Feb
27
2009
1

(Pub) L’érotisme à la teutonne n’est même pas NSFW

Oui. Vous connaissez la passion avec laquelle je m’emploie, chaque jour que Dieu (ou qui que ce soit d’autre) fait (ou pas) (1), à découvrir de nouvelles choses. Bien sûr, je n’y passe pas autant de temps qu’à vous contredire, mais Einstein (2) me permet d’espérer une issue possible à ce terrible dilemme quotidien : dois-je d’abord découvrir pour mieux contredire, ou d’abord contredire, pour mieux découvrir ?

Car nous sommes, c’est un fait, des êtres pétris de contradiction. D’ailleurs, l’oubli est notre meilleure arme face à cette réalité qui se rappelle sans cesse à notre bon souvenir. Marcel l’a dit, et s’il est d’accord avec moi, c’est qu’il doit avoir raison (3). J’ai décidé tout comme Maïa de donner dans la nécrofanie, comprenez le suivisme post-mortem, ou encore le fait d’avoir des supporters parmi les gens ayant passé l’arme à gauche, de préférence parmi ceux pouvant servir de caution intellectuelle décente.

Et en parlant de mort ayant un certain poids dans notre tissu normatif actuel (oui je suis en forme, j’invente des syntagmes), il y en a un qui a particulièrement fait entendre sa voix ces cinquante dernières années : je veux parler de ce cher Sigmünd. Et de ses disciples aliénistes-psychanalystes. Vous n’êtes pas sans savoir que je tiens l’homme en haute estime : L’interprétation des rêves m’a été d’un secours précieux lorsque je n’en avais pas besoin. D’ailleurs, la psychanalyse est certainement une approche qui gagne à être connue avant de ressentir le besoin de s’y soumettre. Malencontreusement, M. Freud nous dirait que tout le monde en a besoin, puisque nous sommes peu ou prou tous des aliénés, qui ne nous différencions les uns des autres que de par le degré de gravité de nos maladies respectives. Oui, je sais, vous allez encore me dire que je suis cynique, n’empêche, rien de plus optimiste qu’un scientifique allemand, hein ?

Sur ces paroles légères et dénuées de sous-entendu, je ne vous fais pas languir plus longtemps : ce laïus se veut introduire une publicité pour une chaîne érotique allemande, qui vante son “child lock”, c’est-à-dire son système de protection pour que les enfants ne puissent pas accéder à ses programmes. Pour cela, l’agence Kempertrautmann a fait le choix de jouer sur une mise en scène de tests dits de Rorschach. Vous savez, les tâches d’encre qui sont censés faire appel aux associations semi-conscientes que nous sommes capables d’effectuer par l’entremise du stimuli d’une forme indéfinie.

Non, définitivement, nous ne voyons pas les mêmes choses dans ces formes. D’ailleurs, je n’y vois pour ma part que des papillons. C’est grave Doc ? Un peu dans le même genre (mais en moins capillotracté), vous avez aussi les spots du CSA concernant la signalétique à la télévision.

(1) Remarquez que pour une fois je fais l’effort de prendre des pincettes avec ces ***** de croyants et ces non moins *****d’athées. Je suis une **** moi-même, et très fier de l’être. Ca fait beaucoup d’étoiles en un seul billet, je le conçois, je me rattraperai en mettant des dollars la prochaine fois, histoire de conspuer la crise de liquidités, tout ça.

(2) Nous parlons bien sûr ici de la théorie de la relativité et de la contraction de l’espace-temps. Les noeuds de Lagrange, tout ça. Théoriquement donc, je peux faire les deux, en même temps, et sous le même rapport. Aristote s’en retourne probablement encore dans sa tombe.

(3) “L’oubli est un puissant instrument d’adaptation à la réalité parce qu’il détruit peu à peu en nous le passé survivant qui est en constante contradiction avec elle.” Marcel Proust, et il y a 98% de chances que ça soit dans A la Recherche du Temps Perdu, ne serait-ce que d’un point de vue statistique, le bonhomme n’ayant guère écrit autre chose. D’ailleurs, c’est tout ce que j’en ai retenu, lecteur peu scrupuleux et infidèle que je suis.

Feb
25
2009
0

(Science) Maths mon sens de la formule, dude

More New Maths, en gros, c’est une sorte de vulgarisation absolument sans fondement scientifique de formules plus ou moins ésotériques. Et c’est juste brilliant, comme diraient nos amis d’outre-Manche. Prenez des clichés, des préjugés, des morales et des anecdotes qui sentent bon le vécu, mixez le tout, opérez la miction avec une sauce pseudo-mathématico-formulatoire, et vous tenez le truc.

divorce = marriage / 2C’est réducteur, c’est frappant, c’est choc, et c’est donc furieusement flex.

D’un Divorce = Mariage / 2, toujours efficace comme entrée en matière, jusqu’à Déception = Attentes / Réalité, on sent que quelque chose est supposé se dessiner là-dessus, une morale, une manière de vivre, une subtile critique. Mais si, vous savez, ce cynisme sous-jacent qui semble être devenu la marotte de tous les chroniqueurs sportifs et autres présentateurs de Roue de la Fortune. Ce feint détachement par rapport au monde et aux manières de l’appréhender.

picture-559

La moquerie, chères amies, coupaings, est devenue monnaie courante, qu’elle soit induite ou explicite. Le fait est qu’il s’agit là d’un événement bien loin d’être anodin, et de fort préjudiciable : il n’y a rien de plus contagieux que le commun. Corrélativement donc, rien de plus éphémère que l’original, surtout par les temps qui courent. Et puisqu’il est en vogue d’être différent, tout en restant pareil – le mot d’ordre ne change pas  de l’audace, mais pas trop – j’ai unilatéralement et en mon for intérieur pris la décision de continuer à mathématiser de manière iconoclaste.

picture-558Mode = Audace – Modération

Personnalité = Racine(Moyenne)^2

Fatigue = 0,9*Internet + 0,1*Sorties

Feb
25
2009
2

(Monde) Loutrera bien qui loutrera le dernier

C’est chez Gizmodo que la scandaleuse mais prévisible révélation de ce complot qui n’avait de cesse de miner la société moderne en son entier s’est manifestée pour la première fois. Le conflit rampant, que dis-je la splendide guérilla menée de patte de maître par les leaders les plus tenaces du LOUTRE (Loutres Oblitératrices Über Terrifiantes Révolutionnaires et Engagées) a été enfin mise au jour de manière indiscutable par l’entremise de ce cliché, qu’un courageux mais suicidiaire reporter a pu prendre avant d’être dûment trépané par les LARDONS (Loutres Armées Révolutionnaires Division Opérationnelle des Noisettes Spéciales), ces fameuses représentantes du mouvement connu pour être le bras armé du LOUTRE.

loutre caméra maitrise du mondeC’est avec une certaine émotion que je relaye donc, la mort dans l’âme et l’épée au fourreau, cette photo compromettante, montrant sans doute possible l’utilisation par un agent infiltré des LKP (Loutres Kommandatür Progressisante), ramification technologique du mouvement LOUTRE, d’un appareil d’enregistrement vidéo perfectionné provenant d’unités de production sous-marines enfouies à plusieurs milliers de kilomètres sous le continent Arctique. La volonté, sans cesse renouvelée et maintenant des plus concrètes, des LOUTRES de prendre le pouvoir par une mainmise technologique est déjà trop avancée.

Nous heureusement, à la Rédac’, on LA Loutre, qui nous protégera quand les LOUTRES vitrifieront cet hémisphère à coups d’atomiques. Ou pas, mais nous sommes un peu comme les fourmis, nous résistons aux radiations nucléaires. En tout cas en théorie.

Note au lectorat : ce billet est à la fois un hommage et la preuve, s’il en fallait, de mon état de fatigue avancé. Mouhaha.

Feb
25
2009
0

[Pic] La crise ? Quelle crise ?

Voici un petit graphique comme on les aiment comparant la crise actuelle avec 3 autres crises majeures qu’a connu le monde économique : 1929, le choc pétrolier et la bulle Internet (prout).

Bref, on va encore en manger de la crise cette année.

Feb
23
2009
0

(Dessin) Vidberg – Facebook, s’inscrire ou ne pas s’inscrire

Telle n’est pas la question. Savoir s’en servir, ou pas, et pouvoir le faire en fonction de ses besoins/envies, ou pas. C’est là que résident les points cruciaux, les problématiques fondamentales. Après la mise au jour de nouvelles règles d’utilisation, retirées depuis de par le tollé provoqué au sein de la communauté des utilisateurs, les adeptes de la théorie du complot – histrio-paranoïaques, private joke – ont eu beau jeu de rappeler la bêtise de ceux qui avaient la naïveté de relayer une partie de leur vie privée sur Internet.

Loin de moi l’idée de reprendre le débat : je ne m’en sens pas, pour tout dire, la compétence. Cela dit, comme toujours – et c’est loin d’être spécifique aux réseaux sociaux, aux réseaux virtuels et donc au web – la prudence reste le maître-mot lorsque l’on décide de faire usage d’un service ou d’un outil dont on n’est pas certain de la fiabilité. Comme le dirait ma mère-grand, de tout un peu, et un peu de tout, en un mot : la modération est en toutes choses une vertu.

Ma mère-grand est une confucianiste qui s’ignore. 

vidberg facebook inscription polémique

Ah j’oubliais, à l’origine de cette digression, ce dessin de Vidberg sur son merveilleux “L’actu en patates“. Vous savez, le Vidberg dont je vous parlais ici.

Feb
22
2009
0

(Clip) Kanye West – Heartless

Le clip du dimanche, histoire de se relaxer avant la reprise d’une nouvelle semaine. Il fait beau au bord du Rhône à partir de mardi, il faudra penser à aller manger des gaufres en regardant les éléphants danseurs.

Un petit Kanye West donc, le premier single – ce me semble – de 808’s and Heartbreacks. Ou comment enchaîner les hits avec une facilité apparente qui déconcerterait le plus talentueux des producteurs.

Feb
20
2009
0

(London) Tartine #1 du MieL en vadrouille

Je profite d’un moment de calme dans cette journée pour le moins chargée afin de vous faire partager ma joie de retrouver Londres. Définitivement, j’aime l’esprit de cette ville, de ses habitants, de son tracé, de son histoire… Juste ce qu’il faut d’américain avec ce côté anglais aussi rigoriste linguistiquement que barré stylistiquement, un mélange de culture à la sauce européanisante, qui n’oppresse que par la richesse des activités qu’elle propose.

Lavion cercle au-dessus dHeathrow
L’avion cercle au-dessus d’Heathrow

Contrairement à NYC et à sa skyline démesurément élevée, qui a tendance à enfermer le visiteur dans un monde très particulier, certes dépaysant mais quelque peu limité, Londres reste furieusement accessible et ouverte à celui qui lui rend visite, que ce soit pour la première ou la énième fois. D’emblée, vous tombez dans les clichés les plus émouvants – comme cet employé de l’aéroport, répondant évidemment au patronyme de Kevin, et d’une gentillesse teddy bearienne – et sombrez, avec votre première ligne de métro de 8h du matin, dans une routine excitante puisqu’étrangère : Picadilly line, ses incidents techniques inévitables qui ne sont pas sans rappeler ceux du RER parisien, ses occupants cordialement massés, ses stations à moitié refaites qui sentent bon le pittoresque.

Lâchez-vous dans la ville, et étonnez-vous donc de cet homme à la crête glorieusement teinte en violet se promenant le plus naturellement du monde à côté de la très chic London University. Souriez à la vue de ces colonies de collégiens français envahissant un Bristish Museum dont l’entrée, gratuite par mesure gouvernementale depuis quelques 6 mois maintenant – si je ne m’abuse – a subtilement influé sur la population se mouvant entre ces murs. Les collections égyptiennes, et la nouvelle aile permanente qui est consacré à la vie et la mort de ces derniers, attire les foules comme jamais : le pavillon des momies est pris d’assaut.

Il est temps de ce reposer du côté des estampes japonaises et de cette esquisse de Michel-Ange, à l’étage des peintures et dessins en réfection, censément déserté. Ou d’admirer les outils et bijoux pré-sumériens merveilleusement conservés qui sont visibles dans l’aile éponyme. Un chocolat grand comme votre avant-bras au Costa Coffee le plus proche, avec un de leurs diaboliques muffins triple-chocolat – les meilleurs qu’il m’ait été donné de dévorer – et vous prenez Oxford Street pour filer vers Soho. De là, vous obliquez par Regent Street vers Picadilly Circus, non sans quelques arrêts sur images à l’Odeon, dans quelques uns des théâtres les plus célèbres du monde et imaginer avec ironie ce que peut être cette comédie musicale sobrement intitulée “Priscilla”. Mais voici venir le midi, et un sandwich doublé d’une soupe maison chez Eat devrait vous remettre d’attaque pour la seconde partie de la journée. Un yoghourt au muesli, typique, ne vous ferait pas peur, avant de faire un crochet vers l’Institute of Contemporary Art, son expo gratuite et surtout son “art shop” d’un éclectisme dans le truculent que peu sauraient égaler.

Lassé de tant de modernité ? Qu’à cela ne tienne, vous êtes justement non loin de Trafalgar Square. Chassez les pigeons quelques minutes, histoire de retrouver votre âme d’enfant (terrible et déjà violent, huhu), puis précipitez-vous au National Gallery, lui aussi entièrement gratuit. La chance vous sourit, l’exposition Sisley in England and Wales, qui devait se terminer le 16 février, a été prolongée. Et il est difficile de dresser la liste des trésors qui sont ici gardés… Entre Turner, Giurdo Reni, Gainsborough, Vigée Le Brun, Hayez, Velasquez, Pissaro ou encore Van Dick, vous avez de quoi faire. D’ailleurs, les esquisses de Rembrandt qui sont ici conservées sont de toute beauté. Ne ratez pas non plus, dans la “Yves Saint Laurent Room”, le portrait d’Armand Du Plessis, Cardinal de Richelieu – qui je le rappelle reste un peu mon chouchou en matière de grand homme tout ça – par Philippe de Champaigne, celui-là même qui illustre tous nos livres d’histoire depuis que livres d’histoire nous avons.

Rentrez enfin tranquillement, par les petites rues, jusqu’à Euston Road, entre King’s Cross et Euston Station, en évitant les motos-ambulance qui font autant de bruits que les camionnettes et les sirènes de police, la foule, disciplinée dans les escalators mais bien moins une fois dans la gare et qui, avide de rentrer chez elle, aura tôt fait de vous mettre quelques bâtons dans les roues, ou encore les nombreux vendeurs à la sauvette, punks de l’époque dure, musiciens collants dans les couloirs de l’underground londonien et autres joyeusetés qui achèveront de manière fort agréable votre journée.

Les photos seront dispos petit à petit sur mon FlickR, pour ceux que ça intéresse, et je pense que j’en mettrais de toute façon quelques unes ici-même.

Feb
20
2009
3

(Rouages) Absence pour cause d’ambiance Tamise

Voilà je file dès à présent pour la capitale du pays de la Gelée à la Menthe et des Beatles. Avec un peu de chance j’aurais bien quelques billets à écrire sur ce petit périple sympathique. See ya, comme on dit, je reviens dimanche !

(Note : désolé pour la sobriété de la prose et l’absence d’image tout ça, c’est fait à l’arrache vu que, comme de juste, je suis aussi en retard que le Lapin Blanc)

Written by MieL in: Rouages | Tags: , ,
Feb
19
2009
4

(Clip) The Virgins – Teen Lovers & Rich Girls

Pas mal de gens sur lesquelles j’en viens à hésiter en ce moment : c’est fou ce que regarder à nouveau à doses homéopathiques les chaînes musicales peu apporter en matière de diversité musicale. Non, je n’ironise même pas : pour moi qui suis un grand défenseur devant l’Eternel du classicisme en matière de répertoire, voir les “nouveautés”, même trois fois par heure et classées aléatoirement au sein de “tops” décrépis, ça élargit un peu mon horizon réactionnaire.

Du coup, je me souvenais bien avoir entendu un petit quelque chose de The Virgins, et là je tombe sur leur clip de Teen Lovers. La réalisation est assez sympa, même si l’idée générale reste somme toute classique. Je vous mets aussi Rich Girls, pour vous faire une idée du son de ces new-yorkais (forcément) qui ont été découverts au travers de leur participation à la BO de Gossip Girl (re-forcément). Ce qui me fait penser qu’il faudrait que je m’y remette.

Feb
18
2009
5

(Sans rire) C’est toi la Rolex

Vous le savez déjà, j’aime les objets bizarres. Ainsi, j’aime les montres, mais mes goûts sont souvent particuliers, pour ne pas dire très particuliers. Vous allez me dire qu’on s’en tamponne le coquillard avec une pelle, et vous aurez raison.

Aujourd’hui donc, je me demandais tout en chantonnant quel but j’allais bien pouvoir trouver à ma vie quand soudain je me suis vu frappé par une révélation, aussi claire qu’évidente : Jacques peut m’aider. Et Violette aussi.

Voilà au moins maintenant, je sais quoi faire. Plus que trente ans pour gagner les trois SMIC nécessaires à l’achat d’un truc moche et peu innovant. Je veux dire, tant qu’à faire de vendre mon rein gauche au marché noir pour me payer une montre, autant en prendre une mieux, genre, pour ceux qui cherchent mon cadeau de 50 ans, ça quoi. Hein. Non ?

Feb
15
2009
4

(Clip) Orelsan – No life

En ce moment, c’est la période “découverte d’artistes talentueux” au Baka Book. Pourtant, je ne crois pas me souvenir que nous nous soyons donné le mot. C’est juste que nous avons ce terrible don qui est de pouvoir en moins de 3 minutes extraire le pire de Dailymotion et de vous l’amener sur un plateau. C’est aussi ça, la magie Baka.

Aujourd’hui donc, les paroles mielleuses et bien balancées de Orelsan, que je viens de découvrir via Suchablog. Cette fois, on constate une recherche certaine dans les paroles, ce n’est donc pas à mettre au niveau d’un Morsay, d’une Amandine du 38 ou d’une rapeuse canadienne, si vous voyez c’que je veux dire. C’est plus un mix entre un Damien Jean version poétique et un Booba qui saurait parler français. En gros, c’est du TTC, mais en plus soft dans le beat, et en plus drôle dans les paroles (surtout pour “Sale pute”, les connaisseurs reconnaîtront). Personnellement, j’apoplexise.

Et donc un deuxième morceau qui entre un peu plus en matière après le saut :

(more…)

Feb
15
2009
1

(Pic) Toi aussi, sois en couple pour la prochaine Saint Valentin

C’est comment déjà ce proverbe ? Mieux vaut être seul qu’accompagné ? 

Pour être sûr de ne pas être seul à la prochaine Saint Valentin, n’hésitez plus, suivez notre programme en plusieurs étapes, avec les conseils avisés de nos experts certifiés. 

1) Prendre au berceau, et jouer sur l’expression

 

Moui. En fait non.

Moui. En fait non.

 2) Trouver chaussure à son pied pour aller danser

I like to move it move it

I like to move it move it

3) Trouver la toilette appropriée pour une sortie remarquable et remarquée

 

Pic, crête et colegram

Pic, crête et colegram

4) Et finalement en partager un p’tit dernier pour la route

truckin1

 

Source : Sorry, I missed your party (évidemment)

Feb
15
2009
0

(Pic) Lyon n’est qu’amour et le fait savoir

Je sais, je sais. Je vais encore me trouver taxé de chauvinisme ou d’affection vernaculaire. Mais que voulez-vous, j’aime cette ville une fois la nuit tombée. Lorsque l’on descend de la colline Saint Just en observant ses feux qui scintillent devant les silhouettes rassurantes des montagnes, au loin. Lorsque l’on se promène sur ses berges en Vélo’v. Lorsque l’on se régale de ses macarons.

Nous avions donc déjà établi, quoique pas encore sur le Baka Book mais ça ne saurait tarder, que Lyon était une ville de gourmands. Quoique je ne sois pas, loin de là, un exemple en matière de Lyonnais moyen, n’étant pas un “pur laine” (comprendre, un natif) et ne connaissant que des parties bien précises de la cité. Bref, en matière de gastronomie (et de pétro-chimie, mais là n’est pas la question), Lyon est une belle ville. Mais la connaissiez-vous joueuse, voir amoureuse ?

Et bien ce 14 février, alors que même Facebook se trouvait plus ou moins déserté – c’était tout relatif, certes, mais tout de même – et que les amoureux les plus romantiques se retrouvaient au Do Mac du coin, la Ville de Lyon monopolisait ses panneaux d’affichage publics pour diffuser des messages d’amour. De vrais petits morceaux de mignonnerie avec de la guimauve dedans. Voyez plutôt :

Message d'amour panneau Ville de Lyon

L’opération, pour séduisante qu’elle fût, ne me permit pas de réchauffer assez longtemps mon coeur de pierre – fendu par le gel et les -112°C de ce soir – pour rester plus de quelques minutes. Néanmoins, c’est le genre de petites attentions toutes bêtes, aussi naïves et délibérément marketing qu’elles soient, qui touchent de leurs doigts meringués mon cynisme révoltant. Comment ne pas être optimiste après ça, hein ?

Message d'amour panneau Ville de Lyon

Feb
13
2009
5

[Pic] F**k la Saint Valentin

arnold_01

Parce qu’il y en a marre des amoureux. Partagez quoi. Un peu.

Feb
12
2009
0

[BD] MAD

J’en étais à marcher dans les rues de Reykjavik, pour une fois que ce brouillard pisseux épargnait mon Dimanche j’allais pas me priver. Entre le sex-shop et le kebab, une librairie. Mais le genre miteux hein, avec des Almanach de 1936 en guise de poutrelles et le vendeur dont j’imaginais les testicules fripées comme des raisins secs.

J’entre.

Bien que les recueils de poésie d’Olaf Geysir Sigidarsson puissent être intéressants, ils sont avant tout en Islandais. Pareil pour le reste des ouvrages disponibles, d’ailleurs. Sauf le rayon bandes dessinées, miraculeusement anglophone. Anglophone et un peu tarlouze, à en juger le nombre de Comics dont la couverture rappelle plus Têtu spécial moustache que Bob le justicier. Et puis il y a MAD.

J’ouvre.

J’ouvre parce que la couverture me fait marrer. Et puis rendez vous compte, ils en ont parlé dans CanardPC. C’est pas rien! Et bien MAD c’est marrant, corrosif, un peu grande gueule mais attachant. MAD c’est l’actualité politique et surtout culturelle des États-Unis mise en scène à travers des strips, fausses pubs et photomontages foireux aussi hilarants que fleurant bon les moyens dérisoires. Mention spéciale à la fausse pub MasterCard « MasterFraude » qui t’apprend quoi acheter pour être adoubé par la Mafia (ce qui n’a pas de prix, par contre pour la dynamite sors ta CB).

J’achète.

Alors bien sûr, deux vieux numéros ne m’ont pas coûté grand chose mais l’abonnement depuis la France fait mal aux bourses, surtout à celles du vendeur du premier paragraphe. Un luxe que je me réserverai lorsque les blagues et la maflutesse de Ruquier m’auront anéanti. Un investissement occasionnel rafraichissant pour les zygomatiques et la mauvaise foi.

Je conclus.

Un Magazine hors de prix mais hors normes, édité par DC Comics.

Un article de Sir « Je boycotte mon cours chiant» Laquai

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