Jul
23
2008
1

[Humeur] Séries, mes amours (addicted to sitcoms)

C’est fou ce que notre environnement peut nous influencer. J’en veux pour simple exemple le domaine très actuel et très invasif des séries télévisées: le fait est que même les plus misanthropes d’entre nous aiment à combler leurs soirées d’ermites en compagnie d’une ou de l’autre de ces séries, le plus souvent américaine, et qui peuvent devenir de véritables modèles.
Non pas que le but soit de vivre selon les leçons pseudo-moralistes débitées par la douce voix de la narratrice à la fin de chaque épisode de Grey’s Anatomy ou celles, plus souvent drôles et anodines, du JD de Scrubs. Mais constatez par vous-même: dans quel état êtes-vous après un épisode de Lost, de X-files ou de Dexter?
Trouvez-vous les mêmes choses dans chacune des séries que vous consommez? Trouvons-nous les mêmes choses, puisque je ne vois aucune raison de ne pas assumer mon addiction également?
La réponse paraît évidente; non, nous ne cherchons pas tous les mêmes choses dans les mêmes séries. Certains cherchent dans ce divertissement en lui-même un refuge, d’autres n’y voient qu’un agréable passe-temps. Certains regardent seuls, terrés sous la couette ou au fond de ce canapé moelleux, d’autres préfèrent partager avec des amis ce moment privilégié. On choisit, selon l’humeur du moment, les caprices de la grille télévisuelle, ou  les performances de votre client de téléchargement préféré, de regarde plutôt du How I met your mother, un bon vieux Urgences ou un inénarrable The Big Bang Theory.
Et Dieu que l’impatience se fait envahissante lorsque vient le jour du prochain Dr House!
C’est bien simple: nous sommes devenus de véritables consommateurs de séries, à plus ou moins gros budget, et cela n’a jamais été plus vrai que pendant la grève des scénaristes (de source sûre l’une des pires causes de mortalité chez les personnes âgées depuis la canicule). Et nous nous en félicitons! Quelle fille (et beaucoup d’hypocrites de l’autre sexe, moi le premier) n’a pas été voir le film de la cultissime Sex & The City?
Pourquoi cet engouement?

Plusieurs raisons à cela, mais voyons déjà une petite liste rapide:

  • Ces histoires nous ressemblent
  • Ces histoires ne nous ressemblent pas
  • Elles nous font rire ou pleurer
  • La morale est universelle
  • C’est un exutoire tout autant qu’un pensum
  • Le format est addictif
  • C’est plus simple à partager qu’un roman

Ces histoires nous ressemblent, dans le cas de Friends, de Un Dos Tres ou de How I met your mother. Les personnages pourraient être nous, à quelques détails insignifiants et bien vite balayés près. On s’y attache d’autant plus que l’identification se fait rapidement. Elles ne nous ressemblent pas, pour Lost, les 4400, Stargate ou X-Files. Mais les émotions, les réactions des personnages, sont bien réelles et nous font vibrer à l’unisson de ces héros du petit écran. Elles nous font rire et pleurer, pour la très grande majorité d’entre elles. Elles nous prennent aux tripes, dans le bon ou le mauvais sens. On s’oublie l’espace d’un instant pour se projeter dans le Seattle Grace Hospital ou à bord de l’Enterprise. La morale est universelle, du moins lorsqu’il y a une morale. Nous nous posons des questions, nous éprouvons notre bonne compréhension des codes sociaux et des normes établies en nous posant la sacro-sainte question: et moi, que ferais-je à sa place? Comment aurais-je réagi? Mais lorsqu’il y a une morale, elle est un peu comme un commentaire d’horoscope; assez vague pour être prise pour soi, assez étayée par ce qui a précédé pour que le doute demeure quant à son champ d’application exact.
C’est un exutoire, puisqu’on nous y observons d’autres gens commettre des erreurs, avancer, se relever, vivre. On s’identifie à ces personnages, sans trop y penser, et ils s’immiscent dans nos vies comme le criquet de Pinnochio  dans son chapeau. C’est un pensum, puisqu’il s’agit souvent de défendre une idée, une valeur, une norme ou le comportement de l’un des personnages.
Le format est addictif: il nous fait notre dose, le plus souvent hebdomadaire, tout en attendant déjà la suivante et en se languissant de celle d’avant. Le suspens nous ronge et déjà une partie de notre esprit s’échauffe, triturant ses méninges pour savoir si Monica avouera sa rouerie à Steven avant que Karen ne découvre le pot aux roses. Des épisodes courts (de 20 à 45 minutes) pour une intrigue qui doit se renouveler tout en restant familière et en suivant un fil conducteur précis. Enfin, et c’est le support audiovisuel et vidéo qui veut cela, le partage de ce loisir est aisé, même à distance et même après.
Et vous, quelles sont vos séries préférées? Celles dont vous ne pourriez absolument pas vous passer? Celles que vous font le plus rire, ou le plus réfléchir? Celles qui vous font envie?
Pour ma part j’ai du Scrubs, du How I met your mother, du The big bang theory, du Grey’s Anatomy, du Dr House et quelques autres en intraveineuse. J’assume. Peut-être même que ça me change autant qu’un bon roman… Ou peut-être plus. Qui sait? Vous aurez deviné celle qui m’occupe pour le moment. 
BaKament Vôtre,
MieL
PS: Nous ne sommes pas morts, enfin pas moi du moins. Mais le soleil, les vacances, le boulot toussa… Enfin, vous savez ce que c’est, nous sommes overbookés. Bon, en fait non, mais on fait bien semblant. Retour à la normale quand l’envie nous en prendra. ;-)
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Jul
20
2008
1

[WSJ] L’erreur, ça craint

L’erreur. Quelque chose que personne n’aime faire. A laquelle on a du mal à penser calmement. Comme l’écho d’un leitmotiv qui nous hante et nous obsède. Mais les gens réagissent différemment face à l’erreur à à la perspective d’en faire une.
Cela dépend de beaucoup de choses. De l’éducation, bien sûr, pour une bonne partie. Un environnement perfectionniste, des modèles, des parents ou des tuteurs travailleurs, ambitieux, motivés, seront autant de point importants qui vous permettront de vous forger votre propre caractère. Cela conditionnera votre manière de réfléchir face à l’erreur. Pire, cela affectera votre vie entière.
Nous ne sommes pas tous égaux sur ce terrain. Certains refusent de l’envisager, avant d’être le nez dedans, dans une sorte d’alternative auto-destructrice. D’autres, au contraire, s’y attachent de telle manière qu’ils en perdent toute capacité de réalisation: la peur de se tromper, de faire le mauvais choix, les poussent à ne pas en faire du tout. Il y a les fonceurs, les aveugles, les timides et les timorés, ceux qui font semblant de s’en sortir, ceux qui assument, ceux qui font mine de ne pas pouvoir.
Il n’y a pas de bonne méthode, pas de bon chemin, pas de panacée. Il faut trouver sa manière de faire, son équilibre entre l’action et l’inaction, entre la peur de faire un choix et les conséquences du non-choix. Parvenir à évaluer les risques, encourus ou à encourir, en cas de mauvais choix, bien sûr, mais également dans le cas contraire. Et réussir à ne pas se laisser obnubiler par un échec. Avancer.
Tout cela, ce sont des mots. Rare sont ceux qui accordent de l’importance aux mots lorsque le moment de lire arrive. Parfois, les conseils des proches ne suffisent pas non plus, tant ils contribuent à vous plonger dans le doute plutôt que de vous rendre serein.
Mais savoir être là lorsqu’il le faut, sans forcer la main, est important. Et, plus important encore est de savoir s’appuyer sur les autres lorsqu’il le faut. Même s’ils ne peuvent pas aider de leurs conseils. Une épaule, un regard, de l’attention, bien souvent ce n’est pas plus. Savoir écouter, et savoir se confier. Deux choses que la plupart des gens peinent à combiner.
Et que d’autres ne connaissent pas du tout.
L’erreur, ça craint. Personne n’aime se tromper. Mais ça arrive toujours. La question, c’est de savoir comment on y fait face, et si l’on peut en tirer des leçons. Non?
Bien à vous,
MieL
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Jul
15
2008
0

[News] Grosse frayeur dans la Webbulle

Extrait d’un article des Echos du 10 juillet

” Mobilisation sans précédent pour la sécurité d’Internet : Microsoft, Cisco, Sun, Juniper… les grandes entreprises informatiques les plus impliquées dans le fonctionnement du réseau mondial ont coordonné leurs efforts pendant 6 mois dans le plus grand secret pour parer à une important faille de sécurité dans laquelle les pirates malintentionnés risquaient de s’engouffrer. Les faits n’ont été révélés que mardi aux Etats-Unis. Découverte par hasard, cette brèche pouvaient permettre à des spécialistes du “phishing” de récupérer les données personnelles, notamment bancaires, des internautes aux quatre coins de la planète. Alertés par Dan Kaminsky, un expert américain mondialement reconnu, les grands du secteur se sont réunis en conseil de guerre à Redmond, au siège de Microsoft, afin de trouver la parade. Ils ont élaboré des logiciels de correction pendant plusieurs semaines et les ont diffusé sur le réseau avant que l’histoire n’éclate au grand jour. Cette affaire met à nouveau en lumière la vulnérabilité du réseau mondial. En France, un rapport du Sénat appelle à un renforcement “urgent” des moyens de lutte contre les attaques informatiques”.

Encore une fois on peut remarquer les faiblesses d’un réseau dont on perd le contrôle – pour le plus grand bonheur de gens comme moi, mais je n’en dirai pas plus. Prise dans une spirale d’expansion démentielle, la toile regorge de “faiblesses structurelles” que certains utilisent sans vergogne et sans bonne conduite. Bouh les vilains.

Par contre ce qui m’étonne c’est la clairvoyance et le réalisme de Kaminsky et de ses compères. Il est impressionant de voir que cette erreur a pu être corrigée en partie, comme toute “faiblesse structurelle”, mais que cela a pu se faire dans le plus grand secret et ce entre tous les grands pontes de l’informatique mondial. Car entre nous, en cas de fuite, il s’agissait d’une information qui valait de l’argent, voire même plus. Un bon gros tas de sagesse lâché dans la mare de la compétivité mondiale, on aime ça.

A quand la prochaine bévue de code(c) mise à jour ?

BaKament Vôtre,

Tobi

PS: juste comme ça, pour les plus tatillons, l’erreur se trouvait dans les serveurs DNS, permettant aux hackers de détourner les adresses IP vers des sites ghost de type Fake-Paypal ou autres afin de récupérer les informations bancaires. Dommage pour la mafia tout ça, un filon en moins :(

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Jul
12
2008
3

[Pic] La vache, la vache, quelle **** cette vache… (Matador time)

Je vous présente l’homme qui volait avec les taureaux. Robby, voici le public. Public, Robert VoitureRouge.

La photo est impressionnante de part l’exploit physique de l’homme en lui-même, qui paraît surpris en un instant presque figé. Mais également du fait de la dangerosité de l’activité pratiquée en elle-même. Nous ne parlerons pas ici (oh si, parlez-en, parlez-en!) de la polémique soulevée par les corridas, mais si le coeur vous en dit…

Le photographe était posté où à votre avis?BaKament Vôtre,

MieL

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Jul
12
2008
0

[Hum] Et Paf le chien, la pastèque, la bouteille et l’enfant

(On en trouve des choses chez l’pingouin)

Non la pastèque, la bouteille et l’enfant n’est pas le nom du dernier film d’animation tiré d’un conte aussi mélancolique que poétiquement achevé des studios roumain Alvacomjtepus. Disons qu’il s’agit d’un mauvais résumé de la vidéo fort bien réalisée que voici, réalisée dans le cadre d’une campagne de lutte contre les armes à feu.


HARDHITTING GUNCRIME FILM
par edupin

Dans le même genre que le “Stop the bullets, kill the gun”, vous avez le “Stop the world, kill the cheerleader” et bien sûr le “Stop fat, kill chocolate” (qui devrait être interdit). Stop la mauvaise foi, tuez-moi.

;-)

BaKament Vôtre,

MieL

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Jul
07
2008
0

[Useless] Bière communicante

Vous cherchez un nouveau téléphone ? Pour une dizaine d’euros !

Via le Journal du Geek.

BaKament Vôtre,
Ben.

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Jul
07
2008
0

[Humeur] La campagne, les zombies, Daxia et Carl Lewis.

(Ouais je pique le tag de Tobi juste pour pouvoir faire référence à l’humeur. Je suis horrifiant. Parce que je le vaux bien. Huhu. )

C’est un peu comme cet horrible spot publicitaire télévisuel de Daxia, paraphé de cette catchphrase à l’impact aussi impressionnant que celui de Ségolène Royal tentant de rappeler que Nicolas Sarkozy n’est pour rien dans la libération de Mme Bétancourt (attention, il y a du sarcasme dans cette phrase, sauras-tu le retrouver?): “Banquier des villes, banquier des gens”. 

Oui je veux vous parler de ce clip de pub qui passe en boucle sur LCI (et probablement ailleurs aussi), parfois même deux fois par coupure de réclame. Celui-là même qui joue sur une répétition des plus hasardeuses pour faire retenir au téléspectateur quelque chose dont le lien avec le sujet est au mieux lointain. Genre “nous avons financé la route du campus pour mener au nouveau stade universitaire…etc…” – je ne l’ai pas sous les yeux et je ne parviens pas à la dénicher sur DM – et tout cela suivi d’un innocent “et nous serons là pour elle” montrant une petite fille au sourire des plus trognons par ailleurs. Suivi du nom de la banque, et de cette fameuse catchphrase. What the hell?

Enfin bon. Je ne sais pas pourquoi je vous parle de ça, du fait de l’innocuité de la dépense engagée devant le résultat à en escompter peut-être. Je voulais vous parlais des zombies.

Et oui, il fallait tout de même un sujet sérieux pour motiver ce billet. Et quoi de plus sérieux qu’une potentielle invasion de zombies, dont il convient de se prémunir? Juste au cas où

Car je les ai vu, moi, Monsieur. Vus. Ils sont déjà parmi nous. Mais ils se dissimulent, sous cette apparence banale et simple qui est leur couverture la plus efficace pour nous grignoter progressivement. Pas trop vite. Mesdames, Messieurs, les zombies sont campagnards.

Alors non, ne venez pas me dire qu’il ne s’agit là, une fois encore, que des remugles de ma haine de tout ce qui peut de près ou de loin toucher au Nord, aux Ch’tis et autres joyeusetés cinématographiquo-populaires qui auraient tout de même bien mieux fait de s’en tenir à de médiocres one-man-shows vulgaires en duo avec Gerrat et Bigard. Oui, je tiens Dany Boon en haute estime, qu’on se le dise. Non disais-je, il ne s’agit pas de ça. Car cette évidence ne m’est apparue que tardivement, avant-hier pour être exact, alors que je rentrais du boulot.

Pour la petite histoire ma maison d’en-haut c’est dans la seule et unique rue d’un village d’au moins 200 âmes (en comptant une partie des génisses) situé au beau milieu d’un océan de vacuité dont même le vide ne veut plus. Vous me connaissez, je n’exagère jamais, ou si peu. Bref, please focus on, je rentrais vers 19h d’une journée éreintante quand soudain je les aperçus. Eux. Ils étaient trois dans la partie de la rue avant le grand gauche.

Une petite vieille rabougrie, l’air éteint, les yeux vitreux, fixant un point que seule son cerveau malade et pourrissant pouvait apercevoir. Sa bouche fixée en un rictus hideux d’une parfaite immobilité ne fut pas sans interpeller mon esprit imaginatif, lui rappelant de poétiques allusions mixant Blairwitch, le Magicien d’Oz et ma dernière carie. Vingt mètres plus loin à peine, un homme qui fait mine de malaxer du béton dans une bétonneuse (si si) 12 ans d’âge, les bras allant et venant dans un geste mécanique, grippé, aigri. Sa casquette, qui n’aurait pas déparé dans un défilé hitlérien ou dans quelque joyeuse fête de village de la Comté à tendance Hobbit. Loin de moi l’idée de vouloir goldwiner cet article, mais tout de même, l’homme avait un je ne sais quoi de follement nazifié. 

Ceci étant dit avec tout le respect que je ne lui dois pas, bien sûr. Ses yeux torves ont fixé ma digne automobile jusqu’à ce que j’emprunte le virage sans demander mon reste, manquant de ne pas voir le dernier représentant de l’engeance mort-vivante, sous l’abri-bus. Les cernes qui soulignaient son regard d’héroïnomane ne laissait aucun doute quant à l’impossibilité dans laquelle il se trouvait de dormir. Ses bras faméliques tendance dégingandé auraient pu paraître comique sans les ongles sales dont j’aperçut la crasse depuis la chaussée.

 Et tandis que les Ramones me hurlaient Blitzkrieg Bop dans les oreilles, je filais aussi vite que le vent (aussi vite que le temps, en 100 ans, je n’aurai pas le temps… Pom pom pom).

Et après on voudra me faire entrer dans une maison d’hôtes. Tss, franchement, on n’est jamais aussi bien que pollués, stressés, étranglés tant par l’illusion de notre perte de pouvoir d’achat que par notre paranoïa asynchrone. 

Ou pas.

BaKament Vôtre,

MieL

PS: Pour ceux qui suivent, non, effectivement, Carl Lewis n’avait rien à foutre là. 

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Jul
07
2008
3

[Trailer] Les Bandes s’annoncent chez James

Ce qu’il y a de bien avec les James Bond, c’est que l’on est à peu près certains de s’y retrouver: de l’action violente, des flingues, des filles  sulfureuses comme l’on n’en croise jamais dans la rue, des bateaux, des avions, des soirées, bref, un beau spectacle.

Et pour annoncer tout ça, il faut une bande-annonce qui tue, qui donne envie, qui vous mette l’eau à la bouche. Problème, sur quel argument insister pour être sûr que vous irez dépenser la modique somme de 12 euros pour aller dans la salle bondée, sur le siège encore fumant et suant du précédent spectateur vous enterrer pendant deux heures alors que le temps dehors est à faire pâlir les beaux jours?

C’est simple: on vous envoie tout d’un coup. Comme ça, d’homme à homme, du but en blanc, franc-jeu, cartes sur table. Oui, mais tout de même pas n’importe comment. Il faut le plan du serial lover, le plan du James Bond “trendy”, le James Bond avec le regard sérieux, le plan du héros poursuivi par son destin exceptionnel, le plan de la James Bond Girl sexy, le plan sur le méchant bien méchant, sur sa pouf bien pouf, et sur la baston bien testostéronée.

Et tout ça en réglant chaque décharge au millimètre. Ca donne quoi? Ca donne une bande annonce de Quantum of Solace, la dernière mouture de la série, qui est sinon la même, tout du moins très proche de celle de Casino Royale.

Avouez, les ressemblances sont troublantes, même les flashs sont réglés méthodiquement.



Casino royale VS Quantum of Solace
par fheusse

Cela dit je dis ça, j’irai le voir tout de même hein faut pas croire non plus, j’ai beaucoup aimé Casino Royale. Tenez pour la peine, la BA de Quantum of Solace toute seule, en grand. Sortez les lunettes de soleil, elle pique aux entournures.



Quantum of Solace – Le prochain James Bond
envoyé par yom_

BaKament Vôtre,

MieL

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Jul
04
2008
3

[News/Humeur] Le cas Bétancourt

Inimaginable il y a à peine quelques jours, la libération surprise d’Ingrid Bétancourt (je ne me concentrerai que sur elle) est advenue en une poignée d’heures seulement, sans verser une goutte de sang et sans autre bruit que les pales d’un hélico furtif. Prouesse militaire ? Difficile à dire. Selon certaines sources suisses les guérillos du camp des FARC auraient été soudoyés pour “se faire avoir” grâce à quelques millions de dollar, pour d’autre c’est une réussite militaire de très haut vol réussi par l’armée colombienne. Je ne discuterai pas sur ce problème, ou du moins pas ici, il semble plus intéressant de s’interroger sur le cas Bétancourt.
Matracage médiatique oblige, à moins de vivre en ermite ou de jouer à WoW (et encore) vous avez forcément vu ou entendu des déclarations de l’ex-otage franco-colombienne détenue depuis février 2002 par les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (oui, ça veut dire ça : FARC). J’attends vos avis dans les commentaires, mais pour ma part j’ai été particulièrement soufflé par la pertinence de son discours. Ses phrases sont construites, régulées par l’émotion et l’intellect, elle se sert des bons mots, au bon moment, pour s’adresser à la bonne personne.
Ingrid Bétancourt m’a bluffé, je découvre en elle une femme extrêmement brillante, qui mesure et pèse chacune de ses paroles avec une infinie précaution, elle réussit le challenge de se politiser admirablement indépendamment de tout le battage fait autour d’elle. Regardez les vidéos ou elle jouxte le président qui se félicite de sa libération, quoi qu’on en dise, c’est elle qui mène la barre, c’est elle qui prend la main du président et le complimente, c’est encore elle qui en catimini remercie Villepin et Chirac. Paf. Tout marche, tout s’emboîte, Ingrid Bétancourt est un animal politique mais un vrai, c’est-à-dire qu’elle reste humaine. Ses émotions ne sont pas feintes, ses silences rhétoriques sont aussi francs qu’efficaces, son visage est aussi convaincu que fatigué.
Nul doute que la présence d’INgrid Bétancourt dans les médias ne fait que commencer. Déjà dans les médias français, mais aussi européens (tous les journaux d’Europe occidentale en ont fait leur première page, sans compter la tonne de journalistes étrangers à la conférence de l’Hotel Marigny) on ne voit qu’elle. Objectivement, ou plutôt politiquement, elle dispose d’une base solide de militants, stars reconnus ou illustres anonymes, elle jouit d’un capital sympathie phénoménal, alors que la cordée du Mont-Blanc Ingrid Bétancourt jouxtait celle de 27 femmes européennes (excusez du peu).
Tout porte à croire que son histoire politique ne fait que commencer, et à vrai dire je suis impatient de savoir comment elle va utiliser son capital politique. Encore une fois, par ce qu’elle a traversé et le sang froid machiavélien dont elle fait preuve en ce moment, je ne peux que l’admirer foncièrement. C’est ça, une femme de conviction. La classe. On attend la suite avec appréhension.

BaKament Vôtre,

Tobi

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Jul
02
2008
2

[WSJ] Mais vous aller vous sourire les uns les autres, bdm?

Ou de l’art et de la manière de ne pas perdre son sourire.

Pourquoi ne faut-il pas perdre le sourire?

  1. Il est diablement utile: le sourire est une arme naturelle dont Dieu ou qui que ce soit d’autre nous a doté afin que nous puissions assujettir les autres, les plier à notre volonté, les amadouer, les adoucir, les empêcher de nous transformer en sashimi même quand on a fait une bêtise. D’ailleurs je crois bien qu’Amélie en parle dans son Journal d’Hirondelle. 
  2. Il est agréable: pour vous comme pour les autres, un sourire est toujours à même d’apaiser des tensions latentes, un propos abrupt ou une parole déplacée, en faisant comprendre à l’interlocuteur que vous ne pensiez pas à mal (ou tout du moins que ce n’est plus le cas maintenant).
  3. Il a des applications pratiques: c’est un dérivé du 1). Par exemple, pour peu que vous ayez un métier où vous êtes amené à rencontrer une clientèle, soyez assurés qu’un sourire saura vous sortir de bien des situations. Qu’il s’agisse d’expliquer ses torts de manière constructive à un collègue, d’argumenter à propos des raisons du retard de la marchandises que vous étiez censé livrer la semaine dernière à un client hargneux ou encore de vendre au-dessus de vos objectifs, un sourire reste redoutable.
  4. Il est gratuit. Oui je suis une radasse, que voulez-vous, et tant qu’à faire autant user en premier lieu des atouts et des astuces qui n’impliquent pas de bourse délier. Ca ne coûte rien ou très peu, et ça peut avoir des effets spectaculaires. Il suffit de voir le nombre de gars qui se font avoir par de superbes créatures au cinéma pour le comprendre. Ah, le cinéma, c’est pas comme dans la vraie vie? Z’êtes sûrs?

Comment sourire? 

Et oui. Nous avons vu pourquoi, maintenant, à nous le comment.

  1. Avec sincérité: un sourire factice peut passer pour du vrai mais sera moins efficace que lorsqu’il est le reflet d’une impression de plaisir effectivement ressentie. Non pas que vous soyez tout le temps heureux, non, mais concentrez-vous sur le positif. Ou sur un aspect comique de vos interlocuteurs. Genre la mouche de celui-là ou l’horrible arrangement de couleurs du maquillage de la greluche à gauche. Avec un peu de chance, vous aurez même l’occasion de sourire sincèrement sans vous forcer, si en face se présente une jeune femme aux yeux d’ange. Hé, on peut toujours rêver.
  2. Avec suffisamment de brièveté: ne vous démasquez pas trop vite. Un sourire contrit et contraint, maintenu trop longtemps, ne fait pas “vrai”. Préférez au marathon le 100 mètres: un sourire appuyé et éclatant ponctuant une petite pique élégamment placée par vos soins sera du meilleur effet.
  3. Avec humour: pour vous défaire de l’image du commercial vendeur. N’hésitez pas à élever le niveau de la conversation en utilisant une autre gamme de sourire: le sourire entendu. Genre “Oui et ce monogramme de 1967 utilise l’IKB dans sa version 47 avec une virtuosité dont l’éclat ne peut que révéler l’ampleur de l’activité transcendantale d’Yves, voyez?”, et BIM, sourire entendu mit opinage du chef et phrase bateau genre “Mais n’est-ce pas à l’occasion de ce même Hommage à Tennessee qu’il envisagea pour la première fois la technique de l’inspiration des corps féminins, dans une optique dandyste?”. Et hop le tour est joué. Facile.
  4. Avec les yeux: non non non, ne me faites pas croire que vous aussi vous pensez que le sourire ne se pratique qu’avec la bouche. Non non non, c’est un exercice complet, dont seul un champion de décathlon pourrait convenir à sa juste mesure, impliquant donc un engagement de tout le visage. Les zygomatiques sont mobilisés, les commissures des lèvres, les pommettes, et les yeux, qui se plissent insensiblement et se font pétillants dans le meilleur des cas (choisissez en fond de scène un feu d’artifice pour un effet boeuf garanti). 

Sourire est un art, un sujet d’expression artistique, un moment privilégié, un moyen de manifester son plaisir de l’instant. Le sourire se garde, se fait entendu, et l’on fait avec. On peut le décocher, s’excuser d’un sourire, ou même être tout sourire, tant il peut être moqueur, à demi ou incrédule. Mais qui se souvient du sourire des chaussures dépenaillées, de celui de la fortune aux audacieux, ou du sort qui soudain s’éveille?

Keep up smiling. 

BaKament Vôtre,

MieL

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Jul
02
2008
3

[Clip] Katy Perry – I Kissed a Girl

Le débat continue à faire rage dans ma tête, tant et si bien que ne parviens pas à me décider. Ses textes me semblent originaux, sa voix me plaît, je la trouve so kawaï, et pourtant il y a quelque chose qui cloche. Mais si voyons je vous parle de Katy, Katy Perry, la petite de Ur So Gay dont je vous parlais. J’ai bien réécouté son album, c’est agréable mais pas au point de m’empêcher de dormir. Et pourtant j’aime beaucoup l’ambiance de ses clips.

Hum. Je crois que j’ai trouvé. Elle fait un truc que plus personne ne fait dans les clips. Elle y sourit. Si si, comme je vous dis. Et ça ne sonne même pas faux, elle a vraiment l’air de s’éclater.

Comme quoi il ne faut pas grand chose, comme je m’évertue à le vociférer en différentes occasions. Tiens je vais vous faire un article là-dessus pour la peine.



Katy Perry – I kissed a girl
envoyé par admin771

Alors, que pensez-vous de ce second aperçu? Plus de peps, c’est certain, et elle y paraît un peu plus déjanté que dans Ur So Gay… Mais cela vous parle-t-il plus?

BaKament Vôtre,

MieL

Jul
01
2008
0

[WSJ] De la manière dont les femmes se voient

Je préfère commencer en posant le liminaire suivant: non, je ne suis pas devenu le gourou de quelque secte ou l’apôtre d’un dogme se prétendant au fait de tous les secrets féminins. D’ailleurs, l’idée de cet article m’est fortement inspiré par un article du dernier Elle (comme je vous dis) intitulé “Le cri de révolte des hommes: Arrêtez de maigrir!” réalisé par Edouard Dutour, Clémentine Goldszal, Julie Lasterade, Caroline Laurent et Dorothée Werner.

L’article en question détaille les résultats d’un sondage de l’IFOP réalisé pour Elle sur un échantillon jugé représentatif de 497 hommes, où 70% des interrogés trouvent leur compagne “bien comme elle est”.

Bon, disons-le tout de suite, on ne sait pas trop dans quelles conditions ces résultats ont été obtenus, pour peu que ç’ait été réalisé par téléphone avec la compagne en question dans les parages, on peut envisager une certaine déviance des réponses… Mais mon esprit tordu est probablement à l’origine de ce hola, aussi vais-je le mettre en sommeil pour le moment, d’autant que le but n’est pas de mettre en doute cette proportion mais de s’intéresser à quelques points intéressants soulevés par les rédacteurs du dossier.
En effet, je trouve très intéressante cette remarque de M. Apfeldorfer (faut bien être psychiatre pour porter un nom pareil) évaluant la différence de représentation de l’image de la femme dans les magazines masculins et féminins. Dans les premiers, dit-il, “les poitrines sont plus abondantes, les hanches et les cuisses plus rondes, le ventre est plus rebondi que dans les seconds”. Je ne lis que rarement l’un et l’autre type de journaux évoqué, si bien que la différence ne m’était pas apparue de façon flagrante, mais à bine y repenser c’est assez pertinent comme remarque. Pourquoi cette différence de projection, et cette ambiguïté masculine qui consiste à vouloir à la fois s’afficher avec une taille 34 tout en voulant une taille 40 dans son lit?
Ne nous rebattons pas les oreilles une fois encore de la norme sociale et de toute cette sorte de choses, nous sommes entre gens de bonne intelligence, il n’en est donc pas besoin. Nous savons que dans une société telle que la nôtre où prédominent le règne de l’image et du paraître, il est primordial de s’y intéresser. Et de fait, de faire taire au moins en partie ses préférences pour les modérer aux yeux du “public” qui est le nôtre (famille, amis, proches, connaissances, environnement de travail, même les passants dans la rue…). Cela étant dit et compris, le phénomène reste complexe: certains parviennent à s’y frayer un chemin, d’autres sont plus ou moins esclaves de cette images, d’autres encore ne s’y soumettent que sélectivement. 
Mais de fait, il y a une distinction qu’il convient d’établir: l’idéal féminin n’est pas le même chez l’homme et chez la femme. Ca paraît extrêmement bête à dire, mais c’est pourtant vrai: cet idéal change d’un individu à l’autre, mais plus encore d’un sexe à l’autre. Pourquoi? En premier lieu parce que nous n’avons absolument pas la même perspective originelle en regardant une femme, selon que l’on en soit une ou que l’on soit un homme. Je m’excuse par avance auprès de nos amis homosexuels, je reste dans la banalité hétéro ici, dont je peux seule parler en connaissance de cause. 
Bref, une femme qui regarde une autre femme va la juger par rapport à l’idée qu’elle se fait d’elle-même. C’est presque un réflexe sociologique. Tandis que l’homme va la regarder comme une éventuelle compagne (je parle de réflexes primaires ici, ne nous perdons pas dans les “oui mais l’amitié toussa?” et autres “moi j’pense pas à ça”) et s’en faire une première idée par rapport à cela. Le recul n’est donc pas du tout le même.
Si on cherche un peu plus profondément, mais je m’avance ici, on rechercherait pour nous-même une certaine image de la perfection, chose dont nous ne voulons pas forcément chez un(e) partenaire.
Je conclurais par une citation de l’un des commentateurs, qui donne une définition de la séduction qu’affectionnait Monsieur Yves St Laurent: “S’aimer un peu pour plaire beaucoup”. Quand je vous dis qu’il ne faut pas s’attarder sur le négatif et que vous ne me croyez pas. ;-)
BaKament Vôtre,
MieL
Ourson lecteur.
PS: Je cherchais justement un article qui me permettrait de placer cette image… Aller, deux bécots à qui me dit qui est l’homme qui se la joue sexy sur celle-ci. ;-)
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