La langue française est l’une des choses que je révère le plus en ce monde. Riche, plurielle, métamorphe, elle s’adapte, se prêtant sans broncher aux pires torsions. L’on peut, en jouant tant sur la syntaxe que sur le vocabulaire, les champs lexicaux ou le registre en faire un instrument imparable, tantôt outil de persuasion logomachique, tantôt support de messages poétiques.
Le fait est en tous les cas que l’on ne peut nier la richesse des modulations possibles de la langue. Personnellement, j’en deviens raisin* quoi.
D’ailleurs, dans une optique d’enrichissement personnel, et faisant preuve d’un acharnement philologique qui doit faire la fierté de sa maman, Catherine Malleval, journaliste à Libé.fr de son état (enfin journaliste je ne sais pas, mais elle écrit dedans en tout cas), a commis un article fort intéressant sur l’éclectisme de la francophonie dans le domaine de l’érotisme. Comme je vous dis. On y apprend ainsi, entre autres passionnantes découvertes, qu’un pénis peut être désigné par un nombre incroyables d’artifices langagiers : il est à la fois “piège à mémé” en argot, “coq” lorsqu’il atteint une taille respectable à l’île Maurice, ou “pissette” lorsque l’on est Québécois (pure laine).
“Faire boutique avec son cul” désigne ainsi en Côte d’Ivoire le commerce du corps et l’activité des femmes de peu de vertu (et de chippendales), mais n’allez pas croire pour autant qu’un peu de poésie n’en demeure pas moins en la matière : le sexe masculin est ainsi l’ambassadeur au Congo, tandis que son équivalent féminin y devient “la cave”.
Evidemment, je ne pouvais louper la réponse à la dernière question du philologue interviewé, qui évoque un surnom gentil qu’une Antillaise peut donner à son amant : son “sucre-saucé-dans-miel”. L’image me parle, en tout cas. Quand je vous dis que le MieL, c’est excellent. La modestie aussi, d’ailleurs.
Et de votre côté, vous avez des surnoms bizarres pour désigner vos choses ? Ou vous en avez entendu parler ?
* Raisin : Au Québec, veut signifier “con”, “bêta” ou juste “stupide”. C’est un peu le québécois pour “Baka” en fait. D’ailleurs, y’a même un site pour les raisins, les vrais.
Ah j’oubliais, j’ai déniché le lien chez Maïa, évidemment. Mangez du Mazaurette, c’est garanti plein d’humour et de jolie plume.










Mais si, vous savez, celle qui fait aussi le superbe Wunderbaum Shirt et le Nike Cameleon. Le premier consiste en un tee avec des sapins désodorisants pour voiture sous les aisselles, et le second sert à protéger les fans de foot en cas de match “chaud” : vous pouvez le retourner pour afficher les couleurs de l’une ou de l’autre équipe selon que vous soyez placé dans les tribunes locales ou non.

Pour le coup, il s’agit de l’argent que l’on dépense sur le Net. Donc ça induit du tabou (le sens commun veut que l’argent soit un sujet tabou en France, paraît-il, mais le sens commun ne connaît probablement pas encore la génération 2.0) et de Ouèb, ça éveille donc mon intérêt. Du coup, on va dire merci
Bref, l’auto-termination, c’est le suicide version Schwarzy. A la californienne quoi. Aucun rapport direct avec
Pour ceux qui débarqueraient, Agent Provocateur est une marque de lingerie féminine qui s’était illustrée l”année dernière de par l’exotisme de ses collections, plutôt osées. Cette année, c’est 






