Nov
11
2009
0

(BaKaLife) Diaspora, Twin Towers et dromadaires

Screen shot 2009-11-11 at 2.03.57 AMUn titre des plus énigmatiques, j’en conviens, mais je suis certain qu’après les quelques billets pour le moins pauvres en texte qui ont précédés, vous vous languissiez de la prose indigeste qui caractérise ma plume surannée et malhabile.

Chapitre premier : Diaspora
En ce moment, côté BaKaSphere, c’est un peu étrange. Il faut dire que notre diaspora internationale à visée de domination longue-termiste du monde n’est pas pour rien dans les divers amalgames, incompréhensions, mails décousus et autres onomatopées joyeuses qui ponctuent nos glorieuses relations internes. Le Laquais s’est exilé au Pays-des-Cathédrales-mais-pas-que, tandis que Paname a retrouvé avec le sourire un Tobi boosté par un séjour outre-Rhin des plus enrichissants. Sur le plan de l’expérience du moins, côté ressources financières, c’est toujours le vau-l’eau estudiantin coutumier, vous savez ce que c’est.
Sandrou est à Copenhague, en train de se dorer la pilule du côté d’Oslo pendant le week-end, Chacha se balade à Kyoto, en faisant semblant de faire un stage tout en passant le plus clair de ses journées à faire des karaokés stridants aux quatre coins de son tiékar en fort agréable compagnie – big up® -, Clo est dans la capitale du Pays-des-castagnettes-et-des-taureaux (et des mandarines)(et du nougat aussi, enfin, du turòn)(et de plein d’autres truc hyper-bons), bref, la chose avance petit à petit. Un p’tit coucou à Thi-Kim qui expérimente la Corée du Sud à la suite de ce cher @DokDoyle (qui lui est de toute manière allé partout).

Bref, restent à Lyon les meilleurs – on se rassure comme on peut -, mais avant d’aborder ce sujet, j’ai juste envie de vous faire profiter tel quel d’un mail élégamment intitulé “Rouen, capitale du négationnisme (1)”, de la part du Laquais.

Chapitre deuxième : Twin Towers

Twin Towers SunriseJ’ai une grosse question existentielle qui me taraude, qui occupe mes jours, qui hante mes nuits : tu penses qu’être allé à une soirée “Twins” (comprendre qu’il fallait aller danser dans je ne sais quelle boîte sordide accoutré de manière ridicule et similaire à un partenaire, d’ou le nom “twins”, fallait avoir un jumeau quoi) déguisé en twin towers (avec ma coloc’) soit une bonne chose ?
Ce qui me chagrine le plus c’est que les gens cautionnaient. On a gagné le premier prix, champagne payé par la maison et tout le bordel alors qu’avec un minimum de bon goût la plèbe nous aurait lapidés. Ma coloc’ me jetait un avion en carton dessus et les gens riaient. Le cynisme et l’irresponsabilité prennent le pas sur le devoir de mémoire je crois. Fuck Jean Moulin.
Sinon c’était hilarant comme expérience, à renouveler déguisé en wagon avec un partenaire qui fait le portail d’Auchwitz. Le monde va mal.
La Bakatitude, dépassez le mur du con.

N’ayant pas encore pris le temps d’y répondre, j’en profite : la cautionnement du constant bafouement d’un nécessaire devoir de mémoire, bien que sport national et joie intime de tout BaKa qui se respecte – galopines, galopins que vous êtes -, lorsqu’elle sort du cadre du privé, fait preuve d’une certaine audace, reconnaissons-le. Il n’y avait que toi pour tenter ce costume. Et G., ta coloc’. Folle.

J’adore les fous. Je vous l’ai déjà dit ce me semble. Je radote.

C’est terrible. Mais remarquons par ailleurs que même par mail, il ne faut à mon cher Laquais qu’un paragraphe pour parvenir au point Godwin, et ça, c’est quand même une sorte d’avantage concurrentiel de rhétorique assez bien maîtrisé.

Notons que cela nous amène à la troisième et dernière partie (vous noterez l’effort de progression et de hiérarchisation de mes différents paragraphes).

Chapitre troisième : Dromadaire

T'as d'beaux yeux tu sais

T'as d'beaux yeux tu sais

Pour que vous compreniez toute la substantifique moëlle de la chose – … (2) … -, force m’est de vous retranscrire un dialogue, malencontreusement de seconde main, mais que j’espère néanmoins proche de la réalité :

X : Loulou, arrête de dire des conneries, franchement je sais pas ce que t’as mais c’est encore pire que d’habitude aujourd’hui.
Loulou : Woah, c’est super acide c’que tu dis !
X : Et arrête de dire super acide, c’est relou à la fin.
Loulou : Vas-y, c’est acide ça encore, qu’est-ce que j’ai encore fait ?
Y : Ouais d’ailleurs maintenant au lieu de dire super acide, tu diras dromadaire.
Loulou : C’est toi le dromadaire.

Sachez-le, dorénavant, si je vous qualifie de dromadaire, c’est très probablement que ma propension naturelle à l’auto-martyrisation calimériale (3) m’a fait mal interprété l’une de vos remarques. Je dromadaire, donc je suis.

C’était un reportage en direct de Lyon, MieL pour la BaKaSphere, à vous les studios.

(1) Toute trace de premier degré est bien entendu à proscrire par le biais du plus ferme des cynismes caustiques.

(2) Mention spéciale à Monsieur D., un chargé de TD haut en couleurs d’introduction à la science politique, qui citait avec religiosité cette référence rabelaisienne comme pour en mieux peser la cérémonialité (sic).

(3) De Calimero, bien évidemment.

Aug
05
2009
0

(Dixit) Si tu trouves pas de copine, fais un shooting

The man who opened fire in a busy fitness center Tuesday evening, killing three women before committing suicide, had planned the attack for months because of frustration over his inability to find a girlfriend.

NYTimes, 06/08/09, à propos des tirs dans le centre de fitness de Bridgeville ce mardi

Et dire que je me seppuku chaque jour pour vous dire que faire du sport, c’est dangereux.

Aug
05
2009
1

(Site) Le (fabuleux) Projet de la Boîte aux Souhaits (WishBoxProject)

Une idée toute simple, un design tout simple, un site tout simple.

Picture 681L’idée, donc, c’est de demander à des inconnus d’envoyer, par la Poste (souvenez-vous, ce système dépassé qui permettait de s’envoyer des lettres autrefois), des cartes postales ou de simples bouts de papier, sur lesquels ils peuvent noter leur souhait du moment. De l’opération de chirurgie esthétique à la paix dans le monde en passant par un bon hamburger ou l’envie que la pluie devienne du chocolat suisse, le résultat agrège un ensemble de voeux pour le moins… hétéroclite.

Les différents supports choisis, tout autant que les calligraphies, ajoutent au charme de la chose, et confèrent au WishBoxProject un petit quelque chose de frais et d’entraînant.

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A déguster avec un milk-shake dans un hamac.

A vos souhaits !

Et merci Mlle Préfet pour le lien.

Jul
17
2009
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(Dixit) L’information, c’est…

Une information, c’est quelque chose que quelqu’un, quelque part, veut faire supprimer. Tout le reste, c’est de la publicité.

Alfred Harmsworth, via ALT-TAB

Jul
10
2009
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(Dixit) Dieu, c’est du Coca-Cola

J’aime Twitter.

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Tout ça pour dire que le soda discount, c’est pas cher, mais on comprend vite pourquoi. La morale de cette morale, c’est que quitte à grossir, autant faire en sorte que ce soit goûtu. Buvez de la limonade, tiens.

Jul
02
2009
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(Livre) Emmanuel Pons – Je viens de tuer ma femme

Le fait est que le titre d’un livre est une chose presque aussi importante que sa quatrième de couverture. Je ne sais pas vous, mais il peut m’arriver d’acheter un bouquin à la simple vue de son intitulé. Il faut dire aussi que de nos jours la chose est particulièrement négligée, que ce soit en littérature comme en musique d’ailleurs.

Picture 657Qu’il me suffise ainsi d’évoquer la banalité rédhibitoire de bon nombre d’albums, de titres de films ou de livres récents. Nous ne parlerons ainsi pas de l’exemple ô combien éclairant du film français – ma subjectivité sur la question n’est plus à démontrer – mais considérons simplement ceci : à quand remonte la vue du dernier libellé d’oeuvre qui vous a fait rire, pleurer, réfléchir, ou vous a interpellé d’une quelconque manière ?

Bref, le fait est que Je viens de tuer ma femme m’a mis la puce à l’oreille de par la pointe d’audace retenue que sous-tend Emmanuel Pons par ce biais. Ce n’est pas un banal “j’ai tué ma femme” ou “ma femme est morte”, non, l’auteur choisit d’inscrire l’acte dans un passé proche, voir dans le présent : “voici comment je gère le meurtre de ma femme par mes soins”. Plus que cela, la simplicité intrinsèque de la formule souligne le parti-pris stylistique en lui-même : une plume simple et accessible, efficace, qui ne laisse pas de rapprocher le lecteur de l’auteur-narrateur, banalisant par là même l’acte de mort et ses conséquences.

C’est là tout le sel de ce petit livre que je qualifierai, mais sans la connotation péjorative, de “sans prétentions”. Ce n’est pas du Primo Lévi, et c’est parfaitement assumé. Le côté ludique, amusant, la note d’humour omniprésente et le ton presque léger sont en décalage avec la trame, qui débute donc lorsque l’auteur en finit avec son épouse. Il s’agit dès lors pour lui de tenir une sorte de journal de ses actions découlant de cet apex singulier : que faire, en effet, lorsqu’on est un homme tout ce qu’il y a de plus banal, artiste réfugié à l’écart de la jungle urbaine asphyxiante, mais d’une normalité affirmée, et qu’on vient de tuer sa femme ?

Les quinze dernières pages sont une étonnante somme en matière de réflexion sur soi-même. c’est amené avec une finesse que l’on ne devine que très progressivement, comme si le surréalisme qui est induit dans le scénario en lui-même rendait le lecteur étrangement amorphe. Le sens moral est comme en veille, et on en vient à trouver l’acte du narrateur comme la suite logique et réfléchi d’une situation qui lui était devenue intenable. Ceci pour mieux nous prendre à revers tout à la fin.

Surprenant, très doux, baignant dans une atmosphère d’étrangeté qui n’est jamais pour me déplaire, c’est un petit livre – 167 pages – dont je suis sorti perplexe et introspectif. Et j’adore ça.

“J’ai bien une envie, mais tu ne vas pas aimer : je voudrais t’enduire de peinture et faire des anthropométries. Je te poserais sur la toile et on lirait ta trace. Je sais, Klein l’a fait. Et alors ? Tout a déjà été fait. Sauf que Klein n’a pas peint avec une morte. Tu vois, j’apporte une touche d’originalité au concept. Et puis ce n’est pas le moment de me gonfler avec ton “authenticité”. Tu qualifiais mes oeuvres de “commerciales” parce qu’elles se vendaient bien. Mais comment aurions-nous vécu si elles ne s’étaient pas vendues ? Tu n’as jamais tenu un pinceau de ta vie et tu te posais en juge parce que tu avais un DEUG d’Histoire de l’art.

L’art, c’est d’abord une nécessité intérieure, et, à ce titre, ta mort est ma plus belle oeuvre. La preuve ? C’est la seule que tu n’aies pas critiquée.”

Deux autres extraits après le saut :

(more…)

Jun
28
2009
0

(Dixit) Psychose VS Névrose

pierre desproges névrose psychose

“Le psychotique pense que deux et deux font cinq, et il en est absolument ravi, alors que le névrosé, lui, sait que deux et deux font quatre et en est désespéré.”

Pierre Desproges, Réquisitoires, Daniel Cohn-Bendit, 14/09/1982

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May
26
2009
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(Dixit) La force des Etats-Unis c’est…

picture-629“La force de ce pays c’est de dire quelque chose et de faire son contraire.”

South Park, épisode 100 (S7E1)

Et dire qu’on s’embête à tenter d’analyser la diplomatie.

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May
08
2009
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(Dixit) C’est toi la cellophane

 [...] le matin ma sensibilité était à peu près équivalente à celle d’un gigot sous cellophane.

Titou, sur G&G, dans un billet kilébien

J’ai toujours haï la cellophane. J’ignore pourquoi, mais mon esprit méandreux assimile la chose à un mix entre un sycophante  et Aristophane, or j’abhorre les premiers aussi bien que le second. Ou pas. En plus par abus de langage tout le monde dit LE cellophane au lieu de LA cellophane.

Et ca m’énerve.

C’est dit.

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Apr
22
2009
1

(Dixit) C’est toi la chaise

Et sur quoi tu t’appuies pour dire ca?
En ce moment, sur le dossier de ma chaise.

BashFR via Titiou

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Mar
30
2009
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(Rhétorique) A la recherche du premier baiser perdu

Autant vous prévenir : je suis fatigué, aigri et passablement à l’ouest. Enfin je veux dire, plus qu’à l’accoutumée. Du coup je me suis dit que c’était un état d’esprit adéquat pour rédiger un p’tit truc histoire de me remettre les idées en place.

2884369827_a9b6f78e0djpgUne fois n’est pas coutume, je vais m’efforcer de tenir un discours construit. D’où le tag rhétorique, d’ailleurs, présomptueux mais assumé.

Nous allons donc aujourd’hui nous intéresser au baiser, et plus particulièrement au premier. Qu’il me soit ici permis une digression, afin que vous compreniez mieux pourquoi nous en sommes là. J’errais donc, vaquant à des occupations des plus productives – écouter du Coeur de Pirate en mangeant des tartines de Nutella tout en faisant une revue de presse rapide et pertinente (BBB & Pingoo) – lorsque soudain l’évidence vînt me frapper : ce blog se devait d’avoir un profil Facebook. Une vingtaine de secondes plus tard, principalement mises à profit pour un repositionnement stratégique de ma personne et trois ou quatre recherches Google, j’étais sur la page idoine. D’ailleurs vous pouvez devenir fan par là tout ça.

Bref. Je vous passe l’aspect technique, au mieux rébarbatif. Qu’il me suffise de dire qu’à un moment, lors de la création, le site demande au futur créateur de choisir sa question secrète. Mais si, vous savez, le genre de choses que l’on vous demande si vous perdez votre mot de passe par exemple. Et dans la liste déroulante, le choc. De but en blanc, cartes sur table, d’homme à homme, franc-jeu : who was your first kiss. Ou quelque chose approchant. En gros, quel est le nom de votre premier baiser ?

Vous allez me dire, le nom d’un baiser c’est complètement con. Oui mais c’est aussi ça la logique grande-britonne, n’allons pas chercher trop loin. Il n’empêche que bientôt je sentis poindre l’effort, puis le désarroi, avant de sombrer dans une Blitz-depression que seule peut résoudre, au choix, un épisode de Scrubs, deux meringues, un crumble aux fruits rouges ou une kaïpirina rouge dans un club louche de Florence. Parce que figurez -vous (et là vous allez me dire OSEF) que je me suis vu dans l’impossibilité de mettre un nom sur ce foutu premier baiser. Qui était-ce ? Quand ? Où ? Dans quelles conditions ?

Ralph Man

Avant tout, définissons ensemble ce qu’est un premier baiser. Dans mon esprit, il s’agit du premier contact… buccal, à défaut d’un mot plus poétique, qui se différencie du bisou, c’est-à-dire de la démonstration d’amour instinctive et tacitement induite (par des liens familiaux, par exemple). En gros, pour moi, ça peut fort bien être un bisou sur la joue, du moment qu’il est déposé avec cette fébrilité caractéristique d’un acte réfléchi, appréhendé et portant à conséquences. Toutefois, ça ne me semblait pas assez fort, je vous propose donc une définition de travail plus restreinte : un baiser, donc, se fait sur la bouche, et se trouve être la manifestation d’un attrait à l’endroit de l’autrui qui subit l’action en question.

Et là, déjà, c’est plus clair. Réfléchissez. Il faut remonter, théoriquement, assez loin. C’était en vacances, ou derrière un mur de l’école, dans la cour. En colonie, peut-être, ou bien dans ce camping dans lequel vous jouiez étant petit. Ou, déjà, dans votre chambre. Dans votre souvenir, elle/il était forcément joli(e), de cette joliesse qui est celle de l’enfance ou de l’avant puberté. Ou peut-être pas. D’ailleurs, c’était peut-être plus tard, durant le collège, ou le lycée. A un anniversaire, ou à une soirée. Ou dans un château, qui sait.

Cette définition donnée, et notre introspection achevée, que nous reste-t-il ? Un souvenir, plus ou moins flou. Peut-être simplement une impression. Un regret, l’image fugitive d’une boucle, d’un vêtement, d’une démarche. D’un rire, si vous avez de la chance.

Ca y est, vous vous approchez ? Essayez d’affiner l’ébauche. Insistez, forcissez les traits marquants. C’est évidemment maladroit, voir grossier : le temps est passé par là. Mais déjà voici revenir une main, un regard, une coiffure. Un visage. Des tâches de rousseur. Un accent, teinté de soleil. Un nez, qui ne demande qu’à se retrousser. Ca y est, ça y est, j’ai trouvé. Je crois que je me souviens.

Elle s’appelait Marie.

Et vous ?

PS : J’aurais bien tenté un “il s’appelait Robert”, à la place. Quand même.

Mar
21
2009
0

(Dixit) Pierre Desproges Gauche ou droite ?

Que l’on soit de gauche ou de droite, on est hémiplégique. Disait Raymond Aron, qui était de droite.

Pierre Desproges

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Dec
16
2008
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[Dixit] La lettre à l’avocat

Le fait est que je lis toujours avec une grande curiosité le blog de Maître Eolas . Tout d’abord parce qu’il écrit fort bien : c’est toujours chose agréable que de pouvoir apprécier ce genre de plumes dans la sacro-sainte “blogosphère” française bien en mal de talents littéraires. Ensuite parce qu’il nous entretient avec une régularité à faire pâlir un lycéen manifestant de sujets juridiques, auxquels je n’entends habituellement pas grand chose, n’ayant guère de formation dans ce domaine.

Or, lire les chroniques d’un avocat (car telle est la profession d’Eolas) est loin d’être aussi lénifiant qu’il n’y paraît. L’auteur s’arrange toujours pour commettre des billets en phase avec l’actualité, où il donne bien sûr son opinion – c’est ce qui fait tout l’intérêt du blog en tant que support rédactionnel, et tout l’intérêt de leur lecture – mais explicite également, en termes accessibles aux néophytes, les tenants législatifs ou jurisprudentiels de l’affaire en question.

Fi de ces remarques, allez donc lire quelques uns de ces articles, vous comprendrez par vous-même.

Mais si je vous en parle aujourd’hui, c’est un pour un billet en particulier , sobrement intitulé “La lettre ”, et dont je voulais souligner la qualité tout autant que la candeur. C’est une lettre, qui est adressée à l’avocat par l’un de ses clients, incarcéré à des centaines de kilomètres de sa famille, et qui ne veut pas repartir une fois de plus loin d’eux.

Ca se lit les yeux ouverts, le coeur sur la main et les préjugés soigneusement déposés à l’entrée. C’est juste un petit morceau de texte, où l’on se prend à sourire aux fautes d’orthographe pour ne pas trop s’émouvoir du fond. Prenez quelques minutes, c’est édifiant.

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May
18
2008
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[Dixit] M. Sarkozy, le gringue au quotidien

Représentatif du charme à la française, tout au moins dans ses propos privés, ou simple effet de la décontraction observée avec l’annonce des chiffres de la croissance au premier trimestre (meilleurs que prévus)?

Le ton de M. le Président lors d’une conversation inopinée avec quelques manifestants CGT venus manifester leur refus de la fusion entre les ASSEDIC et l’UNEDIC s’est fait pour le moins badin. Dixit:

Touchant à plusieurs reprises le bras de son interlocutrice pendant la conversation, celle-ci lui a répondu : « Ne me touchez pas, mon amoureux est jaloux. » « Il a bon goût », a lancé un autre syndicaliste à propos de Carla Bruni : « Vous voulez que je vous présente Carla ? », a souri Nicolas Sarkozy.

So elegant, isn’t it?

Non, ce billet ne sert à rien et n’a aucune prétention polémique. C’est triste non? A l’heure ou d’aucuns décrient les rodomontades et autres “coups médiatiques” présidentiels, les autres l’autisme de Mme Royal (sans déc’ faut que je bloggue la vidéo de son discours où elle annonce sa candidature au poste de Premier Secrétaire, il est mythique…), d’autres encore la sclérose de nos élites et tandis que le reste du monde s’en tamponne l’artère avec une lémurien, nous, au BaKa Book, on reste cools.

Enfin moi, j’voudrais pas mouiller mes compères. Remarquez, c’est pas tellement que ça ne nous intéresse pas, mais plutôt qu’on en parle probablement mieux ailleurs. Ou pas.

Draguement Vôtre,

MieL

Yatta BaKa TeaM
/Enter the BaKaSphere!

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Apr
07
2008
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[Dixit] Desproges, boulanger cynique

Niark, les citations des Ecrans sont toujours d’un goût subtil.

Cuisinement Vôtre,

MieL

Yatta BaKa TeaM
/Entrez dans la Sphère!
/Enter the BaKaSphere!

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