturelle à l’auto-martyrisation calimériale (3) m’a fait mal interprété l’une de vos remarques. Je dromadaire, donc je suis.
C’était un reportage en direct de Lyon, MieL pour la BaKaSphere, à vous les studios.
(1) Toute trace de premier degré est bien entendu à proscrire par le biais du plus ferme des cynismes caustiques.
(2) Mention spéciale à Monsieur D., un chargé de TD haut en couleurs d’introduction à la science politique, qui citait avec religiosité cette référence rabelaisienne comme pour en mieux peser la cérémonialité (sic).
(3) De Calimero, bien évidemment.
J’ai une grosse question existentielle qui me taraude, qui occupe mes jours, qui hante mes nuits : tu penses qu’être allé à une soirée “Twins” (comprendre qu’il fallait aller danser dans je ne sais quelle boîte sordide accoutré de manière ridicule et similaire à un partenaire, d’ou le nom “twins”, fallait avoir un jumeau quoi) déguisé en twin towers (avec ma coloc’) soit une bonne chose ?
Le bonsoir, chers et estimés lecteurs. Vous l'aurez aisément constaté, le manque de temps chronique de vos rédacteurs n'est pas sans impacter le rythme de publication du 



Bref, l’auto-termination, c’est le suicide version Schwarzy. A la californienne quoi. Aucun rapport direct avec 



