Eh oui.
C’est mal. Et alors ?
Le principe ? Tous les dimanches, un mot ; tous les mots, un dimanche. Pour se cultiver, pour s’amuser, pour jouer avec ou pour en faire des pâtés, les mots, c’est rigolo. Ca s’appelle le Mot pour Mot !

Un Dark Vador icastique, ce serait la scène où il enlève son masque après s'être fait tamponné le coquillard, par exemple
Je sais, je sais. Trois mois sans mots pour mots, et déjà vous ne pouviez que réunir les cendres de vos ailes brûlées par l’éclat rayonnant d’un soleil qui jamais ne vient, mais qui toujours darde ses lances de jour sur vos frêles cornées. Mais bon, j’avais piscine.
Et aujourd’hui donc, icastique, comme prévu a long time ago !
Icastique : Sans artifice, tel quel. Platon, dans son célèbre Sophiste, présente ainsi une dichotomie entre l’art icastique et l’art fantastique : le premier “représente les objets tels qu’ils sont”, le second “introduit la distorsion pour produire un certain effet d’optique” (1). Nous pourrions ainsi envisager, nonobstant la relative désuétude dans laquelle semble être tombée ce mot, de l’employer sous des formes très diverses : “ces révélations, dictées par votre caractère icastique, ne sauraient pourtant me faire changer d’avis” ou encore “vous êtes d’une beauté icastique ce soir, chère amie”.
La semaine prochaine (promis, je vais m’auto-botter les fesses en revenant de quelque hypothétique thébaïde), nous verrons herméneutique. Qu’on se le dise !
(1) Platon, Le Sophiste, 235D-236C
La grippe Z me fait faire n’importe quoi. Vraiment. J’ai lu un magazine hautement intellectuel parmi une population hostile aux Lagerfeld & Cie. (En même temps, je les comprends). (Enfin, je comprends toujours les opinions des autres).
Bref. J’arrive à la page 21 (soit 4 secondes après ouverture de ledit magazine) et là une émotion intense m’envahit. Par le Dentelette de Saint Rolande ! quelle horreur ! c’est inhumain !
Je découvre alors ce qu’est le « funky legging ». (Je vous avais prévenu).

Alors imaginez un collant (ceux que votre sœur portait pour faire la majorette – dans un autre registre – ceux pour faire de l’équitation à la campagne) bariolé d’un tas d’immondices. En tout genre. Le chic, c’est la capacité offerte par ce mètre de stretch pour vous grossir le cuisseau.
Véronique & Davina, bonsoir, je suis canon dans mon « funky legging Louis Vuitton ». Au risque de décevoir, je n’ai pas de photos de moi dans ce délicieux apparat. Vous vous contenterez de payer MieL pour obtenir une photo de moi avec un aspirateur, en guise de trophée.
Le funky legging est un véritable mutant. Funky inspiration Pollock, funky inspiration zèbre (on aime tout ce qui est Wild, bien entendu). Vous comme moi attendez avec impatience le funky legging serpent. Il y en a certaines qui n’ont pas peur de la Mort, hissées sur des plates-formes, elles se prennent pour des grues.

(Dans un même registre : Préfet & la Haine envers Jimmy Choo).
C’est divinement bon, de se sentir Has Been dans son ” pantalon Capri noir + Benkimoun”.
On dirait presque que le clip est peint en pâte à modeler, avec des crayons, des couleurs et des gros tubes de pastel liquide. Dramatically colorful.
O Roi Soleil, vous illuminez le Château par vos multiples rubis faciaux.
A croire que Biactol ou Goodbye Machin ont cinq heures de retard.
Louis et ses multiples « couches » de flanelle « masquant » les « intempéries » de ses « humeurs », sont au « goût » du jour à Versailles.
C’est « intimate » Louis, my Darling… jusqu’au 7 février.

Nouvel album de Norah Jones et un bien joli clip pour une bien jolie chanson. Enjoy!
Les Éditions Taschen me font beaucoup rire ce soir. Je commence à regarder les tableaux de Renoir, quand je m’attarde sur : Les Parapluies, peint en 1883. L’intitulé du chapitre étant : La crise de l’Impressionnisme & la « Période sèche », ceci explique cela. Il en faut peu pour être heureux. Or, ici, mauvaise « impression »… Aucun effet de ce genre en regardant ce tableau, plutôt de la satisfaction, ce dégradé de bleu est délicieux.

Ce qui est étonnant pour un titre pareil (Les Parapluies), c’est qu’en arrière-plan on remarque qu’il fait beau. Les Parapluies seraient-ils des ombrelles ? Non, bien sur que non ! Sinon toutes ces nuances de bleu seraient inutiles ! Alors on s’approche, de cette pauvre « impression » sur papier glacé, pour y voir une flaque d’eau, quelque chose une sorte d’indice. Mais rien. Hormis ce dégradé de couleurs opalines qui peut être (avec de l’imagination) évoqueraient ces arcs-en-ciel que l’ont retrouve parfois sur le goudron trempé. Du coup, on se renseigne. Non, impossible d’obtenir une date crédible tant qu’au goudronnage de la ville de Paris. Là, c’est foutu.
Le pire, cherchez Les Parapluies sur Google image, MON DIEU, vous verrez ! Tiens, ici plus clair, et là plus foncé. Je reste attachée à celle de Taschen.

Résultat, pour répondre à ma question : aller à la National Gallery + épouser un critique d’Art (et là, je me répète).
Quelqu’un a un cousin en Histoire de l’Art ?
Notre amour du vintage nous perdra probablement, mais en attendant ça permet de tomber, au détour d’une recherche youtube malencontreuse, sur des perles de cette sorte. Je sais ce que vous vous dites : vu l’intitulé, ça va encore être un truc pedobear avec une gosse de 8 ans en body faisant un revival de blondasse sur Poker Face.
Loupé. Là c’est vraiment Lady Gaga, mais à l’époque où elle avait des vrais cheveux, un vrai visage, et où l’on pouvait entendre sa voix sans trop d’arrangements et de post-prod’ par-dessus. Vivement qu’elle y revienne, une fois la gloire atteinte et la postérité en mal d’héroïnes héroïnées et d’idoles dolls repue.
Gabriel aime à rassembler des choses étranges, de la récup’, des matériaux bruts ou déjà usités, pour en faire des sculptures représentatives de son temps, que ce soit des objets du quotidien comme cette superbe basket, ou des oeuvres plus anthropomorphes, comme on en voit sur son site.
Un petit côté steampunk dan l’air du temps, allié à une véritable maîtrise de l’assemblage : classe, sans conteste.
C’est un billet qui pourrait plaire @Paingout ça. On y parle d’alcool, de drogue, de bad girl, de Hollande, de filoutage de RATP et de clope fumées en négligé en soie.
Mais outre ce superbe cliché, et donc sa photogénie, Lara Stone est aussi une femme un peu particulière. Vous voyez les comiques qui se targuent d’être des mauvaises filles ? Elle est pire. Et elle assume, mais genre complètement. Sauf qu’elle garde aussi les pieds sur terre.
Allez lire l’article de Mlle Dormoy, l’excellente tenancière du Café Mode, et essayez de pénétrer ce regard fou. Ne vous perdez pas les enfants.
Nous, BaKas, défendons fièrement les couleurs des iconoclastes au quotidien. Nous ne revendiquons pas une différence en elle-même. Nous faisons plutôt montre, en règle générale, d’une normalité de bon aloi dûment mâtinée de passages décalés, étranges, voir dérangeants.
C’est quelque chose de répandu : tout grain de folie n’a pas besoin d’être évident pour exister. Se parler à soi-même, s’émouvoir à chaque écoute d’un morceau en particulier, penser des choses bizarres, aimer s’habiller bizarrement chez soi… Autant de choses que vos amis, même les plus proches, ne savent pas forcément, mais qui témoignent de votre étrangeté.
Vous êtes, deep down, un weird. Que vous assumiez ou que vous attribuiez encore certains de vos manies à un contexte particulier, il n’en reste pas moins que le weird, quelque part, vous aimez ça.
Combien des situations ci-dessus avez-vous déjà vécu, ou quelque chose d’approchant ?
Je crois bien que j’en suis à 9.
Hum.
Merci @DokDoyle, comme souvent pour ce genre de trucs.
Vous remarquerez que dans la BaKaSphère, nous sommes furieusement modernes : c’est Monsieur qui apporte les chaussons à Madame. Ou à Monsieur Bis, remarquez, on est pas contres non plus et l’intitulé du présent article n’est pas très détaillé.
Le pleutre.
Toujours est-il que je suis tombé amoureux du concept designé par R&E Praspaliauskas, deux frères bien barrés qui doivent avoir du sang français dans les veines : un amour pareil pour le pain, si ça vient d’ailleurs, le pays ne s’en remettra pas.
J’ai un faible pour la version pain au lait et pain complet. Des chaussons à croquer, très certainement.
Et nous noterons l’inégalable gain de temps le matin : saut du lit, chaussons-miches, cuisine, chocolat bouillant, chaussons-tartines, satiété, chaussons-mangés.
Miam.
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