Il m’arrive quand même parfois de penser que je suis génial et modeste et tendre et viril qu’il y a vraiment des gens qui pensent trop. Et c’est moi qui vous le dis. Soit quelqu’un qui pense (beaucoup) trop par essence. Je ne serais pas en train de vous écrire entre deux pages du dernier Beigbeder* dans le cas contraire.
Cette jeune coréenne charmante répondant au pseudonyme d’Ange-canard suivi du numéro de série de l’archange correspondant, se prénomme en réalité Yang Ya-Ching (du moins à en croire l’excellent Matérialiste) et prône ainsi une théorie assez particulière du tourisme.
Pour elle, rien de mieux pour connaitre une ville que d’en embrasser un échantillon représentatif d’individus de sexe opposé. Et nous parlons certes de baisers de cinéma, d’une chasteté apparente qui laisserait de marbre la plus prude des enfants de chœur, mais tout de même : par ces temps éminemment grippaux, faut pas avoir peur hein.
Néanmoins, l’idée est quand même supersympa, et ça donne de jolies photos toutes simples, et pleines de charme. Forcément, me direz-vous avec ce chauvinisme modeste que le monde nous envie, c’est Paris, et ce sont des Français dont on parle. Lecteurs parisiens, chers amis, si vous la croisez, dites-lui d’aller embrasser le Pont Neuf, il paraît qu’il a des yeux en ce moment.
*Oui je suis un putain de bobo qui a envie de voir Venise inondée depuis le dernier Des Racines et des Ailes, et j’assume. Mal. But still.





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