Le principe ? Tous les dimanches, un mot ; tous les mots, un dimanche. Pour se cultiver, pour s’amuser, pour jouer avec ou pour en faire des pâtés, les mots, c’est rigolo. Ca s’appelle le Mot pour Mot !
Alors que la semaine dernière nous traitions avec candeur du gras des jambes, histoire de préparer les beaux jours, cette semaine nous allons voir ce qu’il en est de l’itération et de ses joyeux drilles, à savoir itérern réitérer et consorts.
ITÉRATION, subst. fém.
A.
Action de renouveler, de répéter :
… la synthèse est justement la thèse posée comme thèse, et cette « position » n’est pas, ainsi qu’on pourrait le croire, une réédition, une simple itérationou thèse redoublée : non, la deuxième fois ne peut pas être comme la première, elle qui inscrit dans son passé médiation, manière et conscience.
JANKÉL., Je-ne-sais-quoi, 1957, p. 151.
B.
INFORMAT. Procédé de calcul répétitif qui permet de trouver la racine d’un nombre, d’une équation, par approximations successives. Boucle, méthode d’itération (LE GARFF 1975). On peut la résoudre [l'équation de Képler] graphiquement (…) ou analytiquement en cherchant une solution approchée par itération(KOURGANOFF, Astron. fondam., 1961, p. 57).
C.
PSYCHOL. Répétition inutile de mouvements ou de paroles, effectuée en série et sans intervalle. L’itération peut s’appliquer aussi au langage intérieur et au cours de la pensée (POROT 1975).
C’était chez Maître Eolas que j’avais noté la subtilité du terme, puisqu’en réalité, lorsque nous itérons, nous répétons une action déjà entreprise. La réitération, dès lors, n’est pas une répétition mais une re-répétition (sic), c’est-à-dire une troisième tentative.
Je vous mets d’ailleurs après le saut la définition spécifique, qui est donc un abus de langage.
La semaine prochaine, nous nous occuperons de précellence. Qu’on se le dise !
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