Les photos de mode ont toujours une saveur particulière, particulièrement lorsqu’elles préfigurent l’image d’une collection en son entier. Elles se doivent en effet de faire ressortir à la fois le talent du shooter et l’identité propre de la marque, selon son histoire, ses campagnes précédentes et la direction souhaitée par ses dirigeants.
Sans entrer dans les détails du marketing mix (1) propre au monde particulier du luxe, notons simplement que ce sont le style et l’esprit qui vont être particulièrement pris en compte dans la construction d’une copy-strategy (2) crédible.
Or, en termes de campagne de communication, l’une des entreprises qui a su, selon moi, le mieux se définir, c’est certainement Hermès. Outre l’inévitable chauvinisme sous-jacent dont vous devinez les prolégomènes insidieux, cette remarque est le reflet d’une originalité, et surtout d’une atmosphère soigneusement entretenue qui sont propres à la maison de couture parisienne. Une certaine légèreté, le refus de la vulgarité, la recherche d’une esthétique évanescente et léchée, sont autant de leitmotiv qui caractérisent l’histoire publicitaire du groupe.
Bref, cette série est issue de la collaboration entre la Maison Orange et Tim Walker, qui a notamment bossé avec Richard Avedon (ouais ça calme), pour la Collection Spring/Summer (SS 09 pour les intimes) de cette année. Et… Ca déflore son buffle. Si vous voyez ce que je veux dire.
Je vous mets le reste des photos et les notes de bas de billet dans la suite, histoire de ne pas polluer la page d’accueil. Hein. Comme d’hab’. Pour en avoir quelques autres encore, c’est par chez BOOOOOOOM.
J’aime beaucoup celle avec la fenêtre sur paille. Et cette dernière, plus classique mais néanmoins particulièrement bien composée.
(1) Il s’agit de la définition de la stratégie associée à la confection, à la tarification, à la distribution et à la communication d’un produit dans une entreprise. En gros, il s’agit de dire que l’on veut produire, par exemple, un t-shirt vert, qui sera de telle forme et dans telle matière, fabriqué à tel endroit, pour tel coût, vendu à tel prix et dans tel circuit de distribution, et enfin soutenu par telle campagne de publicité ou de comm’ hors-media. En gros.
(2) C’est le document que délivre l’agence de publicité à son client (l’entreprise productrice donc), et qui définit les modalités de la campagne commandée : type de media, promesse client, reason-why, tonalité, coût…









Pour la deuxième photo, voir le travail photographique de Philippe Ramette, artiste plasticien français.
Deux photos à l’adresse suivante, respectivement de 2001 et 2003 : http://blaisechatelain.wordpress.com/2009/04/02/philippe-ramette/