T’as de beaux yeux tu sais, dommage que ta nourriture les cache.
C’est avec ce trait d’esprit empreint d’une poésie toute onclesque que l’on m’accueille généralement aux repas de famille. Bien sûr, c’est lorsqu’on ose élever la voix. La plupart du temps, toute velléité d’élocution est vite freinée par l’ampleur de mon appétit dont les bardes ne laissent pas de louer la grandeur.
Las, les jeunes de nos jours ne savent définitivement plus apprécier les vertus curatives, bienfaisantes, et fondamentales d’une bonne bouffe. Je vous le dis, amies lectrices, amis lecteurs, les bonnes choses se perdent, et c’était mieux avant, et c’est la crise, ma pauv’ Lucette. Dans un monde où l’on ne respecte même plus les gadgets de notre enfance, il conviendrait pourtant d’en revenir aux préceptes fondateurs de notre société, à savoir la mangeaille.
Je vous inviterai bien à lire ma thèse vous décrivant avec précision la nourriture comme mère de toute avancée sociale, comme ciment d’une société hiérarchisée, et comme procédé taxonomique antique, mais elle n’est pas encore couchée sur le papier. Vous devrez donc me croire sur parole.
Sur ce, je vous suggère de payer à votre papa pour ce dimanche (oui c’est la fête des pères) un corset pare-balle (plus original tu meurs) et je ne vous fais pas languir plus longtemps : cette vidéo de votre serviteur en train de se restaurer méritait, vous me le concéderez, un speach à la hauteur de sa valeur intrinsèque.
Ah oui sinon le but de ce billet c’était juste de dire que je dois avoir les mêmes yeux quand je mange. Et quand je regarde se sustenter Mlle Panda.












Ooouuuh qu’elle est jolie! (Mais jpréfère la vidéo ou on lui gratouille les dessous de bras, ça heurte moins ma sensibilité)