Dec
30
2008
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[PetitPot] RSS, Internet, Preparation de soiree et tribulations socialo-geekesques

Alors que le boulot se fait de plus en plus dur et que les sirènes de la procrastination tentent de nous détourner de notre lot quotidien, mon Google Reader se remplit et déjà je n’en voit plus le bout. Mais l’angoisse, bien connue des accros, du “Mark all as read” est bien plus anxiogène encore, et celle de vous laisser esseulés au milieu de la jungle du Net pendant ces périodes de fête où nous sommes tous vulnérables m’attriste plus encore.

Car un agrégateur RSS, ça permet, comme son nom l’indique, d’agréger des “flux RSS”. En gros, vous rentrez l’adresser du flux en question dans le logiciel ou le service en ligne, et vous pourrez suivre dans la même page plusieurs sites/blogs en même temps. L’arme ultime de ceux qui perdent leur temps et cherchent à le gâcher encore un peu plus en ne perdant pas une miette des bêtises qui circulent sur la Toile quotidiennement.

Mais avec les découvertes, les rencontres, les liens, qui sont la base de l’Internet, les adresses se multiplient et les sites à suivre aussi. Je me souviens de la tendre époque avant que ne sorte Google Reader, où j’avais en gros une quarantaine de favoris que je visitais (presque) tous les jours. C’était le temps radieux du temps libre, des révisions bâclées et de l’amour sur la plage (ou pas). Maintenant, tout va plus vite, tout est plus pratique, tout est plus compliqué puisque plus simple. Je m’explique en prenant un exemple parlant : avant, lorsque vous vouliez aller à une soirée, chez l’une de vos connaissances, vous trouviez le chemin en suivant ce raisonnement :

1) Si vous savez où il habite, vous y allez, tout simplement

2) Si vous ne savez pas, vous lui demandiez son adresse, soit verbalement, soit en harcelant son téléphone fixe en espérant qu’il soit chez lui. Mais pas trop tard, sous peine de gêner la quiétude du foyer. Peu après, vous pouviez utiliser votre téléphone portable, mais le crédit, cher et rare, s’économisait, si bien que cela se passait plutôt par l’envoi d’un sms. Mais bien, vous restiez sans réponse. Si tant est, bien sûr, que vous ayez le numéro de téléphone fixe ou mobile de l’invitant, ce qui n’est pas certain.

3) Vous regardiez sur une carte routière, ou vous sortiez votre plan papier du réseau de transports en commun local, et évaluiez le temps de trajet à la louche, en espérant ne pas rencontrer d’imprévus.

4) Vous galériez, mais finissiez par arriver à bon port.

Maintenant, ça donne ça :

1) Avant même d’envisager d’y aller, vous vous renseignez sur la liste des invités. Vous pouvez donc au choix fouiner sur Facebook, dans l’évènement correspondant, ou appelez outrancièrement vos ami(e)s, pour savoir qui y va, comment, et avec qui. Et à quelle heure, bien sûr. Mettons que vous soyez connectés, vous pouvez aussi le faire par Msn, Skype ou, pour peu que vous soyez totalement “branchés”, par Twitter ou par mail. Le sms, illimité lui aussi, reste un outil efficace.

2) Passée cette première étape, importante, vient l’heure du choix : irez-vous, ou n’irez-vous pas. Là reste la question. Disons que vous optez pour la première solution. Vous “checkez” le profil Facebook de l’invitant, et voyez s’il a renseigné ses informations personnelles. Avec un peu de chance, vous pourrez ainsi l’agresser par mail, ou même par téléphone. Il aura peut-être aussi précisé son adresse, dans l’événement par exemple. Sinon, vous harcelez une seconde fois vos ami(e)s, qui ont l’habitude, pour savoir où c’est.

3) Soit vous ne trouvez pas l’adresse, et convenez d’un rendez-vous avec d’autres, qui eux savent. Il faudra alors l’organiser, savoir le lieu, l’heure et le retard prévu par chacun. Un retard est bien moins grave qu’avant, puisque l’on est connecté, et que l’on peut s’appeler à tout moment. On s’inquiète moins, on appelle plus. Le stress est équivalent, cela dit.

4) Soit, deuxième solution, vous trouvez l’adresse. Mappy, Google Maps ou Via Michelin plus tard, vous trouvez le plan et tout ce qui va avec. Vous rentrez les coordonnées dans un GPS avec la voix de Chirac ou de la-fille-qui-fait-la-météo-sur-la-6 (c’est du vécu), et vous y allez gaiement, non sans déclencher une troisième vague d’appels pour savoir si vous emmenez des gens où s’il vous faut apporter quelque chose. Parce qu’évidemment, vous n’avez pas pensé à le demander la première fois. Pourquoi y penser, puisqu’il est simple de rappeler ? Et puis, vous êtes “hype” (encore lui), vous faites du covoiturage, donc il faut forcément en passer par là.

5) Vous avez galéré socialement, mais vous êtes arrivé à bon port.

Au final, le retard est souvent le même : ceux qui arrivaient précédemment à l’heure arrivent toujours à l’heure dans le deuxième raisonnement. Ceux qui arrivaient en retard sont toujours en retard. Mais ce qui aura changé, c’est le chemin parcouru pour parvenir au même résultat : la première solution est plus individuelle, plus réfléchie, mieux préparée. La seconde est plus frivole, mais aussi plus sociale, et plus insouciante.

Pas vraiment de conclusions à en tirer pour ma part, si ce n’est que je ne voulais pas du tout parler de ça au départ. Disons que c’est une réflexion rapide sur l’organisation de ces petits événements qui pimentent notre vie, et sur ce qui a changé avec la démocratisation des nouveaux moyens de communication dans ce genre de cas. Certaines choses sont plus simples, plus faciles. Trouver une adresse, un plan, un contact, n’a jamais été aussi aisé. Mais le temps de la réflexion, parallèlement, s’en trouve réduit, la qualité des conversations également, et d’une certaine manière, le “tout communication” ou le “tout social” n’est pas sans conséquence sur l’individualisation de notre mode de fonctionnement et de vie.

Les possibilités d’interaction se sont considérablement développées. Mais je ne suis pas certain que la qualité de celles-ci ait suivie le même schème. A moins qu’il ne faille un temps d’adaptation. Et bien sûr, tout cela souffre quelques exceptions : certains vont user de ces nouveaux outils à bon escient, d’autres vont s’y jeter à corps perdu, sans trop y réfléchir.

Moralité, patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. Aborder la nouveauté demande de l’abstraction, du recul, et une certaine préparation. D’ailleurs, le gouvernement nous le montre dans sa dernière campagne de prévention contre les dangers du Net : on en pense ce que l’on veut, mais il est vrai que nous sommes loin d’être tous égaux devant l’appréhension de la Toile et de ses dangers. Certains s’y baladent comme qui rigole, sans avoir besoin d’aide, mais beaucoup n’en saisissent pas immédiatement les mécanismes, et se trouvent fort dépourvus devant un faux message d’erreur ou une publicité insistante.

Take IT easy.

Mais vous reconnaissez-vous dans ces raisonnements ? Comment procédez-vous, de votre côté, pour contacter quelqu’un ? Avez-vous l’impression que c’est plus facile maintenant que ça ne l’était il y a 5 ou 10 ans ?

> Ceci était un message du MieL fatigué. Merci de lui pardonner les éventuelles fautes d’orthographe et de syntaxe, lorsqu’il n’est pas dispos, il a tendance à penser plus vite qu’il n’écrit.

PS : Ah oui je voulais vous parler de Google Reader. Tant pis. Une autre fois peut-être. =P

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Dec
30
2008
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[Video] Qu’est-ce que ca veut dire : chiffres, web, information et espece humaine

C’est fou ce que ces videos compilant chiffres, affirmations pseudo-statistiques et nombres avec plein de zéros derrière peuvent être alléchantes. Comme le dit Richard, ce n’est pas vraiment conseillé à ceux qui craignent déjà pour leur avenir.

Mais ne vous inquiétez donc pas tant, même la crise n’aura pas raison du BaKa Book va.

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Dec
29
2008
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[Pic] Epic Fail : Les cadeaux appartiennent a ceux qui se levent tot

 Rien à voir avec un quelconque mot d’ordre électoral. C’était chez Gazelle , et j’adore.

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Dec
29
2008
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[Music] Frank Sinatra – (Theme From) New York, New York

Les assauts velléitaires de mon droit administratif ne m’ont pas laissé indemne, aussi avais-je grand besoin d’un interlude musical. Même si je ne vous souhaite pas d’être vous aussi en pleines révisions, il est fort possible que vous puissiez malgré tout trouver quelque réconfort dans cette voix au combien mythique.

Je salue au passage mon irlandais de professeur d’anglais de cette année (so nice), qui m’a regardé avec les yeux ronds dont il a le secret lorsque je lui ai dit que mon chanteur préféré était Frank Sinatra. Il faut dire que j’avais peu de temps pour réfléchir, et que le caractère exclusif de la question rendait la réponse d’autant plus difficile à trouver. Mais je venais justement de me remettre dans le bain, me délectant d’un “My Way” en entrant dans la salle, et je n’ai donc pu résister.

Il faut dire qu’il est l’incarnation de la sur-classiosité, tendance exceptionnalisante, et vous remarquerez que les superlatifs me manquent. Il n’est que de voir les 17 millions de résultats que l’on obtient en cherchant son nom sur Google (argument geekisant s’il en est) pour se rendre compte de l’envergure de l’artiste, qui, s’il n’est bien sûr pas encore au niveau de Mozart (37 millions), n’en est pas moins loin devant un Balavoine pourtant méritant (545 mille) et la “nouvelle scène” pop-rock mondiale. Les Rolling Stones font à peine mieux, et pourtant Dieu (ou qui que ce soit d’autre) sait combien ils ont su exploiter au mieux leur image.

Evidemment, tout cela est sans commune mesure avec les 254 millions de pages mentionnant ‘Obama’, mais cela n’étonnera personne.

Bref, après ce Zeitgeist personnel (si j’ai le courage un jour je vous ferai le classement de nos musicos préférés par ordre de notoriété sur Google, ce devrait être assez intéressant), revenons-en à Sinatra. Est-il encore besoin de le présenter ? Un rapide tour sur Wikipedia pour les moins au courant, ou plus simplement sur l’excellent sinatra.com , vous apprendra que “Frankie”, le père de Nancy, dont il faudra que je vous parle aussi d’ailleurs, est indubitablement cool. Choisir un titre de sa discographie n’est d’ailleurs pas chose aisée, mais comment passer à côté de son si fameux “New York New York”, qui s’est élevé au rang de symbole avec la ville dont il est inspiré.

Souvenez-vous, 1979, l’album Trilogy: Past Present Future marque le renouveau de Sinatra. Ce titre, initialement écrit pour Liza Minelli pour le film de Scorsese éponyme, est étroitement associé au personnage de dandy ” so 60′ ” qu’incarne Sinatra.

Bref, New York New York, la version qu’il a chanté en duo avec Liza Minelli, justement. Et parce que j’adore, deux des (très) nombreuses reprises, version Cat Power et Snoop Dog. Je vous l’accorde, le style change.

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Dec
28
2008
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[On The Go] Vampire Week End – A-Punk

Alors soyons clairs tout de suite, histoire qu’il n’y ait pas de malentendus : non, Vampire Week-End n’est pas un groupe pour emos tendance Tokyo Hotelisante. Ce n’est même pas un groupe pour skateurs branche Sum 41, non non. Même si la chanson d’aujourd’hui s’appelle A Punk.

Donc Vampire Week End, c’est un petit groupe découvert en début d’année (oui je vous ressors mes vieilleries). J’ai mis un peu de temps avant d’apprécier, et il y a une raison à cela : par défaut, quand je lançais la lecture sur mon lecteur (pas de publicité, sinon je vais me faire loutriser), ça me mettait justement cette chanson, puisqu’elle commence par “A”. Ca paraît anodin mais ça a traumatisé mon oreille, et je n’ai pas pu l’écouter pendant un moment à cause de ça. Depuis, j’ai remis du Bowie, et c’est “Absolute Beginners” qui a pris la place de première chanson dans l’ordre alphabétique, et ça va beaucoup mieux, merci.

Toujours est-il que ça vaut la peine de traîner l’oreille, et même si ce n’est pas un gros gros coup de coeur, c’est assez étrange et intriguant pour avoir retenu mon attention pendant un moment. L’album éponyme (Vampire Week End) est assez “space” en lui-même, certains morceaux étant particulièrement décalés, d’autres très punchy… Ca oscille entre l’électro-rock à la mode (snif) et ce que j’appelerais du reggae à défaut de trouver un meilleur terme (electro-reggae, c’est moche).

Bref, une sorte d’ovni musical, qui peut vite lasser mais qu’il faut bien écouter pour se rendre compte de ce dont il s’agit. Ne vous arrêtez pas à une première écoute, essayez de fouiller un peu l’album pour vous faire une idée. Je vous conseille tout particulièrement Mansard Roof, Cape Cod Kwassa Kwassa et Campus. Plus Oxford Comma.

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Dec
26
2008
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[On The Go] MGMT – Kids

Oui, c’est vieux. Pour certains, cela fait déjà près de 8 mois que je vous saoûle en vous vociférant joyeusement que MGMT (Management pour les intimes), ça envoie du bois par palettes de quinze. Que c’est même tellement bien que ç’en devient génial, et qu’écouter du MGMT c’est un peu comme de se prendre une douzaine de baffes et d’adorer ça.

Ca s’écoute par tous les temps, seul ou à plusieurs, mais plutôt seul pour bien en apprécier toute la richesse, et ça s’écoute surtout en entier. Oracular Spectacular est le genre d’albums qui s’écoute en entier ou ne s’écoute pas. C’est original, c’est rafraîchissant, c’est entraînant, c’est juste très bon, ça swing. C’est du rock indé, comme on dit quand on est hype – ce que je suis loin d’être soit dit en passant, je pencherais plutôt pour du “vieux rock”, du qui revient aux sources de la chose – mélangé à une bonne dose d’électro. Ca vous réveille un mort en deux coups de cuillères à pot.

Mais laissons place au son. Pour ceux qui auraient échapper au phénomène, et qui vivent donc en ermite en ne se connectant au monde que par le prisme du BaKa Book (merci de votre confiance chers misanthropes), vous allez donc découvrir le groupe qui est peut-être le plus emblématique de cette année 2008. Et pour une fois je ne suis pas le seul à le dire.

Pour plus d’infos, on peut voir leur page LastFM, bien documentée, leur site plus ou moins officiel, leur page MySpace (Argh, MySpace pique toujours autant les yeux) ou aller jeter un oeil chez Cantora Records (y’a du bon son à côté de MGMT chez eux, d’ailleurs).

envoyé par bay3
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Dec
26
2008
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[Stuff] Oui donc en fait je peux tout expliquer…

Mais en fait non. J’aurais pu bien sûr faire dans la facilité en évoquant un enlèvement par quelque sasquatch haineux et anti-blond, avec un soupçon de complot nazi de conquête du monde et une poudrée de mélodrame bien larmoyant, mais tout cela n’expliquerait qu’en partie notre affreuse baisse de productivité.

Non la vérité, chères lectrices, chers lecteurs, c’est que la vie réelle, cette chose horripilante, nous accapare. Quoique remarquez, je parle surtout pour moi. Je fais semblant d’avoir des relations sociales, me direz-vous, et ce n’est certes pas une bonne raison de ne plus écrire en ces lieux. Et vous aurez parfaitement raison.

Heureusement, je ne suis pas là pour nous chercher des excuses. Ce billet n’est d’ailleurs pas une excuse pour écrire quelque chose, quitte à en faire des tonnes sans avoir de sujet réel. Non. Non non non.

Du coup, maintenant que Noël est passé tout ça, et que les partiels arrivent, je vais pouvoir reprendre la plume. Ma logique est imparable, je sais. Je vous souhaite donc de très joyeuses fêtes, et soyez donc assurés que nous serons au complet l’année prochaine pour vous accueillir sur nos pages.

Merci de nous suivre, merci de nous lire, merci de nous supporter. N’oubliez pas de rester Bakas, et soyez toujours fiers de vous, c’est une donnée essentielle : quoique vous fassiez, soyez fiers de le faire.

Prochain billet : la liste des choses dont il ne faut pas être fier, et qui viennent en exception de la règle précédente. ;-)

Merry Christmas,

MieL
Et toute la rédac’

Dec
17
2008
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[NetLess] The Church of Google

Alors que l’écrasante domination du moteur de recherche ne se dément pas et que je clame fièrement ma dépendance vis-à-vis de ses services en ligne (au premiers rang desquels Gmail, bien sûr), certains allumés, relayés par Bienbienbien (toujours eux, on va finir par m’accuser de plagiat, à moins que je ne me fasse le prophète de l’Eglise BBB), ont créés l’Eglise de Google.

Oui, il y a même un vrai site, histoire de vous expliquer pourquoi Google mérite d’être adoré , et comment il doit l’être. On notera notamment parmi ces raisons le fait que “Google est la chose la plus proche d’un être omniscient”, vu qu’il référence un nombre démentiel de pages internet et d’infos diverses, qu’il est “partout en même temps”, qu’il est “infini”, “immortel”et en plus le mot “Google” est plus recherché sur… Google que les mots “Dieu, Jesus, Bouddha, Chrétienté, Islam, Bouddhisme and Judaisme combinés”.

Si ça c’est pas de l’argument puissant, je ne m’y connais pas. D’ailleurs, comme toute bonne religion, ils ont aussi quelques commandements (10, comme c’est original).

Alors bon, moi c’que j’en dis, c’est qu’après tout chacun est libre de croire ce qu’il veut. Enfin en théorie. Dans certaines parties du monde. Et sans trop le revendiquer. Mais au final, soyons réalistes un instant : seule l’Eglise BaKa mérite un droit de cité. Vous aussi, suivez-nous vers l’infini et au-delà !

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Dec
17
2008
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[Game] Flying Babush : le jeu d’esquive de tatane ou vous incarnez W.

Oui c’était l’actualité – la news comme dirait nos amis grands-britons – d’hier, Georges W. Bush a manqué  se faire assassiner hier à coups de chaussures. Non, l’action n’est pas si anecdotique qu’il n’y paraît, les services de sécurité ayant d’ailleurs selon toute vraisemblance déjà extradé le journaliste irakien auteur de l’attentat à Guantanamo pour crime de lèse-majesté.

W., à cette occasion, a même pu prouver à quel point ses deux mandats n’avaient pas affecté son humour légendaire, puisque l’histoire veut qu’il ait dit : “tout ce que je peux dire, c’est que c’est du 43″. Il y a certainement une leçon à tirer de cette affaire, et ce n’est visiblement pas que les Irakiens, à défaut d’être bizarrement hostiles à l’occupation américaine, nous ressemblent au moins quant à leur pointure.

Non la leçon, c’est qu’on peut maintenant faire un jeu débile là-dessus, et Dieu sait si Kek adore s’atteler à ce genre de projets. C’est par ici , ça ne sert pas à grand chose, et pourtant.

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Dec
16
2008
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[Hum] Ou l’on croise plein de gens en donnant son sang

C’est fou ce que j’aime aller à Gerland pour faire semblant, de temps en temps, d’être quelqu’un de bien. D’ailleurs, je pourrais probablement faire un donneur à peu près passable si j’y allais pour des raisons parfaitement altruistes. Je suis d’ailleurs persuadé que je pourrais tirer des larmes à une pierre en me fendant d’un texte manichéen vantant les mérites des courageux donneurs de sang à l’assaut de toutes les maladies qui ne laissent pas de tuer – souvent même de manière mesquine, par derrière, sans qu’on s’y attende le moins du monde – la veuve et l’orphelin.

D’ailleurs, j’ai des citations qui, j’en suis certain, culpabiliseraient le plus cynique (ou la plus cynique d’ailleurs) d’entre vous, genre “ah tiens vous n’avez pas le CMV, ça veut dire qu’on va donner en priorité votre sang à des enfants” ou encore “oh vous êtes de tel groupe, c’est l’un des plus rares, c’est vraiment bien que vous veniez”. Mais en vérité, si je vais donner mon sang, c’est surtout que c’est une grande aventure que de s’y rendre.

Comprenez-moi : ayant manqué mon rendez-vous d’hier, je l’ai reporté à ce matin. C’est donc avec un courage dont je souligne la présence erratique que je me levais, et m’envoyais un petit-déjeuner destiné à me plomber ouvertement l’estomac. Première règle du donneur : toujours y aller le ventre plein. Le seul inconvénient, c’est qu’il faut éviter les graisses. Too bad, les graisses, c’est tellement bon que tout le monde en mange au petit déj’.

Le ventre plein, la mine encore ensommeillée mais en bonne voie de réveil, le teint blafard habituel, je me dirigeais donc vers le métro. Car après avoir affronté avec un stoïcisme qui m’épate encore les assauts conjugués de températures résolument polaires et d’un vent bien décidé à s’insinuer gentiment jusqu’au plus profond de mes os, il m’a bien fallu passer par la case transports en communs communs. Oui, je répète commun, vu que nous avons depuis peu le concept des transports en communs individuels. Si si .

J’ai donc été happé par la marée humaine montant à Bellecour, avant que la rame dans laquelle j’avais l’infortune de me trouver n’éructe de la quasi-totalité de ses occupants à Saxe-Gambetta. J’ai réalisé – mais plus tard – qu’il s’agissait heureusement de l’arrêt auquel il me fallait descendre. Coup de bol, parce que je jure que je n’aurais rien pu faire pour résister à la foule en délire qui avait résolu de descendre là, m’entraînant avec elle. Jusque là, rien de bien nouveau, le D, c’est toujours comme ça, et j’y suis habitué. Par contre, le B vers Gerland, je ne le prends que lorsque je me rends à l’Etablissement Français du Sang. DU coup, chaque fois je suis ravi d’y découvrir de nouvelles têtes.

Certes, je ne connais pas les innombrables individus qui s’agglutinent chaque matin et chaque soir dans les rames de la ligne D. J’entends par “nouvelles têtes” de nouveaux styles, des Lyonnais autres que les bourgeois bohèmes de ma fac’, que les intellos de Grange-Blanche, que les cadres qui se rendent à la Part-Dieu, que les lycéens de Montplaisir qui font 35 ans alors qu’ils en ont 12, bref, vous voyez ce que je veux dire. Un peu de changement, même minime, fait toujours beaucoup de bien. D’ailleurs, Aristote était l’un des premiers à nous dire qu’il faut se méfier des habitudes (remarquez la pseudo-justification habilement dissimulé sous une très vague référence prétendument philosophique).

Le B donc, jusqu’à Stade de Gerland. Désert, par rapport à celui que je venais de quitter. Toute la foule prend à gauche, vers Part-Dieu et ses tours (ha ha, des tours, qu’est-ce qu’il ne faut pas écrire). Trois arrêts intermédiaires, et un peu de calme bienvenu. L’arrivée au centre, non loin de la bouche, et l’accueil familier : paperasse, personnel chaleureux et, surtout, autres donneurs.

C’est là que ça vaut le coup, et que l’on se dit que finalement, le terme de fraternité que porte avec morgue notre République n’est peut-être pas tout à fait aussi mort que l’on voudrait le faire croire. C’est bête comme pensée. Mais voir des gens si différents, à une heure si matinale et en semaine, s’arranger pour prendre sur leur temps afin d’aider des inconnus, je trouve que c’est quelque chose de vraiment représentatif de la sacro-sainte “solidarité”. A côté de moi, un business man grisonnant, la cinquantaine, costume-cravate et chapeau, qui lit un Metro; un jeune, vingt-cinq ans à vue de nez, carrure imposante et chapelet bouddhiste en guise de collier, avec baskets et t-shirt de rap; une femme, la trentaine, habillée simplement et qui se triture les cheveux nerveusement avec sa main élégamment baguée; un autre homme, la trentaine lui aussi, athlétique, avec tenue de sport et portable à l’oreille; une maman, accompagnée d’un petit garçon de cinq ou six ans, qui fait de grands sourires; une jeune femme enfin, pas beaucoup plus âgée que moi, avec sac Longchamp et perles en guise de boucle d’oreilles.

Rien à voir entre ces gens. Certains donnent leur sang, d’autres leur plasma, pour moi ce matin c’étaient les plaquettes. Ma première fois. On m’explique la procédure, l’infirmière est visiblement en formation. Sa première fois pour ce type de don. Un peu hésitante mais rassurante, avec sa chef qui la surveille du coin de l’oeil. Un oeil acéré, mais qui devient amical lorsqu’elle vous propose une boisson ou un biscuit, tout en surveillant les poches transparentes qui peu à peu se remplissent.

Une grosse heure au final. Une collation, pour se remettre de la fatigue occasionnée, et c’est reparti pour une journée au temps pour le moins maussade mais qui pourtant s’illumine à la vue des sourires de tous ces gens, hétéroclites, différents, visiblement pas vraiment issus du même milieu, qui pourtant ici se côtoient, s’interpellent, se rassurent mutuellement. Le petit garçon apporte à sa maman un pain d’épice, tandis que celle-ci discute avec le business man, lui-même à côté du gars au chapelet bouddhiste.

C’est dingue ce qu’on se tamponne des minorités visibles dans le coin. De toute manière, le sang qui coule dans les tubes est toujours rouge.

“Mais en vérité, si je vais donner mon sang, c’est surtout que c’est une grande aventure que de s’y rendre”, disais-je au début de ce laïus, un peu long, je m’en excuse. Pas sûr que ce soit tout à fait vrai. C’est peut-être parce que moi, si j’ai un accident, j’aimerais qu’un type un peu glandeur, un brin cynique et peut-être même tenant un blog, se dise que c’est le moment de donner son sang, histoire de me sauver la vie.

Ouais.

PS : Si les donneuses pouvaient être comme ça , aussi, je suis sûr que ça motiverait du monde. Moi, c’que j’en dit…

Dec
16
2008
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[Video] France Inter : Stephane Guillon fete son Noel a l’Elysee

Alors tout d’abord, oui, je sais, j’écoute France Inter. C’est mal. Je me réveille même avec, c’est dire si je mets la barre haute en la matière. Mais, car il y a tout de même un mais, je dirais pour ma défense que j’aime bien.

Je ne suis d’ailleurs pas le seul, puisque mon Chacha préféré (Aphrodite puisse-t-elle paver son chemin de mille briques jaunes pour le mener jusqu’à la déréliction (sic) ) m’a pourri mon Wall Facebook dès ce matin avec une vidéo de France Inter sur DailyMotion . Vous me direz : “il n’osera tout de même pas la publier”. Et vous aurez raison. Vous me connaissez, publiez des trucs bizarres, ce n’est pas comme si c’était mon leitmotiv, ma raison de vivre, mon souffle vital, bref, mon gagne-pain (ah on me signale l’absence de pubs sur ce blog, au temps pour moi, je ne gagne donc pas de thunes en débitant mes inepties, flûte ).

Je ne vais pas publier une vidéo, mais DEUX vidéos. Le terrorisme blogesque est un art subtil.

 Deux vidéos mettant donc en scène Stéphane Guillon, dont les chroniques matinales sur Inter sont à mes oreilles ce que le miel est à mes tartines : une sorte de mélasse, parfois indigeste mais toujours délictuelle et parfaitement délicieuse qui jamais ne semble se satisfaire de son maigre support. De fait, même si certains opus se distinguent par une certaine platitude (n’est pas Pérusse qui veut), d’autres au contraire sortent du lot de par leur capacité, notoire, à me tirer de mon sommeil. Notons que ce dernier, denrée rare par les temps de partiels qui courent (ou devrais-je dire couraient, mais vous vous intéressez à ma vie au moins autant que moi aux lépidoptères pré-néandertaliens), ce dernier donc disais-je en parlant du sommeil, est un temps sacré et bienvenu, qu’il est aussi risqué que prétentieux de vouloir perturber.

Mais trêve d’arguties. La première est donc l’intervention d’hier, lundi 15 décembre, et la seconde celle d’aujourd’hui, mardi 16. La première est donc à la grâce de mon Chacha, la seconde est en bonus. Pour les autres vidéos, c’est par ici .

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Dec
16
2008
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[Dixit] La lettre à l’avocat

Le fait est que je lis toujours avec une grande curiosité le blog de Maître Eolas . Tout d’abord parce qu’il écrit fort bien : c’est toujours chose agréable que de pouvoir apprécier ce genre de plumes dans la sacro-sainte “blogosphère” française bien en mal de talents littéraires. Ensuite parce qu’il nous entretient avec une régularité à faire pâlir un lycéen manifestant de sujets juridiques, auxquels je n’entends habituellement pas grand chose, n’ayant guère de formation dans ce domaine.

Or, lire les chroniques d’un avocat (car telle est la profession d’Eolas) est loin d’être aussi lénifiant qu’il n’y paraît. L’auteur s’arrange toujours pour commettre des billets en phase avec l’actualité, où il donne bien sûr son opinion – c’est ce qui fait tout l’intérêt du blog en tant que support rédactionnel, et tout l’intérêt de leur lecture – mais explicite également, en termes accessibles aux néophytes, les tenants législatifs ou jurisprudentiels de l’affaire en question.

Fi de ces remarques, allez donc lire quelques uns de ces articles, vous comprendrez par vous-même.

Mais si je vous en parle aujourd’hui, c’est un pour un billet en particulier , sobrement intitulé “La lettre ”, et dont je voulais souligner la qualité tout autant que la candeur. C’est une lettre, qui est adressée à l’avocat par l’un de ses clients, incarcéré à des centaines de kilomètres de sa famille, et qui ne veut pas repartir une fois de plus loin d’eux.

Ca se lit les yeux ouverts, le coeur sur la main et les préjugés soigneusement déposés à l’entrée. C’est juste un petit morceau de texte, où l’on se prend à sourire aux fautes d’orthographe pour ne pas trop s’émouvoir du fond. Prenez quelques minutes, c’est édifiant.

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Dec
12
2008
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(B&R) Bob & Roger n°5 : Je voudrais un poney

On clique pour agrandir allez allez. 
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Dec
12
2008
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(B&R) Bob & Roger n°4 : Et ta soeur ?

Juste en passant, un tout petit truc inspiré de ça . Evidemment.

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Dec
11
2008
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[Tablet] The BaKa Book Greetings : Joyeuses Fêtes !

Oui c’est un peu tôt mais j’ai promis de faire des lutins avec la tablette graphique que j’ai eu pour mon anniversaire. Chose promise… chose dûe. Voilà quelques lutins pour les Fêtes. Cliquez pour agrandir, comme d’hab’.

Written by MieL in: Uncategorized | Tags: , , ,

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