Gabrielle Wittkop vous présente Lucien, charmant antiquaire parisien à l’allure impeccable quoique légèrement trop musclé…
Wittkop est Lucien. Lucien est amoureux. Lucien est poète.
Bien loin du vulgaire Marquis, l’auteur peint l’Amour sans limites d’un antiquaire pour ses morts. Il est leur dernier visiteur… Lucien jouit de ses amours nécrophiles, il agit avec pudeur et dans la décence la plus respectable. Ces amours sont comme ceux des vivants, ils se « lassent » ou se « déchirent » avec le Temps. Cependant, nous ne finiront pas tous jetés dans la Seine (en théorie… non ne pensez pas à votre dépouille ou à celles des autres) (grâce à la décentralisation, nous pouvons également finir dans le Rhône, le Rhin, ou dans un simple petit ruisseau… on peut dresser un chouette décor macabre, bref).
L’amie Wittkop, comme le disait Miel suite à mon prêt, « est une poétesse ». C’est grâce à sa poésie que l’on oublie la nature des actes accomplis par le protagoniste. On abandonne toute notre morale, nous sommes débarrassés de tous jugements. Les seuls moments nous rattachant au monde des vivants sont les rapports avec la concierge ou les femmes de ménage animées par le doute. Autant dire, que l’auteur aurait voulu créer un certain décalage entre la Hauteur de Lucien (visiblement son fonds de commerce est très intéressant…) et le manque d’ouverture d’esprit signifié à travers les petites gens.
(Oui, il faut l’avouer, ce livre est snob).

On ne dit pas réellement pourquoi on aime ce bouquin, on échange parfois un simple « sourire entendu » avec un autre lecteur.
Encore plus de billets géniaux et furieusement subjectifs (owi) :











Le parangon de l’étrangeté servie par une plume élégante et bien plus raffinée qu’il n’y paraît de prime abord. Une poétesse, je maintiens.
Parisien, bourgeois et décadent ?
Je me répète tu y a déjà eu le droit Préfet.
Pardon ?
Je sais plus trop à quelle occasion sur fesse bouque, je te disais “si bourgeois, si parisien, si décadent” comme le disait notre bon Nietzsche.
D’ailleurs puisqu’on est là, notre gestion du tutoiement et du vouvoiement est quelconque et improbable, c’est comique !
Autant que ma maternité et notre fratrie.